samedi 20 mars 2021

Vive la Commune, mais pas que !

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Il y a 150 ans, la Commune de Paris allait écrire une page sanglante de l’histoire de notre pays, en même temps qu’elle soulevait une vague d’espoir jamais concrétisée par la suite, sauf, dans l'esprit, l’intermède espagnol de 1936 à 1939 pendant la guerre civile. Du sang et de la terreur au menu.
Depuis des générations, tous les ans, à date ponctuelle, on célèbre sa mémoire à grands coups de sniff-sniff, répandant mouchoirs en papier sur les trottoirs, après avoir essuyé des yeux irrités et des tarbouifs dégoulinants.
Dire que cette dépense d’énergie m’a toujours gavé, tout autant que la distribution de tracts à la sortie des bouches de métro, ne donne qu’une petite idée de l’état dans lequel cela me plonge. Ni utile ni agréable. Et très frustrant.
Avant la Commune, je fais vite, ce fut la révolte des canuts à Lyon en 1831 ; et avant encore - bien avant - Spartacus et « ses » parias – 73 avant J.-C. - donnant pendant trois ans du fil à retordre à l’Empire romain pour une crucifixion massive.
Après ça, plus près de nous, les marins de Kronstadt, en 1921, dénonçant la dictature bolchevique et se faisant larder, tout pareil que les communards précédemment. N’oublions pas, lors de cette période de dictature du « prolétariat » naissante, l’attitude néfaste des bolchos à l’égard de Nestor Makhno et de son armée ukrainienne, souvent alliés du nouveau pouvoir contre les « russes blancs » et sitôt trahis, massacrés par ce même pouvoir, dont le bras armé n’était autre que feu Léon Trotsky, que certains nous présentent dans le milieu politique français actuel comme un angelot ! Je t'en foutrait !
Comme on le voit, les occasions de célébrer une tragédie ne manquent pas ! En fait on ne célèbre que des défaites ouvrières, au fur et à mesure que le monde s’enfonce dans le chaos et le totalitarisme.
En vérité j’en ai franchement marre de ces « festivités » ponctuelles qui endorment plus qu’elles n’éveillent !
En 1945 nous pensions que le ventre de la « bête immonde » avait été rendu infécond. Or, avec une certaine distance, on s’aperçoit avec horreur que ceux qui avaient œuvré à rendre stérile le nazisme, s’enrichissant au passage, sont les mêmes qui aujourd’hui poussent à la gouvernance globale, à l’eugénisme et à l'effacement de toute volonté... 
Alors, nos petites manifs de célébration annuelle, non seulement ils s’en tamponnent, mais ils les encouragent pour développer plus de désordre dans les esprits.
Plus un pays est acculturé, plus il est facile à manœuvrer. 

Sous l’Casque d’Erby



dimanche 14 mars 2021

Noir c'est noir

M Art' IN
Retour de la ville. Muette et immuable. Le désert de Gobi version Big Brother.
On murmure à l’oreille du canasson que je suis que « ça bouge » ; que le pouvoir profond n’a qu’à bien se tenir ; que tout ça va sauter ; que les salauds seront pendus avec les boyaux des derniers capitalos.
Dans le doute, j’ai sorti le costume de la naphtaline et le tient fin prêt pour le cas où… Noir avec sa cravate rouge, mes couleurs, celles de l’anarcho-syndicalisme ! Pas ce rouge bâtardé qu'on nous sert en guise de consolation entre deux arnaques électorales. Du rouge bakouninien tendance Buenaventura Durruti.
Je dis bien au cas où.
Tellement de choses se bousculent dans l’esprit par ces temps chaotiques qu’on ne sait plus sur quel mur taper le front pour faire désenfler l’hématome.
Ainsi, la dernière polémique au sujet d’un livre venu d’outre-Atlantique, laquelle fait suite à d’autres de la même eau, comme celle qui m’oblige à baiser les arpions des blackos pour des « crimes » que je n’ai pas commis.
Un remède contre la connerie ? Hélas, non !
La traductrice désignée, Marieke Lucas Rijneveld, écrivaine et poétesse néerlandaise, pour traduire son homologue américaine, la poétesse noire Amanda Gorman, choisie par Joe Biden pour son investiture, abandonne la partie, non point pour incompétence, au contraire, mais parce qu’elle n’est pas noire de peau, pas plus qu’elle n’affiche un CV d’activiste poursuivie par les services de sécurité de l’État ! Bref, elle est victime de sa couleur de peau et d’une histoire militante aussi plate que l’eau du robinet.
En effet, une décérébrée de gros calibre, journaliste et militante noire, Janice Deul (là on s’accroche !) estimant qu’une « personne noire aurait dû être choisie pour ce faire » !
Et si nous répondions à cette hystérique aux neurones mal fagotés que les noirs n’ayant pas inventé l’écriture, leur culture étant d’essence orale, au nom de qui ou de quoi écrivent-il des livres ou des articles comme le sien avec des signes inventés par des non noirs ?
On laisse couler, noir c’est noir !

Sous l’Casque d’Erby



dimanche 7 mars 2021

Nos gouvernants n'aiment pas la France ni les français

Erby

Ce n’est pas souvent que je file en ville. Je ne l’ai pas fuie pour éprouver soudain le besoin d’un  « retour aux sources », comme on dit dans le jargon. Quand j’y reviens, faut pas se mentir, j’éprouve du plaisir à la retrouver. A goûter son anonymat sinon sa terrible indifférence, c'est selon. Peut-être parce que je sais que je ne vais pas m'y éterniser.
Quand j’y atterris, je m’installe à la terrasse d’un troquet dans une rue passante, et là, bien calé dans mon trip, le monde y défile comme dans un manège magique. Tous les pays s’y donnent rendez-vous pour un festin visuel digne de la quatrième dimension. Les couleurs flamboient comme des oriflammes poussées par la brise des rêves, sans autre notion que celle d’exister parce qu’on respire, on rit, on pleure, on aime ou on déteste, sans haine et sans crainte.
Parce que c’est la vie et que c’est ainsi qu'on l'aime.
Hélas, ce dernier passage a été un désastre moral. Comme si le glas des espérance, sonnant la fin des temps, ouvrait des passerelles vers un enfer perpétuel. Comme si des poignards maléfiques perçaient les entrailles, vous laissant juste ce souffle ténu pour que vous caressiez l’espoir insensé d’un retour à la vie normale. La vie d’avant la torture.
Plus de troquets pour voir défiler le monde dans sa sublime beauté. Que des gens tristes, tristement masqués. Des couples se tenant par la main ne cherchant même plus à s’embrasser. Il ne leur manquait que les gants pour éviter le peau à peau délictueux ! 
Plus de musées où aller faire fleurir l’arbre de l’esprit devant l’origine du monde.
Plus de cinémas où étancher une soif d’imaginaire en regardant 2001 l’odyssée de l’espace, Les sentiers de la gloire, un bon Sergio Leone, Citizen Kane ou n’importe quel navet pourvu qu’il procure du plaisir à celui qui regarde.
C’est cette liberté que nos dirigeants veulent effacer, ouvrant les vannes à une gouvernance totalitaire.
Les gens qui sont à la tête du pays n’aiment pas la France ni les français. Peut-on laisser la direction d’une nation à des personnes qui n’ont que la haine pour moteur ?

Sous l’Casque d’Erby