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lundi 27 mars 2017

François Fillon chante : noir c’est noir

ERBY
Tout en regardant sa montre à plusieurs SMIC, arborant des costards à beaucoup plus, François Fillon met sur orbite un « cabinet noir » à l’Elysée qui aurait écouté et diffusé ce que nous savons sur qui vous savez afin de ruiner son petit commerce.
Si maintenant la Présidence de la république se met à faire le taf des Agences de presse que va-t-il  rester à la presse pour désinformer le peuple selon des règles déontologiques propres à la profession ? L’archéologie ?... Une idée à creuser.
Ayant été Premier ministre du Lider Mínimo, aujourd'hui reconverti dans l'hôtellerie de luxe, il doit savoir de quoi il parle quand il évoque les grandes oreilles. Quand on se souvient de la taille de celles de son ex-patron et du tout sécuritaire avec les Hortefeux, Besson et autres Buisson, il y a de quoi s’esclaffer !
N’hésite pas Fifi, fonce dans le tas, montre-leur ce que tu as dans le falzar ! Le peuple, cette nébuleuse qui tâtonne dans le brouillard, t’écoute, autant qu’il garde un œil sur ton costumier, ton horloger, tes bienfaiteurs, ainsi que sur ta petite entreprise familiale !
La fête foraine bat son plein en Hexagonie intérieure, avec Hamon qui se demande de plus en plus ce qu’il fout dans la galère solférinienne, tant les pontes du socialisme félon quittent le radeau pour aller rejoindre le paquebot Macron, en Hexagonie extérieure – la Guyane précisément, ce territoire ultramarin –  la gomme chauffe sur le bitume. Syndicats et mouvements alternatifs ont voté à la quasi-unanimité la grève générale ! Il était temps les frères !
Terre oubliée, elle toque à la porte de nos consciences par le biais d’un mouvement général pour rappeler aux pouvoirs publics, aux politicards d’espèces venimeuses, que le bagne social n’est pas une fiction qu’on regarde à la télé après le vingt heures, mais la triste et interminable réalité quotidienne en matière de chômage, de santé, d’éducation, d’économie, ainsi que de sécurité. Le tout additionné donnant un taux de pauvreté indigne de la cinquième puissance mondiale !
Après avoir poussé le bouchon aussi loin que possible – comme tous les gouvernements en place depuis des décennies – celui du quinquennat qui s’achève ne s’y soustrait pas : envoi d'une mission interministérielle (la ministre de tutelle refusant la galère), laquelle mission est missionnée pour que les manifestants, après une bonne flopée d’insultes, comme cela est coutumier quand le faitout déborde – faut bien se défouler ! – lui remettent un… Cahier de revendications !
Extraordinaire, non ?

Sous l’casque d’Erby


lundi 20 février 2017

L’amour impossible

ERBY
Si la perspective en peinture ou en photographie est la technique représentant un objet sur une surface plane tel qu'il apparaît à distance par rapport à une position donnée et à l’impression qu’elle procure à l’observateur, elle s’ancre aussi dans un projet d’avenir dans le registre politique et sociologique, dont la ligne la plus directe est : droit au but, virages compris. Or les choses ne sont pas aussi simples que l’esprit le voudrait. Autant dire que les carottes sont loin d’être cuites, tant la vue de tous et de chacun est capricieuse et seulabre devant… la perspective ! Pareil que lorsque l’on fait cuire des pâtes : al dente ou molles ?... T’as pas fini de surveiller le feu sous les gamelles, ni d’entendre des remarques de la part des convives une fois présentées. J’aurais fait comme ceci, moi comme cela... C’est tout juste si on n’a pas envie de répondre : « mélangez les deux et foutez-moi la paix ! »
A l’heure actuelle, la perspective se résume à cette quatre ou cinquième dimension qu’aucun télescope ne détecte et dont on parlote à longueur de perspective : la terre est-elle ronde, plane ou ovale ? Est-elle suspendue comme un luminaire fixé au plafond de l’univers, telle une touffe de crins prête à quitter la peau du crâne ou c’est encore autre chose ? Ou, ne lésinons pas avec les moyens, une fois arrivé au bout du plat, ne nous reste-t-il plus comme solution qu’à rebrousser chemin pour trouver les bouts manquants dans les points cardinaux ou nous précipiter dans le vide absolu ?...
Ainsi donc, ne manquant pas de perspectives – plaignons-nous ! – partant du bocal pour se projeter dans le global, voire le trou noir intégral, nous voici dans ce que l’Hexagonie a de plus ragoûtant à offrir en ce lundi quelconque à ses sujets : l’impossible histoire d’amour entre le solférinien Benoît Hamon, miniature de François Hollande, et le très hologrammique et remuant Jean-Luc Mélenchon dont la faconde désarmante et la pugnacité instillent un second souffle quand on en est à bout...
L’un a le vin, l’autre la carafe d’eau. Mais quelle mesure d’eau dans le verre de vin ? L’un propose, l’autre grimace. Que d’eau ! Que d’eau ! Que d’eau !...
Faut-il y croire ? Faut-il envoyer une sonde pour mesurer le degré d’obscurité, ou faut-il chercher dans la longueur de la pellicule le négatif d’une vérité dont la graine germe dans les champs de la perspective ?...
On me l’avait dit et je ne voulais pas le croire. On me l’avait répété et je ne voulais pas l’entendre : « Vous verrez, ces journées interminables où les lampes restent allumées et que la clarté se fait rare. Vous apprendrez ces jours où les choses se perdent dans la brume… »
Sur ce, m’en vais faire la causette à mon jardin, au crépuscule, il a des choses sublimes à m’annoncer pour les jours à venir.

Sous l’Casque d’Erby



lundi 30 janvier 2017

Par Hamon et par veaux !

ERBY - No comment !...
Contre toute attente Saint Benoît Hamon de la Rade de Brest – il est breton, ce diable d’homme – a botté les fesses à Manolo Valls pour se retrouver en haut de l’affiche afin de disputer le match de sa vie à l’occasion de l’orgie présidentielle dans trois petits mois.
Il doit se frotter le mandrin sous la bure le Saint Benoît d’avoir réussi à faire fermer le clapet au roquet catalan ! D’ici là, il devra faire fissa pour recomposer une famille politique disloquée pour la rendre présentable aux yeux d’un corps électoral tout aussi disloqué, avant de s’attaquer à ce qui semble être un chantier galère : réunir sous un même chapiteau toutes les composantes de la gauche. Pour cela, il va falloir qu’il benne de l’eau dans le picrate solférinien. Il peut d’ores et déjà compter sur le soutien sans faille de Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal et peut-être même Jadot le vert… Gast ! Si avec ça, le gars Hamon ne met pas l’oligarchie au pas, c’est à se cogner le melon sur le premier bloc de granit venu !   
Sans chercher à minorer la victoire éclatante du brestois, force est de constater que monsieur 49-3 a tout fait pendant de longues et pénibles années pour lui faciliter la tâche.
Quoi qu’il en soit, fort de cette victoire, les instituts de sondages le créditent d’ores et déjà de 15% d’intentions de vote, devant Méluche, 10%, mais derrière Fillon, Macron et la Marine, peu importe l’ordre d’arrivée. Quand on sait ce que ces projections sondagères ont donné aux Amériques et en Angleterre avec le Brexit, le pire n’est jamais loin.

Sous l’Casque d’Erby