mercredi 15 janvier 2014

François Hollande en exclusivité

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C'est devant une assistance nourrie, piaffant d'impatience, filet de bave coulant le long des commissures, kleenex en main, que François Hollande s'est présenté dans un costume bleu nuit, chemise blanche et cravate assortie pour les vœux à la presse. On pouvait entendre des mouches faire tac-tac sous les luminaires au moment de son entrée en scène.
Silence, moteur, on tourne !
C'est dans le volapük, langue inventée en 1879 (en verlan ça donne 1789) par un prêtre catholique allemand que François a parlé de la France et de son avenir, de l'avenir et de la France.
Une grève sauvage des interprètes empêche notre modeste rédaction de vous livrer le contenu du projet qu'il imagine pour le pays et qu'il pense réalisable d'ici à une dizaine d'années !... 
Selon un érudit, spécialiste des carpes, de passage à Paris, visiblement perdu, venu demander son chemin, parce qu'il avait vu de la lumière en passant, que nous avons croisé par hasard dans la rue, il était question de société secrète, mais nous n'en savons pas plus, le pauvre homme cherchait la place de la Madeleine et il est vraisemblablement tombé dans un nid de guêpes !
Selon cet homme, portant sandalettes et robe de bure, habitué à la marche, ongles des doigts de pieds souillés par la poussière carbonique, barbe apostolique, connaissant notre langue parfaitement, mais ignorant tout du charabia politique local, il aurait été question d'une Géraldine républicaine répondant au nom étrange de Julie avec qui le président entretiendrait des rapports d'alcôve...
Sur ce point, notre homme s'est dit « impuissant » à traduire, les lois de son dogme lui interdisant le moindre écart de pensée. Il sait seulement que quelqu'un dans l'auditoire aurait demandé :
Julie Gayet, monsieur le président ?...
Une panne de micro et une soudaine extinction de voix ont empêché notre sage de saisir la réponse...
C'était là l'essentiel de son intervention à une heure inhabituelle...
Mais qu'à cela ne tienne, notre crobardier maison a son idée sur le sujet :

Sous l'casque d'Erby

mardi 14 janvier 2014

Merci monsieur Valls, j’ai pu me faire mon idée

Lumière                     

Cela fait bien longtemps que je n'ai plus accès aux lieux d'expositions, en tant que citoyenne artiste tout comme beaucoup de peintres d'aujourd'hui. Les salles sont toutes prises par un art totalitaire institutionnalisé, l’art conceptuel, dit « art contemporain » et ce depuis 30 ans…Jamais le fameux "Piss Christ" de Serrano, par exemple, choquant pour certains, ne fut condamné par les gouvernements.… Les citoyens payent avec leurs impôts en toute innocence pour participer à cette dictature culturelle.
Ici pas question d’étiquette « antisémitisme ». Le public a suivi l'oeuvre imposée de peur d’être traiter de « réactionnaire ». Il n’y a rien de plus cruel, l’histoire en est témoin, que l’opinion n’osant pas s’exprimer par peur de ne plus être dans la mouvance. Ainsi les juifs portèrent l’étoile et furent déportés à une autre époque... Le non respect de liberté de pensée, d’expression et de débats mène toujours à l’horreur.
Je ne connaissais rien de Dieudonné. J’ai donc avant de juger parcouru de multiples sketchs en vidéo sur you tube et lu beaucoup d’articles à son sujet. Ce qui est bien avec internet c’est que l’on peut suivre l’évolution dans le temps pour se faire une idée... Moi qui me plaignais de ne pas voir d’artiste engagé, pour le coup, je fus servie...
Je remercie monsieur Valls... Sans ce cinéma répressif, injuste et médiatisé, pour impacter les esprits, je n’aurais pas  essayé de connaitre cet humoriste, reconnu comme le meilleur par ces pairs hier, avant leur retournement de veste… Il faut les comprendre tous ces artistes connus, leur pub passe par la télé. On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.
J’avoue m'être bien marrée et suis devenue fan de ce clown exceptionnel, extrêmement talentueux, qui défend l’être humain de ses phantasmes, laissant s’entrouvrir des réalités injustes dans nos esprits emprisonnés, conforme aux pensées dominantes rabâchées. Le rire est libérateur sur bien des plans. Nous vibrons en riant et nous nous dépoussiérons des clichés. Les caricatures acerbes de tout les peuples de cette terre sont excellentes. Les blacks en particulier qu’est-ce qu’ils en prennent… C’est normal, 300 ans d’oppression... Comme le rappelle Dieudo si violemment mais combien libérateur ...
C’est mon point de vue. Je tiens à rassurer tout le monde, j’aime les gens, je ne sais pas différencier le juif de l' arabe, du noir, du chinois....  l’homo du  mâle ou de la femelle. Le bouddhiste, du musulman ou de l’athée…, les plantes entre elles, de même pour les bêtes. Je m’en fous royalement. Nous sommes tous sur terre et nous sommes en train de faire crever la vie à cause de ces différenciations imbéciles et le pouvoir des uns sur les autres.
Je lutte contre le racisme. Je n’ai qu’un slogan : « nous sommes tous humains ». Il n’y a qu’un truc contre lequel je suis sur les dents c’est l’injustice provoquée sciemment par des fans de pouvoir. Comme les sionistes, par exemple, à ne pas confondre avec le peuple juif  qui pratiquent l’apartheid  et des massacres en toute impunité… en se servant de la Shoah comme prétexte. J’ai envie de vomir quand je pense aux palestiniens, aux indiens d’Amérique, à l’esclavage et à la Shoah elle-même, j’ai peur.
Oui, j’ai peur de cette répression contre l’art, indispensable soupape de sécurité contre les dérives humaines qui nous rendent totalement dépressif, nous entraînant dans des actes de folie destructrice. L’art est remplacé par de la publicité et le design pour vendre mieux qui viole l’esprit, nous abime à petit feu... La télé, les médias, les enfumages politiques, cette soupe malfaisante et nauséabonde que l’on déverse à longueur de journée pour nous gaver, noyant notre intelligence, notre empathie, nos cultures. Ces mensonges, ces faux prétextes, propagés en  nov’lang, confondent nos esprits. Quand je pense à toutes les capacités intellectuelles, les découvertes sur notre planète et les techniques inventées et ce que l'on en fait... J’ai envie de vomir. Nos luttes pour aboutir au droit de l’homme  sont piétinées...
Le fascisme s’installe depuis ces dernières années  en même temps que l’art nous est supprimé. Le monde underground gronde, méfions-nous des folies que peuvent engendrer l’injustice, la répression, la censure des idées, la démocratie et le pillage de l’homme par l’homme.
On ne sait plus rire quand il vaut mieux en rire.




Sous l'casque d'Erby

De quoi c'est Gayet !?...


lundi 13 janvier 2014

École Buissonnière

Yin et Yang - M Art' IN
Je dois à M' Art 'In l'inspiration de ce billet, via un échange de commentaires entre elle et moi, au bas du billet du 6 janvier 2013 sur l'Anarchie. Merci, ô Muse ! Tu m'as entraîné à remuer de bien anciens souvenirs qui peuvent être utiles à la génération de mes petits-enfants, voire à leurs pédagogues éclairés... ! ou à bien d'autres, comme toi, lecteur ? -  



Bruits, musiques, langues, jeux, amitiés : mon école buissonnière est celle d'oser la Liberté...
Je ne sais ce que serait la meilleure des écoles libertaires idéale, si indispensable aux enfants. Pour un monde nouveau sans chef ni dogme, sans esprit de compétition du tous contre tous ni apprentissage de la soumission au plus fort, à ''LA'' Loi...
Cette saine éducation, bien des pédagogues anti-autoritaires l'ont expérimenté, utilement, en généreux et courageux aventuriers. Toujours dans un contexte difficile, limité par les carcans et tabous en usage, si dogmatiques. Usages si ignorants de la puissance créatrice de l'enfance, pivot de chaque vie individuelle en croissance, premier pivot d'une société libre. Voici seulement un aperçu de mon vécu en la matière.
La meilleure école de ma vie fut buissonnière. Elle commença vers 1944-45, par les seules et rares leçons de piano de ma vie, dont il ne me reste rien. J'avais 5 ou 6 ans et vivais en basse-Égypte : à Port-Fouad, face à Port-Saïd, rive orientale du canal de Suez. A plus de 3000 km de l'Europe en guerre. Nous n'en avions que prolongements : alertes nocturnes, bombardements. Dont j'entends encore le vacarme de terreur, le bruit fou, anti-musical...
J'allais à la ''petite école des frères de Ploërmel'' en lisière désertique de la ville et, non loin, une vieille fille acariâtre tentait de m'apprendre le piano, sur prescription paternelle d'ancien joueur de violon resté très mélomane... Cette bonne éducation précoce tourna court : pour préserver l'ivoire des touches de piano, ma brutale prof brossait jusqu'au sang mes mains tachées d'encre, à la brosse et à la pierre-ponce : une torture à fuir... après qu'elle même m'eut une fois ''libéré'' : je tachais son piano de mon sang !
C'est ainsi que je découvrais ''l'école buissonnière'', que j'y pris goût au point de la pratiquer à peu près toute ma vie, aujourd'hui compris ! : Vive le hasard de l'aventure au lieu de subir des tortures jusqu'au sang...
J'ai souvenir d'être aller pleurer dans la dune à buissons, toute proche de son maudit piano. En me calmant, j'ai dû sans doute me consoler à entendre puis à écouter le bruit du vent du désert, celui qui fait parfois ''chanter'' les dunes...
Puis je revins à la maison, mais via un ''chemin de traverse'' inconnu, dû à la saine curiosité - dite enfantine mais à cultiver toute la vie. Ce chemin incongru traversait ''la ville arabe'', ses gens, musiques, bruits et odeurs : enchantement pour un gosse n'ayant connu que le mini quartier ''européen'', entre domicile, plage, église, école, atelier de piano !
Bien entendu, les Égyptiens me firent bon accueil. Sourires, jeux, parlottes d'entre gamins polyglottes, du moins inventifs d'un sabir local spécial, avec mots arabes, français et de toute langue méditerranéenne usitée alors...
Bien sûr, j'ai gardé cette escapade secrète. La renouvelais à chaque ''leçon de piano'' que je séchais. Mieux vaut l'aventure, quitte à garder les taches d'encre, que de saigner des doigts, à cause d'une tortionnaire !...
Très vite le virus ''école buissonnière'' prit. Je séchais de plus en plus la petite école, entraînant parfois d'autres écoliers, très discrètement...
Mon père, allant régler la vieille, avait deviné mes escapades. D'autant que ''les bons frères'' (et mauvais pédagogues) se plaignaient de mon absentéisme. Il crut trouver un jour la parade, en me payant des cours particuliers de français... car j'employais à la maison du jargon ''petit nègre'' (disait-il). Las ! : mon prof devint vite un ami charmant. C'était un jeune homme, italien très francophone, certes, mais aux mœurs assez libertaires. Et, très féru de poésie, je lui dois d'avoir (vers 7 ans) abordé le ''continent Rimbaud'' que je fréquente toujours. Il était réfugié en Égypte pour avoir fui l'enrôlement dans l'armée de Mussolini et avait été très surveillé par l'armée Britannique. Les cours de ce grand ami Tonio prirent fin de façon bizarre, hélas. Il m'avait emmené manger des glaces dans un café, content de son bon jeune ami. Et fut dénoncé par un imbécile ami de mon père, au soupçon de pédophilie !!
Plus tard, cette fois en 6° puis 5°, à Ismaïlia, j'améliorais l'école buissonnière. J'avais déjà pratiqué le curieux football qui consiste à se disputer une boîte de conserve vide, le gagnant étant celui qui arrive à mettre ''la balle'' tout au bout du terrain vague. Mais cette fois, c'était une balle de tennis défoncée et quelques règles dont je ne me souviens pas. Mais me souviens de l'amitié très grande qui se noua ainsi entre deux ''champions'', Mahmoud et moi. Cela se termina par une tragédie qui domine ma vie. Le 26 janvier 1952 (cf. note), après un jour et une nuit de couvre-feu, j'allais voir par curiosité le centre d'Ismaïlia. Il y avait, place Champollion, alignement de cadavres et parmi eux un petit corps, celui de... Mahmoud ! - J'en reste aujourd'hui amer et révolté...
Les conséquences de cette mort épouvantable me furent vraiment énormes. Il me revenait que j'avais joué aussi, 1946/47, avec des gosses Palestiniens dans les ruelles d'Haïfa, ignorant du drame en préparation, mais pas de l'école buissonnière, excellente pour ma cure de santé en Palestine !
Je gardais le drame de la mort de Mahmoud secret, sinon auprès d'un vieil arabo-soudanais, qui essaya de me consoler et que j'appelais gran'papa. Je devins mélancolique, rebelle à tout excès de tutelle pédagogique, familiale ou religieuse. Souvent solitaire, je me mis à lire les journaux, à me politiser : d'abord a être nassérien, ce qu'aurait été Mahmoud. Dont je me construisais un imaginaire poétique idéal, que je porte toujours.
Je devins cancre à l'école... et mon père, très alarmé, cru bon de m'envoyer à mes 15 ans, en octobre 53, en triste pension en France. C'était l’exil. Mais, un an plus tard à Amiens je me fis un nouvel ami, lui aussi exilé par son père, le vietnamien Phan ! Nous allions ensemble au lycée laïc, découvrions les espiègles lycéennes à qui adresser nos premiers poèmes, avant de rentrer à la pension tenue par des curés. Sévères sinon le Supérieur, qui protégeait ses deux ''oiseaux exotiques'', leur donnant des cours ''assez particuliers'', à la limite d'une pédophilie contenue, cours de mathématique et de poésie ! Il me souvient par exemple que, sur ces genoux, il me fit découvrir une édition de luxe des ''Fleurs du Mal'' ornée de photos très suggestives de muses dénudées... Et je repense à lui lorsque je pense à Lewis Carroll, lui aussi féru de poésie, mathématique, photographie, lui aussi pédophile contenu, génial créateur de ''La Chasse au Snark'' et de ''Alice''...
Anecdote révélatrice, pour clore Amiens : Je dois au Sahara d'avoir obtenu le seul ''diplôme'' de ma scolarité, par oral de rattrapage au BEPC. Étant tombé sur cette question d'histoire-géo, je tins en haleine mes examinateurs bien au delà du temps imparti, par mon improvisation sur ce sujet, si vécu pour moi, ''l'Égyptien''... : J'eus 20/20 !... Et à défaut de ''bac'' pour relier les rives d'un canal de Suez ou d'un fleuve Loire, l'école buissonnière m'a donné des ponts – ou des ailes ! - pour relier les continents. Non seulement physiques mais autres, comme les continents Poésie et Sciences, le politique et la politique... et les deux démerdes-de-survie - individuelle et collective -.
1951 collège de Lesseps d'Ismaïlia

Le n°9 c'est moi, le n°5 c'est Claude François, le n°28 c'est Vasco :
nous avons fait ensemble des écoles buissonnières, dont une expédition
nocturne d'« attaque » de copines en camp de « guides » !
Plus le pessimisme de l'intelligence et l'optimisme du cœur, bref l'ESPOIR. Après Port-Fouad, Ismaïlia, Amiens, avec quelques hauts et plus encore de bas, j'ai continué de bricoler ma vie avec l'étoile de l'espoir, via d'innombrables buissons plein d'épines et de fleurs. En faire 2.000 pages ?. Bon, restons-en ensemble à l'espoir d'arriver à une école libertaire qui est indispensable pour un avenir digne d'une humanité retrouvée, après la cruelle parenthèse de l'ère capitaliste en décrépitude... A CLORE !

Note - Comme un marteau pilon écrasant des mouches, l'armée britannique d'occupation (en zone du canal) avait bombardé la nuit du 25 au 26 janvier 52 des quartiers arabes d'Ismaïlia en représailles à la mort de quelques Anglais par des ''Fedayins Égyptiens'' : A 3 ans de la ''Nakba'', cette Catastrophe arabe pour les Palestiniens et l'armée nationale d'Égypte (etc.), l'agitation populaire dénonçait à juste titre le traître rôle de l'armée anglaise d'occupation, en principe ''neutre'' et de fait favorisant l'offensive sioniste qui créa Israël en 48. Dès 48, j'avais déjà assisté à Port-Fouad à de monstres manifestations de colères. En 51, liés à la Résistance Palestinienne, les radicalisations avaient abouti à ces actions d'escarmouches contre des bases britanniques... et dès le lendemain de ce massacre du 25-26 janvier, tout le peuple d'Égypte commençait sa révolution, renversant Farouk et mettant Nasser au pouvoir en juillet 52. D'où la suite tumultueuse de guerres, révolutions, toujours liée à la chère Sœur Palestine arabe voisine, directement ou pas. 


Sous l'casque d'Erby

Grande lessive de nouvel an !...

 

dimanche 12 janvier 2014

Dimanche zyzycal : Anoushka Shankar

Née le 9 juin 1981 à Londres, la fille de Ravi Shankar passe son enfance entre l'Angleterre, l'Inde, et la Californie. Elle devient l'élève de son père et commence à suivre le maestro dans ses tournées. C'est à New Delhi qu'Anoushka Shankar se produit en public pour la première fois à treize ans. Ses débuts discographiques se font dans le respect de la tradition avec Anoushka en 1998, composé de ragas adaptés par son père.
Anourag en 2000 est de nouveau composé de ragas que Ravi Shankar adapte pour elle. Le génie de la sitar participe également à l'album, donnant lieu à des duos de sitar entre le père et la fille. En 2001, Live at Carnegie Hall lui vaut d'être nommée aux Grammy Awards en 2003 dans la catégorie world music. Le 29 novembre 2002, Anouska Shankar participe au Concert for George donné au Royal Albert Hall à Londres en hommage à George Harrison. Devenue elle aussi une référence de la musique indienne classique, Anoushka Shankar décide pourtant de quitter un chemin tout tracé.
Elle collabore avec des artistes venus d'horizons aussi différents que Sting, Jean-Pierre Rampal, Joshua Bell, Lenny Kravitz, ou Thievery Corporation, avant d'étonner elle-même avec Rise en 2005. Rise se situe dans le courant world fusion et vaut à Anoushka Shankar une nouvelle nomination aux Grammy Awards. Elle est également la première femme indienne à se produire lors de la prestigieuse cérémonie. Aidée par le pionnier du courant asian vibes Karsh Kale - soit de l'electro à la mode indo-anglaise - Anoushka Shankar revient sur le terrain de l'expérimentation avec Breathing Under Water en 2007.
Traveller --2012 FULL CONCERT Live

Concert extraordinare 3

Anoushka Shankar And Karsh Kale - Breathing Under Water


Sous l'casque d'Erby

M'Bala M'Bala ?... Peuh manchot !

 

 


samedi 11 janvier 2014

Ça chauffe sous les marcels

Erby
Pendant que les États-Unis et le Canada subissent les caprices du vortex polaire et une sévère vague de froid ayant causé la mort de nombre d'imprudents, en général des pauvres, victimes autant du climat que de l'injustice sociale, l'Australie nage dans la sueur, au point que les chauves-souris s'urinent dessus pour ne pas rôtir sous l'effet four des températures et profiter encore un brin du son du Didgeridoo, avant de quitter l'enfer terrestre pour le royaume de Valhalla dans les bras de Valkyries toutes aussi belles les unes que les autres...
Cette configuration atmosphérique qui fait tant jaser est de type classique, disent les spécialistes sans sourciller. Il n'y a pas là matière à touiller de la sinistrose en attribuant cela à un quelconque réchauffement climatique, comme le voudraient les militants du catastrophisme galopant, puisque de tels phénomènes ont été enregistrés à une époque où seul le pet de vache pouvait trouer l'cul à la couche d'ozone. Je cite : 
« Aux pôles, il existe un système cyclonique puissant, où les vents en haute atmosphère (16 km) se déplacent à 300 km/h. Ces conditions cycloniques maintiennent le climat glacial dans les hautes latitudes. En Arctique, ce « vortex polaire » est permanent et a deux centres : au voisinage de l’île de Baffin (Canada) et sur le nord-est de la Sibérie. Mais en ce mois de janvier 2014, le vortex se trouvait entre le nord du Groenland et l’île de Baffin. Rien de si anormal à priori, mais en plus basse atmosphère, au niveau du courant-jet, il s’est produit une combinaison de perturbations cycloniques qui ont renforcé le vortex et provoqué une inclinaison du courant-jet vers le sud. »
S'ils le disent...
Pardonnez cette légère dérive matinale d'un in-continent chronique. Au début de cette bafouille, mon intention était de causer de l'utilité du Sénat où son existence est mise en cause après « le refus du bureau de la Haute Assemblée de lever l'immunité parlementaire du sénateur Dassault »... On ne prête qu'aux riches, c'est du tout naturel dans nos contrées, où le climat est loin d'être aussi doux qu'on le proclame.
Une autre fois...

Sur le sujet :

Sous l'casque d'Erby

Et pis Fanny !...

 



vendredi 10 janvier 2014

A tire d'aile


Ronque peuple de manants, la République est sauve !
Après une semaine épuisante à touiller du Dieudonné, voici venu le week-end, propice à réparer les bobos du mal-vivre, du mal-penser et autres petites misères sans importance. A laisser reposer la bécane à turbiner du néant jusqu'à la semaine prochaine. Semaine qui démarre d'ores et déjà sur les chapeaux de roues.
Pas le temps de souffler qu'un nouvel épisode va sans aucun doute alimenter la machine à bavasser dans les toutes prochaines heures...
On prêtait à François Hollande un charisme d'huître. On se souvient que lors des primaires socialistes quand il avait été désigné candidat du PS pour les présidentielles, Sarko avait même sabré le champagne à l’Élysée pensant qu'il n'allait faire qu'une bouchée (d'huître) de cet adversaire « ridicule » ! Hélas pour le King de Neuilly les choses ont tourné autrement.
« Autrement » pour lui et pour l'huître, pas pour le peuple, grand avaleur de couleuvres devant l'histoire et gestionnaire d'une misère croissante, ce qui lui donne peu de temps pour comprendre que tant qu'il laissera cette engeance guider son destin, il sera à jamais ce bestiau enchaîné qu'on présente dans les foires aux colloques pour admirer la hauteur au garrot et la robustesse à la tâche...
Un nouvel avatar sur la vie de nos têtes couronnées vient d'être levé comme lièvre dans la garenne et le héros ne serait autre que notre irrésistible François Hollande, le tombeur de ces dames...
Le week-end démarre fort, très fort ! Je ne donne pas cher de la semaine à venir. Pauvre Dieudonné. Pauvre France !
En effet, le magazine Closer, espèce de torche-cul pipol pour nymphettes matures aimant les anecdotes croustillantes, barre sa UNE de ce vendredi 10 janvier avec « l'amour secret du Président » et de Julie Gayet, starlette de cinéma et de lucarne, de 18 ans sa cadette !
Mais qu'avons-nous à foutre des histoires d'huitres ?...
Simultanément, l'air de rien, à peine la dinde aux marrons digérée, on apprend que pas loin de 2 000 postes vont être supprimés à la Redoute, célèbre enseigne française de la vente à distance, laissant sur le carreau autant de familles...
C'est cela même : mettons-en de la distance entre nous et nos élites. Il n'y a qu'à ce prix que nous gagnerons sinon le droit au bonheur au moins celui d'une dignité retrouvée !

Sous l'casque d'Erby

Il se peut que tu aimes la marine française...

 


jeudi 9 janvier 2014

Pendant ce temps en Israël...

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Israël, parangon de vertu et usine de la bonne conscience occidentale, a du noir à l'âme.
En pleine psychose Dieudonné, les bashers de l'extrême (1), à la curiosité ciblée, ou à la décence oubliée, tout à leurs petites affaires, ont oublié, parmi tant et tant de choses, les 30 000 migrants africains clandestins, sorte de lampedusiens ne présentant que peu d'intérêt, qui manifestaient, dimanche 5 janvier à Tel-Aviv, pour protester contre l'adoption d'une loi « autorisant le placement en rétention des immigrés clandestins sans procès jusqu'à un an », dénonçant aussi la répression dont ils font l'objet depuis des mois, voire des années.
Pour moins que ça, si la chose s'était produite en n'importe quelle autre région du globe, on aurait égosillé du « A bas le génocide » à perforer du tympan à la chaîne ! Hélas, ici nous avons affaire à l’État d'Israël et à son droit imprescriptible à l'exonération.
Si des milliers de migrants ont débarqué en Terre Sainte ( quelle ironie !) en nombre important, pour la plupart soudanais ou érythréens, fuyant horreur, dictature, le sang et la mémoire, Israël, exemple universel de compassion, féru d'expansionnisme colonial, constructeur de murailles et de tracés géographiques, a depuis maçonné un mur solide le long de la frontière égyptienne pour en limiter le flux, séparant ainsi de manière méthodique le grain de l'ivraie !
Les transfuges qui ont réussi à passer les mailles du filet sont là et la vie qu'on leur fait n'est pas de celle qu'on peut qualifier d'exemplaire... Si bien ils ont le droit au permis de séjour sous contrôle, ils n'ont pas celui du droit au travail !... Sans parler des violences dont ils sont régulièrement victimes de la part des partis de droite, défilant au cri de soudanais au Soudan !...    
Respectueusement massés sur la place Yitzhak-Rabin, n'en pouvant plus, les manifestants ont dénoncé le refus des autorités israéliennes d'examiner leurs demandes d'obtenir un statut de réfugié :
« Nous avons fui des persécutions, des dictatures, des guerres civiles, des génocides. Le gouvernement israélien doit étudier nos demandes d'asile et nous traiter comme des êtres humains », déclare Daoud, un érythréen entré clandestinement en Israël il y a quatre ans.
Y aurait-il une échelle de valeurs applicable à la « colère », selon que l'on soit arabe, palestinien, africain, ou pas ?...

(1) Basher – Anglicisme très mode qu'on met dans la soupe pour faire « branché », « tendance », « dans l'air du temps » et qui signifie « cogne et réfléchis plus tard ». Définition.