lundi 19 mai 2014

On change le monde... à temps ?

Source image
''Penser global, agir local'' : toujours avoir conscience de la globalité mondiale de la lutte de classes qui s’exacerbe ; toujours agir, concrètement, là où on vit, où on peut, localement, expérimentalement. Nous-même, sans attendre nul parti ou syndicat, nul gourou ou nulle charité. Même seul ou en couple : tenter l'aventure, oser vivre libre !...
Le court slogan du ''global/local'' avait été lancé par des lanceurs d'alerte à peine post-soixante-huitard, tant aux États-Unis qu'en France ou ailleurs. A l'époque, certains, comme Pierre Rabhi pouvaient même ignorer ce mouvement d'idées... avant de le rejoindre et bien le renforcer, en fait.

*
Sur ma table de lecture, j'ai 2 livres en cours de lecture, publiés par LLL, Les Liens qui Libèrent (déjà tout un programme). L'un est mince et se présente comme un ''texte venu du futur'' (2093) : ''L’effondrement de la civilisation occidentale'', de Naomi Oreskes et Erik M.Conway (scientifiques américains). L'autre est épais de 325 pages : ''Un million de révolutions tranquilles'', de Bénédicte Manier. Et je vais de l'un à l'autre, au stade de les parcourir encore. Assez pour vous les recommander, ce que j'avais déjà fait dans l'article Made in USA du 5 mai (où ils sont mis en lien).
Deux livres très différents, le premier fiction d'anticipation, le second de journaliste. Avec ces points communs : ils partent tous deux du problème de l'eau (déluges ou sécheresses) et sont, chacun à sa façon, des lanceurs d'alerte : ''ce qui nous attend bientôt si...'' et ''ce que font déjà certains pour...''. Bref, de quoi remettre en question pas mal de routines de vie et certitudes doctrinales ou sceptiques. Routines par exemple de déclamer en manif le slogan ''offensif et rassembleur''. Ou bien pire, de se gargariser de certitudes très dûment démontrées qu'il ''faut ceci et cela pour faire la RRRévolution'', après quoi, comme la belle après Cannes, on questionne discrètement : ''l'ai-je bien descendu ?''...
Dans le champ de la Révolution aussi, il y a abîme entre déclamations et action. Même si la déclamation est brillante et sincère, même si l'action est humble, voire secrète et individuelle, plus ou moins adroite, mais positive. Quotidiennement, des millions et millions d'initiatives, d'actions, se tentent, dont un grand nombre, même échouées, ont le mérite d'exemples de courage, ou d'erreur à éviter... La pire erreur étant de s'en remettre à ''l'avant-garde éclairée du prolétariat qu'est LE Parti des professionnels de LA Révolution''. Qui décidera du ''Grand Soir'' où établir sa dictature. A la place d'une autre : avec ses combines, ses corruptions, sa férocité... ses luttes de classes, à nouveau !

*
Il y a très longtemps que j'ai certitude de LA Révolution-à-faire. Multiple. De Justice-Sociale-et-Liberté-individuelle. La rêvant successivement Rouge, Rouge et Noire, Noire, Verte, Verte-Noire-Rouge. Enfin en anarchiste sans oriflamme sauf bel arc-en-ciel naturel. Arc que je fais emblème de la culture. Celle de la terre nourricière et de nos têtes-en-l'air de poètes, rêveurs, artistes, chercheurs, chacun acharné à vivre heureux, entre heureux. Gratuitement libres et créatifs : Oui à la culture !...
Entre la si lourde terre à sagement cultiver et nos si légers neurones à follement entretenir, il y a la sagesse qui s'apprend et se partage. Le savoir-faire, pas à pas, de trier dans son vécu, tant individuel que social. A transmettre pour le meilleur et alerter pour le pire. Il y a l'espoir de la relève, et même sa certitude... 
Il y a certitude de l'unité du genre humain solidaire (sauf poisons !). Et que sa force inouïe est dans la diversité inouïe de ses actions locales adaptées ''au terrain'' par ceux qui y vivent et eux seuls...
C'est tout cela qui s'agite en moi à la lecture de ces deux ouvrages. En diagonale. Trop vite comme est la vie, zébrée d'éclairs de lucidité et de belles émotions, aussi de déceptions et de douleurs terribles... : Un million de révolutions ou effondrement de notre civilisation (y a eu d'autres, y en aura d'autres) ? Je prends les deux, vive LA VIE de notre planète ! Avec, une humanité digne d'elle, libertaire. Sinon, la vie se passera de l'humanité comme des dinosaures...

*
Pour terminer, quelques lignes extraites (p.15 à 19) du livre ''Un million de Révolutions tranquilles'', concernant une de ses réussites, dans l'État indien du Rajasthan :
''En 1985, Rajendra Singh est un jeune fonctionnaire (...qui) s'alarme de la malnutrition des enfants. Les familles lui expliquent qu'elles ne font qu'un seul repas par jour (…). Un jour, un habitant âgé lui apprend que dans la région existaient autrefois des bassins en terre, appelés johads, conçus pour recueillir les eaux de ruissellement (…) depuis le 13°siècle (...). Les colons britanniques avaient jugé les johads insalubres(...). Les autorités s'opposent au retour d'un système jugé dépassé.(...Après plusieurs échecs) il mobilise les villageois pour quelques roupies, des pelles, des pioches(...). Et, surtout, des centaines de volontaires se joignent aux chantiers(...). En un an (il y a) 50 johads, en n'utilisant que les moyens et savoir-faire locaux. (…)Le trajet naturel de l'eau a été retrouvé grâce à la mémoire des anciens et c'est un jeune qui a dessiné les plans. 26 ans après, le district bénéficie d'un réseau de 10.000 structures d'acheminement et de retenue d'eau (bassins, barrages, canaux) qui desservent plus de 700.000 habitants. Il a suffi de quelques moussons pour que les eaux pluviales, canalisées, renflouent les nappes souterraines.(...)
Cette restauration de l'écosystème a profondément changé la vie des habitants. La malnutrition a disparu. Avec des puits à leur porte, les femmes ne parcourent plus des kilomètres pour trouver de l'eau et les fillettes retournent à l'école. Les journaliers agricoles trouvent désormais du travail sur place, ils ont cessé d'émigrer vers les villes(...).
L'autre grande réussite du réseau des johads tient à la gestion démocratique de l'eau. Singh a réussi à dépasser les habituelles querelles (entre partis, castes, villages) pour instaurer une gouvernance collective, qui transcende les barrières sociales. Toutes les familles sont représentées à égalité dans les assemblées de village. Les femmes, qui ont beaucoup contribué aux travaux, y siègent à égalité avec les hommes. (…) Ce sens retrouvé de la communauté a renforcé l'auto-détermination des habitants sur leurs territoires. Ils ont passé outre les injonctions de l'administration(...). Plus loin, l'auteure montre que cette expérience des johads a renforcé les luttes contre les prédateurs genre Nestlé, Coca, Pepsi, etc. Qui, par leurs forages très profonds volent l'eau des nappes phréatiques qui s'épuisent, conduisant les assoiffés déjà pauvres à devoir acheter les sodas... Plus loin aussi, une autre restauration de savoirs anciens bafoués par la colonisation fait, en zone sahélienne africaine, localement reculer la sécheresse... : TOUT EST POSSIBLE...


Sous l'casque d'Erby





dimanche 18 mai 2014

Dimanche Zyzycal : Les Ballets Trockadéro

"Créés en 1974 par un groupe passionné de danse classique désirant présenter une vue ludique et humoristique du ballet classique traditionnel sous forme de parodie et de travestissement, Les Ballets Trockadero sont d’abord apparus dans des spectacles de second ordre dans des lofts Off-Off de Broadway. Les Trocks, comme on les a surnommés affectueusement, ont rapidement défrayé la chronique, suscitant des articles élogieux dont celui d’Arlene Croce dans le New Yorker et des critiques dans The New York Times et The Village Voice, contribuant à établir le succès populaire et artistique de la troupe. Dès la mi-1975, les Trocks alliant une connaissance et une technique de la danse irréprochable à un humour irrésistible, tout en démontrant à la stupéfaction générale que des hommes pouvaient réellement danser « en pointe » sans perdre l’équilibre, se faisaient remarquer au-delà de la scène new yorkaise. Des articles et des annonces dans des publications telles que Variety, Oui, The London Daily Telegraph, ainsi que des photos de Richard Avedon parues dans Vogue, ont répandu la notoriété de la troupe à l’échelle nationale ainsi qu’à l’étranger..." 

Dying Swam


Le Grand Pas de Quatre 1/2


Swan Lake parody





Sous l'casque d'Erby




vendredi 16 mai 2014

Expo à Orgères


Liberté de vivre, du 2 au 30 Mai, près de Rennes.
Vernissage ce samedi 17, 11h, à l'espace culturel "Le Belvédère".



 La liberté de vivre 

L’être humain a toujours tenté de s’arracher d’une image bête et redoutée, celle de l’animal. Celui-là qui hume de loin le danger lui permettant de s’enfuir avant le tsunami, entre autre, sachant choisir les plantes ou les oligoéléments qui le soigneront rien qu’à l’odorat.


* 
Les lourdes chaînes,  La Raison, grande prêtresse. 

Pour ce faire l’Homme a installé de lourdes chaînes sur ses possibilités étouffant petit à petit sa Liberté. Des fables religieuses rocambolesques furent inventées, corsetant l’espace vital de ses sens, afin d’espérer le régenter. La liberté d’écoute d’informations pour notre cerveau de ce qu’il se passe en dehors de sa boite crânienne noire, dut céder la place à un petit moteur, la raison. 
Celle-ci en grande prêtresse devait absoudre jusqu’à ignorer l’existence de ce qu'elle ne pouvait comprendre. Sinon, comment se convaincre de notre supériorité ? Ce faisant nous avons enterré bien des mystères sous des flots d’inventions loufoques, laissant de coté la majeure partie de ce qui construit nos mécanismes de survie. Le constat est flagrant au regard de notre mise en danger qui augmente au fur et à mesure de notre course folle cependant que nous serrons les crans de l’espace de notre liberté. Seule,  la bête raisonnable n’arrive pas vraiment à se mutiler. 


*
Stratégies de puissance, la violence

La force de la vie est puissante et ne se laisse pas faire aussi docilement. Il faut employer des stratégies complexes et miser sur la multiplicité. Ça tombe bien, la bête vit en communauté et cogite en miroir. Être surveillée tout en surveillant l’autre la rassure et la stimule. Elle peut alors canaliser le flot incessant de son besoin irrémédiable d’échapper aux règles et tenir les rangs de l’obscurantisme collectif. La hiérarchisation, la spécialisation, la création d’élites se doit d’être pour contrer ces poussées naturellement humaines qui quand elles s’échappent, le font démesurément, à faire peur, tant les frustrations sont puissantes.
La violence que nous nous infligeons ne nous transformerait-elle pas en une portion de bête, puisque que nous sommes incapables de survivre en harmonie avec le vivant de cette terre ? Dans cette quête absurde, nous avons pris le pli de nous vouloir même plus performants que notre frère. Sa soif névrotique canalise aussi la nature, la pliant à sa loi, la broyant et pour finir l’épuisant. L’obsession d’un « progrès » continuel est devenue sa seule aspiration. Rousseau disait qu’il était dangereux pour la nature et n’apporterait que luxe, vanité... domination et guerre. 


*
Transformer l’humain en surhumain... ? 

Ne plus vieillir, ne pas mourir, telle est le nouveau challenge...
L’eugénisme des années trente est de nouveau en place. Pourtant plus on avance dans la recherche sur le cerveau et plus on se rend compte que c’est la part irrationnelle qui nous dirige tout entiers, le pilote dans l’avion n’est pas notre raison, mais bel et bien la part inconsciente qui gouverne toute la mécanique. L’Intuition fait référence à nos  sentiments. Cette sensation subjective est essentielle à nos décisions. Maintenant dans quel état est-elle ? Que sont devenus nos vilains sens atrophiés, dénaturés tels les pieds des geishas… Être captif et prisonnier nous pousse à des instincts violents. 





*
Créativité = rébellion, Paradis = conscience, confiance, gratuité

La créativité ne peut être qu’un acte de rébellion contraire aux règles préétablies. Pour être inventif, Il faut être subversif : un sujet conditionné est un sujet vidé de ses atouts. L’atout réside dans la liberté d’exploiter ses sens. L’atout essentiel est de libérer nos sens. Ouvrir nos yeux et nos oreilles : toucher, sentir, écouter nos intuitions et langages chimiques. Apprendre à être pleinement attentifs et prendre la liberté de ressentir, pour redevenir une belle bête heureuse… de vivre. Pas ce maillon faible que l’on veut nous planter dans la tête  par écrans interposés. Nous le valons bien...
Laissons nos enfants développer et approfondir leurs sens.
Le paradis est sous nos pieds. Il n'a pas de prix. En être conscient , nous faire confiance pour pouvoir comprendre l’autre aussi ainsi que toutes vies qui ne sont qu’un autre nous même. laisser briller les vibrations de nos lumières . Il n’y a pas des bons ou des méchants il y a des bêtes qui souffrent de ne pouvoir accéder à la pleine liberté et d’autres qui ont peur de la perdre. Jouir des plaisirs des sens est simple, c’est s’offrir au pouvoir d’harmonie qu ‘ils peuvent nous apporter de l’extérieur. Cela doit se cultiver avec délicatesse pour en profiter pleinement. Sa gratuité se partage  avec les autres dans une fusion. Ne plus ressentir c’est perdre une partie de la réalité. Cette réalité doit se cueillir, jamais  s’esquiver, ni se bousculer ou  se remplacer. 


*
Nous sommes des vibrants 

Il se passe dans l’écoute de la musique un concentré de bouts de vie épurés, affolés, entre souvenir, imaginaire et intuition et envolé. Un concentré d’émotions en route pour l’aventure intérieure. Il en est de même au regard d’une sculpture ou d’un tableau, d’une danse, de l’écriture, jusqu’à en donner la chair de poule. Nous vibrons.
Les synesthésiques écoutent de la musique et la perçoivent en couleurs. Imagination ou perception cognitive se mélangent. Le cerveau est capable de fournir les couleurs manquantes à ceux qui ont une rétine déficiente. Ceux qui perdent la synesthésie après accident trouvent la vie plate. Nos scientifiques savent que c’est la libération de dopamine qui nous transporte et nous permet d’explorer et d’absorber des cimes de perception. Nous en redemandons quand on y goutte. L’artiste anticipe les éventuelles émotions que son œuvre va provoquer en y fondant ses propres petits bouts de vie qui chatouillera l'empathie de l’autre, éveillant alors son propre imaginaire. 


La recherche de l’échange... 


Sans ce feu-follet activé dans nos esprits, sans cette essence de vie, nous sommes pauvres de lumière. Les émotions modifient notre corps. Le bonheur rend beau et la déprime nous enlaidis. Il en va de même physiologiquement. Croire, rêver, déplace des montagnes intérieures, il s’agit de vibrer. De la harpe à l’arc qui tue, comme entre le yin et le yang, les cordes vibrent. Entre les deux, une foule d’émotions que l’on se transmet par les voix de l'empathie, le partage, grâce à nos réseaux de neurones-miroir. Nous sommes capables de vivre par procuration à grande puissance. Notre vécu et notre imaginaire nous permettent d’avoir des émotions qui diffèrent les unes avec les autres grâce à notre culture et à nos apprentissages... C’est ce qu’il nous faut comprendre. Nous sommes tous humains. Nos imaginaires différents nourrissent ceux qui veulent ouvrir leur univers. Cette soif de connaissances doivent servir à l’épanouissement et pas la domination mercantile qui nous rend servile. Aussi vibrons-nous ensembles par ricochet infini. Car nous ressentons les vibrations de l'autre de façon autrement plus forte que ce que l’on croyait. Le subjectif de soi est aussi le subjectif de l’autre. 

                 *
La novlangue

La contemporanéité veut casser cette échange-miroir et perturbe le besoin vital de l’être humain. Le courant va-et-vient du langage est rompu devant l’incompréhension en novlangue ou le choc.
Interpeller une question sans échange n’est en rien constructif. Boucher les vides causés par un martèlement publicitaires et autres vibrations criardes revient à casser la corde primaire vibrante dont le rôle est de transmettre pour fleurir.


*
De l'infiniment petit à la grande symphonie de la vie 


Dans notre extrême intimité, le noyau de l’atome serait fait, déjà, de minuscules et innombrables brins d’énergies appelées cordes… Plus on est dans l’infiniment petit plus cela vibre fort. "La théorie des cordes", renommée "la théorie du tout" par ce qu’elle a réussi à unir et expliquer les énergies des atomes et celles de l’univers dans une seule et même force, n’est constituée que de vibrations. Nous sommes des vibrants. Notre fragilité est égale aux instruments de musiques. Un rien nous désaccorde. Nous devons jouer de nos cordes sans brutalité, ni entrave dans l’échange pour que nos liens se libèrent, pour accéder à la grande symphonie de la vie. 




Je voudrais rendre hommage à Jean Talabard alias « Vivre est un village » qui avec son ami Michel Antoni m’ont trouvé une salle d’exposition à Orgères près de Rennes du 1er au 31 mai sur le thème La liberté de vivre. Je les remercie car il devient très difficile d’obtenir une salle convenable en tant qu'"artistes d’aujourd’hui".
J’invite tous ceux qui sont près de Rennes et qui sont curieux de voir mes tableaux en réel à venir au vernissage de mon exposition. 





Écho et lien:
... Au bout d'une laisse
 

  
Sous l'casque d'Erby

Quand la gente dame rit !...


Propagande de la misère ou misère propagandiste

Source
Si chercher de quoi grailler devient pour des millions d'humains l'activité principale, un secteur en plein boum, où l'on peut espérer obtenir un CDI assez rapidement, pour tous les autres, résister pour ne pas rejoindre ces losers, demeure la grande priorité. Nous l'avons compris, il n'y a guère que l'épaisseur d'une feuille à rouler du tabac qui distance le bien assis de celui qui a le cul dans la fosse à purin ! A terme, l'affrontement entre les deux camps s'annonce particulièrement rude...
On ne s'inquiète pas cependant, tout-va-bien ! Le mois de mai est là avec une météo prometteuse, des jardins bourgeonnants, des idées de félicité scintillant au point de l'aube, une frange anticyclonique de plusieurs milliers de kilomètres opérant une poussée fantastique par l'ouest de l'Hexagonie, balayant les impuretés laissées par ces impurs Saints de glace, apportant le réconfort tant attendu pour que la lune, pleine à craquer, nous fasse miroiter ce voyage que Cyrano de Bergerac avait imaginé pour nous la rendre paradisiaque.
A propos de folie, voici du grain à moudre dans la boîte à yo-yo, pour ceux qui auraient encore dans l'idée de passer un week-end merveilleux dans une station balnéaire régionale et patriotique. Je sais que cela n'est pas très charitable de ma part, mais que voulez-vous, quand on est de nature partageuse, le moins qu'on puisse faire entre copains c'est de les faire profiter. 
Voici l'incipit d'un papier publié chez les Brins d'herbes, lien compris, histoire de vous pourrir un peu plus le moral. C'est long, certes, mais c'est si bon !... Si clair. Si lucide. Si humain, que vous en priver serait un manque d'éducation impardonnable :

Pour lutter contre la propagande, réflexion sur l’actualité et l’Ukraine...
“Selon la formule connue, « un clou chasse l’autre ». Silence média donc, ou à peu près, sur l’Ukraine. Les enlèvement de jeunes collégiennes du Nigéria, et les déclarations provocatrices du représentant de Boko Haram, la mort de la jeune photographe de presse en Sud Soudan on jeté momentanément le problème ukrainien aux oubliettes.
Ces deux nouveaux gros titres m’ont posé des questions, qui bien sûr, n’engagent que moi, mais que vous partagez peut-être…
1) Il me semble que donner un retentissement mondial à l’action des terroristes en enflammant, médias et populations n’est peut-être pas la meilleure chose à faire. La publicité qu’en récolte Boko Haram ne peut que l’encourager à l’escalade. De mon point de vue, un black out général (qui n’empêche nullement une recherche et une lutte active) aurait été plus judicieux.
Ce que je vois, c’est qu’en lâchant les chiens médiatiques , nous avons donné à cette secte très exactement ce qu’elle voulait : une publicité planétaire !
2) La mort de cette jeune journaliste, Camille Lepage, est un drame incommensurable pour ses proches. Mais lorsque j’entends sur les ondes radios un journaliste déclarer des trémolos dans la voix que cette jeune photographe était passionnée par son métier et qu’elle était « prête à sacrifier sa vie pour accomplit son devoir d’informer les populations assoiffées de vérité comme tous les journalistes qui sont sur le terrain des conflits, » là, je suis très agacée par cette sanctification du métier de journaliste.
Les journalistes n’en déplaise à ce monsieur ne sont pas tous de purs héros portés par un idéal de « sauveur de la vérité » au service des misérables moutons que nous sommes.”



Sous l'casque d'Erby




jeudi 15 mai 2014

Comment clôturer un compte dans une banque ?

Miguel P.Diaz
Si ouvrir un compte dans une banque n'est pas chose aisée, quand on n'a pas le sous, le fermer ne l'est pas davantage, quand on n'en a un peu ! 
Exemple que notre nouvelle contributrice, Joanne, nous con(mp)te par le menu :
  
à Monsieur Ernest Le Binocle, Président du CA. 
Copie à - Monsieur le Directeur Général. 
- Madame Marina-Marina, Conseillère en mariage contre-nature. 

Monsieur le Président,
Mon attachement aux valeurs de la Banque Populaire reste aujourd'hui aussi solide que lorsque je suis devenue sociétaire il y a plus d'un demi siècle à la BPRNDP.  (Quelle constance ! ndlr)
Néanmoins, j'ai eu des problèmes en arrivant à Rennes avec la Banque Populaire d'Armorique (Je crois à l'époque (1983) problèmes qui m'ont fait m'éloigner de notre banque et choisir,  pour le compte courant, La Banque Postale qui partage les mêmes valeurs. 
Je suis toujours sociétaire et j'ai demandé en juin 2013 la clôture de mon compte de chèques qui ne fonctionnait pratiquement pas, sauf pour ….. le débit des frais bancaires !
Depuis, malgré les tentatives de mes conseillères, Mme Marina-Marina, puis Mme Toupet-Toupet, ce compte se trouve régulièrement débité de frais bancaires. Après échanges, toujours sympathiques, il est recrédité !
Cependant, je souhaite que ces allers-retours cessent et, qu'enfin, le courrier que je reçois ne soit pas, comme aujourd'hui encore, source d'irritation !
En février 2014, je pensais, comme ma conseillère, Mme Marina-Marina, que c'était enfin réglé et je reçois un « apurement de compte ». OUF !
C'était trop beau ! Aujourd'hui, mon compte créditeur le 3 mars de 0€ affiche un débit de 5€ d'agios. 
C'est pourquoi, Monsieur Le Président, je m'adresse à vous pour que « les ordinateurs de notre banque » respectent le travail des collaborateurs et aussi la tranquillité de la sociétaire un peu excédée que je suis aujourd'hui.
Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations. 

Fait à PARLE-AUX-VOISINS, dans le 22, le 10/05/2014

Joanne


Sous l'casque d'Erby


mercredi 14 mai 2014

Cannes s'invite à table chez les pauvres

Source
A Cannes le futile est à l'ordre du jour. Ponctuel au rendez-vous du délire mégalo et de l'indécence, aujourd'hui on ouvre les vannes. Dès ce soir le festival s'étale sans complexe ni état d'âme. Ouvrons les fenêtres, on étouffe ! Comment se donner de l'air quand on est enfermé dans un caisson à des profondeurs sous-marines fantastiques ?... 
Ouvrez, au hasard, un journal, digital ou papelard, le brouillage est à son comble, autant que nos nerfs : le tout strass et le tout paillettes mènent la danse. Sauf sortie de piste inopinée, ce qui est tout à fait exclu dans la mise en scène, on se les gèle sévère sous une pluie de bombes, comme si les morts attendaient la fin de la séquence pour se relever et aller toucher leur cachet chez le producteur. 
Les acteurs sont priés de changer de trottoir, mais on ne quitte pas le plateau. Sauf le décor, c'est un autre film qu'on tourne, qui ressemble au précédent et sans doute au suivant. Réjouissant, scénario et dialogues sont identiques, c'est du cinéma pour de vrai dans la fausse vie, ou la vie fausse dans le vrai cinéma, tout est question de perspective. 
Le succès retentissant de la femme au bouc à l'Eurovision n'a pas éveillé en moi la moindre curiosité sexuelle. Sinon l'idée que ce manque cruel de rasoir, au lieu de desservir l'artiste l'a aidé à travestir la réalité pour nous la rendre aussi vraie que nature. Ce qui a eu pour effet d'en troubler plus d'un... 
Le feu, le sang, le crime, la misère, les révoltes, le mensonge économique et politique sur fond de divertissement, c'est du viol et cela n'est pas du cinéma. Mais on s'amuse comme on peut, n'est-ce pas ? Charly Oleg est de toutes les noces ! Un gars formidable, Charly Oleg. Avec lui, pas de problèmes, le goujon est une espèce de poisson à plumes qu'on chasse sous emballage dans le rayon armes à feux et l'oiseau de paradis un coq de bruyère qu'on se farcit en salade après la traditionnelle battue au sanglier. 
Au Festival de Cannes de la vraie vie, si tout n'est pas possible, tout est vraisemblable, vérifiable, invivable et mortifère. Un vrai miracle, la vie !


Sous l'casque d'Erby


  

mardi 13 mai 2014

En Gros ou au Détail ?

Source
Il y a commerce et commerce. Celui de plus ou moins futés commerçants qui vous proposent (à prix différents) leurs marchandises en gros ou au détail. Et celui (disait-on) du ''commerce d'idées'', circulation d'idées plus ou moins futées, en principe sans but lucratif : échanges de connaissances, communications d'informations ou d'émotions, utiles ou agréables. Ludiques et/ou pédagogiques, faisant évoluer les mentalités et les mœurs : en gros (et en espoirs) vers une meilleure instruction générale et capacité de se comporter lucidement ; dans le détail (et ce peut être désespérant) vers une confusion des valeurs, un aventurisme ou un aveuglement de comportement erratique... dans la dure réalité sociale. Celle d'avoir satisfaction chacun de ses besoins individuels différents. D'être chacun correctement nourri, logé, vêtu, etc. Sans grande chamaille, malgré la finitude des ressources de notre bille Terre... Bien sûr, ce ''gros résumé mérite détails'' : il est trop général pour être suffisant. Dans le détail de vie de chacun existe une immense variété de goûts, pulsions, capacités évolutives, sans parler de tous ces hasards qui font basculer un itinéraire individuel, ou du moins l'infléchisse. ''Débrouilles-toi avec ça, Max !''. Mais ''il est libre Max ! certains disent qu'ils l'ont vu voler !'' répond la chanson ! 

* 
''Mais les prolétaires sifflaient, les prolétaires chantaient'' rappelle de loin en loin George Orwell dans ''1984''. Le célèbre roman d'anticipation fut écrit en 48 : aux lendemains de la guerre mondiale qui commença en Espagne (36) et se termina en Grèce (47). Épuisé, l'auteur mourut en 50 sans du tout soupçonner la postérité de son œuvre chez les peuples mal ''soumis'' aux deux Big Brother. En novlangue, celle-là réelle, le ''rideau de fer'' maquilla en ''guerre froide'' la ''coexistence pacifique''. Avec chapelet ininterrompu de guerres très chaudes, soulèvements et répressions, de la Corée à l'Europe de l'Est, du Vietnam à Cuba en passant par le Moyen-Orient, l'Algérie, etc.... jusqu'à l'Afghanistan (subissant successivement les 2 ''blocs''!) et j'en passe... Orwell reste de pire actualité sous la novlangue du ''commerce libre et non faussé'' qui s'infiltre jusque dans la ''word music''. Sans pouvoir tuer l'inspiration libertaire de tant d'artistes qui osent chanter à Tatcher and C° qu'il y a alternative à son ''TINA''. Autant décréter qu'il est ''interdit de se révolter''. Et, dans les faits, le système capitaliste, si vermoulu soit-il de ses guerres intestines, le prétend... Dans les faits, ses mille morts des Twin Tower ''valent'' des millions de fois plus que les mille morts d'ouvrières au Bangladesh : ''Terrorisme'' devient synonyme de révolte populaire ! Et si une usine de ''biens de consommation pour remplir le caddie'' s'écroule?... Bof, ailleurs les prolétaires bossent ! A nous les bénefs ! Quelque part, des citoyens arrivent à se révolter contre leurs dirigeants corrompus-corrupteurs ?: ''On les aide en envoyant des volontaires''... qui empoisonnent le sens de la révolte. Djihadistes en Syrie, fascistes en Ukraine, glorieux maréchal contre incapables Frères Musulmans en Égypte, etc. 

* 
Je prétend - avec tant d'autres ! - qu'on a raison de se révolter. Que ce vieux slogan de Mao fut une fumisterie (il ajoutait ''sous la conduite éclairée du Parti et de l'Armée'', quelle poésie!) n'enlève rien au fait : sans novlangue, ''quand c'est insupportable, on ne supporte plus'', tous les pouvoirs le savent. ''La paix sociale'' est un compromis pour ne pas faire sauter la marmite, une soupape se sécurité qui a un prix. Celui de la propagande et des manœuvres en ''démocratie'' de façade... Je n'ai pas plus que d'autres la recette miracle. Pour mille situations sociales différentes, cent-mille solutions sont à tenter... Avec obstination, localement, partout. Comme on s'obstine à vivre... heureux ! Mais, prudence, Big Brother is watching you. Mais audace : on y arrive déjà çà et là, on y arrivera partout. Big Business est plus fragile et peureux que nous. Nous avons les ingéniosités du système-D, la démerde dans la mouise et la solidarité d'en bas (d'accord, pas toujours!). Ils ont leurs ingénieurs ès-robots, dont ''robocops'' légaux ou pas. Et leur a-système de coups bas entre féroces concurrents du commerce d'en-haut (bourses, trafics, corruptions, assassinats, etc.) : Le terrifiant Big Brother n'existe pas plus que Dieu-tout-puissant : propagandes justifiants les régimes dictatoriaux du FRIC : l'injustice sociale empire, sur notre dos... 

* 
Ce billet est du ''commerce des idées'', gratuit, court, avec ''idées en gros''. On dit que ''La vérité est dans les détails et l'enfer s'y cache''. Mais c'est quoi c'truc'là?... Je préfère la java du diable, que je sifflote avec son créateur Charles Trenet (repris aussi par Nougaro, Kent et peut-être Higelin)... Et je retourne au détail concret de ma lutte, avec toi, ma sœur ou mon frère d'occasion, contre cette dictature mondiale du fric : Balayer à sa porte est le moyen d'être international, solidaire, humain... Sûrement plus utile que de clamer du haut de sa science (?) :''Il FAUT ceci-cela... votez pour moi'' !


Sous l'casque d'Erby