mardi 9 avril 2024

Leurre et argent du leurre !

Erby
La lecture a ceci d’authentique qu’en vous occupant l’esprit vous empêche de dire des sottises, et, surtout, de les écrire !
En ce moment, je lis les révélations sur l’orchestration de la fausse pandémie ayant pour but d’exercer un contrôle de masse absolu et je me dis qu’il est temps d’écrire un brin, même si... 
C’est en Allemagne que le missile a explosé, révélant jusqu’à quel point les responsables de la classe politique et du pouvoir avaient été informés dès le début que le Covid était moins dangereux qu’une grippe saisonnière, mais qu’il était impératif de tester le degré de soumission des masses et, pourquoi pas, réussir le fameux « coup d’essai, coup de maître » !
Les mesures prises pour parer à un danger, montées de toutes pièces, étaient non seulement inutiles, mais très nuisibles d’un point de vue psychologique pour la santé des personnes et des sociétés. Ce déséquilibre voulu trouvant son point culminant dans la destruction des économies nationales et la mise au pas des populations, avec l’ombre violente de l’autorité planant sur l’ensemble comme dans une production cinématographique de très mauvais goût.
Cette domination par la terreur s’accompagnant par des injections, dont les décideurs – tous ceux en qui nous avions « confiance » – savaient qu’elles étaient, au mieux, inefficaces, la pudeur empêchant encore aujourd'hui de mettre sur la table le dossier des « effets secondaires néfastes » que ces piqures expérimentales ont entraînés.
Ceux qui savaient, ou se doutaient de la manipulation, qui l’ont inlassablement dénoncé sans céder un pouce de terrain, payant au prix fort leur audace, ayant perdu le travail et connu la dégringolade et l’opprobre, sont aujourd'hui en droit d’exiger !
Bien sûr, tout ceci se passe chez les voisins allemands. Rien à voir avec la France et des médias touchés par le « syndrome du larbin » !
Comme souvent, notre pays a pour le silence une adoration sans limites. Comme d’habitude, on nous dira qu’on ne savait pas, qu’on croyait bien faire. Qu’une autorité supérieure et occulte intimait l’ordre, sous peine d’avoir des morts sur la conscience ! Et quoi de plus consciencieux que de la fermer !
Le crétin surdosé (arrêtons de nous apitoyer sur son sort !), que l’on a cherché à alerter, vous prenant pour un fou, vous salissant jusqu'à la démesure, aura toujours du mal à admettre qu’il a passé les bornes, parce qu’il n’accepte pas l’idée de s’être trompé au point de risquer sa peau et celle de ses proches par excès de zèle !
Quelle gueule va-t-il faire quand il apprendra que toutes les mesures de contrainte ont été ordonnées par les politiciens et les militaires, sans de vrais débats scientifiques, et contre l’avis d’experts mondialement reconnus ?
Nuremberg 2 ou pas de Nuremberg du tout ? 
Il serait temps d’admettre que ce plan fait partie du projet mondialiste de contrôle social et de dépopulation. Sans passer sous silence la destruction des nations par la dette et immigration massive, vous plaçant d'office chez les complotistes ou, ultime avatar du déshonneur, de militant d’extrême-droite !
Ne pas oublier cependant que, parmi les futurs « éveillés », il s’en trouvera dès opportunistes faussement repentis, qui, après avoir farouchement milité pour la vaccination et l’ostracisation de ceux qui la refusaient, se présenteront comme des résistants de la première heure ! 
 
Ni oubli ni pardon ! 
 
Sous l’Casque d’Erby
 

 

mardi 2 avril 2024

Notes de lecture - Albert Londres, l’exemple

Une librairie, c'est comme une recherche sur le Net : on s'y rend pour se procurer un ouvrage, on repart avec d'autres. C'est ainsi qu'allant chercher un titre qui tardait à arriver, je saisis une série de petits bouquins d'Albert Londres. En fait, j’étais venu chercher « Sur les chemins noirs » de Sylvain Tesson. J’aime l’écriture et l’esprit de monsieur Tesson. Une autre fois, je parlerai de son magnifique et très éprouvant « Berezina » que j’ai beaucoup aimé...

Homme de santé fragile, mais à l'énergie farouche, Albert Londres est né à Vichy en 1884 et mort dans l'incendie d'un bateau qui le ramenait de Chine en 1932, à l'âge de 48 ans. Entre ces deux dates, il s'était forgé une sacrée réputation et donné au journalisme ses lettres de noblesse.

De voyage en voyage, Albert Londres a dessiné les contours d'une géographie mentale avec la curiosité pour viatique et la justice pour obsession. De reportage en reportage, il a façonné des chemins impraticables, jeté des ponts d'une rive à l'autre pour que, dans sa diversité, l'homme découvre ce qui l'unit ou le sépare, en bien ou en mal.

Forçats de la route 

Dans ce reportage de 1924, c'est le Tour de France cycliste qu'il met en lumière. Le moment est héroïque et le journaliste, halluciné, nous donne de l'exploit, de la souffrance, des drames qui l'émaillent, une échographie d'un naturalisme époustouflant ! Le Musée de la littérature sportive l’affiche comme référence avec fierté En passant, villes, villages et habitants sont décrits d'un trait génial. À un cycliste au ravitaillement, un monsieur plein de sollicitude : « Vous avez le temps, trois minutes… », le cycliste rétorque : « Non, monsieur le notaire, ce n'est pas que je sois pressé, mais mon masseur m'attend à deux cents kilomètres d'ici pour me remettre le cœur en place, alors, vous comprenez… » La réplique est à mettre au crédit de Jean Alavoine. 

Dans la Russie des Soviets 

Albert Londres est le premier journaliste occidental à se rendre, en 1920, au prix d'un voyage kafkaïen, au cœur de la République des soviets, à Petrograd, aujourd'hui Saint-Pétersbourg. Sans fioritures, il nous rapporte ce qu'il voit, ce qu'il entend. Il donne à sentir  — déjà ! — la mesure de sa terreur devant le spectacle qu'il découvre. L'homme tel qu'il sera tant que durera ce « paradis » pour lequel ont bandé des légions d'imbéciles manipulés : un chien, monsieur Londres.

Prémonitoire, il écrit ceci à propos du bolchevisme : « l'acte fondamental de leur doctrine est l'antiparlementarisme… » Un sujet, on ne peut plus brûlant, au pays du 49-3 !

Un peu plus loin, Londres chasse le clou : « Le bolchevisme n'est pas l'anarchie, c'est la monarchie, la monarchie absolue, seulement le monarque, au lieu de s'appeler Louis XIV ou Nicolas II, se nomme Prolétariat 1ᵉʳ. »  

Si ce changement d'appellation ne vous suggère rien, le toubib ne vous sera d’aucune aide. 

L'Homme qui s'évada 

Magnifique récit sur la vie d'Eugène Dieudonné, jeune ébéniste, militant anarchiste, homme de bien, condamné comme complice de la bande à Bonnot, alors qu'il n'a rien à voir avec elle. Seulement la justice française, jamais avare d'une injustice, ne l'entendant pas de cette oreille, l'expédie aux îles du Salut. De son arrivée à son évasion, tout est conté au fil du rasoir. Un livre qui se lit comme un roman et se crache comme on crache sa haine à la face d'une justice de classe. Des hommes ayant perdu jusqu'au souvenir de leur nature, tant les conditions sont hideuses. Albert Londres donna beaucoup de sa personne pour rapatrier Dieudonné en 1927, avec, disons-le, le concours actif de la justice brésilienne, persuadée que le forçat évadé avait été victime d'une injustice.

Comme toujours, la France fut dernière à innocenter l'innocent qu'elle avait envoyé en enfer ! Sans même un mot d'excuse de la part de la grande institution, Dieudonné pouvant s'estimer heureux qu'elle consente à descendre de son piédestal pour le « blanchir » !

Terre d'ébène  

De loin le plus dense de ces quatre reportages. Embarqué pour un périple de quatre mois qui le conduira au Sénégal, au Niger, en Haute-Volta (Burkina-Faso), la Côte d'Ivoire, c'est un Albert Londres révolté qui se dresse sur le chemin du colonialisme. Sans concession. Le ton est cassant. Avec objectivité et colère, il dénonce, fustige et condamne une politique d'où la France et sa grandeur ne sortent pas grandies. Encore une fois, le reporter, fera honneur à sa devise : « Je demeure convaincu qu'un journaliste n'est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. » 

Prenez bonne note, ô larbins médiatiques ! Ce reportage lui valut quelques solides inimitiés et autant de menaces de la part des forces conservatrices du sabre et du goupillon. 

Collection Arléa - diffusion Seuil – prix du volume entre 7 et 8€, mais gaffe à l’inflation !

Sous l’Casque d’Erby 

Semaine 12