Magnifique. Deux illuminés, un calicot et une certitude absolue. Qu’il est long le chemin qui va de l’orteil à l’occiput !
Les élections approchent et, déjà, nous assistons à l'échauffement des jockeys, affublés de casaques flamboyantes, et à de paris audacieux. Pour l'instant, pas question de galoper : c'est du trot monté. Toute autre allure risquerait de conduire directement à l'épuisement et à la disqualification.
Temps poisseux. Visibilité nulle. Le départ n’est cependant pas retardé. La liste des participants n’est pas encore close. Ligne d’arrivée aléatoire. Va y avoir de la casse !
Petite question aux gars de la pancarte : qui décide qui est fasciste et qui ne l'est pas ?
Inutile d’insister, c’est bouché !
Avec les présidentielles les turbulences idéologiques à zéro balle sont à la fête. Mais ça peut s’avérer payant !
L'illuminé de toujours, qui considère comme fasciste quiconque ne pense pas comme lui, joue au policier de la pensée. Quiconque ose un ressenti personnel est en danger.
Le délégué syndical, soudain investi de pouvoirs inquisitoriaux, soucieux des subsides que l'État lui octroie et craignant pour son avenir lustre son index.
Le chef de parti, qui distribue des cartes de démocrate depuis son bureau à qui le mérite, selon des critères toujours douteux, compulse le dictionnaire des bonnes mœurs.
Il suffit que le questionnement ne corresponde pas au vôtre pour que, par magie, l'étiquette s'imprime sur votre front, comme un code barre !
Tout cela a un avantage conséquent : si c'est moi qui décide qui est fasciste, j'aurai toujours un fascisme d’avance sur vos pensées.
Démocratiquement pratique !
Le débat (quel débat ?) entre gauche et droite est faussé depuis que des malins ont décrété qu'il existait dans l’échiquier politique traditionnel un gouffre entre les deux faces d'une même pièce. Amener l’électeur à le croire contribue à la floraison des gogos par tous les temps !
Pourtant, prenez une pièce d'un euro (un de nos francs anciens égal un euro, la belle arnaque!), retournez-la autant que vous voulez : elle aura toujours la même valeur, quelle que soit la face qui apparaît — à condition, bien sûr, que le cours de la Bourse se comporte correctement.
Voter à gauche parce qu'on croit que la gauche est vraiment ce qu'elle prétend être est aussi peu fiable qu'un pneu crevé en pleine montagne.
En réalité, il y a un seul dupe : le naïf à qui l'on a fait croire que, là-bas au loin, après avoir traversé plusieurs vies et autant de morts, il existe un terrain luxuriant où il pourra creuser un trou, s'y glisser et attendre que le voile évanescent du « paradis socialiste » recouvre pour toujours l’horreur des dénis.
Requiesce in pace !
Sous l’Casque d’Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Que celui qui aperçoit une trouée dans le ciel orageux la partage, svp. Un ciel dégagé et limpide est un luxe. Le bon tout.
RépondreSupprimerBonjour Rod ;) Belle réflexion comme d'habitude, seul bémol, qui pousse sa pensée aussi loin ? Plus on développe et plus ça devient obscur... C'est grave docteur ? Besitos !
RépondreSupprimerBonjour Volti. Tu as raison. Je traverse, ces temps-ci, des moments de profonde solitude.
SupprimerJ’ai horreur des redites, et pourtant je suis condamné à me répéter, encore et encore. Je déteste les manipulations grossières, les ficelles trop visibles, et je regarde, impuissant, se déployer les litanies habituelles des campagnes électorales, avec cette fameuse « peur du loup » qu’on brandit dès les premiers nuages.
Et je pense aux affreux, aux plus affreux, ceux qu’on brandit comme épouvantails pour nous montrer le chemin de l’abattoir : le RN ! Quand on sait pourtant combien Macron doit de mercis à Marine et aux autres, grâce à qui…
Bref, je ne sais plus très bien que faire. Que dire pour enrayer cette machine infernale de la bêtise ? Comment lutter contre ces discours ressassés, ces peurs savamment entretenues et ces manipulations qui finissent par tout emporter sur leur passage ?
Je cherche encore la réponse. Mais je dois bien avouer qu’en ce moment, ça m’échappe. Besitos bonitos.