lundi 20 juillet 2015

Aléxis Tsipras, l’autre victime

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En ces temps de chiasserie et de Morde-queue chronique où le crime organisé tient le haut du pavé la vigilance est de rigueur. Oh, le vilain mot !
Après avoir été adulé par le peuple et conspué par les satrapes de l’Europe, la tendance s’inversant, voici Aléxis Tsipras crucifié par le premier et loué par les seconds, non pas pour ce qu’il a fait mais surtout pour ce qu’il n’a pas fait ou a laissé faire !
Je n’aime pas tirer sur un homme à terre. Et à terre il l’est, l’ami Aléxis Tsipras. Si comme on le dit avec justesse il a manqué d’audace lors de ses six premiers mois d’exercice, qu’il a cédé à la panique pour satisfaire les oukases des oligarques qui étouffent son pays, pensant, à tort, qu’en continuant à payer des échéances de la dette « alors que la Grèce ne reçoit plus la moindre aide depuis août 2014 », prenant cet argent chez ceux qui en ont le plus besoin, rompant avec ses compagnons de route pour s’allier, sans y être forcé, avec certains de ses adversaires politiques, fermant les écoutilles à la clameur populaire qui l’a propulsé à la fonction qu’il occupe, il a tendu le bâton pour se faire bastonner, comme le résume fort bien Yanis Youlountas dans son blog !
Erreur politique majeure qu’il paye cash et dont le préjudice lui revient comme un mauvais prix d’excellence !
Malgré cela, je n’arrive pas à considérer que l’homme soit un salaud ! Le type de salaud que nous avons l’habitude d’observer dans la fosse aux serpents du milieu politique. Tout au plus – et ce n’est déjà pas mal – il a pensé qu’en faisant profil bas, se pliant de manière candide au jeu des « mains propres » face au gang de cette sale Europe il pouvait sortir son pays du gouffre dans lequel les salauds cherchent à l’enfoncer définitivement, avant de s’attaquer à un suivant, puis un suivant, jusqu’à ce que la nuit recouvre de ses ténèbres la lumière du soleil.
Tant que nous persisterons à penser que le sauvetage des peuples viendra des palais, que le miracle passera par les urnes et non par la rue, du peuple comme entité souveraine, tant que nous n’intégrerons pas, comme l’écrit Raoul Vaneigem, que « l’Etat n’est plus rien, soyons tout » nous serons les dindons de la farce.


Sous l'casque d'Erby



samedi 18 juillet 2015

Notre-Dame-des-Landes


Comme on pouvait s’y attendre, le tribunal administratif de Nantes a rejeté les recours juridiques déposés par les défenseurs de l’environnement, empêchant la reprise des travaux du projet stupide d’un nouvel aéroport à Nantes, cher à Jean-Marc Ayrault.
C’est à peine si les membres du tribunal avaient fini de digérer les croissants du petit déj’ qu’ils annonçaient la nouvelle, juste à temps pour l'apéro, sans le moindre ménagement concernant les dégâts que les travaux de construction du futur aéroport vont causer sur le bocage, ce dont les squales de la politique et de la finance n’ont rien à glander.
A peine si le tribunal de Nantes avait eu le temps d’annoncer la nouvelle que Manolo Valls, vif comme l’éclair, annonçait, effet de manche compris, que les travaux allaient reprendre alors que tous les recours ne sont pas épuisés et que les défenseurs de la nature, en cette année de conférence sur le climat organisée à Paris, envisagent de faire appel.
Mais à cela Manolo n'accorde qu'un intérêt relatif, puisqu’il est taillé dans l’étoffe de ces héros pour qui il n’existe qu’une loi : la sienne. Raison pour laquelle chaque fois qu'il le désire il s'offre du 49-3 comme on allume un clope à la sortie du bordel.
Mais dans cette triste affaire d’argent et de corruption, de lutte entre deux façons d’imaginer le monde, il n’y a pas que les opposants, il y a la misère économique, l’angoisse liée au chômage et à la précarité, la promesse d’un job ( 3 000 mille emplois que Vinci et le pouvoir politique garantissent) pour ceux qui n’en ont pas, la carotte avec laquelle le gang libéral gangrène la société en subdivisant les individus par groupes d’intérêt, les poussant à l’affrontement pendant qu’en loucedé ils placent leur magot dans des paradis fiscaux !
C’est ainsi donc que nos propres frères de misère, partisans du projet, aussi vifs que Manolo Valls, sont venus nombreux jusqu’au lieu de ce que seront les pistes du futur aéroport pour un lâcher de trois mille ballons, bleus et blancs, pour célébrer la décision du tribunal administratif de Nantes !
Eh, les gars, un peu de décence, ce n’est pas parce qu’on nous prend pour des cons que nous sommes obligés de le devenir !

Sous l'casque d'Erby

vendredi 17 juillet 2015

Terrorisme et pédalage dans la semoule

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Après avoir durement comploté contre la Grèce, la France du Patriot act vient de déjouer un terrible complot intérieur ourdi par des apprentis islamistes visant, cocoricote-t-on sur les ondes, un site militaire, quelque part en Hexagonie. En réalité, ces terroristes en herbe (entre 16 et 23 ans, dont un renvoyé de la marine nationale) cherchaient un gradé qu’ils voulaient proprement zigouiller pour des raisons que l’enquête déterminera ultérieurement…
Y a-t-il une raison à la déraison ?... Le fait est que ces amateurs d’émotion forte voulaient saisir au colbac le gradé en question, le planter devant un Smartphone et filmer sa décapitation, avec, je suppose, un sabre oriental, emprunté chez Allah ne sait pas où, pour ensuite la mettre en ligne sur You tube.
Dormez tranquilles, braves français, cela n’arrivera pas – nous avons failli avoir des sueurs froides – car les services de François Hollande sont des plus performants pour déjouer l’indénouable ! Lui-même donnant de sa personne, n’hésitant pas la nuit tombée à sillonner la capitale en scooter pour observer, noter et ficher tout ce qui pourrait menacer la tranquillité des alcôves…
Quel citoyen aujourd’hui – mis à part des lascars dans mon genre – peut contester le fait que depuis que les sociodés ont pris les manettes du pays il ne se passe pas de jour sans que la gouvernance « normale » ne lève un lièvre dangereux pour expliquer le coup de fusil, alors même que l’ouverture de la chasse n’a pas été officialisée ? Qui peut contester le fait que depuis qu’ils sont là le nombre de citoyens potentiellement dangereux a augmenté aussi fortement que les tarifs de l’électricité dont la hausse est fixée au 1er août ou la courbe du chômage ?
C’est François Hollande qui a annoncé l’arrestation de ces marlous des séries américaines, devançant pour l'occasion le ministre de l’intérieur ou le procureur de la république dont c’est le rôle dans ce genre d'affaires. Sors de ce corps Sarko, tu es repéré !
Pendant ce temps, le très sportif Manuel Valls faisait le beau sur les routes du Tour de France dans les Pyrénées, où il crachinait dans la bonnette son amour du sport, que si le cyclisme est un sport de drogués cela restait erratique, que l’Etat français travaille activement à circonscrire les effets néfastes d’une entreprise clandestine et donc criminelle !
Coupez, coupez, coupez ! La coupe est pleine !


Sous l'casque d'Erby



mercredi 15 juillet 2015

François Hollande à la télé : témoignage d'une téléspectatrice insomniaque

Les interventions télévisées de François Hollande – dont j’ai maté des extraits ce matin – font penser à la célébrissime série allemande « Inspecteur Derrick », laquelle visait la ménagère retraitée, sourde et surtout myope, qui profitait de l’heure de diffusion, 13 heures trente sur des chaines nationales, pour piquer un roupillon. Un remède contre l'insomnie. Quand, au réveil, pendant le générique de fin, lorsqu'on demandait à la somnolente mamie comment elle avait trouvé ça, elle répondait : « Le mari idéal. Jamais à la maison à l’heure des repas. Quand il revient c’est pour dormir. Quand il se lève le drap n’a pas un pli à présenter à la machine à laver. Quand on l’interroge sur son travail, il répond : « J’ai enfin attrapé le dahu ! » Quel menteur ! Si vous saviez seulement la pile de dossiers qui dorment dans le grenier recouverts de poussière, d’affaires non résolues !... 
Prenons l’affaire criminelle de la Grèce qui lui prend, dit-il, tout son temps. Que des mensonges ! Il n’a jamais cherché à aider ces pauvres gens à négocier, puisqu’il n’y a jamais eu négociation. Il a fait, avec enthousiasme, sans toujours y mettre la manière, ce que ses amis les riches lui ont ordonné pour filouter l’opinion afin de chouraver la richesse contenue en Grèce, à commencer par les gisements pétroliers et gaziers dont certains, partant de la Crète courent jusqu’à la bande de Gaza (comme c’est curieux !), sans omettre l’importance stratégique du pays dans le cadre d’une domination totale, ce qui demeure le véritable objectif de ses amis les puissants.
A présent que l’affaire semble pliée, son plaisir étant de déshonorer monsieur Tsipras, celui par qui le scandale est arrivé, afin de le faire disparaître dans les remous de la mer Egée dont il n’aurait jamais dû quitter les fonds.
Monsieur Hollande, le Derrick français, est un retors opportuniste comme on en trouve à foison dans toutes les productions de série B : l’allié du fort contre le faible. Un félon pour être précis.» 
Après ce témoignage implacable, voici maintenant une petite animation envoyée par Odile, toujours vigilante, montrant jusqu’à la vomissure la nature profonde du mensonge sur la Grèce :



Trois idées reçues sur la crise grecque



Sous l'casque d'Erby



mardi 14 juillet 2015

14 juillet thématique

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De l’ombre à la lumière. Un pas. Puis un deuxième. Puis un suivant et encore un suivant. Des suivants et des suivantes.
Le défilé jacobin de ce 14 juillet hexagonal est à marquer d’une pierre blanche. Pourquoi blanche ?... Parce que pour la première fois ce défilé de la soldatesque mettra en lumière les cagoulés de l’ombre : GIGN, Raid et BRD ainsi que des unités plus récentes créées après les attentats de Paris au mois de janvier dernier.
Pour la première fois ce 14 juillet, le GIGN, le Raid, la BRI... sont mis à l'honneur du défilé des boucheries d'Etat sur les Champs-Elysées. Hommage rendu pour leurs interventions pendant les attentats de Paris, pour honorer leur « travail » dans la lutte contre le terrorisme...
Ils ouvriront « le défilé de l'armée française juste après l'armée mexicaine, mise à l'honneur cette année » (?!!!).
Nouveauté, pour préserver l’anonymat de ces champions de l'obscur, qui ne montrent jamais leurs visages, les cagoules (nous ne sommes tout de même pas chez les corses) seront remplacées par des casques et des grosses lunettes noires !
Pour sûr que des braguettes vont craquer et des bourses vont cloquer !
Quelle horreur !


Java des bombes atomiques
 

Sous l'casque d'Erby




lundi 13 juillet 2015

C'est dur pour tout le monde !

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Le temps est la substance dont je suis fait. Le temps est un fleuve qui m'entraîne, mais je suis le temps ; c'est un tigre qui me déchire, mais je suis le tigre : c'est un feu qui me consume, mais je suis le feu.
Jorge Luis Borges, Nouvelle réfutation du temps


L’Héxagonie a pris note des consignes libérales de l’Europe en s’asseyant sur son histoire sociale. Par trois fois le fameux 49-3 a été dégoupillé par le gouvernement Valls pour imposer la « loi Macron » et ça sent le moisi dans les gourbis : bosse paye et ferme-la ! Dans les allées des grandes surfaces aux choix pléthoriques, c’est le luxe des étiquettes, chacun pouvant saisir n’importe quel article, à condition d’avoir de quoi payer à la caisse. Le plus commun étant le rayon du bas, celui qui change le bipède en quadrupède. Une autre possibilité s’offrant à tous ceux qui ont loupé le train du bonheur capitaliste, queuter à l’entrée pour mendier quelques pièces travaillant au corps l’empathie du passant.
On se couche comme on se lève, les pieds dans le fumier. C’est la loi telle que fabriquée par nos dirigeants politiques, hors clivage, de septennat en quinquennat, faisant de l’escroquerie un article de consommation courante. C’est une histoire d’affinité dans la corruption entre l’hydre financière et l’arpette politique, un contrat de longue durée, le peuple, son vote, ses désirs, ses douleurs, sa misère continue, sa vie devenant un « point de détail » dont on cause avec des trémolos dans les organes à l’occasion des défilés nationaux.
C’est le monde des faucons bien initié par le clan Bush en Amérique et relayé dans le « vieux continent » par une Allemagne insolente dont l’attitude laisse perplexe plus d’un ami. Attitude inquiétante et dangereuse pour le peuple allemand lui-même, pris en tenaille par le piège d’une crise qui lui fait peur et d’un héritage historique dont les comptes, dans le subconscient collectif, ne sont pas tout à fait soldés…
Si les armes n’ont pas encore tonné, si le sang n'a pas encore creusé des rigoles dans les tranchées c’est quand même à une guerre sans quartier que nous avons affaire. Or toute guerre, quelle qu’en soit la nature, est une guerre sale. Celle-ci autant que les autres et peut-être davantage, puisqu’elle repose sur l’hypocrisie et l’illusion « démocratique », mais au final elle conduit au vol, à l’extorsion, à la misère et au suicide des peuples sans le moindre coup de feu !
Qu'importe, demain 14 juillet la France cocardière défile sur les Champs-Elysées ! Aux abris !

Sous l'casque d'Erby


samedi 11 juillet 2015

La Grèce a dit non, la finance aussi, conte cruel

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La Grèce a dit non, l’Europe et le Monde de la finance ont dit non aussi.
« Ôte tes haillons… Tourne-toi, regarde le paysage pendant que je besogne… Au début ça fait mal, mais après... Avec l’habitude, on y prend goût, tu verras »
Viol par « consentement mutuel » ! Le tribunal a tranché : « la victime était consentante. Relaxe de l’accusé. »
De retour dans son gourbi, après le verdict, la victime regarde par l’ouverture l’étendue d’eau bleue qui s’étale comme une nappe à perte de vue. L’air est chaud et sans avenir, il charrie une poussière rémanente. Elle se sent lourde, vidée. Elle ne voit rien, n’entend rien, ne sent rien… Une corde, comme celles avec lesquelles on amarre les bateaux, solidement nouée à une branche séculaire, fait des va-et-vient dans le courant d’air chaud, attendant le prochain passager qui voudra d’elle…
Elle a pleuré des jours et des nuits. Elle a hurlé. Elle a sué. Elle s’est essuyée. Puis elle a ri. Un rire bruyant chargé de dégoût. C’est dans sa nature de rire. « Arrête de rire, tu vas finir par pleurer ! », lui disait jadis un voisin qui l’aimait bien. Mais elle continuait à rire, tout comme Zorba le Grec devant « son » désastre !
Naïve, elle demandait pourquoi devait-elle cesser de rire ? Elle se sentait heureuse quand elle riait « sans raison », comme disaient ceux qui avaient ri et dansé avant elle. C’était l'époque radieuse de l'étreinte du corps et de l’esprit.
Je n’ai pourtant rien fait d’autre que vivre et travailler jusqu’à ce que la sueur devienne l’eau de mon bain, l’olivier, l’huile des sens, la mer, le sel de l’esprit et ma vie…
Ah, ma vie ! Un morceau de pain rassis et cette corde qui n'arrête pas de balancer !... 

Sous l'casque d'Erby