L’affaire Epstein, c’est la boîte de Pandore premium : une fois ouverte, elle crache tout son chaos et te propose en prime une série de poupées russes emboîtées les unes dans les autres.
Et comme par hasard, quand on ne sait plus où donner du factuel, on nous sert du Russe à tous les repas.
Particulièrement dans un pays où la corruption médiatique atteint des sommets. Un pays, la France, où il ne se passe jamais rien de scandaleux.
Une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Epstein ? Allons ! Pour cela, il faudrait qu'il existe des éléments tangibles !
Un type intelligent a dit un jour – ou l’a écrit, peu importe : « Regarder est le contraire de connaître. »
Classique. Parfait pour briller en société même quand on a plein des choses à dire.
Mais si regarder est l’inverse de connaître, comment connaître sans regarder ?
Ne nous laissons pas distraire.
J’ai entendu un autre gars – il y en a beaucoup en ce moment qui disent des choses intéressantes – poser la question qui gratte vraiment :
« Vous y croyez vraiment, vous, qu’Epstein était un super-vilain de comics, tout seul dans son coin à ficeler des plans machiavéliques pour tenir la planète par les couilles ? Qu’il n’y avait personne au-dessus de lui pour lui souffler les bonnes idées, lui dicter le menu du jour et lui rappeler l’heure du coucher ? »
La question est légitime. Elle ne prouve rien, certes, mais elle oblige à douter. Et le doute, c’est déjà un petit pas hors du spectacle.
Certains, les plus audacieux (ou les plus imprudents), y voient la main du Diable glissée dans la culotte du démon.
Et hop, le Mossad n’est jamais loin quand il s’agit de pointer le grand marionnettiste.
Sauf que par les temps qui courent, il faut faire gaffe.
En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, on vous plaque une étoile noire sur la poitrine et un écriteau rouge : « Antisémite ».
« Le ventre est encore fécond… »
Ce n’est pas la dernière trouvaille d’Emmanuel Macron pour renvoyer dos à dos tous ceux qui accusent l’État d’Israël d’être au cœur de (presque) tous les mauvais coups – à commencer par ce qui se passe à Gaza ?
Pouvons-nous encore être ces spectateurs qui regardent sans connaître, qui imaginent le pire parce qu’ils sentent confusément qu’ils sont en dessous de la vérité ?
Ou bien est-ce que le vent emportera nos certitudes pliées en origamis, nous laissant nus face à ce qu’on refuse de voir ?
Comme l’écrivait Edgard Allan Poe, dans « Double assassinat de la rue Morgue » : « La vérité n’est pas toujours dans un puits. En somme, nous la cherchons dans les profondeurs de la vallée, mais c’est au sommet des montagnes que nous la découvrirons. »
Sous l'Casque d'Erby













