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samedi 22 octobre 2022

La gomme des chaussures syndicalistes freine mieux et plus vite

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La vie est on ne peut plus paradoxale. Je prends l’exemple des dernières manifestations sur des thèmes récurrents et à la mode. Je ne sais plus quelle qualité de gomme nous utilisions, mais ça sentait l’odeur forte du freinage sur le bitume. De temps en temps je me joins au cortège et navigue de groupe en groupe, l’occasion de tailler la bavette avec des connaissances comme on tape le carton avec des « potes » de bistrot.
Banderoles et calicots contre la vie chère et pour la lutte contre le climat. Deux marronniers qui cachent mal l’indigence d’un mouvement sous contrôle. De la diversion et de l’amusement. Pendant le parcours, je pensais aux bateleurs qu’on trouve sur les marchés autour de qui les gens se massent pour repartir avec des parures de lits, des tasses dorées ou la batterie de cuisine en cuivre qu’on n’utilisera jamais, mais qui fera son effet dans une cuisine grand design qui vous aura coûté le prix d’une année de boustifaille.
Le soir venu, observant le regroupement des oiseaux avant la nichée, ça piaillait, ça criait et ça croassait tant que je me demandais si je ne me trouvais pas devant la manif contre le climat. Quelle cacophonie ! J’ai cherché dans la foule impatiente le meneur. Un moment, j’ai cru y distinguer les traits dans le cormoran pie, parce que la période pour les parades nuptiales de cette espèce se situe à l’automne. Saison à laquelle notre volatile national expectore « La France c’est moi » !
Ça me ramène au temps jadis et aux augmentations de salaires que le patronat avait consenti après le barouf soixante-huitard. Nous étions tous contents avec cette manne obtenue de « haute lutte ». Le problème est que les prix des produits de première nécessité ont grimpé de manière proportionnelle sitôt la nouvelle annoncée : 15 partout, balle au centre.
La fin des trente glorieuses était proche. Celle où le cannibalisme libéral allait phagocyter le libéralisme social issu de la Résistance au nazisme lors de la libération de 1945. Nous empruntions dès lors le long couloir des « trente piteuses » nous ayant conduits à l’endroit exact où nous nous trouvons aujourd’hui !
Venons-en maintenant au second thème de la manif du 18 octobre dernier : le climat. Cette ultime arnaque sur l’air qu’on respire que nous devons aux globalistes ! Là encore y a du beau monde parmi les défenseurs du « marché de l’écologie ». La cause a du candide à se mettre sous la main pour appuyer dans la rue la sinistre taxe carbone imaginée par les mondialistes pour un racket à grande échelle ! Les cerveaux à la dérive ne manquant pas pour la basse besogne, voyez les défalquées qui ont vandalisé la toile de Van Gogh à la National Gallery de Londres !
Certaines puissances émergentes, comme la Chine et l’Inde (malgré d'énormes pressions) n’ont pas adhéré totalement à cette escroquerie qui a pour objectif non avoué de ralentir leur développement, avec cette idée incroyable d’acheter le « droit de polluer » ! De la grosse ficelle géopolitique dont le gars de la rue ne comprend pas toujours la finasserie. Gentils mais pas cons, les émergents !
Quel sera le mot d’ordre de la prochaine manif syndicalo-collabos, messieurs-dames de l’opposition ? La gratuité d’un vaccin sans effets secondaires, garanti par Pfizer et mis en vitrine par McKinsey ?

Sous l’Casque d’Erby



vendredi 1 mai 2015

1er mai

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Le bonjour aux caillardeuses et aux caillardeux. Ce n’est pas parce que l’on fait le motus que la pression de combustion des gaz a cessé de réguler la température au niveau de la comprenette. En ce 1er mai de célébration et de défilés tristouilles, où la seule chose qu’on use c’est de la grolle et quelques litrons de salive, il est bon de saisir la boîte à souvenance pour imprimer un peu d’élan à une bécane qui danse d’un pied sur l’autre sans avancer un calot !
Et qui de mieux que feu Emile Pouget pour mettre à l’endroit des corgnolons abîmés par la surabondance de saletés qu’on y jette dedans depuis l'aube des temps ? On lit :

Dans les syndicales
« Eh oui, les fistons, le gniaff journaleux reprend sa plume et lève son tire-pied. Il repique à la bataille, plus hardi et plus enragé, après avoir, pendant quelques mois (tant qu’a duré le Journal du Peuple), profité de ce que d’autres étaient à la besogne pour souffler un brin. On est de vieilles connaissances ! Je pourrais donc, à la rigueur, ne pas me décarcasser pour expliquer ce que j’ai dans le ventre et dans la cafetière. Pourtant, comme j’espère bien qu’aux vieux amis, il va s’en ajouter des nouveaux, qui se paieront nos flanches, je vais me fendre de quelques palabres explicatives.

MON PROGRAMME
Le programme du vieux gniaff est aussi connu que la crapulerie des généraux ; il est plus bref que la Constitution de 1793 et a été formulé, il y a un peu plus d’un siècle, par l’Ancien, le Père Duchêne : » Je ne veux pas que l’on m’em … mielle ! » C’est franc. Ça sort sans qu’on le mâche ! Et cette déclaration autrement époilante que celle des Droits de l’Homme et du Citoyen, répond à tout, contient tout, suffit à tout. Le jour où le populo ne sera plus emmiellé, c’est le jour où patrons, gouvernants, ratichons, jugeurs et autres sangsues tèteront les pissenlits par la racine. Et, en ce jour-là, le soleil luira pour tous et pour toutes la table sera mise.
Mais, mille marmites, ça ne viendra pas tout de go ! La saison est passée où les cailles tombaient du ciel, toutes rôties et enveloppées dans des feuilles de vigne.
Pour lors, si nous tenons à ce que la Sociale nous fasse risette, il faut faire nos affaires nous-mêmes et ne compter que sur notre poigne. Certains types serinent qu’il y a mèche d’arriver a quelque chose en confiant le soin de nos intérêts à des élus entre les pattes desquels on abdique sa souveraineté individuelle. Ceux qui prétendent cela sont, ou bien aussi cruches, ou bien aussi canailles que les abrutisseurs qui nous prêchent la confiance en Dieu. Croire en l’intervention divine ou se fier à la bienveillance de l’Etat, c’est identique superstition.
Y a qu’une chose vraie et bonne : l’action directe du populo.
Et, foutre, ceux qui s’imaginent que pour agir il faut que se présentent des circonstances exceptionnelles, se montent le bobêchon. Certes, pour faire le saut de la société bourgeoise dans la société galbeuse où il n’y aura plus ni riches, ni pauvres, ni dirigeants, ni dirigés, il y faudra un sacré coup de chambard.
Mais, d’ici là, on peut préparer le terrain.
C’est la besogne à laquelle est attelé le Père peinard. Il y a deux façons de comprendre la chose : en obliquant vers la politique ou en aiguillant sur les questions sociales et économiques. La Politique ?
Le vieux gniaff s’en occupera juste assez pour en fiche la salopise en lumière ; par l’accumulation des faits, il prouvera la malfaisance permanente des gouvernants.
Puis, c’est avec une faramineuse jubilation qu’il crossera les souteneurs de la société actuelle. Les Galonnards qui abrutissent nos fistons dans les casernes, au point de les transformer en assassins de leurs paternels, de leurs frangins et de leurs amis.
Les Ratichons qui rêvent le rétablissement de l’Inquisition et qui, avec leurs cochonnes de Croix, empoisonnent le pays.
Les Jugeurs qui distribuent l’Injustice au gré des dirigeants, sont patelin avec les gros bandits et teignes avec les mistoufliers. Pas un de ces chameaux, non plus que les autres vermines, ne passera au travers et n’évitera l’astiquage du Père peinard. La question sociale.
Ah, fichtre, ceci est une autre paire de manches !
C’est aux questions économiques, qui sont la trame de la Vie, que le Père peinard donnera la première place : il s’intéressera aux moindres rouspétances des exploités et jubilera chaque fois qu’il verra une flopée d’entre eux laisser les politiciens à leurs billevesées et partir carrément en guerre contre leurs singes.
Les grèves et tout ce qui s’ensuit : exodes, boycottages, sabotages… de tout cela, le Père peinard ne perdra pas une bouchée. Et, comme de juste, il ne perdra pas un geste des groupements corporatifs qui, par la vulgarisation de l’idée de Grève générale, poussent richement à la roue de la Sociale.
Sur ce, je pose ma chique. Il fait soif… On s’en va boire une versée de picolo, avec quelques copains… et on va trinquer à la santé des lecteurs du Père peinard et à la prochaine venue de la Sociale. »


Sous l'casque d'Erby