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La Grèce a dit non, l’Europe et le Monde de la finance ont dit non aussi.
« Ôte tes haillons… Tourne-toi, regarde le paysage pendant que je besogne… Au début ça fait mal, mais après... Avec l’habitude, on y prend goût, tu verras »…
Viol par « consentement mutuel » ! Le tribunal a tranché : « la victime était consentante. Relaxe de l’accusé. »
De retour dans son gourbi, après le verdict, la victime regarde par l’ouverture l’étendue d’eau bleue qui s’étale comme une nappe à perte de vue. L’air est chaud et sans avenir, il charrie une poussière rémanente. Elle se sent lourde, vidée. Elle ne voit rien, n’entend rien, ne sent rien… Une corde, comme celles avec lesquelles on amarre les bateaux, solidement nouée à une branche séculaire, fait des va-et-vient dans le courant d’air chaud, attendant le prochain passager qui voudra d’elle…
Elle a pleuré des jours et des nuits. Elle a hurlé. Elle a sué. Elle s’est essuyée. Puis elle a ri. Un rire bruyant chargé de dégoût. C’est dans sa nature de rire. « Arrête de rire, tu vas finir par pleurer ! », lui disait jadis un voisin qui l’aimait bien. Mais elle continuait à rire, tout comme Zorba le Grec devant « son » désastre !
Naïve, elle demandait pourquoi devait-elle cesser de rire ? Elle se sentait heureuse quand elle riait « sans raison », comme disaient ceux qui avaient ri et dansé avant elle. C’était l'époque radieuse de l'étreinte du corps et de l’esprit.
Naïve, elle demandait pourquoi devait-elle cesser de rire ? Elle se sentait heureuse quand elle riait « sans raison », comme disaient ceux qui avaient ri et dansé avant elle. C’était l'époque radieuse de l'étreinte du corps et de l’esprit.
Je n’ai pourtant rien fait d’autre que vivre et travailler jusqu’à ce que la sueur devienne l’eau de mon bain, l’olivier, l’huile des sens, la mer, le sel de l’esprit et ma vie…
Ah, ma vie ! Un morceau de pain rassis et cette corde qui n'arrête pas de balancer !...
Sous l'casque d'Erby



