dimanche 6 avril 2014

samedi 5 avril 2014

Années noires de la peinture

Sorcière battant le tambour de sa toile sur son tapis volant


« Années noires de la peinture » ? Années de la peinture invisible , que connait-t-on de la peinture française de 1983 à 2013 ? Et qu'en est-il de l’exception culturelle française ? 
Aude de Kerros, à qui je demande depuis quelques années des nouvelles de la peinture, comme une quête, « Aude ma sœur, Aude ne vois-tu rien fleurir ?», me répond encore dans ce dernier livre, qu’elle a écrit cette fois en collaboration avec Marie Sallantin et Pierre-Marie Ziegler, que rien ne change…
Le problème d’apartheid envers les artistes-peintres français demeure… en France… 
Elle n’a de cesse de le démontrer dans ses essais : « l’art caché », « Sacré art contemporain » et d’interpeler sur le problème de la dictature artistique qu’est devenue l‘institution culturelle financée par les contribuables. La même que sous Hitler en Allemagne dans les années quarante, en Italie ou encore en URSS… Sauf que là, sous couvert de leurres, le contribuable paye cher l’art dit contemporain que conceptuel, l’art marchand. 
Ce livre retrace, avec de nombreux témoignages éclairés,  la lourde oppression exercée sur les 17 000 artistes adhérents de la « Maison des artistes » qui n’ont plus aucun lieu décent pour exposer : toutes les salles étant réquisitionnées par les agents culturels de l’État, les préposés-décideurs de ce qu’il faut montrer ou pas ! 
Les aides apportées par la forte contribution des français pour que les FRAC, DRAC, CNAC et autres organisations de contrôle vivent, ne servant qu'à entretenir des élites et le marché de l’art conceptuel et étranger, de surcroit. 
«  La peinture n’a pas sa place dans les conceptions de la gauche. Comme le clergé, en somme, elle a le pouvoir de décider de qui l’on doit avoir honte. C’est la grande culpabilisatrice dans notre société » : John Currin. 
« Tous les musée deviennent des grands magasins et tous les grands magasins deviennent des musées…. Gagner de l’argent est un art et les affaires bien conduites sont le plus grand des arts » : Andy Warhol 
« La comédie générale se charge de tout mélanger, de mêler les artistes qui dégagent du profit, avec ceux dont c’est l’œuvre qui se profile » : Jean Philippe Domecq. 
« La mort de l’art permet à toute l’humanité de faire n’importe quoi,c’est sans importance. En revanche elle interdit à l’artiste de faire de l’art » : Aude de Kerros. 
«  Il n’existe plus de repères. Un art faussement et pour ainsi dire grotesquement désigné comme avant-gardiste et contemporain est plus que jamais institutionnalisé et porté aux nues. » « Le public est berné ; l’art authentique est spolié, dénigré ou simplement ignoré. » « Triomphe de stupide d’un art gadget du concept, inutile. » Dans « face à l’art ». « Je ne connais pas de régimes qui aient politisé la question de l’art ou esthétimisé la question du politique, sans avoir été finalement totalitaire » : Michel Schneider . 
« On peut affirmer sans se tromper que l’État n’a pas à imposer de choix esthétiques, ni en favorisant le concept du mouvement et de la rupture, ni en mettant en place dans les écoles et les universités les tenants des idéologies dites d’avant garde…. La mission de l’État est de remettre les artistes au centre de l’action de l’État afin que l’action publique soit au service de la diversité culturelle et esthétique » : Rémy Aron. 
« Nous avons besoin de l’art pour ne pas mourir de réalité », disait Nietzsche. La réalité ici est criarde. De plus, toutes les Œuvres conceptuelles achetées par l’État tombent en ruine. 
L’argent du contribuable sert à les rénover sans cesse. In fine, il est impossible de connaitre exactement les montants engagés pour tout cela... 
Lisez ce livre pour éclairer vos lanternes, ou vos pinceaux. Dans ce noir de toutes ces années de misère de l’art... devrait renaitre la lumière !

1983-2013. Années noires de la peinture, par Aude de Kerros, Marie Sallantin et Pierre-Marie Ziegler - éditions Pierre Guillaume de Roux - 208 pages - 23 euros. 





Sous l'casque d'Erby 


Municipales 2014 - Si on tirait le bilan !

vendredi 4 avril 2014

FAIRE SIMPLE

Source
La si belle nature est d'une infinie variété et complexité. Dont l'humanité, qui n'en est qu'infime partie. Une mince ''élite'' humaine prétend ''régner'' sur toute la nature. La pille, nous y compris. Et pour mieux nous asservir ''démocratiquement'', régente la vie sociale par ses ''usines à gaz'' variées d'artificielles complexités. Bien pire que les naturelles !
Notre vie individuelle et sociale est très perturbée de ces usines à gaz bureaucratiques, venues d'usines à gaz réglementaires et législatives en pyramides d'usines à gaz politiques (de droite ou de gauche). Censées simplifier la vie des ''êtres supérieurs'' à ceux de la sauvage jungle. Par jungle civilisée d'usines à gaz, simples comme se soumettre !?
La régression de notre vie quotidienne passe par ces usines à gaz. Retombées de technologies nouvelles (outils statistiques, etc.) qui ''rationalisent'' la bonne gestion du vil peuple, asservi à ''rentabiliser l'investissement'', point. Simple. Comme le fric. Domaine public et privé confondus, le ''simple'' fric règne, nouveau Dieu dictatorial. Simple.
La marchandisation du monde, la monétarisation générale, envahit tout. ''Simplifie tout''. C'est ce que chantent les dévots de DIEU-FRIC. Il est vrai que nous y devenons simples esclaves ou au mieux dociles moutons à tondre, volailles à plumer, chiens de garde féroces et autres robotisés, moins rentables que robots en incessants perfectionnements.
Restent des marginaux, des rêveurs, des révoltés... et des vrais curieux, qui cherchent...
Depuis toujours, l'homme a eu saine curiosité à connaître, aimer sinon comprendre son environnement naturel complexe, y faire sa ''niche'', comme l'oiseau son nid, simplement.
Et, simplement, dignement à honorer ses anciens, ses morts sacrés, selon une capacité singulière de l'espèce humaine (qui semble nous être unique, encore que... ?).
De cette coutume est né le culte, lequel s'est amplifié au pire. Lamartine (qui a écrit pourtant bien des bêtises!) dit lucidement : ''Dieu est un mot inventé pour expliquer le monde''. Et, lucidement, peu à peu, le mot inventé n'a pas suffit à expliquer. On cherche... On rejette ce DIEU-FRIC encore plus cruel que celui ou ceux des religions historiques...
On cherche. La curiosité est un très beau défaut, pas vilain du tout, pour cette soif de connaître la nature. Depuis avant Archimède jusqu'à après Einstein, en passant par les ''Lumières'' des savants arabes ou chinois (etc.), à ceux d'Europe du Moyen-Age, de la Renaissance et des 18-19°siècles (Goethe, Pascal, Newton, Darwin, entre cent autres), nos connaissances font de très fantastiques bonds... au point que de hardis chercheurs estiment qu'il n'y a plus qu'à finir le boulot : 95% d'inconnus au lieu de 99,9999...% : c'est le progrès !... et la voie de la sagesse !
Non, le progrès n'est pas la technologie, ses terribles moyens de pillage de la nature. Au point, désormais de menacer de mort la planète (ou notre espèce) de terreurs, nucléaire et autres, de dérèglements climatiques et autres empoisonnements... follement rentables à court terme.
La sagesse est naturelle, sur le long terme. La folie du lucre est artificielle, à court terme : le moteur du capitalisme est ce court-termisme qui guide les spéculateurs et autres gangsters. Attentifs par exemple aux déclarations d'actualité du chômage en hausse ou en baisse, comme une variable, entre autres, des variations du cours du café ou de l'or, cotes de bourses, etc. : pour risquer ses billes ou en retirer. Et la belle démocratie obéit à çà !...
Certains lecteurs trouveront que je ré-enfonce là portes ouvertes. Toujours les ré-enfoncer, disait une affiche de Mai 68. Et, à l'époque, ce qui, pour le pouvoir, ''dépassa les bornes du tolérable'' fut de s'en prendre physiquement aux portes de la Bourse de Paris... !
D'autres portes, dites ouvertes, sont à ré-ouvrir souvent : Ce sera l'objet d'un futur billet...


*
Faire simple ? : c'est pas simple. Mais c'est courageux et juste : politique et social.
Faire simple commence par la revendication anti-''usines-à-gaz'', à juste titre. Et après ?
Prenons l'échelle de la libre initiative citoyenne de quartier : s'il vous reçoit, le maire pleure, parfois : hélas, je suis prisonnier des labyrinthes du département, région, état, etc.... Et, au lieu de vous écouter, en rajoute une couche labyrinthique au nom des intérêts bien compris (?) de la commune, blabla... : subvention ? On va voir, si, si... C'est parfois ainsi que commence, en bas de l'échelle, la discrète corruption d'un projet associatif, ce cancer qui domine le monde par l'argent et les strapontins de mini-pouvoirs flatteurs : ''tu pourrais devenir conseiller(e) municipal(e) en échange de mon soutien à ton projet''... Je cite là un cas tout récent survenu à Saint-Nazaire, mais cela pullule et pollue partout !!
L'initiative ''faire simple'' peut être à l'échelle de la coopérative. Comme celle-ci, dont le siège est à Montreuil mais qui ''rayonne'' bien ailleurs, dans un domaine précis : pas des ouvriers mais des ''œuvriers associés'' qui œuvrent dans la création ou diffusion de films socio-politiques (etc.) sous le beau nom de Direction Humaine des Ressources, DHR moqueur du charabia patronal DRH... : Oui, quoi de plus simple que de remettre, d'abord, nos mots corrects et beaux au lieu du jargon bureaucratique terrorisant ?...
Beaucoup d'autres saines initiatives sont motivées par ''la décroissance'' bien comprise, le refus du gaspillage, la volonté de moins avoir et d'être plus. D'inventer par exemple jardins citadins et réseaux d'échanges, via une monnaie de troc comme le ''sel'', etc. Laboratoires d'expériences sociales très diverses, rejoignant la création de ''zones libérées autogérées''. Et c'est un phénomène libertaire qui, lui, est en pleine croissance !
Ce n'est pas ici que j'ai besoin de vanter la libre créativité des ''réseaux sociaux'', blogs, etc., qu'ils soient individuels ou d'entre ami(e)s. Avec ses simplicités et complications, ses contradictions et ses disputes, mais surtout ses efficacités et ses limites : RIEN ne saurait être supérieur à la simplicité de la chaleur humaine de visu et plus si affinités !
Une énorme et marginale activité socio-économique est très fatalement un des résultats de l'opacité voulue du système légal : le moindre artisan a déjà une montagne d'usines à gaz à affronter, seul, pour fonctionner, obtenir des crédits bancaires, etc. Et la demande sociale de ses utiles services est très supérieure à l'offre officielle. Je pense là à un ami cordonnier. Mais ce peut être un vendeur de doux cannabis, un passeur de frontières, etc. là, illégal. Dû aux absurdités de législations politiciennes, qui profite bien sûr aux réseaux mafieux. Dont les usines à gaz font des lessiveuses d'argent sale rendu propre : retour au système ''bankster'' – à DIEU-FRIC – qui domine les politiciens élus ''démocratiquement''...
Bref ce ''faire simple'' si fécond est bien sûr un sujet inépuisable, partout à l’œuvre, dans ce monde moderne rendu fou de complications artificielles. Il ne s'agit pas d'en revenir au temps de nos aïeux, mais de s'en souvenir, pour le meilleur. Le courage de la simplicité. Dans la nature si simple à admirer, à aimer, à respecter... dans sa complexité !
Au lieu de la piller à mort, simple dignité humaine comprise... Que soit dans le labyrinthe de la ''voie du caddie'' (consomme, prend des crédits, crève), ici, ou dans la ''voie du prolétaire et sous-prolétaire'' (alimente ces caddies et crève), ailleurs. Le monde est un. L'humanité est une, c'est simple. Comme la vie et la mort. Et toi, DIEU-FRIC ? : crève !


Sous l'casque d'Erby

jeudi 3 avril 2014

Remaniement 2, c'est Raide

Erby
La bonne opération de ce remaniement, avec une équipe disparate qui ne tardera pas à nous tenir en haleine en se fritant la vitrine, est de différer l'impact du mécontentement auprès d'une opinion dépressive au bord de la crise de nerf, lui demandant (encore une fois) de se montrer patiente avec la l'ancienne-nouvelle équipe, le temps de pouvoir juger sur pièce de son « courage » et de sa « volonté » à redresser un pays ayant une guibolle dans le vide et le corps contaminé.
Du temps ! Ils n'ont que ce terme à la bouche, ces bachotteurs ! Du temps, son bien le plus précieux, c'est ce que le pays accorde généreusement à sa classe politique depuis des lustres avec un manque de résultat aussi visible que la hure de sanglier accrochée au mur chez le chasseur.
Et il s'en trouve encore parmi les roulés dans la farine des idiots pour penser que tant que Manu n'aura pas montré de quoi il est capable dans son nouveau costume, il serait hâtif, voire imprudent, de préjuger de ses intentions... Le ridicule ne tuant toujours pas, il est cependant avéré qu'il rend amorphe, à un point qui s'en approche dangereusement !
Mais qui, hormis des idiots, bien sûr, n'est pas au courant des desseins du Manu ?... Qui peut encore avoir des doutes sur les véritables intentions du gouvernement et de son Chef d'orchestre, tout acquis à la cause des puissants et d'une Europe prise en otage par la finance ?...
Laissons de côté, s'il vous plaît, son alter ego, la droite, dont les intentions se résument à la seule récupération du bien perdu, parce que, pour le reste, que peut-elle bien reprocher au hollandisme qu'elle ne pratique pas elle-même depuis toujours ?... 
Allons, un peu de décence. Un peu de jugeote et un peu de courage aussi,  pour nous avouer que nous ne sommes plus que des chiens perdus sans collier, que si nous ne mettons pas une fois pour toutes nos testicules sur la table, il ne nous restera en guise de vie que le refuge pour chiens abandonnés, attendant les bras de leur futurs pépés-mémés !
Et oublions l'épouvantail frontiste, faisant office de produit dérivé, avec lequel les deux camps font commerce, tout comme on le fait ponctuellement pour Halloween...
Haut les cœurs !

Sur le sujet :
Kouak !

Remaniement : la parole aux crobardiers



Sous l'casque d'Erby

C'est le bouquet !...

mercredi 2 avril 2014

Valls Premier ministre, c'est magnifique !

Erby
Depuis le remplacement de Sarko par Hollande, un dur pour un mou, observateurs et commentateurs de la vie politique hexagonale s'ennuyaient. Une sorte de léthargie s'étant emparé du pays, tout le monde vivait dans l'attente de la moindre vibration afin de retrouver un peu du tonus perdu. Même si par ailleurs le monde s'effondre, que la planète prend feu, que l'Europe nous l'enfonce profond, que la grisaille couvre l'horizon d'une brume à couper au couteau, rien n'était plus désolant que cet ennui qui prenait à la gorge comme un sale hoquet au milieu d'un repas d'affaires ! Les mémorialistes s'en souviennent comme d'une sorte d’asphyxie réclamant une oxygénation urgente. Y compris parmi les plus farouches adversaires de la Sarkozie, il s'en trouvait qui déclaraient, en lousdoc bien sûr, regretter la disparition de Minimus de la scène politique, tant il était flagrant que la nourriture de l'esprit avait gagné en fadeur ce qu'elle avait perdu en saveur. Au pays de la gastronomie et du rouquin millésimé, cela foutait du barouf dans le corgnolon !
Atrocement insupportable, pour tout dire.
Avec Valls-le-Klone, nous avons le bon retour de manivelle, la montée de testostérone idéale. Le traître basique, comme on en trouve quantité dans tout polar de série : un politicard ambitieux, jouissant d'une petite popularité, agrafé en secondes noces à une gisquette à poigne, musicienne, les dents acérées, grattant du violon comme elle fait sauter les contraventions des copines mal garées dans sa rue par les services de son mari, lequel est barré par un supérieur cauteleux, voire pusillanime, qu'il voudrait éjecter du fauteuil où il est posté en lui mettant la fumée au cul pas plus tard qu'en 2017, mais se contentant pour l'heure de gravir l'escadrin marche après marche, prenant soin de ne pas se gaufrer à la moindre hésitation, subissant consignes et remontrances, peaux de bananes sous la chaussure et coups de poignards à venir, comme son lointain prédécesseur au poste, Michel Rocard, laminé en son temps par feu Mitterrand, le très florentin Tonton.
T'en veux de la série noire, t'inquiète Manu, ça vient !
Rêvant de construire un barrage tout autour de l'Hexagonie, pour se hisser, Manu, notre nouveau copain, né en Ibérie, dans une clinique située rue du Champ d'amour, un paradoxe, naturalisé français, tout comme il aurait pu l'être en Helvétie ou en Italie par sa mère, veut empêcher tout élément exogène (rom, arabe, africain, pauvre, contestataire de gauche...) de demeurer plus d'un instant dans un pays qu'il cherche à protéger de la pauvreté à coups de caméras de surveillance, de gourdin et d'expulsion en charter.
En quittant son bureau, Place Beauvau, pour Matignon, il a laissé une note très explicite à l'attention des sous-fifres les fonctionnaires, ceux qui ne sont jamais responsables de rien, puisque l’État les protège : « ce n'est pas parce que je quitte les lieux, pour plus haut, qu'il faut cesser de harceler du métèque. Expulsez, expulsez, il n'y a que ça qui peut nous sauver, la patrie vous revaudra ça ! Je ne tolérerai pas la moindre faiblesse, je ne suis pas loin, on m'appelle l’Œil ! » 
Et c'est ainsi que Manu finira par perdre son globe, c'est écrit ! L'histoire est implacable, elle prend souvent son temps, mais ne pardonne jamais.

Et aussi :
Mutatis mutandis
Poisson d'Avril ?



Sous l'casque d'Erby

Si les connes vêlaient...

mardi 1 avril 2014

Union Européenne : Coup d'état ou entourloupe ?

Par Shadok

Illustration M art' IN
On peut parler d'entourloupe ou de manipulation, et de déni de démocratie car la Commission Européenne  n'a pas à décider pour les peuples.
On pourra désormais en tout cas parler d'Europe Bananière... La commission Européenne s'arroge le  droit de légiférer dans le fonctionnement du  domaine judiciaire, ce qui est totalement en dehors des attributions qui lui sont concédées par les Traités Européens et qui relève totalement de la souveraineté des États Européens .  Et de plus , pour être sûre que personne ne soit en mesure de s'y opposer , elle fait en sorte que cette consultation ne soit pas faite dans les langues nationales , en violation totale de toutes les règles de fonctionnement des traités Européens.
On peut  dans ce contexte parler de tentative de Coup d’État par des Non élus que sont les technocrates de Bruxelles. La Commission européenne lance aujourd’hui une consultation publique sur la protection des investisseurs et le règlement des différents entre investisseurs et États (RDIE) dans le cadre du partenariat transatlantique de commerce et d’investissement(TTIP).
Je vous fais grâce du texte totalement abscons qui  décrit les modalités de cette consultation .. pour vous en faire une synthèse qui peut se résumer en trois lignes : 
Il s'agit de donner le droit aux sociétés multinationales (dénommées investisseurs) d'attaquer les États si elles estiment que les législations nationales vont à l'encontre de leurs intérêts .  Les sociétés s'exonèrent ainsi  du respect  des lois votées démocratiquement par des Parlements élus ..  et  deviennent par là même supérieures aux ÉTATS de DROIT ...
Les soi-disant tribunaux  et la justice arbitrale qui pourra trancher in fine sur ces litiges seront tout sauf indépendants par définition , et totalement soumis aux lobbys.  
Il s'agit donc de faire de l'Europe une République bananière  ou l'intérêt des puissants  aura force de LOI quelque soient les législations nationales... Il est bien évident que cela concernera avant tout des domaines comme l'environnement , les OGM , les modes d'exploitation énergétiques , la santé, l'agriculture ,  le clonage...  
En dehors de l'invraisemblable reniement démocratique de ce projet, les modalités de la soi-disant consultation  de la société civile  sont  dignes D'UBU Roi :
Une consultation "en ligne" qui exclut par définition tous ceux qui ne sont pas des fanatiques  d'internet .. et qui pourraient préférer se faire un jugement sur des données écrites  et accessibles à tous, permettant l'ouverture de   débats et de  questions...
Cette consultation sera assortie de contraintes démentes du style : vous avez   90 Minutes pour prendre connaissance du questionnaire et y répondre , les réponses et les questions ne pouvant être sauvegardées !!! 
Tips for completing the questionnaire :
The questionnaire is quite long and detailed. Before activating the link to complete the questionnaire, we strongly recommend that you first print out the notice and the consultation document.
We recommend that after reading the notice and the consultation document you draft your replies separately off-line and then copy/paste them or/and upload them into the respective fields in the questionnaire. Each field has a maximum capacity of 4000 characters – equivalent to about one and a half pages of text.

Important : For technical reasons the questionnaire must be completed and submitted within 90 minutes. You cannot save your answers in the questionnaire and come back to them later. If the questionnaire is closed without being submitted, all data will be lost. 
La forme de cette  consultation est déjà en soi proprement hallucinante dans un mode de fonctionnement démocratique, mais il y a pire.

Les textes actuels sont tous en Anglais. 

Et si un petit paragraphe explique que les pays doivent traduire  ces textes dans leurs langues nationales et qu'un délai de 90 jours sera appliqué à partir de la traduction,  le paragraphe suivant contredit totalement  cette affirmation puisqu'il est écrit  que la Dead Line  d'utilisation de cette consultation sera le 21/06/2014

The deadline for submitting input and comments using the questionnaire is 21/06/2014. For additional questions please contact :
Trade-TTIP-Investment-protection-and-ISDS@ec.europa.eu 
Cette phrase à elle seule dément tout nouveau délai. Car si vraiment,  cette consultation devait être traduite dans les langues nationales, conformément aux traités Européens, le document de synthèse stipulerait que la date du 21/06/2014  s'applique par voie de conséquence à la Grande Bretagne et à l'Irlande et à nul autre pays,  puisque ce document est rédigé en Anglais et en Anglais seulement...
Les technocrates de Bruxelles et ceux qui leur dictent leurs manipulations éhontées piétinent tous les jours nos lois, nos fondements démocratiques, la séparation des pouvoirs  et sont en train de transformer cette Europe démente en République bananière soumise  aux seuls intérêts d'une toute petite caste  de vampires  dénommés "investisseurs".



Sous l'casque d'Erby

Zofifilo dans ma téci...