mercredi 31 décembre 2025

BONNE ANNEE 2026

Nous voici parvenus au terme d’une année 2025 extrêmement épuisante. Réjouissons-nous d’être encore là pour nous en souvenir.
Un grand merci à tous ceux qui passent par ici avec des louables intentions tout au long de l’année. Merci d’être là et d’exister pour nous donner la force de continuer nos coups d’épées dans l’eau, sachant (ou faisant semblant de savoir) que peut-être un jour, nous serons « récompensés » de nos efforts, sinon pour nous-mêmes, pour les générations futures. Cela étant dit avec la modestie de rigueur. 
Que 2026 soit pour tous l’année d’une certaine joie de vivre retrouvée. 
 




mercredi 24 décembre 2025

Les Bonnes Fêtes

L'année s'achève doucement. Une pensée particulière pour tous ceux qu’on pousse sur les routes pour demander plus de justice sociale. Plus d’humanité à un pouvoir technocratique et inhumain. 

Pour la clore en beauté, nous passons par l'étape du réveillon, avec, pour ceux qui en ont la chance et pour ceux qui l'ont menée à bout de souffle, un maximum de joie et de bonheur. 

Cela peut sembler un peu convenu, mais c'est la tradition, et la tradition, qu'on l'aime ou non, ici, on l'honore. 

Un excellent Réveillon à chacun. Joyeux Noël à toutes et à tous.

Erby en mode Easy Rider 


 


mardi 23 décembre 2025

Le pouvoir sans partage

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Nous n’aurons pas la paix, aussi longtemps que nous vivrons. Des hommes vivent, se battent et meurent pour des idées ou pour des biens matériels. Nous érigeons des lois, puis nous les détournons. On parle de paix, de codes, d’articles, de constitution, que sais-je, mais on meurt le plus souvent pour des raisons absurdes. 
Nous passons nos vies à enfoncer des clous dans les nuages, transmettant aux générations futures l’idée que tout est possible quand tout est immuable. Figé dans le marbre du temps et du pouvoir, l’édifice de nos convictions est fragile ; il vacille au premier souffle du doute, tremble aux secousses des nouvelles idéologies, et s’effondre sous le raz de marée d’une répression méthodique, qu’elle soit physique ou psychologique. 
Dès l’aube de nos vies, le culte de l’argent et de la domination fait danser le monde. Et lorsqu’une lueur généreuse émerge, c’est encore à l’idole argent qu’on l’offre, parée des atours de la philanthropie. Nous sommes des animaux de laboratoire. Des petits ratons qu’on introduit dans les cages à serpents pour être morsurés et dévorés.
La paix n’est souvent qu’un mot, un leurre, tandis que les intérêts réels (argent, pouvoir, domination) continuent de dicter la marche à suivre. Nous passons nos vies à ériger des monuments à la mémoire de nos contradictions. Nous avons appris à domestiquer le granit et le marbre, pour leur faire dire ce que les psychopathes veulent qu’ils disent. Nous avons besoin de croire, mais nos croyances sont distillées par d’autres que nous-mêmes. Nous ne sommes que des antennes relais ! 
Dès lors que nous avançons une idée « personnelle », elle est proscrite par ceux-là mêmes qu’on cherche à aider. Les utopies, les idéaux, les promesses de changement se heurtent toujours à cette réalité : le pouvoir attire, le pouvoir corrompt, le pouvoir se perpétue. Même les mouvements les plus purs finissent par s’institutionnaliser, par créer leurs propres hiérarchies. Le pouvoir est la malédiction dont on ne peut briser le sortilège. L’ignorer, c’est se condamner à se faire becqueter le cœur éternellement, pour avoir osé défier l’autorité suprême. 
Refuser de jouer le jeu, même si c’est impossible à grande échelle, est une forme de résistance, la seule que nous puissions opposer au mastodonte. Qu’il soit déguisé en « démocratie », conservatrice ou libérale, c’est toujours de la bestialité du pouvoir que l’on parle. C’est peut-être par la création : l’art, la pensée, la poésie, la parole libre, qui échappent (et pas toujours) à la logique du pouvoir, que nous pouvons espérer un peu de répit dans un monde solidement clôturé ! 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

samedi 20 décembre 2025

L'agonie lente des ruines mémorielles.

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La politique s’évapore dans le smog des pensées confuses. Il n’en subsiste que des porte-paroles arborant fièrement leurs étiquettes. À la manière des footballeurs, ils jonglent avec les slogans comme avec un ballon : aujourd’hui, on embrasse l’écusson d’un camp, demain celui de l’adversaire du jour. Tout se monnaie, tout se négocie. Tout se dissipe.
Un proche, flirtant avec les élections locales, ayant obtenu un « bon score » aux dernières, me l’a confié sans détours. Voici une infime partie de ses confidences et le dégoût qu’il en tire : 
« Les clans politiques se ressemblent tous, tout n’est qu’affaire de marketing. Nous agissons en robots. Les idéologies se sont dissoutes dans le cynisme et l’opportunisme. Les discours sont interchangeables : on les adapte au gré du vent et des allégeances comme on change de maillot, selon les bénéfices personnels à glaner. L’électeur ? Un pion sans mémoire. D’une crédulité telle que n’importe quel prétexte peut le galvaniser. On lui désigne une cible et, sans broncher, il se rue tête baissée contre le mur. Pareil si on lui suggère le contraire ! Cela lui vaut parfois des migraines et le déroute un instant, mais un rien suffit à le remettre en piste. Lui affirmer, par exemple, qu’à cause d’un petit mammifère insectivore asiatique – et, par extension, des Chinois – nous sommes condamnés à vivre comme des taupes, et le voilà qui s’enfile du niakoué à chaque apéro comme on grignote des amuse-gueules, boycottant par principe le moindre achat sur Temu, mais poursuivant ses commandes en lousdoc chez le géant chinois du commerce en ligne. Cette mesure n’altère en rien les comportements des consommateurs, mais elle offre le réconfort de croire le contraire. En tant que représentant des citoyens, je me sens confiné dans le rôle qu’on m’assigne. À l’instar des forces de l’ordre, je suis tenu au devoir de réserve et dois allégeance à ma plateforme politique, elle-même soumise à la volonté de l’État, lequel demeure captif d’une autorité supérieure qui le dépasse. Quand cette force décide, on obéit, sans mot dire ou à contrecœur. Notre avenir, ainsi assuré, avec son lot de privilèges, n’incite personne à refuser de justifier auprès des électeurs les raisons de nos actes. Insupportable ! Quand le “Chinois” peine à mobiliser les foules – les habitudes étant tenaces – nous avons le Russe pour compenser. Voilà un adversaire tangible ! Puissant, mais inoffensif, tant qu’on ne le pousse pas à bout. Prenez l’Ukraine, par exemple. La Russie n’a rien entrepris : on l’a acculée. Mission accomplie. L’objectif ? Affaiblir l’Europe en tant que puissance. La diviser, la fragmenter, la vider de sa substance, pour créer une zone robotisée, sans âme ni singularité. Le reste – discours sur sa défaite imminente, poursuite des aides, menace nucléaire – ne sert qu’à justifier l’évacuation de milliers de milliards, en appauvrissant tout le continent… Mon cher ami, si seulement tu savais ! Je ne suis pas fait pour la politique. Du moins, pour celle-ci. N’étant pas un héros, je vais m’effacer ; je n’ai aucune envie de mourir en héros. Je laisse la place à qui la voudra : les candidats ne manqueront pas, le menu est des plus alléchants. Tu me demandais s’il me restait un peu d’espoir. Je répondrai par une pirouette : tant qu’il y a de la vie... Mais il est temps que cela cesse ! »  
Je croyais qu'il était opportuniste et insensible, et lui qui me pensait gauchiste et décérébré, nous voilà bien attrapés. Oh, miroir, que d'illusions !
 
Sous l’Casque d’Erby
 

 

mardi 16 décembre 2025

La France, de hier à aujourd’hui

Jadis, la France exerçait une fascination irrésistible, un charme subtil qui séduisait sans jamais forcer la main. Son savoir-faire était jalousement recherché, son art de vivre, cette grâce nonchalante, universellement admiré. Son indépendance était cette voix discordante qu’on écoutait dans les cercles savants, avec, parfois, de l’agacement, tant elle éblouissait.
Certains ont appelé cela les Lumières. Dans sa posture, dans son allure, se mêlaient une force tranquille et une élégance innée, relevées par cette gouaille espiègle héritée des faubourgs, qui lui conférait une singularité désarmante au milieu d’une guerre froide que les puissances ennemies alimentaient pour garantir la paix sociale.
Qu'il s'agisse de philosophie ou des arts, de la peinture comme de la poésie, son foisonnement créatif la faisait tourbillonner comme des danseurs au milieu d’une piste de bal. Son éclat portait jusqu'aux confins, pour revenir toujours plus vigoureuse, plus raffinée, enrichie d'une prospérité qu'elle savait généreusement partager. Libre. D'une liberté aux ailes déployées pour élever et non pour asservir. Imprégnée de cet esprit unique, inégalable. Ses ombres mêmes servaient à faire resplendir sa lumière et appelaient à une tolérance féconde. Grâce à cette attitude singulière, elle atteignait des sommets insoupçonnés, traçant dans le ciel de l'histoire une trajectoire éblouissante !
Aujourd’hui, triste et déboussolée, le rimmel des trente glorieuses dégoulinant sur des joues décharnées comme deux grosses larmes noires, attifée avec des frusques saisies à bas prix dans les discounts, la résille trouée, attendant sur le bord d'une route, elle propose ses charmes à des passants aussi infortunés qu’elle ! 
Son souteneur lui arrachant, sitôt la dernière éclaboussure essuyée, la misère qu’elle a logée dans le soutien-gorge en guise de récompense ! Le tout agrémenté de gifles et d’insultes, parce que les passes n’étaient pas aussi nombreuses que prévu ! 
Les derniers proxénètes qu’elle a eus, des petites gouapes, entre faiblesse, couardise et mercenariat, ne l’ont pas aidée à s’épanouir comme elle l’avait rêvé au temps d’une jeunesse pleine de promesses. Toutes les économies qu’elle avait, explosées. Volées. Jetées dans des soirées entre partenaires, pendant qu’elle subissait les coups de bâtons répétés de clients avinés, exigeant parfois brutalement plus que le prix de la passe n'autorise.
Une vie au rabais. Un hold-up que sa chair subit, qu’elle soit couchée ou debout !
Les trois derniers souteneurs, se la repassant tour à tour, ont sonné le glas des derniers espoirs : crasseux, hypocrites, lâches et sans cœur ! 
Souillée. Avilie. Anéantie. Livrée aux outrages, aura-t-elle la force de résister aux assauts de la vieillesse sans perdre définitivement son âme ? 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

vendredi 12 décembre 2025

L’Ariège n’est que la partie visible, le reste arrive !

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Ce qui se déroule actuellement en Ariège ne saurait se réduire à une simple révolte, à l’image de ces jacqueries que l’historiographie a souvent l’habitude de relater, en décrivant leur déroulement avec des anecdotes parfois savoureuses.
La situation en Ariège dépasse largement ce cadre, elle s’inscrit dans une véritable guerre totale, déclarée aux populations depuis longtemps, devenant de plus en plus insistante au fur et à mesure que notre passivité grandit. La pandémie étant son point de départ le plus proche et impactant.
L’objectif de cette confrontation ouverte, avec l’arsenal quasi militaire mis en place, montre que l’État français, en la personne de Macron, est devenu un État mercenaire au service d’un gang occulte (non élu, bien sûr) dont le but est la globalisation par la soumission, l’homme étant remplacé à terme par des robots, en attendant qu’il le devienne lui-même, par la propagande et l’éducation, ce qui est déjà en partie le cas. 
C’est une guerre d’une rigueur implacable qu’on nous déclare. En réalité, cette crise dépasse largement le simple cadre du dossier sanitaire que l’on tente de masquer dans certains médias (souvent les mêmes), entre une déclaration alarmiste sur les dangers des extrémismes et un reportage pittoresque sur un village typique de la campagne française.
La désensibilisation par la diversion bat son plein. Si nous ne prenons pas garde, c’est une guerre civile qui nous attend avec les horreurs que cela comporte !
Depuis maintenant quarante-huit heures, plusieurs centaines d’agriculteurs ont décidé de bloquer routes et chemins afin d’empêcher la mise à mort d’animaux qu’ils considèrent comme contraire à leur éthique, et qui leur semblent profondément nuisibles à leur environnement ainsi qu’à l’agriculture française dans son ensemble. 
Tout indique et témoigne d’un territoire, d’un pays, que l’on pousse vers la guerre dans le but de mieux le détruire. 
Il serait grand temps que certains cessent d’insinuer que « les paysans sont des privilégiés », comme j’ai pu l’entendre à plusieurs reprises, car leur tour viendra probablement plus tôt qu’on ne le pense. 
Tous solidaires, parce que tous concernés ! 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

dimanche 7 décembre 2025

La veuve noire du pouvoir ne recule jamais.

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L’État moderne se présente en protecteur. Il légifère, il sécurise, il « prend soin » de nous, tout comme nous le nourrissons. Ses mécanismes ressemblent étrangement à ceux de la veuve noire : une toile invisible, patiemment tissée, où chaque loi, chaque règlement, chaque « mesure d’urgence » est un fil de plus dans le piège. Jusqu’au jour où l’on réalise que la protection n’était qu’un leurre, et que la toile, nous tient dans son enchevêtrement gluant. 
L’État, comme l’araignée, excelle dans l’art de rendre ses filets à la fois omniprésents et imperceptibles. Prenez la fiscalité : chaque année (chaque jour !), de nouvelles niches, de nouvelles taxes, de nouveaux prélèvements, présentés comme « nécessaires » ou « justes », s’ajoutent de manière tout à fait « normale » ! 
Résultat ? Un système si complexe que même les experts peinent à le décrypter – et où le contribuable, comme l’insecte, se débat sans comprendre pourquoi ni comment il se retrouve à servir de ripaille aux gros qui n’en peuvent plus de grossir ! Ou encore, la sécurité : caméras, fichiers, contrôles au faciès… Chaque mesure est vendue comme une protection, mais qui protège qui, au juste, les « bons citoyens » des « dangers » ? 
Pendant la crise sanitaire, l’obligation vaccinale a été présentée comme un « devoir collectif ». Pour sauver son proche, son voisin et surtout, surtout Big-Pharma. Pourtant, pour beaucoup, elle a marqué le moment où l’État a franchi la ligne rouge : celle du consentement par voie unilatérale. Le plus habile, c’est que la veuve noire ne mord pas sans avertir. Elle endort d’abord sa proie avec des mots doux : « C’est pour votre bien. » « C’est pour la sécurité de tous. » « C’est dans l’intérêt général. » 
La lumière de la démocratie n’est plus que la lueur tremblotante d’une bougie dans le vent ! 
Prenez les politiques économiques : les plans de « relance », les « réformes structurelles », les « efforts nécessaires »… L’eau, l’électricité, le carburant. C’est toujours le même scénario : on demande aux mêmes (les classes moyennes, les précaires, les petits entrepreneurs) de se serrer la ceinture, pendant que les grands groupes et les élites bénéficient de largesses discrètes et n'en peuvent plus de compter les bénéfices.
La gestion des crises écologiques servant de prétexte à de nouvelles contraintes plus qu’à la lutte sérieuse pour « sauver la planète ». On nous parle de « transition juste », de trous à boucher, des brèches à colmater, mais dans les faits, ce sont les mêmes qui paient – les Gilets jaunes l’ont montré. Pendant ce temps, les lobbies industriels et pharmaceutiques (tout étant lié) négocient dans l’ombre des dérogations, des subventions, des reports de dates limites. Protection de la planète ? La belle affaire que voilà ! 
Le plus terrifiant, c’est que la plupart des proies ne cherchent même pas à s’échapper. Elles croient que la toile est le filet qui les sauve de chuter lourdement sur le sol. « Sans l’État, ce serait le chaos ! » « Il faut bien des règles ! » « C’est pour votre sécurité ! » Cette croyance, c’est le venin le plus efficace de la veuve noire 2.0. Elle nous fait accepter l’inacceptable : des libertés rognées, des inégalités creusées, une surveillance généralisée. Des données informatiques offertes à des esprits psychopathes ! Peu à peu, nous devenons les gardiens de notre propre prison. 
La veuve noire ne recule jamais. Elle s’adapte, se réinvente, trouve toujours de nouveaux angles pour tisser ses filets. Mais une toile, aussi solide soit-elle, peut se déchirer. À condition d’ouvrir les yeux, pour voir, pour comprendre et s’en libérer. 
 
Sous l'Casque d'Erby 
 

vendredi 5 décembre 2025

La Sécurité sociale, victime de trahison ?

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La Sécurité sociale a été fondée sur des principes qui n’ont rien à voir avec ceux d’un établissement bancaire. Ses architectes n’ont jamais pensé cette œuvre de solidarité nationale comme une banque, avec ses calculs d’intérêts, ses majorations, ses pénalités, ni comme une machine à profits réservés, dictée par une logique de rentabilité ultralibérale. Elle devait être un rempart collectif, pas un produit financier. 
Le débat actuel sur le budget de la Sécurité sociale place le gouvernement Lecornu devant un dilemme : recourir au 49.3 ou obtenir la « cohérence » des députés. En clair : vous obtempérez, ou l’on vous coupe le sifflet. Ce qui prouve, au besoin, que la classe politique est en voie de disparition !
À l’origine, la Sécurité sociale – pour ceux qui s’en souviennent encore – reposait sur l’idée d’une mise en commun des ressources, d’un patrimoine collectif garantissant qu’aucun citoyen ne soit laissé sans protection sociale, quel que soit son parcours de vie. C’est à cette condition que le mot « solidarité » prend tout son sens. Or, au fil des décennies, les gouvernements successifs, malgré des prélèvements toujours plus lourds, ont, par leurs choix politiques et une communication biaisée, contribué à dénaturer ce projet. 
On a orchestré – délibérément ou non – une amnésie collective des fondements de cette institution, laissant se succéder des générations de citoyens de plus en plus ignorants de son histoire et de ses principes. L’État lui-même se garde bien de transmettre ce véritable savoir social et politique, lui préférant une adultération par la dénaturalisation des valeurs. 
Cette érosion de la mémoire, cette déformation progressive de l’idée originelle au profit d’une vision comptable et individualiste, constitue une véritable trahison. À ce stade, une entorse de plus ne risque guère d’émouvoir une classe politique en roue libre. 
L’action du Conseil national de la Résistance, portée notamment par la volonté de Jean Moulin et de ses compagnons, avait pourtant réussi à dépasser les clivages pour instaurer une Sécurité sociale visant à assurer à chaque citoyen des moyens d’existence dès lors qu’il ne peut plus les obtenir par son travail. 
Aujourd’hui, cet héritage n’inspire plus que des discours convenus, quand il n’est pas purement ignoré, au même titre que d'autres valeurs qui ont fondé un pays jalousé et respecté, il n'y a guère longtemps. 
Ce constat vise d’abord ceux qui sollicitent la confiance des électeurs pour accéder aux plus hautes fonctions. La tâche serait si élémentaire qu’ils en viennent même à négliger l’essentiel : présenter un programme de gouvernement structuré, à l’image de ce qui a pu exister, par exemple, avec le programme commun de la gauche en 1981 et quelques autres textes fondateurs, pas nécessairement de gauche ! 
À cette époque, les scrupules n’avaient pas encore sombré dans les abysses de l’Atlantide politique. Et cependant, les auteurs de ces programmes savaient déjà qu’ils ne seraient pas appliqués dans leur intégralité. Ni même partiellement. Mais ils s'en donnaient la peine d'en présenter. 
Comment, dès lors, feindre la surprise face au désengagement actuel des citoyens ? Ce désintérêt ne tombe pas du ciel : il est le produit d’une entreprise d’abrutissement collectif patiemment menée par des élites qui se cooptent, se financent et se protègent. Car ce sont bien ces mêmes élites qui alimentent les candidatures et engraissent les caisses occultes des campagnes électorales. Comment attendre de ceux qui doivent leur ascension à ces pratiques qu’ils respectent ensuite la parole donnée ? Le contrat implicite est clair : je te hisse, tu me renvoies l'ascenseur ! 
Les promesses faites au corps social passent après les services rendus aux réseaux. Il est plus que temps de remettre du sens dans ce qu’on appelait autrefois le bon sens. Retrouver le fil de la mémoire, rappeler ce qu’est la Sécurité sociale et pourquoi elle fut créée. Refuser de la réduire à un algorithme !  Et par ricochet mettre sur la table le principe de souveraineté nationale, les deux allants de paire.  
Voilà la condition pour redevenir collectivement maîtres de nos propres institutions. Il est plus que temps de retrouver l'essence du bon sens !
 
PS Ce texte est le fruit d’un commentaire posté chez les amis « Les Renards Futés », sous les infos de la renarde du 4 décembre. Invité à développer, j’ai poursuivi la réflexion engagée chez eux et voici le résultat : une chronique non exhaustive qui tente de résumer ce que nous savons et qui s’ajoute à une triste et longue liste de trahisons sociales des élites et des représentants politiques. 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

lundi 1 décembre 2025

Kit de survie et andouilles en vrac !

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À l'allure où défilent les événements – flambée des prix, spirale inflationniste, dette – le pouvoir d'achat moyen se transforme en un bien de luxe. Jamais vu autant d’appel au don de la part des banques alimentaires dans les halls des grandes surfaces ! Cette situation rend le fameux « kit de survie », conçu pour un hypothétique cataclysme nucléaire venant d'un ennemi fantôme, doublement dérisoire. Son contenu ridicule – trois litres d'eau par personne avec des pastilles purificatrices et quelques conserves pour environ une semaine – dévoile l'ampleur de la niaiserie du concepteur. 
J’imagine sans peine le stock d’une famille nombreuse, parents et progéniture confondus, sans eau courante, sans électricité, sans BFM TV et satellites, ni les commodités dans des terriers incommodes ! Le sconse prendrait la fuite !
Nous prendrait-on pour des andouilles, ces spécialités charcutières emblématiques de notre patrimoine culinaire, mais aussi métaphore de débilité mentale ? Envisageraient-ils (les gouvernements du continent) notre disparition, plus que notre sauvetage ? 
Applaudissons au passage l'idée des masques anti-poussières et des combinaisons intégrales avec gants et lunettes, subtilement recommandés pour contenir les ardeurs libidineuses, au cas où la voisine/voisin, vous lanceraient des regards suggestifs, les courbes provocantes des vêtements de la dernière Fashion Week constituant une incitation à la débauche. 
Les fabricants vont se régaler (l'aubaine est trop belle !). Si ces masques s'avèrent aussi efficaces que ceux qu'on nous a refilés durant la pandémie du covid, nous pouvons être rassurés. Fabriqués en Chine et en Inde en grande quantité, on avait pris soin de prévenir l’utilisateur en inscrivant sur l’emballage qu'ils ne « protégeaient pas contre le virus ». Quand même !
Après tout, une petite huitaine passée en famille dans un trou de taupe creusé dans le jardin, en attendant que les radiations se dissipent par le trou de la couche d’ozone, peut souder les liens familiaux et vicinaux, si d’aventure, vous décidez de partager cet habitat de nouvelle génération avec vos chers voisins et amis. Subsidiairement, cela supposerait que le vilain méchant a chargé ses bombes avec des bûches de Noël !
Ces huit jours de congés, prévus par les artistes du kit de survie, prennent en compte le contenu des artefacts après explosion ? Si pour l'iode, on compte environ 8 jours, pour le Césium 137 et le Strontium 90, les spécialistes parlent de 30 ans ! Quant au plutonium 239, n’y songez même pas. Les experts sont formels : 24 000 ans !
Un conseil : allez voir vos banquiers, demandez un prêt à la consommation, peu importe le taux, c’est de nos vies qu’il s’agit, et approvisionnez-vous ! 
 
Erby du jour 
 

mercredi 26 novembre 2025

Sarko où les vingt jours qui ont ébranlé le monde !

Erby
« Les vingt jours d'incarcération d'un innocent »
aurait pu être le titre de l'ouvrage que le Lider Minimus, alias Nicolas Sarkozy, proposera dans les librairies à compter du 10 décembre prochain. Deux cent seize pages destinées à exposer son innocence et sa profonde métamorphose personnelle. Il est interdit de se gausser !
Ces trois petites semaines de détention deviendraient presque la version revisitée de « Sarko et les cent Vingt Journées de Sodome », de feu Pier Paolo Pasolini.
Après sa condamnation pour association de malfaiteurs dans le cadre de l'affaire du financement libyen, trois modestes semaines passées au sein de la prison de la Santé lui ont inspiré un concept novateur : celui de l'innocence préservée malgré l'acharnement !
Durant ce séjour carcéral, il affirme avoir été persécuté par le bruit ambiant. Sans répit. Un fracas permanent dont le silence, par son absence, devient à la fois nécessité empirique et philosophie fondamentale.
Ces vingt jours se sont révélés suffisants pour transformer un camelot de grande envergure en une sorte de Friedrich Nietzsche du pauvre, nous dévoilant une existence intérieure traumatique, érigeant le silence en sépulcre de ses anciens débordements. Ou comment atteindre la rédemption par le biais d'une souffrance muette qu'il étale méthodiquement sur deux cent seize pages ! 
Désormais, sa mission existentielle consiste à écouter le silence et à karchériser les manifestations sonores.
Homme n'ayant plus rien à perdre ni à dissimuler, il se dévoile intégralement dans la confusion d'une métamorphose particulièrement prisée parmi les délinquants en col blanc. Sa souffrance intime ayant profondément bouleversé son inconscient, c'est avec un effort surhumain qu'il abandonne les derniers vestiges d'une pudeur meurtrie pour nous offrir un témoignage poignant de ces vingt journées passées au royaume de la savonnette, tout en maintenant une verticalité morale inébranlable aidé par des garde-chiourmes zélés !
S'il en est sorti miraculeusement indemne, les réseaux sociaux en subissent les conséquences, comme en attestent les quelques extraits qu'il a livrés en pâture à une opinion publique avide des choses de l'âme, le tout dans un style d'une richesse stylistique incomparable. Je cite : 
« En prison, il n'y a rien à contempler, et aucune activité significative à entreprendre. J'oublie le silence qui demeure inexistant à la Santé, où persistent de multiples phénomènes acoustiques. Le bruit y est malheureusement constant. Mais, à l'instar du désert, l'existence intérieure se fortifie et s'approfondit en milieu carcéral. » 
Notre organisation sociale, offre à certaines personnes, coupables d’actes graves le droit à une « seconde chance » afin de se reconstruire. D’autres personnes, en raison de la gravité de leurs actes ou de leur absence manifeste de moralité, ne méritent pas une telle clémence. C’est le cas ici. Mais, comme on dit, on ne prête qu’aux riches ! 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
  

vendredi 21 novembre 2025

De fil en aiguille

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L’expression « la cinquième roue du carrosse » désigne quelque chose de superflu, d’inutile, voire d’encombrant. C'est ainsi qu’on définit cette expression née au XVIIᵉ siècle. Expression qui, comme beaucoup d’autres de notre belle langue, met les pendules à l’heure quand la coupe est pleine. Quand le ras-le-bol atteint la limite supportable. 
Cette cinquième roue qu’on appelle désormais « roue de secours » ne sert qu'en cas de crevaison. C’est elle qu’on utilise à l’occasion. C’est utile, c’est pratique, « ça peut servir » !
Pareil en ce qui concerne le peuple, le pays, la masse, les composants d’une nation. Tous ceux qui bossent, turbinent, labourent, usinent, s’uberisent, et consomment (de moins en moins) au bénéfice d’une élite qui n’a qu’un but, nous enfoncer dans la misère et par elle nous asservir plus que nous ne le sommes déjà !
Comme pour la roue de secours, cette population ingurgite et assimile. Se divertit et fait tourner les affaires d’une minorité cannibale. Ça vit de peu dans des clapiers qui, à l’occasion d’une pandémie planétaire, ou de guerres tous azimuts, on confine, on pique et humilie par de multiples mesures d'éloignement social et de taxes démentes ! Pas touche entre les gens, les gens, c'est sale ! On les autorise juste à aller se dépoussiérer à heure fixe, sous réserve de détenir une autorisation « légale » ! C’est cela la démocratie selon le concept occidental !
À l'heure où s'annoncent les échéances électorales (peut-être anticipées), la profondeur des crises et l'ampleur des faillites contraignent l'appareil en place à actionner son mécanisme préféré : la mise en scène d'une opposition entre camps retranchés, soi-disant irréconciliables.
Cette mascarade vise à canaliser l'attention des citoyens vers un avenir déjà scellé dans les officines de la pensée unique. On inculque à la population l'illusion qu'elle serait son propre ennemi. On instille la trouille par wagonnets entiers. Débute alors un spectacle navrant d'invectives et d'anathèmes entre personnes pourtant issues du même terreau social. Les étiquettes infamantes — facho, antisémite, homophobe, transphobe, islamophobe — ont désormais supplanté dans le discours public toute idée de débat raisonné et d'analyse nuancée. Plus la joute verbale s'avilit, plus la violence et le désordre achèvent de gommer les ultimes lueurs de jugement dans une bacchanale indécente où les démunis sacrifient les derniers restes de lucidité pour le plus grand profit des marchands d'illusions politiques.
La distance séparant l’orteil de l’occiput, pouvant parfois se mesurer en années-lumière, tant l’espace cognitif est abîmé chez l’individu moyen, est une vérité tangible que nous touchons du doigt à chaque instant. Cela est particulièrement manifeste pendant les joutes électorales dont on crée les conditions à loisir. C'est durant ces périodes que l'on constate de manière frappante comment les détenteurs du pouvoir s'amusent à manipuler les dominés, qu'ils traitent comme des paillassons sur lesquels ils essuient la boue des chaussures. 
Dès que le signal du début des hostilités est donné, c’est déjà le cas, les enclos s'agitent. Le moment est venu de libérer la bête pour qu'elle décharge son taux d’adrénaline négative sur ses semblables de condition. À terme, cela finira par l'éradication du surplus ! 
Mais, qu’on se rassure, tout va bien. N’est-ce pas ainsi que tout ça fonctionne depuis des millénaires ? Qui pour compter les victimes ? S'en souvenir ?
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

mardi 18 novembre 2025

La tumeur totalitaire

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Le temps s'écoule inexorablement, rythmé par des retours en arrière. C'est cyclique. Lorsque la situation semble s'améliorer, ou du moins ne pas se dégrader davantage, la machine donne de nouveaux signes de faiblesse. Le moteur dégage une fumée épaisse et inquiétante, et lorsque l'accélérateur est enfoncé, la pédale de frein se révèle tout aussi défaillante que le lien qui nous unit à la vie. 
Cela me rappelle le récit rapporté par Les Renards Futés ce 17 novembre, qui raconte l'histoire d'un éleveur de porcs ayant eu la malchance de rencontrer le Président de la République française, Emmanuel Macron.
Il avoue avoir ressenti de la nausée et une sorte de terreur, comme s'il avait rencontré le diable en personne.
Il faut dire que le personnage est on ne peut plus haut perché ! Il est prouvé, et cette constatation recueille un soutien croissant, qu'aucune discussion n'est possible avec lui. Les actions menées par ce qu'il reste de l'État français sont conformes aux directives de l'Agenda 2030 et à l'influence croissante des cabinets-conseil, allant de la stratégie vaccinale à la réforme des retraites et à la refonte de l’État, parmi d'autres dérives technocratiques.
Que ces lois soient examinées par les députés, que l'Assemblée ou le Sénat choisissent de les approuver ou de les rejeter, dans une sorte de représentation théâtrale, cela n'a guère d'importance. En dernier ressort, c'est le pervers narcissique qui détient la clé, et cela va du 49-3, dont on a largement abusé, à l'ordonnance, comme cela en prend le chemin !
Dans le contexte actuel, il est alarmant de constater que de nombreux intervenants continuent de nous saouler avec le danger des extrêmes, qui apparaissent presque comme des agneaux face à la nébuleuse qui dirige le pays depuis Bruxelles ! 
Il est « amusant » de noter que le bouillon « démocratique », malgré son utilisation répétée, clame sans scrupules de scrutin en scrutin que la démocratie est menacée et qu'il est donc dans l'intérêt du pays de résister à la « tentation totalitaire », fonctionne comme une horloge au mécanisme impeccable.
L'État mène cette course avec une maîtrise inégalée. Il sera le premier à atteindre l'objectif qu’il fait semblant de craindre. N'est-ce pas ainsi que sont apparues les tumeurs nazie et soviétique ? 
Bien que cela paraisse facile à comprendre, dans la pratique, c'est aussi mystérieux que le secret alchimique de la pierre philosophale !
Après la destruction méthodique des économies, place à celle des esprits. Comment en sommes-nous arrivés là ? 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

jeudi 13 novembre 2025

Vous croyez encore à l'honorabilité de l'État ?


M art' IN
La vie qu’on vit, qu’on subit et celle qu’on imagine, qu’on rêve d’avoir, nippée pour le bal des novices, chaque jour plus belle, chaque jour plus attirante !
On traverse l'existence comme on porte un costume aux mille éclats, tantôt paré de splendeurs, tantôt déchiré et abîmé par la laideur du quotidien.
Cette vie, nous l'endurons, nous la maquillons, nous la rejetons avant de finalement l'embrasser, la magnifier, avec cette étrange tendresse qu'on réserve aux vieilles habitudes - à l'image de cette fumée de cigarette qu'on finit par aimer après l'avoir haïe.
L'être humain est une argile corvéable, et pourtant si difficile à façonner, livrant un combat désespéré contre sa propre malléabilité. Car, au cœur même de cette fragilité, jaillit son paradoxe le plus beau : sa capacité à transcender les limites, à enfanter des merveilles, à donner corps à l’impossible.
En groupe ou individuellement, il peut s’élever pour devenir le maillon essentiel de l’harmonie cognitive. 
Maudite crédulité ! Mélange toxique de candeur et de naïveté ! Nous voilà suspendus aux lèvres des bateleurs qui placent leur intérêt bien avant celui du prochain.
Que soient maudits ces funambules de l'imposture, ces bâtisseurs de débâcles, ces négociants de désolation et de mort. Que soient maudits ces propagateurs de conflits et de disettes, parant leurs supercheries des atours de la probité afin de mieux vendre leur enfer.
On nous abuse. On nous dépouille. On précipite la nation dans la ruine. On assassine en son nom. Ils sont libres comme l'air. Fréquentent les palaces servis par les honnêtes gens. On s'incline servilement sur leur passage. C'est le pouvoir et son imposture. Le respect obtenu par la crainte et la tromperie ! 
Vous manifestez, vous banderolez dans les rues, contre la flambée des prix et des taxes, le gel des salaires, les entorses aux libertés essentielles, le contrôle des foules, l'injonction vaccinale et son poison. 
Vous veillez à agir dans la paix, avec civisme, mais cela reste insuffisant. Vous n'êtes pas un terroriste, mais les médias vous en attribuent le statut. Car les médias, ce sont encore eux !
Pour une vitrine fracassée par des provocateurs au service du pouvoir infiltrés dans les cortèges. Une voiture incendiée par les mêmes, on vous crève les yeux. On vous frappe. On vous mutile. On vous interpelle. On brutalise les vieux, les femmes, les enfants. On vous prive d'emploi. On vous déshonore au nom de la sécurité de l'État !
Nous sommes le peuple ! Celui qui peine et qui trinque ! Eux, la racaille en col blanc !
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

vendredi 7 novembre 2025

L’Amérique, terrain de jeu du « peuple élu » ?

Source
Pas tout à fait satisfait de la destruction de Gaza et de la réduction du peuple palestinien à une simple parenthèse historique, Benyamin Nétanyahou, faussaire et criminel de guerre en sursis, s'en prend désormais aux figures contestataires américaines Tucker Carlson et Candace Owens pour avoir osé dire ce qu’aucun être humain ne doit taire sur l’horreur israélienne en terre palestinienne.
Estimant que ces deux gratte-culs constituent une menace pour « l'existence » d'Israël (rien que ça !), il entreprend une croisade afin de les remettre dans le droit chemin, peu importe la méthode utilisée.  
Après Gaza, place à l'Amérique ! Tsahal n'a pas terminé sa mission terrestre, loin s’en faut ! Mais préalablement, une vaste campagne de discrédit s'avère nécessaire. Le « peuple élu » ne saurait se laisser distraire par les scrupules humanitaires de certaines factions, y compris juives, qui dénoncent ouvertement un « génocide palestinien » !
Et si Gaza n’était finalement qu'une étape préliminaire. Mais l'Iran ? Une simple mise en bouche. Mais la Syrie ? Le temps viendra. Le Liban ? On fait traîner, mais on s’en occupe. Tout est sous contrôle ! Et si ces actions masquaient à peine l'objectif véritable du leader sioniste et de ses auxiliaires : transformer les États-Unis en la fameuse terre promise ?
Certes, la chose pose problème d’un point de vue strictement géographique, mais l’histoire n'en est pas à sa première cocasserie, n’est-ce pas ? L’Amérique comme futur berceau du Grand Israël, avouez que cela a plus d’allure que cette ridicule et agaçante bande de Gaza et sa nuée de moustiques !
Financièrement, c'est déjà acquis : l'Amérique est sous influence. Mais cela suffit-il ? Les stratèges du sionisme ne sauraient se contenter de l'ombre et du silence ; ils aspirent à la lumière crue de la puissance ! À exhiber leur force. À se délecter du plaisir combiné de leur pouvoir et du silence des morts et des soumis ! Un bon adversaire est un adversaire éliminé ! Ce principe est sacré. Leur Bible l'affirme. Œil pour œil ! 
Et si elle (l'écriture sacrée) ne l'exprime pas si brutalement, on en rédigera une nouvelle version, plus punchline, mieux adaptée aux besoins de la communauté, qu’on imposera à des populations travaillées au corps ! 
Dans un monde dans lequel l'ignorance sera bientôt une vertu, qui osera contester une parole divine ? Il suffira de prétendre que des « récentes » découvertes, quelque part dans une grotte perdue, recouverte par la poussière du désert, des scientifiques irréprochables ont exhumé la cassette vidéo d’un entretien entre un journaliste israélien et Dieu en personne revendiquant la paternité de cette nouvelle édition sur la suprématie du peuple élu sur le reste de l’humanité et des lointaines galaxies !
N’est-ce pas ainsi, en quelque sorte, que les zélateurs de la cinquième colonne sioniste présentent les faits dans les nouvelles colonies occidentales, parmi lesquelles la France figure en bonne place ? 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 
 

mardi 4 novembre 2025

Les églises brûlent en silence

Cathédrale de Salisbury

« La France assiste, impuissante ou indifférente, à la lente combustion de son patrimoine religieux. La destruction du monastère de la Chartreuse du Mont-Dieu n'est qu'un épisode supplémentaire d'une sinistre chronique. »
À la surface, comme dans un lac gelé, tout est lisse et brillant. Inodore. D’équerre. Rien n’existe réellement, car le regard ne peut atteindre que les parties les plus voyantes.
On marche. On s’agite. On esquive les coups. Quand on le peut.
Le nom des êtres et des choses n’est qu’une pierre tombale sur laquelle un anonyme a fait inscrire des choses oubliées, à commencer par lui-même. A peine un souffle et c’est déjà demain, un siècle plus tard. Ce souffle que le temps orne de mille facettes dans les rayons d’étranges bibliothèques.
Une croix ne représente que deux lignes volontaires qui se croisent comme on croise les doigts, symbole à la fois de crainte et d’espoir. De culture et de nuit noire !
Chaque pierre posée est un jalon dans la lente ascension vers les cimes. Pas pour dominer, mais pour mieux saisir la ligne d’évasion. 
Chaque pierre échouée est un pas en arrière et des douleurs dans le braille de nos pensées. Le prix de l’effort, de la contrainte, des joies et des souffrances se perd dans l’ellipse du verbe.
Une église qui brûle est un livre réduit en cendre. Une langue sans repères est une porte qui s’ouvre dans le vide sidéral. Une misérable particule jetée à la vitesse de la lumière vers un point de non-retour. Un mécanisme sans contrôle entraînant des troubles sévères de la mémoire. 
C’est dans cette auge que l’élite abreuve sa soif de vengeance, sans que nul ne sache quel en est l’origine. 
Quand la haine de l’autre se déclenche par simple impulsion, agissant comme un mécanisme déclencheur de la peur animale inhérente à l’être vivant, soit par instinct de conservation ou par stupidité, ce n'est pas vraiment l'autre qui est ciblé, mais la denrée périssable que nous sommes devenus.
Nous sommes devant l'échographie d'une décérébration programmée. Tout est enseveli sous les algorithmes, où chaque signe entraîne nos corps jusqu’au tombeau, où nous ferons inscrire, en guise d’épitaphe : « Qui a éteint la lumière ? »
C’est peut-être à ce moment que nous réalisons combien nous avons besoin d’elle ! 
 
Sous l'Casque d'Erby 
 
 

mardi 28 octobre 2025

Le pigeon serait la cause de la déconfiture des cerveaux ?

Pixabay
Des naissances réduites aux turbo-cancers, myocardites, AVC et maladies auto-immunes, c’est la facture laissée par les vaccins via des effets secondaires avérés. Et qui pour passer à la caisse ?
Les faits le démontrent, les statistiques le confirment, le con l’infirme : il y a eu préméditation. Avant la santé, le profit et la domination. 
La disparition de l’OMS en tant que gouvernement par la santé s’impose comme une nécessité vitale. L’avenir de sociétés civilisées ne peut reposer sur une telle avanie.
La cause de tout cela ? Tout, sauf la santé ! Sans surprise, aucune chaîne d’information française – ailleurs, c'est globalement pareil – ne vous le dira franchement, puisqu’elles sont la propriété de milliardaires qui l’ont ainsi décidé.
Milliardaires qui se remplissent les bourses en entretenant et développant, par ailleurs, des conflits et des guerres partout où ça génère de la dette, de l’emprunt et des intérêts ! 
Le vrai gouvernement, ce n’est pas nous, comme on cherche à nous le faire croire, ni les pantins qui s’agitent dans les assemblées, ce sont eux !
Tout est bon pour nous tenir en laisse et nous faire cracher au bassinet 24/24 et 365 jours par an !
Quand une guerre prend fin ici, avant même que l’odeur de putréfaction se soit dissipée, une autre éclate plus loin. On ne respire pas, on halète !
De la flatulence du pigeon et de son impact sur le dérèglement climatique, à l’invasion plus qu’improbable de la France par la Russie, ce n’est plus l’espoir qu’on nourrit, mais le blaireau à deux pattes qu’on gave. Bien que le pays plonge dans une amnésie soigneusement entretenue par tous les moyens – de l’enseignement aux standards de l’information –, qui pour croire de si grossières obscénités  ?
Le chaos est tel en notre chère France que la folie s’empare de tous. Pour chasser l’Amadeus de la finance, dont la cote de popularité saigne tous les paramètres, on imagine des remplaçants dont les noms feraient tressauter les morts, si ceux-ci avaient les moyens de participer à une telle foire aux andouilles !
Le dernier projet de liste que j’ai zieuté m’a flingué la vue. Des sionistes partout. Au ministère de l’Intérieur. Aux Affaires étrangères. À l’Immigration. Aux Affaires sociales. Dans les préfectures. Au Pôle emploi. À la pompe à essence. Partout, partout ! Tant et tellement qu’on se demande si Netanyahou en personne aurait osé une telle liste !
Le pays est incontestablement désorienté. Les citoyens commencent tout doucement à ouvrir les yeux, accordant de moins en moins de confiance aux représentants de l'État. À cela s'ajoute la volonté d'anéantir une économie et un mode de vie que les élites ont choisi d'effacer. Sacré chantier en perspective !
Faire le dos rond semble être la seule stratégie accessible aux plus vulnérables. Faire le dos rond, c'est croire que le mal est temporaire, qu'il finira par disparaître, tout comme les perturbations météorologiques. Attendre que le ciel passe du sombre de la tourmente au bleu immaculé des contes de fées. Mais cela, c’est dans les histoires à faire dormir les enfants. Dans la réalité, il en faut un peu plus que cela pour sortir la tête du marais.
Ce que nous percevons comme une classe politique « fortement » divisée, s’empoignant à qui mieux mieux, n'est en réalité que la stratégie de groupes similaires jouant la rivalité sur le dos (rond) des victimes de toujours. 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 

 

dimanche 19 octobre 2025

Quoi de plus agréable pour se détendre qu’un voyage ?

Pixabay
Lorsqu'on met en lumière la dérive totalitaire d'un système entier, les naïfs, bien plus nombreux qu'on ne l'imagine, versent dans le sarcasme ou même dans le mépris : « Mais où vas-tu pêcher de telles idées ? Observe autour de toi. Aucun policier en vue. Ouvre les yeux ! Arrête de nous prendre la tête et profite du paysage. Songe à la chance que tu as de mener une vie sans accro ! »  
Rien n’émeut des gens aux yeux et aux oreilles obstrués. Rien ne peut les sortir de ce coma artificiel. Rien pour les alerter sur les demandes de plus en plus excessives exigées pour un simple déplacement chez le voisin Anglais. Sous prétexte de « sécurité », vous voilà submergé, accablé, englouti par les démarches informatiques ! 
Rien de plus facile que de pénétrer – en toute décontraction – au pays des Beatles et des Pink Floyd. Une seule condition : remplir tous les paramètres du citoyen irréprochable. Paramètres qui, pour l’initié au maniement du clavier et des applications mobiles sans questionnement métaphysique, est une activité ludique ! En un tour de main et sans coup férir, vous voilà jouant le rôle de l’animal consentant pour votre bien propre et celui de tous, aux pays du libre arbitre !
Mieux : heureux du bien que l’on vous fait, vous fournissez les menottes et le montant du loyer pour mieux profiter d’une cellule personnalisée dans les nouvelles prisons mentales !
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage ! 
Du déverrouillage des smartphones à la reconnaissance faciale. De l’iris à la voix, et autres QRCode, la surveillance globale étale tout son arsenal sous le regard satisfait d’une population heureuse de l’attention qu’on lui porte !
On appelle cette petite formalité « l'ETA de déplacement », Electronic Travel Authorisation. Petit détail : le site est entièrement en anglais. Si vous parlez une langue régionale...
Pour vous éclairer sur l’importance de ces mesures sécuritaires, voici : si vous ne cochez pas les bonnes cases, tant pis, vous resterez à quai !
Qu’elle est belle l’ETA ! À ne pas confondre avec son homonyme basque au pays de Cervantès, vous vous embarqueriez dans une nouvelle galère.
Cette plateforme a été conçue pour endiguer l'arrivée non contrôlée de migrants susceptibles d'envahir et déstabiliser des nations déjà colonisées, sachant que les nouveaux arrivants en sont exemptés, puisqu’ils n’empruntent pas un circuit sécurisé !
Ce sésame, l’ETA, si vous parvenez à franchir l'obstacle de la demande en « bonne et due forme », bien plus complexe que d'empêcher un migrant de commettre des méfaits, vous coûtera 19€. Il faut bien ce prix pour ne rien empêcher du tout, tout en favorisant la traçabilité numérique ou le grand marquage du bétail citoyen !
N'oublions pas que le grand George Orwell, dont les prédictions totalitaires ne concernaient pas que son pays d’origine, mais s’étalaient comme du beurre sur la tartine planétaire, n'aurait sûrement pas applaudi la clairvoyance. 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 

 

jeudi 16 octobre 2025

L’histoire, c’est une drôle d’histoire.

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À une période où les architectes de l’UERSS ajustent le narratif officiel, tout en s’effondrant, le souvenir du chef-d'œuvre de Luchino Visconti, Les Damnés, me revient à la mémoire avec un étrange pressentiment. Le film évoque l'ascension d'Adolf Hitler, depuis l'incendie du Reichstag en 1933 jusqu'à la tragique Nuit des Longs Couteaux en 1934.
Le cinéma a une histoire et l’histoire n’est pas du cinéma. Sans donner dans le mélo, cela souligne, si besoin, le lien de parenté entre le passé et le présent. Des lignes qui se croisent et se perdent dans le smog de la mémoire, avant un retour fracassant pour de nouvelles tragédies !
On vieillit sans trop comprendre les hommes et les choses et, quand, parfois, ces choses finissent par vous éclairer, vous êtes hors-jeu. Je ne me souviens plus, ou alors très vaguement, qui a dit que la lune au ciel, quand elle est pleine, « on dirait un Zéro transparent ».
Il est impossible de comprendre l’arrivée d’Hitler sans évoquer (l’histoire est cruellement têtue) l’appui des grandes entreprises allemandes, notamment celles du secteur chimique et pharmaceutique (suivez mon regard), ainsi que des industriels les plus puissants. Si cela ne suggère pas un air de remake, comme on dit dans le jargon du cinéma, c’est que vous êtes victimes d’un grand coup de fatigue ! Et Dieu sait si la fatigue est grande en ce bas monde !
Non seulement ils ont investi d’importantes sommes d’argent dans le parti national-socialiste, mais ils ont également confirmé que la gouvernance par la puissance et la richesse devait rester entre les mains des élites.
Qu’un cinéaste marxiste, ait été « diligenté » pour réaliser un film sur le passage d’un régime traumatisé par la défaite, faible et sans défense, vers la dictature nazie peut sembler surprenant à qui a perdu ses lentilles de contact, mais nullement celui qui lit dans les nuages l’arrivée de l’orage. 
Visconti montre comment le nazisme a englouti la famille décadente des Von Essenbeck, qui l’avait soutenu et alimenté lors de sa marche impitoyable vers le pouvoir. Cette recherche de justice poétique, non dépourvue d’une certaine naïveté, bien que porteuse d’espoir et de symbolisme, n’a malheureusement pas trouvé de véritable résonance dans les faits historiques.
Les influentes dynasties allemandes, qui avaient fourni un soutien financier et idéologique au régime nazi, ont rapidement récupéré leur position privilégiée ainsi que leurs fortunes. Malgré quelques condamnations symboliques infligées lors des procès de Nuremberg, les sanctions reçues par ces familles furent relativement légères, laissant intacte la structure sociale d’avant-guerre et permettant à ces élites de reprendre leur pouvoir et leur influence avec une étonnante facilité...
Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé est totalement volontaire, vous vous en doutez ! 
 
Sous l’casque d’Erby