mardi 16 décembre 2025

La France, de hier à aujourd’hui

Jadis, la France exerçait une fascination irrésistible, un charme subtil qui séduisait sans jamais forcer la main. Son savoir-faire était jalousement recherché, son art de vivre, cette grâce nonchalante, universellement admiré. Son indépendance était cette voix discordante qu’on écoutait dans les cercles savants, avec, parfois, de l’agacement, tant elle éblouissait.
Certains ont appelé cela les Lumières. Dans sa posture, dans son allure, se mêlaient une force tranquille et une élégance innée, relevées par cette gouaille espiègle héritée des faubourgs, qui lui conférait une singularité désarmante au milieu d’une guerre froide que les puissances ennemies alimentaient pour garantir la paix sociale.
Qu'il s'agisse de philosophie ou des arts, de la peinture comme de la poésie, son foisonnement créatif la faisait tourbillonner comme des danseurs au milieu d’une piste de bal. Son éclat portait jusqu'aux confins, pour revenir toujours plus vigoureuse, plus raffinée, enrichie d'une prospérité qu'elle savait généreusement partager. Libre. D'une liberté aux ailes déployées pour élever et non pour asservir. Imprégnée de cet esprit unique, inégalable. Ses ombres mêmes servaient à faire resplendir sa lumière et appelaient à une tolérance féconde. Grâce à cette attitude singulière, elle atteignait des sommets insoupçonnés, traçant dans le ciel de l'histoire une trajectoire éblouissante !
Aujourd’hui, triste et déboussolée, le rimmel des trente glorieuses dégoulinant sur des joues décharnées comme deux grosses larmes noires, attifée avec des frusques saisies à bas prix dans les discounts, la résille trouée, attendant sur le bord d'une route, elle propose ses charmes à des passants aussi infortunés qu’elle ! 
Son souteneur lui arrachant, sitôt la dernière éclaboussure essuyée, la misère qu’elle a logée dans le soutien-gorge en guise de récompense ! Le tout agrémenté de gifles et d’insultes, parce que les passes n’étaient pas aussi nombreuses que prévu ! 
Les derniers proxénètes qu’elle a eus, des petites gouapes, entre faiblesse, couardise et mercenariat, ne l’ont pas aidée à s’épanouir comme elle l’avait rêvé au temps d’une jeunesse pleine de promesses. Toutes les économies qu’elle avait, explosées. Volées. Jetées dans des soirées entre partenaires, pendant qu’elle subissait les coups de bâtons répétés de clients avinés, exigeant parfois brutalement plus que le prix de la passe n'autorise.
Une vie au rabais. Un hold-up que sa chair subit, qu’elle soit couchée ou debout !
Les trois derniers souteneurs, se la repassant tour à tour, ont sonné le glas des derniers espoirs : crasseux, hypocrites, lâches et sans cœur ! 
Souillée. Avilie. Anéantie. Livrée aux outrages, aura-t-elle la force de résister aux assauts de la vieillesse sans perdre définitivement son âme ? 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

vendredi 12 décembre 2025

L’Ariège n’est que la partie visible, le reste arrive !

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Ce qui se déroule actuellement en Ariège ne saurait se réduire à une simple révolte, à l’image de ces jacqueries que l’historiographie a souvent l’habitude de relater, en décrivant leur déroulement avec des anecdotes parfois savoureuses.
La situation en Ariège dépasse largement ce cadre, elle s’inscrit dans une véritable guerre totale, déclarée aux populations depuis longtemps, devenant de plus en plus insistante au fur et à mesure que notre passivité grandit. La pandémie étant son point de départ le plus proche et impactant.
L’objectif de cette confrontation ouverte, avec l’arsenal quasi militaire mis en place, montre que l’État français, en la personne de Macron, est devenu un État mercenaire au service d’un gang occulte (non élu, bien sûr) dont le but est la globalisation par la soumission, l’homme étant remplacé à terme par des robots, en attendant qu’il le devienne lui-même, par la propagande et l’éducation, ce qui est déjà en partie le cas. 
C’est une guerre d’une rigueur implacable qu’on nous déclare. En réalité, cette crise dépasse largement le simple cadre du dossier sanitaire que l’on tente de masquer dans certains médias (souvent les mêmes), entre une déclaration alarmiste sur les dangers des extrémismes et un reportage pittoresque sur un village typique de la campagne française.
La désensibilisation par la diversion bat son plein. Si nous ne prenons pas garde, c’est une guerre civile qui nous attend avec les horreurs que cela comporte !
Depuis maintenant quarante-huit heures, plusieurs centaines d’agriculteurs ont décidé de bloquer routes et chemins afin d’empêcher la mise à mort d’animaux qu’ils considèrent comme contraire à leur éthique, et qui leur semblent profondément nuisibles à leur environnement ainsi qu’à l’agriculture française dans son ensemble. 
Tout indique et témoigne d’un territoire, d’un pays, que l’on pousse vers la guerre dans le but de mieux le détruire. 
Il serait grand temps que certains cessent d’insinuer que « les paysans sont des privilégiés », comme j’ai pu l’entendre à plusieurs reprises, car leur tour viendra probablement plus tôt qu’on ne le pense. 
Tous solidaires, parce que tous concernés ! 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

dimanche 7 décembre 2025

La veuve noire du pouvoir ne recule jamais.

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L’État moderne se présente en protecteur. Il légifère, il sécurise, il « prend soin » de nous, tout comme nous le nourrissons. Ses mécanismes ressemblent étrangement à ceux de la veuve noire : une toile invisible, patiemment tissée, où chaque loi, chaque règlement, chaque « mesure d’urgence » est un fil de plus dans le piège. Jusqu’au jour où l’on réalise que la protection n’était qu’un leurre, et que la toile, nous tient dans son enchevêtrement gluant. 
L’État, comme l’araignée, excelle dans l’art de rendre ses filets à la fois omniprésents et imperceptibles. Prenez la fiscalité : chaque année (chaque jour !), de nouvelles niches, de nouvelles taxes, de nouveaux prélèvements, présentés comme « nécessaires » ou « justes », s’ajoutent de manière tout à fait « normale » ! 
Résultat ? Un système si complexe que même les experts peinent à le décrypter – et où le contribuable, comme l’insecte, se débat sans comprendre pourquoi ni comment il se retrouve à servir de ripaille aux gros qui n’en peuvent plus de grossir ! Ou encore, la sécurité : caméras, fichiers, contrôles au faciès… Chaque mesure est vendue comme une protection, mais qui protège qui, au juste, les « bons citoyens » des « dangers » ? 
Pendant la crise sanitaire, l’obligation vaccinale a été présentée comme un « devoir collectif ». Pour sauver son proche, son voisin et surtout, surtout Big-Pharma. Pourtant, pour beaucoup, elle a marqué le moment où l’État a franchi la ligne rouge : celle du consentement par voie unilatérale. Le plus habile, c’est que la veuve noire ne mord pas sans avertir. Elle endort d’abord sa proie avec des mots doux : « C’est pour votre bien. » « C’est pour la sécurité de tous. » « C’est dans l’intérêt général. » 
La lumière de la démocratie n’est plus que la lueur tremblotante d’une bougie dans le vent ! 
Prenez les politiques économiques : les plans de « relance », les « réformes structurelles », les « efforts nécessaires »… L’eau, l’électricité, le carburant. C’est toujours le même scénario : on demande aux mêmes (les classes moyennes, les précaires, les petits entrepreneurs) de se serrer la ceinture, pendant que les grands groupes et les élites bénéficient de largesses discrètes et n'en peuvent plus de compter les bénéfices.
La gestion des crises écologiques servant de prétexte à de nouvelles contraintes plus qu’à la lutte sérieuse pour « sauver la planète ». On nous parle de « transition juste », de trous à boucher, des brèches à colmater, mais dans les faits, ce sont les mêmes qui paient – les Gilets jaunes l’ont montré. Pendant ce temps, les lobbies industriels et pharmaceutiques (tout étant lié) négocient dans l’ombre des dérogations, des subventions, des reports de dates limites. Protection de la planète ? La belle affaire que voilà ! 
Le plus terrifiant, c’est que la plupart des proies ne cherchent même pas à s’échapper. Elles croient que la toile est le filet qui les sauve de chuter lourdement sur le sol. « Sans l’État, ce serait le chaos ! » « Il faut bien des règles ! » « C’est pour votre sécurité ! » Cette croyance, c’est le venin le plus efficace de la veuve noire 2.0. Elle nous fait accepter l’inacceptable : des libertés rognées, des inégalités creusées, une surveillance généralisée. Des données informatiques offertes à des esprits psychopathes ! Peu à peu, nous devenons les gardiens de notre propre prison. 
La veuve noire ne recule jamais. Elle s’adapte, se réinvente, trouve toujours de nouveaux angles pour tisser ses filets. Mais une toile, aussi solide soit-elle, peut se déchirer. À condition d’ouvrir les yeux, pour voir, pour comprendre et s’en libérer. 
 
Sous l'Casque d'Erby 
 

vendredi 5 décembre 2025

La Sécurité sociale, victime de trahison ?

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La Sécurité sociale a été fondée sur des principes qui n’ont rien à voir avec ceux d’un établissement bancaire. Ses architectes n’ont jamais pensé cette œuvre de solidarité nationale comme une banque, avec ses calculs d’intérêts, ses majorations, ses pénalités, ni comme une machine à profits réservés, dictée par une logique de rentabilité ultralibérale. Elle devait être un rempart collectif, pas un produit financier. 
Le débat actuel sur le budget de la Sécurité sociale place le gouvernement Lecornu devant un dilemme : recourir au 49.3 ou obtenir la « cohérence » des députés. En clair : vous obtempérez, ou l’on vous coupe le sifflet. Ce qui prouve, au besoin, que la classe politique est en voie de disparition !
À l’origine, la Sécurité sociale – pour ceux qui s’en souviennent encore – reposait sur l’idée d’une mise en commun des ressources, d’un patrimoine collectif garantissant qu’aucun citoyen ne soit laissé sans protection sociale, quel que soit son parcours de vie. C’est à cette condition que le mot « solidarité » prend tout son sens. Or, au fil des décennies, les gouvernements successifs, malgré des prélèvements toujours plus lourds, ont, par leurs choix politiques et une communication biaisée, contribué à dénaturer ce projet. 
On a orchestré – délibérément ou non – une amnésie collective des fondements de cette institution, laissant se succéder des générations de citoyens de plus en plus ignorants de son histoire et de ses principes. L’État lui-même se garde bien de transmettre ce véritable savoir social et politique, lui préférant une adultération par la dénaturalisation des valeurs. 
Cette érosion de la mémoire, cette déformation progressive de l’idée originelle au profit d’une vision comptable et individualiste, constitue une véritable trahison. À ce stade, une entorse de plus ne risque guère d’émouvoir une classe politique en roue libre. 
L’action du Conseil national de la Résistance, portée notamment par la volonté de Jean Moulin et de ses compagnons, avait pourtant réussi à dépasser les clivages pour instaurer une Sécurité sociale visant à assurer à chaque citoyen des moyens d’existence dès lors qu’il ne peut plus les obtenir par son travail. 
Aujourd’hui, cet héritage n’inspire plus que des discours convenus, quand il n’est pas purement ignoré, au même titre que d'autres valeurs qui ont fondé un pays jalousé et respecté, il n'y a guère longtemps. 
Ce constat vise d’abord ceux qui sollicitent la confiance des électeurs pour accéder aux plus hautes fonctions. La tâche serait si élémentaire qu’ils en viennent même à négliger l’essentiel : présenter un programme de gouvernement structuré, à l’image de ce qui a pu exister, par exemple, avec le programme commun de la gauche en 1981 et quelques autres textes fondateurs, pas nécessairement de gauche ! 
À cette époque, les scrupules n’avaient pas encore sombré dans les abysses de l’Atlantide politique. Et cependant, les auteurs de ces programmes savaient déjà qu’ils ne seraient pas appliqués dans leur intégralité. Ni même partiellement. Mais ils s'en donnaient la peine d'en présenter. 
Comment, dès lors, feindre la surprise face au désengagement actuel des citoyens ? Ce désintérêt ne tombe pas du ciel : il est le produit d’une entreprise d’abrutissement collectif patiemment menée par des élites qui se cooptent, se financent et se protègent. Car ce sont bien ces mêmes élites qui alimentent les candidatures et engraissent les caisses occultes des campagnes électorales. Comment attendre de ceux qui doivent leur ascension à ces pratiques qu’ils respectent ensuite la parole donnée ? Le contrat implicite est clair : je te hisse, tu me renvoies l'ascenseur ! 
Les promesses faites au corps social passent après les services rendus aux réseaux. Il est plus que temps de remettre du sens dans ce qu’on appelait autrefois le bon sens. Retrouver le fil de la mémoire, rappeler ce qu’est la Sécurité sociale et pourquoi elle fut créée. Refuser de la réduire à un algorithme !  Et par ricochet mettre sur la table le principe de souveraineté nationale, les deux allants de paire.  
Voilà la condition pour redevenir collectivement maîtres de nos propres institutions. Il est plus que temps de retrouver l'essence du bon sens !
 
PS Ce texte est le fruit d’un commentaire posté chez les amis « Les Renards Futés », sous les infos de la renarde du 4 décembre. Invité à développer, j’ai poursuivi la réflexion engagée chez eux et voici le résultat : une chronique non exhaustive qui tente de résumer ce que nous savons et qui s’ajoute à une triste et longue liste de trahisons sociales des élites et des représentants politiques. 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

lundi 1 décembre 2025

Kit de survie et andouilles en vrac !

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À l'allure où défilent les événements – flambée des prix, spirale inflationniste, dette – le pouvoir d'achat moyen se transforme en un bien de luxe. Jamais vu autant d’appel au don de la part des banques alimentaires dans les halls des grandes surfaces ! Cette situation rend le fameux « kit de survie », conçu pour un hypothétique cataclysme nucléaire venant d'un ennemi fantôme, doublement dérisoire. Son contenu ridicule – trois litres d'eau par personne avec des pastilles purificatrices et quelques conserves pour environ une semaine – dévoile l'ampleur de la niaiserie du concepteur. 
J’imagine sans peine le stock d’une famille nombreuse, parents et progéniture confondus, sans eau courante, sans électricité, sans BFM TV et satellites, ni les commodités dans des terriers incommodes ! Le sconse prendrait la fuite !
Nous prendrait-on pour des andouilles, ces spécialités charcutières emblématiques de notre patrimoine culinaire, mais aussi métaphore de débilité mentale ? Envisageraient-ils (les gouvernements du continent) notre disparition, plus que notre sauvetage ? 
Applaudissons au passage l'idée des masques anti-poussières et des combinaisons intégrales avec gants et lunettes, subtilement recommandés pour contenir les ardeurs libidineuses, au cas où la voisine/voisin, vous lanceraient des regards suggestifs, les courbes provocantes des vêtements de la dernière Fashion Week constituant une incitation à la débauche. 
Les fabricants vont se régaler (l'aubaine est trop belle !). Si ces masques s'avèrent aussi efficaces que ceux qu'on nous a refilés durant la pandémie du covid, nous pouvons être rassurés. Fabriqués en Chine et en Inde en grande quantité, on avait pris soin de prévenir l’utilisateur en inscrivant sur l’emballage qu'ils ne « protégeaient pas contre le virus ». Quand même !
Après tout, une petite huitaine passée en famille dans un trou de taupe creusé dans le jardin, en attendant que les radiations se dissipent par le trou de la couche d’ozone, peut souder les liens familiaux et vicinaux, si d’aventure, vous décidez de partager cet habitat de nouvelle génération avec vos chers voisins et amis. Subsidiairement, cela supposerait que le vilain méchant a chargé ses bombes avec des bûches de Noël !
Ces huit jours de congés, prévus par les artistes du kit de survie, prennent en compte le contenu des artefacts après explosion ? Si pour l'iode, on compte environ 8 jours, pour le Césium 137 et le Strontium 90, les spécialistes parlent de 30 ans ! Quant au plutonium 239, n’y songez même pas. Les experts sont formels : 24 000 ans !
Un conseil : allez voir vos banquiers, demandez un prêt à la consommation, peu importe le taux, c’est de nos vies qu’il s’agit, et approvisionnez-vous ! 
 
Erby du jour 
 

mercredi 26 novembre 2025

Sarko où les vingt jours qui ont ébranlé le monde !

Erby
« Les vingt jours d'incarcération d'un innocent »
aurait pu être le titre de l'ouvrage que le Lider Minimus, alias Nicolas Sarkozy, proposera dans les librairies à compter du 10 décembre prochain. Deux cent seize pages destinées à exposer son innocence et sa profonde métamorphose personnelle. Il est interdit de se gausser !
Ces trois petites semaines de détention deviendraient presque la version revisitée de « Sarko et les cent Vingt Journées de Sodome », de feu Pier Paolo Pasolini.
Après sa condamnation pour association de malfaiteurs dans le cadre de l'affaire du financement libyen, trois modestes semaines passées au sein de la prison de la Santé lui ont inspiré un concept novateur : celui de l'innocence préservée malgré l'acharnement !
Durant ce séjour carcéral, il affirme avoir été persécuté par le bruit ambiant. Sans répit. Un fracas permanent dont le silence, par son absence, devient à la fois nécessité empirique et philosophie fondamentale.
Ces vingt jours se sont révélés suffisants pour transformer un camelot de grande envergure en une sorte de Friedrich Nietzsche du pauvre, nous dévoilant une existence intérieure traumatique, érigeant le silence en sépulcre de ses anciens débordements. Ou comment atteindre la rédemption par le biais d'une souffrance muette qu'il étale méthodiquement sur deux cent seize pages ! 
Désormais, sa mission existentielle consiste à écouter le silence et à karchériser les manifestations sonores.
Homme n'ayant plus rien à perdre ni à dissimuler, il se dévoile intégralement dans la confusion d'une métamorphose particulièrement prisée parmi les délinquants en col blanc. Sa souffrance intime ayant profondément bouleversé son inconscient, c'est avec un effort surhumain qu'il abandonne les derniers vestiges d'une pudeur meurtrie pour nous offrir un témoignage poignant de ces vingt journées passées au royaume de la savonnette, tout en maintenant une verticalité morale inébranlable aidé par des garde-chiourmes zélés !
S'il en est sorti miraculeusement indemne, les réseaux sociaux en subissent les conséquences, comme en attestent les quelques extraits qu'il a livrés en pâture à une opinion publique avide des choses de l'âme, le tout dans un style d'une richesse stylistique incomparable. Je cite : 
« En prison, il n'y a rien à contempler, et aucune activité significative à entreprendre. J'oublie le silence qui demeure inexistant à la Santé, où persistent de multiples phénomènes acoustiques. Le bruit y est malheureusement constant. Mais, à l'instar du désert, l'existence intérieure se fortifie et s'approfondit en milieu carcéral. » 
Notre organisation sociale, offre à certaines personnes, coupables d’actes graves le droit à une « seconde chance » afin de se reconstruire. D’autres personnes, en raison de la gravité de leurs actes ou de leur absence manifeste de moralité, ne méritent pas une telle clémence. C’est le cas ici. Mais, comme on dit, on ne prête qu’aux riches ! 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
  

vendredi 21 novembre 2025

De fil en aiguille

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L’expression « la cinquième roue du carrosse » désigne quelque chose de superflu, d’inutile, voire d’encombrant. C'est ainsi qu’on définit cette expression née au XVIIᵉ siècle. Expression qui, comme beaucoup d’autres de notre belle langue, met les pendules à l’heure quand la coupe est pleine. Quand le ras-le-bol atteint la limite supportable. 
Cette cinquième roue qu’on appelle désormais « roue de secours » ne sert qu'en cas de crevaison. C’est elle qu’on utilise à l’occasion. C’est utile, c’est pratique, « ça peut servir » !
Pareil en ce qui concerne le peuple, le pays, la masse, les composants d’une nation. Tous ceux qui bossent, turbinent, labourent, usinent, s’uberisent, et consomment (de moins en moins) au bénéfice d’une élite qui n’a qu’un but, nous enfoncer dans la misère et par elle nous asservir plus que nous ne le sommes déjà !
Comme pour la roue de secours, cette population ingurgite et assimile. Se divertit et fait tourner les affaires d’une minorité cannibale. Ça vit de peu dans des clapiers qui, à l’occasion d’une pandémie planétaire, ou de guerres tous azimuts, on confine, on pique et humilie par de multiples mesures d'éloignement social et de taxes démentes ! Pas touche entre les gens, les gens, c'est sale ! On les autorise juste à aller se dépoussiérer à heure fixe, sous réserve de détenir une autorisation « légale » ! C’est cela la démocratie selon le concept occidental !
À l'heure où s'annoncent les échéances électorales (peut-être anticipées), la profondeur des crises et l'ampleur des faillites contraignent l'appareil en place à actionner son mécanisme préféré : la mise en scène d'une opposition entre camps retranchés, soi-disant irréconciliables.
Cette mascarade vise à canaliser l'attention des citoyens vers un avenir déjà scellé dans les officines de la pensée unique. On inculque à la population l'illusion qu'elle serait son propre ennemi. On instille la trouille par wagonnets entiers. Débute alors un spectacle navrant d'invectives et d'anathèmes entre personnes pourtant issues du même terreau social. Les étiquettes infamantes — facho, antisémite, homophobe, transphobe, islamophobe — ont désormais supplanté dans le discours public toute idée de débat raisonné et d'analyse nuancée. Plus la joute verbale s'avilit, plus la violence et le désordre achèvent de gommer les ultimes lueurs de jugement dans une bacchanale indécente où les démunis sacrifient les derniers restes de lucidité pour le plus grand profit des marchands d'illusions politiques.
La distance séparant l’orteil de l’occiput, pouvant parfois se mesurer en années-lumière, tant l’espace cognitif est abîmé chez l’individu moyen, est une vérité tangible que nous touchons du doigt à chaque instant. Cela est particulièrement manifeste pendant les joutes électorales dont on crée les conditions à loisir. C'est durant ces périodes que l'on constate de manière frappante comment les détenteurs du pouvoir s'amusent à manipuler les dominés, qu'ils traitent comme des paillassons sur lesquels ils essuient la boue des chaussures. 
Dès que le signal du début des hostilités est donné, c’est déjà le cas, les enclos s'agitent. Le moment est venu de libérer la bête pour qu'elle décharge son taux d’adrénaline négative sur ses semblables de condition. À terme, cela finira par l'éradication du surplus ! 
Mais, qu’on se rassure, tout va bien. N’est-ce pas ainsi que tout ça fonctionne depuis des millénaires ? Qui pour compter les victimes ? S'en souvenir ?
 
Sous l’Casque d’Erby