vendredi 19 décembre 2014

Danse la Vie

M Art'IN

Il y a toujours chez l'artiste un vide quand il décroche ses œuvres à la fin d'une exposition. Tel n'a pas été le cas ce mercredi pour les exposants de l'Artche des sens retirant leur travail après une petite quinzaine riche en visites, en échanges et en promesses...
Si au début le lieu, une maison d'habitation, avait de quoi laisser dubitatif certains participants, une fois l'expo installée, l'idée a séduit tous les visiteurs, à commencer par les artistes eux-mêmes. L'ensemble a permis de constater que contenu et contenant s'harmonisaient au-delà de ce que les organisateurs pouvaient espérer en programmant l'expo.

Peinture, poésie, sculpture, vidéo, mosaïque, photographie et musique (des concerts improvisés à la harpe et à la guitare tout au long de l'expo) ont réussi à faire de la diversité un ensemble très cohérent qui a enthousiasmé les visiteurs et conforté les artistes à poursuivre dans cette voie.

Domjy Pajot

De l’Uruguay à Prague, de l'Angleterre à la Bretagne, nous étions une quinzaine d'artistes à montrer que l'art d'aujourd'hui, malgré ses difficultés à vivre et à trouver des lieux pour se montrer, a une place à reconquérir et un public prêt l'accueillir.

Susana Vida
Pour terminer, la vidéo de la bande-annonce de "Il faisait encore nuit", réalisée par les vidéastes de l'Artche des sens pendant cette quinzaine. Ultérieurement, vous aurez droit au film, en cours de montage, montrant dans le détail l'ensemble des oeuvres exposées.
 

Il faisait encore nuit - Rod Lediazec - Bande annonce



Sous l'casque d'Erby


mardi 16 décembre 2014

Apostasie politique

Erby
Si vous le permettez, je suis entré en apostasie politique. C'est mon renoncement public, sitôt après avoir chassé toute idée religieuse de mon esprit.
Je demande au PS de laisser tomber son appellation « gauche » d'origine frelatée cherchant à devenir un parti de masse, et me met à distance respectable pour ne pas en être contaminé. Le premier qui me traite de socialo, aura affaire à ma mère, ce que je ne souhaite à personne, vous comprendrez pourquoi. 
Absolument rien à se mettre sous la dent, sauf, peut-être, l'idée d'une médiocrité agaçante, ce qui n'est pas du tout mentalement flambant. Quand, d'un œil désabusé, je tombe sur l'image de François Hollande aux lucarnes, je me dis que la France ne roule pas carrosse et cela me met dans un état que, tiens, je double ma dose de tranxène, puisque personne n'a l'air de vouloir partager le pavé avec ma pomme, pour autre chose que banderoles et graffitis !
Si pour le béotien le tranxène n'est pas parlant, pour la victime, celle qui le glotte, le sent courir comme mascaret dans son organisme, dévastant les sens, la réduisant à légume, morte dans son corps, tuée dans son âme, le tranxène, entre autres psychotropes, est un médoc qui calme secos toute dérive citoyenne que le patient obligé avale à corps défendant, quel qu'en soit le gouvernement en charge des affaires de la nation. 
Nous vivons en état de psychiatrie globalisant, viscose-ment subi et souvent accepté. Dès qu'un quidam présente des signes suspects de malaise ou de récalcitrance, le corps médical, en l'occurrence, la gouvernance, administre de force la forte dose (hier les roms et les pédés, aujourd'hui le terrorisme, la Russie et tout le reste), pensant que cela suffira à calmer les nerfs, t'enfonçant du pieu à tout va. Or, avec l'accoutumance, plus ça va, plus la dose est poilue, au point qu'au jour d'aujourd'hui on ne fait plus la différence entre un extraterrestre, un être normal et un déglingué du bulbe prenant Dieu pour le Père Noël, son fils pour un footeux célèbre et la mère Marie pour la mère Denis. La vérité n'étant pas, on s'en doute, le produit d'un cerveau dérangé mais celle d'un cerveau qu'on dérange sciemment !

Sous l'casque d'Erby

EXPO BRÉSIL - BRASILIA  

lundi 15 décembre 2014

Préface de l'essai « Œuvrières et Œuvriers »

l'auteur répond à la jeune fille                        photo de Jean-Philippe Hemery
Après vous avoir donné l'une des dernières pages de mon essai en cours de finition, en voici le prélude :

Une jeune fille m'interroge :


Comment vois-tu, vieillard, que marche notre monde actuel ?

Il boîte, douloureusement, de pire en pire, marche à la va-comme-j't'pousse...

Mais qui le pousse ?

D'antiques traditions et mœurs qui l'aveugle et la moderne mafia de malfrats terroristes qui l'attaque et l'affame... en gangs rivaux, aveugles suicidaires.

C'est pire que dans ta jeunesse ?

C'était pas beau. 14-45, Shoah-Hiroshima, Guerre Froide ! et Israël continue !

On a donc rien appris ?

Si ! On en sait de plus en plus, individuellement, sans encore courage collectif de comprendre, d'oser. Alors que ''ça urge'' : la planète Terre est en danger !

Il y a pourtant bien des tentatives dans ce sens...

Oui. Je suis optimiste sur la belle créativité de l'intelligence collective. Zones libérées, mouvements autonomes, sans paternalisme ni productivisme...

Mais alors...

Alors les générations se succèdent, les portes ouvertes autrefois se referment, par alliance de fait entre mafias modernes au pouvoir et poids de nos antiques mœurs de soumission. D'autres portes s'ouvrent un temps de liberté locale et provisoire, puis ''on se laisse avoir'' par la Bête. Son ''Big-Money First'' !

La Bête ? : le capitalisme mondial ?

Oui, allié aux traditions obscurantistes d'éducation de la jeunesse, l'odieux respect de vieilles mœurs qui acceptent l'inégalité sociale comme une fatalité. Ce pouvoir tolère un temps nos conquêtes, tels la fin juridique de l'esclavage et du colonialisme. Puis il fait pire, en prolétarisant une grande partie du monde paysan, transformant l'autre en consommateurs. Souvent aliénés de la conscience d'être les mêmes hommes, libres chacun et égaux socialement.

Donc, te voilà pessimiste !

Non. Inquiet, très. Mais optimiste-inquiet car ne cesse de s'inventer l'Espoir. Luttes sociales multiformes, créations collectives nouvelles dans leur esprit, qui s'affrontent à la Bête... et parfois à d'autres inquiets bien trop pessimistes-individualistes, démoralisants. C'est aussi pour eux, mais surtout pour ta génération que j'écris cet essai. Car tu es œuvrière, bon vent, bon à-venir !




NOTE – Cet échange de questions-réponses est imaginaire et réel :




Réel car je l'ai pratiqué du temps où c'est moi qui posais, jeune, des questions à des vieux, jusqu'au contraire à présent. Aussi bien face à des hommes qu'à des femmes. Et il se trouve que ce sont des femmes, souvent, qui m'ont plus appris ou à qui j'ai plus appris : enrichissement mutuel !

Imaginaire, ce dialogue m'habite tout au long de mon essai : Que tu me connaisses peu, prou ou pas du tout, saches, lectrice et lecteur, que tu ne me quittes pas ! Et qu'importe que tu sois mon contemporain ou plus jeune, plus savant ou plus ignorant que moi... entre œuvrières ou œuvriers !

Sous l'casque d'Erby 

dimanche 14 décembre 2014

Photos pour un voyage




Bonsoir, amis de la caillasse ! Comme vous ne l'ignorez pas, en ce moment je suis au taquet, et ce jusqu'à jeudi prochain, date à laquelle prend fin l'exposition multi-médium de l'ArTche des sens, d'où une présence en dents de scie dans ces contrées colériques et pas dupes. Mais que cela ne vous fasse pas penser ( diable, non !) que les choses de ce bas monde m'indiffèrent ou ont cessé de  m'intéresser, à cause de je ne sais quelle soudaine hauteur artistique, au pied de laquelle mon regard s'en trouverait affecté !
Ce serait mal me connaître. Même si je partage avec vous un dégoût croissant pour la chose politique, affligeante à un degré tel que je pense que tout cela est orchestré pour que les personnes moralement décentes, saines de corps et d'esprit, ne baissent les bras, laissant ainsi les spécialistes de l'arnaque et de la chtouille popoter leur tambouille avec des produits hautement frelatés, dont on dénonce régulièrement la très haute nocivité !
 


Laissez-moi donc en ce dimanche de bonheur et d'un peu de fureur,  vous présenter en quelques images, dont le choix reste arbitraire et les mots inutiles, Pierre Adnot, membre de l'ArTche des sens, photographe et artiste consommé, histoire de montrer que ce monde fou est aussi... Fou de beauté !
Vrai qu'en vrai, les photos de Pierre sont splendides et que le contre-poil irise positivement le visiteur, tant sa palette est surprenante. Présentation : 

Pierre Adnot, photographe


Né en 1945, à Saint Maurice, Pierre Adnot se définit comme un amateur dans le domaine de la photographie, pas parce qu'il manque de talent (impossible quand on voit son travail), mais parce que malgré la passion que cet art exerce sur lui, il n'en a pas fait son métier. Un choix qu'il explique ainsi : « L'avantage d'être amateur, c'est que l'on fait ce que l'on veut et ce que l'on aime ! ».


A regarder ses compositions, en tirages argentiques, noir et blanc virés en « sépia » ou, plus récemment, ses numériques, qu'il tire lui-même sur imprimante professionnelle, le visiteur ne peut que constater que Pierre Adnot est un grand professionnel qui a su préserver sa liberté.
Vers ses vingt-cinq trente ans, dans les années 70, Pierre Adnot remporte le prix de 30 x 40, le plus célèbre des clubs de photographie de Paris, le même club que Jean Loup Sieff, Jean Philippe Charbonnier, Isis et autres Ralph Gibson !…
Retraité depuis six ans, Pierre Adnot vit à Trégastel, dans les Côtes d'Armor.




Sous l'casque d'Erby

Le Sauveur viendra-t-il !?

 

samedi 13 décembre 2014

jeudi 11 décembre 2014

Marko, poète et écrivain

Marko est membre de l'ArTche des sens. Il vit et travaille à Prague. Taquiner les mots, par la prose ou par la poésie, est sa façon personnelle d'accrocher les pensées, les étager, sans ordre défini, dans le but, du moins c'est ainsi que je l'ai perçu, de se trouver en cherchant, partageant et s'enrichissant de la richesse du monde intérieur-extérieur, ce territoire infini qu'il explore avec exigence et bonheur.
Jo, illustrateur et ami de Marko, réside en Hexagonie, quelque part dans le midi. Entre les deux compères l'échange est intense et la complicité évidente, comme vous le verrez dans les liens au pied de l'article.
Aimerez-vous autant que moi ?...

Illustration de Jo, ami de Marko
Voici la poésie, c’est ainsi que je l’ai apprise, au coin d’une rue, au détour d’un imprévu. Je me rendais dans le pays merveilleux de nulle part, dans ces terres propices au départ. Chemin faisant avec mes amis, je me portais volontaire pour la fuite. Laissant à chacun le soin de décider pour lui-même, je m’en allais joyeusement vers moi-même.
J’ai arpenté les falaises de ma conscience dans une perpétuelle quête d’essence. Je ne savais pas bien où aller et laissais les hasards me guider. A la croisée des chemins, je consultais mon cœur. Rarement de bonne humeur, aveuglé par tant de douleurs, il aurait bien pu faillir à sa tâche. Ma raison bien piètre pour compenser sa sagesse, je me reportais à d’anciennes études pour retrouver la sollicitude de celui-ci. Contes, légendes, livres et chansons, se mirent à peupler mes visions.
Je découvris de nombreux paysages, beaux, réels et présents. Je décryptais dans ces images des reflets, des reliefs et des réflections de mon Être le plus profond. Diluant ma recherche dans le temps et les espaces, dans l’étendue des états de conscience et de révérence, je m’approchais d’une nouvelle dimension.
Une contrée de lettres et de Verbe s’offrait à moi. Épris de tendresse, je me penchais sur leurs émois. Tant de sagesse et de tristesse, tout avait été dit depuis si longtemps, se pouvait-il que si peu aient entendu? Pourquoi tant de beauté négligée dans le temps, tant de lumières refoulées? De l’amour condamné à la racine, du toujours ressenti comme ennui; trop de choses qui nous chagrinent, mais le retour vaut bien ces chandelles d’épines.
Qui s’y frotte s’y pique bien sûr! Que pensez-vous? Que faites-vous face à la misère qui chaque jour croise vos pas? Misère physique, psychologique ou matérielle, qu’importe? La mort frappe à la porte pour répondre à l’inconnu, à l’injustice et au superflu. Elle se diffuse, s’infuse et ne s’excuse jamais de venir troubler les rêves des artisans de nos cauchemars.
Voici la poésie, il n’est pas question de faire des rimes. Seulement de s’enrager à ramener à la surface la profondeur de nos espaces. Seulement à dégager de la crasse les rêves des amants. Je veux du bleu, du plaisir, de l’avenir, et je m’inquiète de la fureur cynique qui ôte la magie de nos quotidiens. Monde d’injustices que l’on justifie, élancé dans les précipices béants du pouvoir et de la folie.
A première vue tout semble bouger si vite, mais imperceptiblement se perçoit la dimension immobile. Équilibres, substitutions, évolutions, transformations en ensembles instables, éphémères, parfaits et harmonieux. Les détails pèchent à vue d’Homme, mais c’est que trop de bipèdes ne parviennent à transcender et dépasser leur nature primitive. Ils ne voient pas les failles éclatantes qui habitent les mirages auxquels nous dévouons une part de nos courtes vies terrestres. Ils ne perçoivent ni la plate-forme, ni l’envol sidéral et sidérant que nous promet l’existence. Un voile intégral sur leurs cœurs, leurs yeux et leurs oreilles, ils n’ont pas perçu les charmes de l’éternel, ils n’ont ni entendu sa musique, ni chanté sa chanson, ni dansé sur ses pas. Cette danse légère qui déploie les lignes de la conscience, la transe de l’égaré en quête d’infime et d’insouciance.
Au quotidien la conscience se forge, s’éveille, s’abrutit, se modèle, se libère, ou s’emprisonne. Au quotidien, de manière consciente ou inconsciente, la conscience s’agite et nos esprits se débattent dans les lignes du langage pour tenter d’exprimer l’inexprimable équilibre. Les mots sont encombrants pour exprimer le sens et l’expérience, pour témoigner de l’invisible qui nous habite. Seul l’instant peut parfois permettre de sonder les profondeurs de notre être entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, le visible et l’invisible, l’ignorance et l’expérience. Conscience et inconscience s’embrassent alors pour dépasser les finitudes physiques, rencontrer l’ombre de la mort et tendre à un nouvel équilibre, un envol.
C’est un paradoxe important du culte contemporain de l’éphémère que de négliger l’instant éternel. Secondes, minutes, heures et années défilent sans accroche sous les pas des jouisseurs du néant, incapables de s’y ancrer, de s’y plonger et de briser les mirages qui bornent les portes de l’univers. Effacer les mirages et se confronter au vide, quitter le cocon de sa raison, sortir de la chrysalide funeste des quotidiens. S’envoler au-delà des pays et des religions, des idéologies et des croyances, et admettre que l’on ne peut rien savoir, mais seulement faire l’expérience.
Des voix multiples et dissonantes proposent des lignes de langage sur lesquelles nous n’avons d’autre choix que de surfer et nous mouiller. Mais il faut apprendre à briser les vagues, à tracer son propre cap, naviguer à vue, à jamais seul sur la mer de brumes, avant de créer et d’atteindre sa propre mer. Plus on approche de soi-même, plus on est en mesure de percevoir les limites extrêmes de la connaissance, l’infini des possibles, et la convergence des chemins. Plus un être se rapproche de lui-même, plus son énergie se répand dans le temps et l’espace, comme un caillou dans un étang. Dans la mer universelle, les vibrations, se rejoignent, se coupent, et réagissent au rythme de musiques quantiques, dont l’harmonie dépasse nos capacités de compréhension actuelles, mais pas de perception inactuelle.
L’obscurantisme est une maladie humaine répandue à travers les temps et les âges. Peu importe le nom des dieux, des religions, des idées, des symboles ou des drapeaux, ils ne font trop souvent que tromper et asservir les âmes fragiles. Et pourtant, le mystère de notre présence devrait suffire à préserver nos innocences. Nos structures mentales sont incapables d’appréhender ce mystère et d’expliquer pourquoi nous sommes vivants ici et maintenant sur cette terre et dans cet univers. Nous sommes en revanche tous capables de ressentir les expressions d’une énergie qui nous dépasse, dans les joies, les peines, ou dans l’ivresse.
Le seul fait d’exister et d’un jour mourir oblige de faire face aux questions du vide et de la transcendance. Le nier est refuser toute chance de transcender nos angoisses et nos limites face à la mort et l’éphémère. Toutes les réponses ont d’ailleurs déjà été exprimées dans une multitude de contes, de légendes, de chansons, d’histoires, de philosophies, de poésies ou de religions. Il est à croire que toute cette sagesse peine à se faire entendre, alors qu’il suffit de s’arrêter un peu…
Est-il si compliqué de comprendre que nous mourons tous un jour ou l’autre? Est-il si compliqué de comprendre qu’il y a d’autres choses à accomplir que de puérils achèvements matériels? Parfois j’aimerais que la mort montre plus souvent à chacun son doux visage, celui de la consolation, et non seulement celui de la peur et du vide. N’ayez pas peur d’elle, elle est moins méchante que nous: vivez donc à présent, partagez, semez et récoltez les présents. Rendez grâce à la vie, avant que l’inconnu ne vienne vous prendre un jour dans ses bras glacés. Il n’y a pas de prophète, de sage, de philosophe ou de poète qui saura vous indiquer le chemin plus sûrement que vous-même. A peine sauront-ils vous aider, car seule l’expérience intime d’une énergie sans appel doit guider nos perceptions et notre spiritualité.
La seule voix valide est la lumière issue du plus profond de nous mêmes qui vient éclairer de sens aussi bien le plus beau poème que le texte le plus insignifiant. Le plaisir et les perspectives offertes ne seront certes pas les mêmes, mais chacun doit devenir, puis rester maître dans son propre monde, dans le royaume de ses perceptions. Pour le reste, il nous faut cohabiter et partager avec autant de royaumes et de mondes qu’il y a d’hommes, de femmes, et autres formes de vie médiatrices d’énergies. Là encore, moins on connaît ses profondeurs et son appartenance à la totalité, moins on est enclin à coopérer avec autrui.

ML (2010)




L’alchimie  


Nos mains transpirent d’or,

Mais d’airain se couvrent.

Fondues dans le décor

Que nos sens réprouvent.

L’alchimiste se découvre

Et dépasse l’impassible ;

Dans sa folle quête éprouve

La richesse des possibles.

ML (2006)


***


Le Rêve de l’Alchimiste
 
Unique éther de nos brumes,

Notre chimie s’évapore,

Dans l’infime se consume

Et se brûle dans nos décors.

Un subtil mélange choisi

Par les Temps et notre Terre.

Fébriles échanges sans prix,

Que ceux de nos mystères.

Le rêve de l’alchimiste,

Démiurge dans ses yeux :

Sans cesse explorer ses pistes,

Sans atteindre leur précieux.

En des formes et formules

Vides se détache son art.

Seule la quête le stimule,

Sa fin dévoilera sa mort.


Son site  et un autre où l 'on peut voir le travail de Jo.




Sous l'casque d'Erby

Zarkoooooo ! Zarkooooo !...

mercredi 10 décembre 2014

La politique du bing-bong

Source
L'homme est un loup pour l'homme et le loup une espèce de chien-chien « méchant » qui fait miam-miam avec les gentils petits moutons, sans même se donner la peine de les préparer en ragoût. C'est d'un mauvais goût ! Des sauvages, ces loups, encore faut-il en avoir conscience et distinguer dans la masse le vrai mauvais sujet, pour ne pas avoir l'air surpris quand la chose se révèle à nous. Et comme l'homme a sa part de mouton en lui, tout comme sa part de fatuité, tout comme il possède sa (très) grande part de connerie dans ce qui lui arrive, ne soyons pas surpris, si, attendant le jour où le bonheur viendra frapper à notre porte pour nous prodiguer la becquée tant rêvée, il file de la déconvenue comme on usine du lin dans les métiers à tisser dans les cités d'art surmenées par le tourisme éco ambiant. 
Évidemment, je me réfère à l'actualité politique hexagonale. Pour trouver plus pauvre, il n'y a qu'à se baisser, mais cela ne doit pas nous déranger outre-mesure tant la reptation nous est devenue courante. La bêtification massive fait des ravages. La chose n'est pas difficile à trouvailler, comme disent les gens de peu d'école, suffit de jeter une esgourde distraite pour s'en convaincre.
Pour avoir une idée des choses qu'on nous fait becqueter aux infos, après lecture écœurée, je vous donne (à la volée) les trois auteurs dont les livres se sont le plus vendus en Hexagonie en cette période noëllesque, riche en clampins. Par ordre d'importance marchande et si cela ne me fait pas rire, cela ne me fait pas non plus sursauter, tant la chose semble on ne peut plus... naturelle : Valérie Trierweiler, pour son torchon sur son amourette avec François X ; Eric Zemmour, pour sa constance haineuse, et, en troisième position, le tout frais et pas toujours fringant Prix Nobel, Patrick Modiano ! Reviens, Céline, nom de dieu !
Pour en savoir plus, sur le reste de l'actualité et sur nous mêmes, vous déplacez le curseur d'un service télévisuel à un suivant radiophonique, ou vers un imprimé, et vous découvrirez dans votre tour d'inspection les quelques flashs qui font le bonheur des pauvres, sur le terrorisme, l'antisémitisme basique, l'otage arraché au bon moment aux mains de quelque marchand d'esclaves, comme il s'en trouvait jadis, à l'époque de Tartarin, chez le barbaresque. Une enjambée plus loin vous avez la délinquance, ce mal endémique, dont le taux se stabilise, nous disent opportunément les stats, ce qui prouverait de façon certaine que nous sommes sur la voie de la rédemption et vous comprendrez, pour peu que vous vous exerciez un brin aux méthodes de la mauvaise foi, que les vrais voleurs, les vrais gangsters, courent toujours... 
Mieux : ils nous gouvernent !

Sous l'casque d'Erby