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vendredi 3 avril 2026

Le grand pressoir du monde

Il suffit d’un frisson sur la carte du monde pour que les prix s’envolent. 
À peine un diplomate hausse-t-il le ton qu’à l’autre bout du pays, les totems des stations-service s’affolent comme des baromètres fous. 
La fièvre monte à El Pao ! L’or noir s’embrase avant même d’avoir brûlé ; les marchés s’enfièvrent à la première dépêche — et aussitôt, la pompe, pompe son tribut. 
On prétend que tout cela relève des lois du marché, ces lois mystérieuses et indiscutables, que personne n’a jamais votées. Pourtant, ce n’est pas le pétrole qui manque ; c’est la décence. 
Ce qui s’impose à nous sous les dehors de la rationalité économique n’est qu’un théâtre d’ombres. La peur comme décor et l’avidité pour moteur. Comment croire que les stocks raffinés hier obéissent aux crises de demain ? La hausse n’attend plus la cause ; elle l’anticipe, la provoque presque. 
Le citoyen, lui, observe, impuissant, pendant qu’on lui raconte que tout cela est nécessaire, inévitable, mathématique. Et on lui désigne la cible ! N'importe laquelle de préférence. Il ne voit pas qu’au-dessus de lui travaille une autre géométrie : celle du profit, sans angles morts ni états d’âme. 
Dans ce grand pressoir du monde, c’est toujours le même fruit qu’on écrase : le peuple, citron de la finance moderne, qu’on presse, qu’on essore, et qu’on somme encore de sourire à la télé au nom de la croissance et des futurs « Mozart de la finance » !
Souvenons-nous : la crise sanitaire avait déjà ouvert la voie. Ce fut l’âge des « urgences » providentielles, où chaque décision arbitraire enrichissait un conglomérat et appauvrissait la foule. 
Aujourd’hui, la dette publique s’étire comme une cicatrice de cette anesthésie collective ; et pendant qu’on nous berce du discours du ruissellement, l’eau s’évapore avant d’avoir touché le sol. 
L’inflation, cette bête qu’on nous décrit indomptable, ne naît pas du hasard. Elle est fille de l’opportunisme, sœur de la connivence. Une mécanique aux gonds dorés, huilée par ceux-là mêmes qui, publiquement, feignent de la combattre. 
Le baril flambe, les profits jouissent, et le politique disserte. Mais derrière le pavillon de la conjoncture se cache toujours la même évidence : tout cela est voulu. 
Quand le cynisme devient système, il n’y a plus de crise, c’est une méthode ! 
 
Sous l'Casque d'Erby 
 
 

lundi 1 février 2016

Pétition : Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional de Bretagne : Changer la politique d'acquisition du F.R.A.C. Bretagne

l'union, dans l'harmonie fait la... l'équilibre M art'IN

Pourquoi c'est important

La politique d'acquisition du F.R.A.C. (Fonds Régional d'Art Contemporain) de Bretagne doit cesser de soutenir, d’acquérir et de ne collectionner que le style conceptuel, ainsi que les œuvres d’artistes étrangers. Le blocage comme sur un disque rayé de ce seul genre, représente tristement l’histoire pourtant si riche de l’art breton depuis plus de trente ans. Cette institution de service public doit respecter, accepter l’évolution artistique bretonne telle qu’elle existe dans sa pluralité.
Pour mémoire : la mission de la F.R.A.C est de soutenir et de constituer un patrimoine représentatif de la création évoluant dans son temps.
Le public s’étonne de ne pas s’y retrouver et se détourne de l’art. Les choix artistiques de l'humain évoluant naturellement avec lui tout au long de son histoire, comme son ombre, images et supports doivent lui permettre de se transcender. Le public  cherche et trouve ailleurs, loin de l’institution culturelle ses artistes. Cependant l’imposition «de monstration», élitiste, financière et totalitaire niche dans tous les lieux de notre patrimoine, de  la moindre chapelle aux abbayes. De grands centres modernes exposent aussi ces œuvres muettes. Toutes les places convenables pour exposer décemment sont réquisitionnées par l'institution culturelle pour ne montrer que du conceptuel.
Reste les rues, les plages, les jardins, les champs qui se couvrent d’œuvres picturales diverses et variées d’artistes bretons pétris d’imaginaire, procurant magie, émotions, dans le partage de ce langage  universel. Ces oeuvres sont souvent détruites car exposées dans de mauvaises conditions.
La jeunesse non plus n’est pas dupe quant à l’imposition en Bretagne de ce style conceptuel dans l’enseignement artistique. La technique du dessin, de la peinture, de la sculpture y est proscrite. Ce dictat culturel porte atteinte aux sens de l’être humain.
Le contribuable, ne peut plus tolérer que soit financée avec l'argent public une institution qui ne respecte ni ses artistes, ni leurs œuvres, ni le public. L’art breton d’aujourd’hui n’est ni représenté, ni conservé.
Rappelons au F.R.A.C. Bretagne comme à toutes les F.R.A.C. de France leur mission puisque que ce sont les deniers publics qui les financent. La France, jadis pays de « l’exception culturelle », doit revenir sur son piédestal qu’elle a quitté par soumission. Il en va de sa santé mentale, tant on sait que l’art a toujours été indispensable aux équilibres de la pensée dans la société.

M art'IN


Sous l’casque d’Erby