mardi 7 mars 2017

Bonnes affaires à des prix déroutants

ERBY
Il y a des moments qu'on voudrait effacer de notre esprit, de la même façon qu'on fait disparaître un bloc-texte de l'ordinateur en le bleuissant, appuyant sur la touche Suppr  afin de corriger une erreur, un emportement, ou n'importe quelle maladresse pouvant vous escagasser la vie durablement.
Hélas ! Jamais nous n'aurons cette paix avec les gougnafiers qui gouvernent et le cortège interminable des prétendants prêts à les remplacer ! Les salauds ont conservé la capture écran d'un scénario au commerce très lucratif. Incroyable, le nombre de samaritains disposés au sacrifice pour panser nos plaies !
La bonne affaire ! Pour ce prix-là, mesdames et messieurs, vous aurez la série de casseroles en cuivre, la parure de lit blanc printemps, le linge de toilette à motifs ethniques, le tapis de bain en forme de galet et son lot de serviettes éponge esprit zen. En prime, la maison vous offre la laisse à sangle avec son enrouleur pour tenir votre chien quand il fera ses besoins, ainsi qu’un lot de sacs ramasse crottes pour laisser le trottoir aussi propre que vous l’aviez trouvé en arrivant. Pour cela, vous n'aurez qu'à signer un petit bout de papier d'un montant dérisoire : l'esclavage à vie ! Un investissement dont vous rêviez et que (beaucoup) d'autres ont d’ores et déjà réalisé ! Eh, bien, voyez-vous, votre tour est arrivé, nous vous l'offrons !
Ils l'ont décidé, orchestré, manipulé : nous sommes les jouets à pile alcaline qu'ils activent à séquence régulière sur la table apéritif pour que nous nous mettions dans la gueule de manière définitive : les vieux contre les jeunes, les jeunes contre les branleurs, les branleurs contre les poux, les poux contre les punaises, les punaises contre les tiques. Les chauves réclamant à cors et à crins une pilosité accrue afin, qu'à l'instar des chevelus, ils puissent accueillir de l'élément exogène en toute égalité !
Et les perruquiers dans tout ça ?... Tout pareil ! Ils coupent les cheveux en quatre pour arrondir des fins de mois difficiles ! 
Si la bordée d'insultes et des mots drus qui nous submerge, chaque fois que nous les proférons devant un politicard pointant le tarbouif à la lucarne suffisait, cela ferait longtemps que nous vivrions en paix ! Or, non seulement cela n'est pas le cas, mais, mieux, ils se sont passés le mot pour que le petiot, le soumis, la brèle, la loque s'esquintent la gueule à tour de bras, pendant que les marlous se partagent les dividendes, qui eux ne sont pas fictifs.

Sous l’Casque d’Erby


samedi 4 mars 2017

Le cœur dans les mains

M art' IN
Dans la vie, il y a ceux qui se mouillent,
Ceux qui le voudraient, mais qui n’osent pas,
Ceux qui ne le veulent pas, qui atermoient,
Un doigt dans l’cul de Judas.
L’autre au-delà
Ceux qui payent pour voir,
Les Thomas de la voyance : un, deux, trois, et un énième coup pour y croire,
Pour apprendre qu’il n’y a plus rien à voir,
Sinon cette évidence perpétuelle qui nous frappe en nous aveuglant.
Demain c’est quand ?...
De l’eau, de l’eau dans le pinard, quand la vague échoue au pied des néants,
Poussant vers le sable le trop plein de larmes et de sang.
C’est la révolution aquatique : tous à la patauge et chacun pour soi !
Les frivoles diront : « que d’exagération ! Au diable le mouron ! A la mare les trublions ! 
Dansons, dansons, au son des violons !
Ouste, les vinaigrés qui pourrissent les arpions,
Tous à l’échafaud ! »
Tout le monde a raison. Mais vrai que la lave ne touche pas de la même façon celui qui se trouve au loin, que celui qui s’en trouve au cœur.
Si la vie n’est que métaphore, le phosphore des poètes brûle des cierges au seuil des enfers,
Tant le cœur est un amas de particules enfermées dans le coffre des vanités.
La vie ne serait que cela, un éternel enfumage ?
Des vagues scélérates à la soudaineté insatiable ?
Si mon esprit y penche, mon cœur s’y refuse !

Sous l'Casque d'Erby



mercredi 1 mars 2017

Voir Méluche et nourrir… des regrets !

M art' IN
Je m’en vais vous raconter une bonne. Ras-le-bol des mauvaises, il y en a assez comme ça, de mauvaises !
Mardi 28 février, 18 heures, Lannion. Ciel tourmenté et giboulées. Le mois de mars annonce la couleur depuis plusieurs jours, alternant le bleu, le coton et l’anthracite dans un mélange à couper le souffle. La lumière est festivalière et le plaisir à son zénith.
On se grouille, direction l’Arena de Brest, pas pour esgourder ce que Méluche a à dire – ça on connaît –, mais pour le zieuter en chair et en os. Faudrait que son tailleur revoit un brin le look, il m'a l'air un peu étriqué dans celui de prolo new-age qu'on lui a trouvé.
Nous avons fait fissa pour être pile à l’heure. Sur la route, longeant la longue plage de Sain-Michel-en-Grève, nous n’avons pas pu empêcher l’émotion venir pour la énième fois toquer aux pupilles pour nous alerter, tant le spectacle est magnifique. Comme si les étoiles montées à cheval sur des vagues lancées au galop s’étaient donné rendez-vous dans un mélange d’écume et d’étincellement pour nous caresser les arpions...
On garde la fulgurance dans le système limbique, essentiel pour entretenir la mémoire émotionnelle !
Arrivés à Brest à 19h30, traversant à la hâte le pont de Harteloire, en amont de celui de Recouvrance, nous étions dans les clous, pour découvrir l’Arena, à la recherche d’une place pour garer la carriole. D’ordinaire la dite Arena a du mal à se remplir, parole de brestois, mais aujourd’hui, c’est Méluche, et ça change tout !
Ma première impression fut néfaste : des bagnoles collées-serrées à ne pas pouvoir s’extirper du véhicule sans heurter la caisse d’à-côté et risquer une altercation verbale et plus si affinité. Pas de place. La sécurité, au taquet, nous envoie gentiment vers une grande surface à 800m de là, où, à cette heure, disent-ils...
Comme nous sommes de gauche, on obtempère, c’est une habitude ! Je suis chaud-bouillant et ça m’énerve ! Avec ça, une queue, mais une queue !, à faire rugir de dépit les cœurs les plus endurants. Imaginez : presque trois mille quidams alignés, attendant peut-être le miracle d’une extension express du bâtiment pour s’imbiber d’eau sacrée, sans plus de résultat que le mien, sauf qu’ils se prenaient la bruinasse brestoise au niveau du thorax, au point que j’ai eu peur – eh oui ! – d’attraper la mort à faire le poireau comme un con, pour, in fine, clopinette. Et la mort, Dame, autant qu'elle soit lente.!...
Après consultation rapide, les brestois qui nous recevaient nous proposaient le tarpet – accepté, tout comme on accepte le rétablissement de la Sécurité Sociale et la suppression de la peine de mort dans les pays où elle n’est pas encore abolie – et le discours de Méluche en différé sur Internet. J’ai un peu tiqué, car je n’aime pas la télé, je n’aime pas la bagnole, je n’aime pas les journaux, je n’aime pas la foule, je n’aime pas le café soluble, pas plus que les tisanes et la cuisine réchauffée, je déteste les quartiers dans le noir, le béton, le bitume, les mémés à chien, les rideaux qui bougent quand vous arpentez le trottoir, je n’aime que les étoiles quand je les regarde au fond des yeux.
J’ai cédé et me suis colleté Méluche à l’écran, me disant ce que je savais déjà : la retraite à 60 ans, le plan d’investissement de 100 milliards pour une relance écologique de l’activité, etc... Le succès tue la confidentialité !
Il m’a donné rendez-vous le 18 mars, place de la Bastille, au Défilé pour la 6e République. Je suis pour, mais Paris, c’est encore plus loin que Brest et il n’y a pas la mer !

Sous l’Casque d’Erby

 

lundi 27 février 2017

Je vote Méluche !

M art' IN
Billet rapide. Demain soir, les amis, je serai à Brest à 19h30 au plus tard. Je vais zieuter et esgourder ce que Méluche dit et répète depuis un bout de temps à l'Arena en réunion publique. En direct-live !
En électron libre, je me pointerai avec la double intention de voir un coucher de soleil, comme la lumière bretonne en a le secret, et, peut-être aussi, l’idée d’une aube nouvelle aussi lumineuse que cette France historiquement coupée en deux, l’insolence oligarque obligeant par tous les moyens de ses pouvoirs politiques et médiatiques la libre existence de la partie faible, ouvriers, rejetés du monde, incompris et autres écrasés par la finance, à grattouiller la misère au-delà de la misère, au profit de son seul profit. L’idée de vivre chichement sans avoir à supporter le poids de l’insolence capitaliste, de son CAC40, est non pas une erreur, mais une nécessité ! Y arriverons-nous ? Je le veux, mais… Tant pis si je rêve !
Voter Méluche aux prochaines ? Je vais le faire. Je le ferai avec une certitude, celle de la faible influence d’un carré de papelard dans l’urne translucide, sur laquelle les bookmakers parient déjà la sueur et le sang des peuples. Je le ferai, sachant d’expérience qu’il y a toujours loin de la coupe aux lèvres. Sachant que toute élection est un cadre et que hors ce rectangle ou ce carré officiel rien n’est plus informe que l’idée qu’on nous oblige à accepter en nous faisant croire que le libre arbitre est une denrée personnelle, voire une idée internationale !
Je le ferai, parce que, après avoir été baladé, comme nous tous je crois, voté pour tant et tant d’escrocs depuis 1981, assisté  à tant de spectacles désolants et à la mise au pas des sociétés au profit d’une finance obscure et malfaisante ne plus se soumettre est non pas un devoir mais un besoin impératif !
Quitte à voir du bordel tous azimuts, autant en être conscient et aller jusqu'au bout ! 

Sous l’Casque d’Erby


dimanche 26 février 2017

Zyzycal Touareg

M art'IN
Une semaine écoulée que je n’ai vue, ni sentie, pas plus qu'effleurée. Tout pareil que la vie. Ça file à une vitesse ! Même qu’on ne la passe qu'à penser à ce souffle ultime qui va forcément finir par avoir raison de tout !… Et qui flanque de ces chocottes que c’est horreur à imaginer. Tellement peur de la mort que ça rend malade la vie durant des personnes qui débordent de santé ! Mais, je vous rassure, tel n'est pas mon cas, puisque j'envisage d'atteindre, bon an, mal an, mes 118 ans d'âge ! A 120, cela semblerait fort prétentieux. Je reste modeste.
La France, notre belle France, est en faillite politique. Depuis combien de lustres ? La terre d'asile du vote utile a besoin d'être flinguée ! Tout arrive à qui sait attendre, din-dan-dong !...
Je ris, adossé au mur de mes doutes, de mes fantasmes, l’air de celui qui manque terriblement d'oxygène !
Vous ignorez (ou vous ne l'ignorez pas) ce que c’est qu’un Touareg, en dehors du bleu d’Epinal ?...
Voici une approche parmi beaucoup d'autres.
On décille. On ouvre les écoutilles.
Peut-être que la correspondance éveillera un peu de lumière dans les poubelles du cerveau. Ces corbeilles qu’on ne vide jamais, qui s’entassent, s’entassent dans la benne des esprits jusqu’à devenir des montagnes inexpugnables. 
Zyque !


Conte Touareg _Algerie,Libye,Niger,Mali
  
Desert Sessions: Tamikrest
  

Festival Toureg au Mali
  

Festival Afoukada 




Sous l'Casque d'Erby


vendredi 24 février 2017

Quand vient le mauvais vent

ERBY
Quand tout va, tout va à tout va.
Macron-Bayrou, Hamon-Jadot, son écolo-alibi (la définition donne strapontin) ; Marine et ses arnaques, dont elle ne veut en entendre parler ni davange en parloter devant la maréchaussée ; Fillon, sa femme et ses avocats de biftons-fistons planqués à l’ombre, ce n’est plus une campagne présidentielle, c’est une campagne de mis en examens !
Devant une telle déchéance généralisée, que reste-t-il de propre chez celui qui se lave tous les jours, qui sent l’huile essentielle, qui présente propre de sa personne au milieu du fumier ?...
La poésie, rien d’autre


 Quand vient le mauvais vent

Ne plus voir
Ne plus entendre
N’ayant que l’odorat
Pour percevoir et comprendre
Tout saisir à la moue, au clin d’œil
Du profil de l’être
A la bouffée egomaniak
De l’instant qui naît à l’instant centrifugé
Souffle chaud
Larme glacée
Les choses qu’on dit
Les choses qu’on vole à la vie
Songes bercés les yeux plongés dans les déchets
Quand le cœur désarmé
Se blesse sur les murs de l’ordure
Comme un feu noyé dans un sanglot
Sans bout de bois pour le ranimer
Parce que rien ne tient
Parce que tout s’en va
Alors que la vie danse le printemps

Sous l’casque d’Erby


lundi 20 février 2017

L’amour impossible

ERBY
Si la perspective en peinture ou en photographie est la technique représentant un objet sur une surface plane tel qu'il apparaît à distance par rapport à une position donnée et à l’impression qu’elle procure à l’observateur, elle s’ancre aussi dans un projet d’avenir dans le registre politique et sociologique, dont la ligne la plus directe est : droit au but, virages compris. Or les choses ne sont pas aussi simples que l’esprit le voudrait. Autant dire que les carottes sont loin d’être cuites, tant la vue de tous et de chacun est capricieuse et seulabre devant… la perspective ! Pareil que lorsque l’on fait cuire des pâtes : al dente ou molles ?... T’as pas fini de surveiller le feu sous les gamelles, ni d’entendre des remarques de la part des convives une fois présentées. J’aurais fait comme ceci, moi comme cela... C’est tout juste si on n’a pas envie de répondre : « mélangez les deux et foutez-moi la paix ! »
A l’heure actuelle, la perspective se résume à cette quatre ou cinquième dimension qu’aucun télescope ne détecte et dont on parlote à longueur de perspective : la terre est-elle ronde, plane ou ovale ? Est-elle suspendue comme un luminaire fixé au plafond de l’univers, telle une touffe de crins prête à quitter la peau du crâne ou c’est encore autre chose ? Ou, ne lésinons pas avec les moyens, une fois arrivé au bout du plat, ne nous reste-t-il plus comme solution qu’à rebrousser chemin pour trouver les bouts manquants dans les points cardinaux ou nous précipiter dans le vide absolu ?...
Ainsi donc, ne manquant pas de perspectives – plaignons-nous ! – partant du bocal pour se projeter dans le global, voire le trou noir intégral, nous voici dans ce que l’Hexagonie a de plus ragoûtant à offrir en ce lundi quelconque à ses sujets : l’impossible histoire d’amour entre le solférinien Benoît Hamon, miniature de François Hollande, et le très hologrammique et remuant Jean-Luc Mélenchon dont la faconde désarmante et la pugnacité instillent un second souffle quand on en est à bout...
L’un a le vin, l’autre la carafe d’eau. Mais quelle mesure d’eau dans le verre de vin ? L’un propose, l’autre grimace. Que d’eau ! Que d’eau ! Que d’eau !...
Faut-il y croire ? Faut-il envoyer une sonde pour mesurer le degré d’obscurité, ou faut-il chercher dans la longueur de la pellicule le négatif d’une vérité dont la graine germe dans les champs de la perspective ?...
On me l’avait dit et je ne voulais pas le croire. On me l’avait répété et je ne voulais pas l’entendre : « Vous verrez, ces journées interminables où les lampes restent allumées et que la clarté se fait rare. Vous apprendrez ces jours où les choses se perdent dans la brume… »
Sur ce, m’en vais faire la causette à mon jardin, au crépuscule, il a des choses sublimes à m’annoncer pour les jours à venir.

Sous l’Casque d’Erby