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vendredi 6 novembre 2026

L’UE ou la paix des cimetières

Pixabay
Faut-il croire ou adhérer aveuglément à tout ce que l’on lit en matière d’information ? La lecture relève du besoin et de la prédisposition. Qui dit cela, dit addiction, croyance, aveuglement, endoctrinement, fanatisme et obsession. 
Les idées et les concepts naissent et meurent au rythme des virus saisonniers, certains agissant avec plus ou moins de virulence et laissant sur le carreau plus ou moins de victimes. 
C’est ce schéma que l’on observe avec la construction européenne, sur fond de guerre mondiale. L’Union européenne avait été vendue comme un projet de paix par le commerce et la concorde entre les peuples, le répéter n’est pas signe de radotage. C'est au contraire briser une « malédiction » ! 
Après des décennies de stabilité – qui avaient conduit aux Trente Glorieuses, malgré l’existence du « rideau de fer » –, le discours a radicalement changé. 
Aujourd’hui, face aux crises et à l’échec de son modèle, c’est la militarisation des esprits et la perspective de guerre permanente que l’on brandit pour se pérenniser. Une fuite en avant qui rappelle la sinistre « paix des cimetières » avec laquelle tant de livres d’histoire ont été imprimés ! 
L’Union européenne se disloque sous nos yeux, noyée dans ses propres contradictions. Pays après pays, des citoyens et des peuples décident de dire stop. Ce sursaut n’est pas le fruit d’un réflexe extrémiste ou démagogique, mais une nécessité vitale pour enfin respirer, reprendre le contrôle de la souveraineté budgétaire, monétaire et législative. Cela n’est autre chose qu’un geste de survie, naturellement humain. 
Face à cette contestation grandissante, l’UE démontre son intolérance et son dégoût pour le pluralisme. 
À chaque fois qu’un État membre exprime un doute ou ose s’écarter de ses directives – politiques migratoires, choix énergétiques ou réformes sociétales –, il fait l’objet de campagnes de dénigrement institutionnel. Des brigades idéologiques sont lâchées dans la nature pour dénaturer et dégrader l’image de ceux qui osent tourner le dos à la sainte institution ! La Pologne et la tentative de coup d’État avorté, la Hongrie, par le passé, ont subi des pressions financières considérables et des gels de fonds européens sous prétexte d'atteinte à l'État de droit, pour avoir simplement défendu leur constitution ou les traditions nationales face à la ploutocratie de Bruxelles. De même, la Bulgarie ou d’autres nations de l’Est et du Sud subissant des ingérences déguisées dès qu'elles rechignent à appliquer des directives dictées hors de leurs frontières. 
Quand les contraintes technocratiques et le chantage aux subventions ne suffisent plus, on recourt au coup d’État et au délit politique. Partout où subsiste un doute quant à la transparence et à la légitimité de ses desseins, l'Union européenne troque son habit de « gardienne » des libertés pour révéler l’ombre d’une véritable dictature. 
 
Sous l’Casque d’Erby