Encore une formule passe-partout, qu’on dégaine quand Dieu lui-même n’a rien d’autre à faire. Et Dieu sait, si...
Comme si le temps filait plus vite que les illusions occidentales.
On n’est pas grand-chose.
Il suffit d’ouvrir la boîte à manip pour comprendre que l’humanité persiste à confondre civilisation et concours Lépine de l’horreur :
l’Ukraine… Gaza… l’Iran après le Venezuela, les haines recyclées sous emballage diplomatique… les crimes contre l’humain commis avec la régularité d’un train suisse et l’indignation calibrée d’un service après-vente au top niveau.
Le monde rétrécit. On étouffe.
Si je devais résumer l’époque par une image, ce serait celle-ci : la banalisation du mal maquillée en conférence de presse.
Week-end. On se détend ! Profitons-en, heureux citadins.
Le niveau de malignité ayant dépassé les capacités de stockage du cerveau humain, même les révolutionnaires professionnels hésitent désormais à protester : trop risqué pour leur prochaine manifestation sponsorisée par « Plus fort que moi, tu meurs » !
Le conseil d’un ami : « Restez chez vous, regardez la téloche, mangez des saloperies et informez-vous juste assez pour entretenir l’angoisse sans compromettre la digestion. »
Il me revient à la mémoire cette histoire peu banale survenue en terre australienne sur la disposition de l’être vivant à surmonter les épreuves.
Une noble Dame, Jacinta Rosewarne, avait eu l’idée lumineuse de laisser traîner dans son garage deux choses absolument incompatibles :
son petit chien Charlie… et de l’éthylène glycol.
Pour ceux qui ignorent les raffinements de la chimie moderne, l’éthylène glycol est ce liquide délicieux qu’on trouve dans les radiateurs automobiles et qui transforme rapidement tout organisme vivant en dossier médico-légal.
Charlie, terrier maltais (illustration) manifestement porté sur les expériences interdites, en a lampé une rasade.
Fin du chien, pensait-on.
Mais nous parlons de l’Australie. Là-bas, entre les serpents mortels, les araignées psychopathes, un climat extrême et les kangourous boxeurs, la médecine a un rapport très particulier avec l’alcool.
Les vétérinaires, appelés à la rescousse dans un éclair de génie slave sous climat océanique, se sont souvenus que la vodka pouvait neutraliser les effets du poison.
On a donc mis le chien sous perfusion de vodka. Et ça a marché !
Charlie a survécu. Mieux : il remue désormais la queue avec l’enthousiasme d’un député découvrant une caisse noire oubliée.
Quant à sa maîtresse, noble Dame Jacinta Rosewarne, elle refuse à présent de se séparer d’une bouteille de vodka. Elle en a tout un stock à portée de gosier.
« Au cas où », dit-elle, un verre posé sur un ouvrage d'Aleksandre Sergueïevitch Pouchkine !
Ils sont forts, ces Russkofs !
Après la Crimée, les voilà en train d’annexer l’Australie sans tirer un seul coup de feu.
Pendant ce temps, l’ONU a adopté une résolution pour interdire les radiateurs automobiles.
Sous l’Casque d’Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Pourquoi j’ai encore écrit un article (et pourquoi je le regrette déjà) ? Ce texte est le énième que j’écris en jurant que ce sera le dernier. Ce n’est plus un paradoxe, c’est du vice ! Le bon wekenge à tous.
RépondreSupprimerBonjour Rod, :) Pas d'inquiétude sur ton paradoxe, c'est l'époque des "virus" et, le virus de l'écriture sévit, pour ton cas c'est salutaire pour évacuer le trop plein de hargne . Perso, j'adore ta manière de raconter, c'est anti morosité et je souris souvent de tes formules. Alors! Continue c'est bon pour le moral !! bisous !
SupprimerHic ! Bon-hic-jour lafffff houle (oh, ça tangue !)
RépondreSupprimerL'alcool c'est juste bon à (mal) remplacer le pétrole lampant au lieu de transformer l'humain en machin rampant.... au moins le pRÉSIDU comme on dit à Bonifacio n'a-t-il pas ce défaut si on veut l'en croire (il préfère le Cocacola, beurk !)
Bon, on vient de réchapper à l'ascension, ce qui est très bien car j'ai facilement le vertige.
Vive le plancher des vaches !
JC
Il manque une chose à l'humanité, l'intelligence. Bon ouik !
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