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mercredi 22 juillet 2015

Déclaration des patrimoines : une loi opaque pour y voir plus clair ?

Capture écran transmise par Erby
Alors que l’Hexagonie avait du retard à combler en matière de transparence, désormais n’importe quel citoyen inscrit sur les listes électorales, gage de civisme, peut, s’il le désire, sur rendez-vous, se rendre dans n’importe quelle préfecture et demander à zieuter la « situation patrimoniale » du parlementaire ( suzerain) de son choix.
Une loi votée à la hâte suite à l'éléphantesque affaire Cahuzac, ex-ministre du budget sociodé, le gars tout propre, tout bien de sa personne, qui voulait laver plus propre que propre ayant réussi, dans le sillage de beaucoup d’autres chercheurs en marlouseries, à transformer la lessiveuse à billets en avion furtif. Modèle qui reste certes perfectible, mais ô combien lucratif pour le pilote, quand le vol se fait sans encombre !... 
« Bonne loi » ou écran de fumée ?...
Si l’on juge par les contraintes que la loi, rédigée en langue braille universelle, impose au consultant on peut mesurer la distance séparant une planète habitable d’une qui ne l’est pas. Une constante dans la confrérie de l’alternance et de « l’obscure clarté » démocratique.
Certes, le curieux peut fouiner, à condition que la déclaration de la personne ciblée ne soit pas truffée d’oublis comme cela est souvent le cas au royaume de la piraterie légale… Peut yoyoter de la touffe autant qu’il le désire, comparer, déduire, tirer des conclusions personnelles, fulminer, s’épancher auprès des voisins, faire des saillies en mâchouillant le cure-dent chez le limonadier, affranchir son entourage qui le prendra pour un frappé du coffre-fort, mais il a intérêt à bien garer son fessier ! En aucun cas ces « documents publics » ne doivent faire l’objet de la moindre divulgation, ils sont « non publiables », sous risque de se voir infliger une « peine de 45 000 euros d’amende » !...
« La démocratie c'est la liberté, comme Judas était le Christ. », écrivait en son temps Pierre-Joseph Proudhon, sans qu’aucun démenti n’ait été apporté à ce jour.


Sous l'casque d'Erby