Le hantavirus tombe vraiment à point nommé, s’insérant avec une précision chirurgicale entre l’affaire Epstein, verrouillée par un silence de plomb, et le fracas des barils du côté d’Ormuz.
Ce nouvel avatar de la dictature sanitaire — et de la dictature tout court — est, nous dit-on, transmis par certains rongeurs via des poussières contaminées par leurs urines ou leurs excréments. Va savoir où l’envie les prend !
C’est bien connu, le citoyen moderne respire quotidiennement des quantités industrielles de fiente de rat, que ce soit en attendant son RER, en s’entassant dans un bus, ou en faisant la queue dans les couloirs aseptisés des cliniques et des hôpitaux.
On en inhale probablement des boisseaux entiers au Pôle Emploi, à la Caf ou dans les bureaux du percepteur, ces lieux où l'on se sent déjà naturellement comme un rat pris au piège.
Ce virus malicieux provoque de fortes fièvres, des douleurs musculaires et, parfois, des atteintes rénales ou respiratoires graves. Soit, très exactement, le tableau clinique qui frappe n'importe quel Français au moment de découvrir sa facture de gaz, son avis d'imposition ou le prix du litre de carburant : on s’étouffe, on tremble, et on a mal aux reins dès qu'il s'agit de payer les produits de première nécessité.
Le hantavirus n'est finalement qu'une métaphore budgétaire appliquée à la virologie. Même si les contaminations humaines restent plus rares qu’une promesse électorale tenue et surviennent surtout lors du nettoyage de lieux fermés infestés — granges, caves ou cabanons — il nous faut désormais serrer les fesses avec une vigueur olympique. Car derrière le moindre buisson, derrière chaque mouton de poussière sous le buffet, peut se terrer la particule assassine, la déjection terroriste prête à bondir sur les alvéoles pulmonaires.
La prévention repose donc sur l’aération — allez donc prendre l’air sur le bord de mer, c'est gratuit (pour l'instant) — le port de protections digne d’un démineur, et notamment l’évitement absolu du balayage à sec. Sur ce dernier point, les autorités préconisent l’utilisation intensive de l’aspirateur, dont toute une gamme de modèles high-tech, capables d'aspirer votre âme en même temps que la poussière, est disponible sur les plateformes discount.
En somme, si vous ne succombez pas à la fièvre hémorragique, vous finirez ruiné par l'achat d'un appareil ménager ou étouffé par vos factures.
Dans tous les cas, le système gagne, et la souris danse.
Sous l'Casque d'Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Je sais. Ils savent. Nous savons. Tout le monde sait que tout repose sur des mensonges, des arrangements opaques et des fidélités clientélistes entretenues aux dépens des sociétés à qui l’on promet transparence et exemplarité. Nous étouffons sous les mensonges et les mauvaises intentions.
RépondreSupprimerÇa amuse les journalistes colporteurs des mensonges.
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