Qu’il tonne,
que ça sature,
que le bitume fonde,
le terminus approche,
Tout le monde descend !
C’est gravé dans le marbre,
hurlé par les klaxons,
aboyé dans les cafés,
craché par les bouches du métro,
inutile de surabonder :
On va tous crever !
Alors, on empiffre les secondes.
On veut du choc,
du velours,
du prodige en barre.
On veut du plein régime,
du fort,
du pur,
du violent,
du « par ici le magot » !
En attendant le crash,
on pille les stocks,
on s’injecte
la peur
par intraveineuse,
on braque des illusions,
on siffle les bouteilles,
on fait dans les calcifs.
On expectore de la fumée,
On crache en l’air,
pour mieux s’asperger.
On devient usuriers de la chance,
en jouant des coudes.
On accumule la trouille,
il faut que ça douille.
On se remplit,
on se gave,
on surdose...
Mais l’échéance est là,
tatouée dans l’os.
On va mourir !
On meurt déjà !
Mais vivre ?
C’est pour quand ?
Sous l'Casque d'Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Elle sert à quoi la poésie. A décorer ou à libérer le trop-plein ? C'est une impro que je fais voler avec les feuilles mortes.
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