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lundi 20 octobre 2014

L'essence du non-sens


Le voilà donc ce Tree qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en est vert, le traître !
Il fut mis sur la place pour qu’un sensé l'amputasse !
Devant tant d’audace. On pouvait dire... oh ! Dieu ! ...
bien des choses en somme…
En variant le ton, groupies ou non, de la pub en fait, au fabriquant de ballon qui juste souffla par tel à ces petites mains qu’on lui fabriqua un doigt livré place Vendôme. Il fallait bien que le prix en vaille la chandelle. 200 000€ la crise ne fait pas dans la dentelle. Si le gruyère à des trous, c’est pour qu’on y mette ce roc ! ... ce pic... ce sex-toy ! Que dis-je, ce cap ? ... Cette péninsule ! Non, mieux, cette quenelle inversée car elle est là pour le peuple qui consentant cotise pour sa culture gonflée « Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? ».



« De quoi sert cette oblongue capsule ? D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »



Il sert encore à leurrer les cerveaux, « gardez-vous, vos têtes entraînées », quoi, l'ami, ce croc est à la mode ? Pour les enfumeurs, quelle enseigne ! Ce monument, quand le visite-t-on ? Souffrez, monsieur, qu’on vous salue». 
C’est là ce qui s’appelle avoir bite au cul !



Si vous aviez un peu de lettres, et d'esprit : 
(l’imaginaire de vos phantasmes, vous auriez su garder)
Mais d’esprit créatif, ô le plus lamentable des êtres, 
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Nous servir toutes vos folles plaisanteries,
La subtilité vous manque, à vous et nos collecteurs d’impôts,
Vous salissez l’exception culturelle de la France 
Vos œuvres n’en sont pas, 
Du cul tout le monde en a.
Rien de bien nouveau ici bas.

Largement emprunté à la tirade de Cyrano




Sous l'casque d'Erby


 

dimanche 19 octobre 2014

Place Vendôme, haut lieu de l'indécence

Lumière, détail - M art'IN
Il s'en passe du vilain en ce bas monde. Je note que notre capacité à avaler (et digérer) tout et n'importe quoi est impressionnante. La chose laisse perplexe.
Place Vendôme, lieu de récréation du cinématographe et symbole de la haute, « défigurée » par l'installation d'une espèce d'objet polymorphe dans le cadre de la Foire internationale d'art contemporain, que le passant découvre horrifié et qui fait jaser dans le landerneau.
Cette crotte artistique, gonflable et gonflante, œuvre d'un artiste de renom venu d’outre-Atlantique, Paul McCarthy, pouvant suggérer tantôt le braquemart de Shrek qu'un sapin de Noël de nouvelle génération, ou encore un champignon d'une espèce inconnue, dont l'installation a coûté la somme rondelette de 200 000 euros, a déclenché chez le passant une de ces fureurs dont le microcosme de la culture néo-totalitaire en a le secret.
Là où la chose devient drôle c'est quand, profitant de l'inadvertance du personnel de sécurité, généralement sous-payé, quelques audacieux l'ont dégonflée, déclenchant l'un de ces moments d'hilarité dont nous manquons tant par ces temps de déchéance. Tout cela est fort bien détaillé chez nos amis de WikiStrike.
Ce monde est malade. Très malade. Malade de sa politique, malade de son art. Malade de sa corruption. Malade de son regard et de son esprit. Malade de sa vie. De sa mise sous cellophane. De ce manteau transparent qui ne le préserve ni du chaud ni du froid, mais qui le conduit inéluctablement vers son néant.
Avec le coût de cette opération marketing Place Vendôme, combien d'artistes affamés, oubliés, humiliés à longueur d'existence, auraient droit à des expos dans des lieux autres que des halls d'hôpitaux ou des bouis-bouis où ne passent que des fantômes ?… 

Sous l'casque d'Erby