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samedi 3 décembre 2022

Quitter l'arène ici et maintenant ?

Chaud/froid
Nous vivons une époque héroïque à bien des égards. Par certains aspects, elle me fait penser aux états d'âmes de cet écrivain célèbre et claustrophobe qui quitta la France, parce que le froid l'empêchait de créer, filant vers le sud au climat plus clément.
Une fois sur place, garé à l'écart de la foule tapageuse d'Andalousie, le front plissé en quête d'inspiration, perdu en pleine serrania, le pire commença : il faisait trop chaud ! Impossible de produire la moindre phrase par une telle canicule !
Au final, entre deux suées et quelques spasmes léthargiques, il accoucha d'une œuvre que les manchots et bien d'autres ne purent saisir entre leurs mains pour des raisons évidentes.
Cela n'empêcha point les médias - toujours à la pointe de la rigueur morale - de balancer du compliment sur l'ensemble des réseaux comme on tire à la carabine dans les fêtes foraines, colportant du « chef d’œuvre » jusqu'à déboucher l'oreille des sourds pour que les ventes soient à la hauteur du tapage produit !
N'est pas Christian Bobin qui veut ! Pour ne citer qu'un récent disparu au talent exemplaire.
C'est un peu ce qui arrive ici et maintenant. Il y a ceux qui pensent que pour raison de froid ou de chaud, en traversant une frontière les problèmes seront résolus, alors que la question n'est pas d'ordre météorologique, mais dans ce que le crâne a comme combustible pour alimenter la bécane sous n'importe quelle latitude.
Si, comme nous le savons, le mal est d'ordre mondial, cet état perdurera quel que soit le nombre de frontières franchies. Si, comme le prétend tel témoin, le prix du café est moins cher au Portugal à quoi bon se déplacer pour s'en procurer si les rayons sont vides ? A quoi bon quitter les contraintes sanitaires d'un pays pour retrouver les mêmes déboires ailleurs ? A moins que notre conscience soit la dernière chose qui nous interpelle !
Cela me fait penser à certains réfugiés politiques grecs, espagnols, argentins, etc., à une certaine époque, qui trouvaient la matraque des CRS français plus douce que celles utilisées par les policiers des pays qu'ils avaient fui. A l'époque, je m'amusais à faire le comparatif entre les échelles de douleur d'un traumatisme crânien ou d'une côte cassée par un policier français et la même chose prodiguée par des policiers grecs, espagnols ou argentins...
L'exil intérieur est celui qui n'offre aucun refuge satisfaisant nulle part en ce monde.
C'est ici et maintenant qu'il faut défendre son droit à vivre, sa culture et son Histoire. Résister de manière passive ou active, selon les moyens de chacun, pour empêcher l'instauration d'un nazisme qui tait son nom, rampant tel un serpent, avant la morsure létale !
Défendre la vérité si difficile soit-elle à entendre. Tout faire pour chasser, les mettant hors d'état de nuire, escrocs, menteurs, collabos et criminels mondialistes.
Quitter l'arène aujourd'hui c'est abandonner la mémoire des anciens, morts pour notre liberté, c'est ne laisser en héritage à nos enfants et à l'avenir que ruines et lâcheté !

Sous l'Casque d'Erby