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Le motif de la fresque est d’ores et déjà trouvé. Ne reste plus qu’à lui réserver une place au Louvre, entre la Victoire de Samothrace et le Radeau de la Méduse : l'héroïque bataillon Azov guerroyant le « démon », le terrassant tel un archange vengeur, érigé en symbole d'une nouvelle Europe célébrant enfin la victoire du « IVᵉ Reich » sur les « tovarichs » moscovites, tandis que les peuples européens sont invités à applaudir des oreilles leur propre mise en bière.
Au-delà du choc d’une telle manifestation, une question fondamentale doit être posée :
Que célébrons-nous réellement chaque 14 juillet ? Est-ce, comme on le raconte dans les manuels scolaires, la victoire du peuple français sur l'Ancien Régime, l'affirmation de la souveraineté populaire et des idéaux de liberté ? Ou bien cette date est-elle le symbole d'une autre victoire, celle des puissances financières, des réseaux d'influence, du protestantisme et de la franc-maçonnerie, selon une lecture critique (mais plausible) de l'histoire ?
Les décisions prises par nos dirigeants ne laissent plus de place au doute.
Et que célébrions-nous véritablement en 1945 ? La défaite du national-socialisme et la fin de l'une des périodes les plus sombres de l'histoire, ou bien la simple mutation d'un système de pouvoir qui aurait changé de visage sans disparaître ? Les prédateurs auraient-ils simplement revêtu un costume d'agneau, préservant l'essentiel de leurs intérêts sous des nouvelles apparences ?
Ces interrogations conduisent à une autre, plus vaste encore : qui aurait été l'architecte de ces transformations historiques ? Quels intérêts ont guidé ces recompositions du monde ? Et surtout, qui aura le courage de rétablir ce que certains considèrent comme une vérité historique occultée, au-delà des récits officiels et des simplifications idéologiques ?
Comment ne pas évoquer le sacrifice immense consenti par le peuple russe — alors soviétique — durant la Seconde Guerre mondiale ? Des dizaines de millions de vies furent brisées dans la lutte contre l'Allemagne nazie.
Que reste-t-il aujourd'hui de cette mémoire ? Une exclusion !
Même à l’époque de l’Union soviétique, les ruses étaient invités à célébrer la victoire alliée contre le nazisme. Aujourd’hui, ils en sont exclus ! Leur sacrifice n'aurait-il servi qu'à préserver les apparences, tandis que les vaincus d'hier auraient trouvé le moyen de survivre politiquement sous d'autres formes ?
Ces questions dérangent. Elles divisent. Mais elles ne dispensent pas d'un examen objectif des faits. Elles rappellent surtout qu'une nation qui cesse d'interroger son histoire finit souvent par accepter qu'on l'écrive à sa place.
Sous l’Casque d’Erby












