vendredi 7 mars 2014

Le banquet des léopards - Alphonse Boudard

Place à Alphonse Boudard. Ni oublié, ni méprisé, juste en dormance. Un tour dans mon grenier, en cette période de ragotons, et, hop !, la main du hasard qui vous alpague les châsses, vous attise la fringale, pour une bamboche de morfale.
De l'Alphonse, je n'ai pas ligoté beaucoup de missels, « La métamorphose des cloportes », « Les combattants du petit bonheur », « Le banquet des léopards ». C'est ce dernier qui m'est revenu aux lampions en farfouillant dans mon tas. J'ai aussitôt tilté et te l'ai alpagué, histoire de sabouler le présent avec les fringues du passé, savoir si le plaisir éprouvé n'a pas subi d'altération avec la vase du temps. J'ai aussi en tête quelques péloches où il ciselait la bavette à Gabin, Ventura, Signoret, Delon ou Belmondo.
Alphonse est né et claboté entre deux siècles, 1925-2000. Venu au monde de père inconnu, sa mère, mineure au moment où il pointe ses mirettes en ce monde craspouille, le confie aussitôt à une famille de cambrousards du côté de Bellegarde, dans le Loiret, où il grandit comme il put entre ses deux protecteurs, jusqu'à l'âge de sept ans où la mater le récupère pour l'expédier aussitôt chez la grand-mère dans le 13ème arrondissement de Paris où il perd définitivement l'accent des carnutes qu'il avait contracté du côté d’Orléans.
La guerre 39-45 arrive pour le jeune ouvrier typographe qu'il est devenu. Pourquoi s'est-il engagé dans la castagne du côté du Général ? Pourquoi a-t-il basculé dans les affaires louches et la chourave après la guerre ?...
Le fait est que cézigue se retrouve au placard. Une quinzaine d'années pendant lesquelles il alterne l'air frais de la rue et l'air confiné des ballons. C'est pour occuper l'ennui – il a le sens de la comprenette – qu'il lit tout ce qui passe à portée de louche : Céline, Balzac, Stendhal, Proust, les biographies, la Bible, les grecs, les récits de voyages. Tout. Ça lui met le feu au bocal et pas qu'un peu ! Déjà la pointe du bic s'enfonce dans le frontal pour lui tailler un bout de célébrité. C'était ça ou rejoindre l'armée de la Loise comme un baltringue.
D'ailleurs « Le banquet des léopards » s'ouvre sur la cellule 206 où l'Alphonse lit la Chartreuse de Stendhal dans son paddock, le passage où Fabrice del Dongo se fait la malle de la tour Farnèse. Ça donne de l'espoir. Pendant ce temps, son colocataire, Karl, se paluche face au mur des chiottes avec frénésie. Un obsédé, le Karl. Homme, femme, chèvre, bourrin, tout lui est bon, pourvu qu'il y ait le spasme de la petite mort au bout, et le soulagement avant le recommencement. Un alsacien enrôlé de force, qu'il disait, chez les nazis. Il avait pris pour son kouglof d'ergastule, le Karl, et sauvé in extremis le calcif d'un essorage radical.
Alphonse place sur son bureau l'album de clichetons dans lequel il va chercher la pitance de ses émotions et pour faire passer le tout nous fait écluser jusqu'à plus soif. Les maîtres pinardiers sont nombreux chez l'Auguste et, sous la calbombe, ça s'offre le luxe de quelques châteaux du meilleur palais. C'est chez Auguste-le-faussaire, le génie de la Lanterne, que l'Alphonse a connu au gnouf pour une affaire de peinture fraîche, des Utrillo et des Matisse que les auteurs avaient eu l'outrecuidance de peindre post-mortem. Auguste règne sur sa boutique, La Lanterne magique, verre en main, au milieu de son véritable trésor, la fraternité, entouré d'artistes louches, de personnages aux couleurs vives et au commerce frauduleux. Alphonse ne juge personne, il se contente de dégoiser l'histoire de sa vie...
Puis, arrivera Vulcanos-le-mage, une autre vieille connaissance de l'Alphonse, un personnage hors-cadre. Trop grand, trop massif, trop tout. Il occupera l'espace à coups de voyances et de chibre ! Il sera consacré le jour du banquet des léopards...
Quel banquet ! Moment de rare grandeur ou quand la littérature embrase l'éthologie pour une cuisson à point, tout comme le service trois pièces de Vulcanos-le-mage.
La poésie est le chemin le plus direct pour atteindre les étoiles. 

Le banquet des léopards - Alphonse Boudard - 4-5€


Sous l'casque d'Erby

Times is mauvais !...

jeudi 6 mars 2014

Patrick Buisson ou l'arrière Sarkozie

Illustration Miguel P.Diaz
En 2011 j'avais tiré pour Ruminances le portrait de Patrick Buisson, alors conseiller de Sarko. Le retrouvant au cœur de l'actualité pour le scandale des enregistrements lors de réunions privées à l’Élysée pendant le précédent quinquennat, mettant à mal l'image du Lider Mínimo tout autant que la sienne, je vous le livre avec quelques modifications minimes, puisque rien de fondamental n'a changé chez le sinistre :

Patrick Buisson. Signe du bélier, dernier décan. spécialiste en dépenses sondagières. Conseiller de Sarko, alias El Mínimo.
Dire que le gars a besoin d'une clé pour enfoncer les portes relève de la fiction. Né un 19 avril, en plein printemps, son corps et son esprit n'ont jamais quitté l'hiver.
Un drôle de pedigree le gnace, toujours dans le sillon, sans jamais dévier. Une ligne droite dans un esprit torve.
Trousse-pète d'un père ingénieur EDF, militant de l'Action Française et grand apologiste de Maurras, fiston ne peut échapper à son destin. A l'âge où la jeunesse pratique l'onanisme avec vigueur, Patrick a déjà d'autres sujets à branler et s'applique à détester le bougnoule et le communisme. Si d'aventure le « bicot » est un « rouge », ce n'est que du bonus. Deux pour le prix d'un !
En refusant, lycéen, d'observer la minute de silence en mémoire des victimes d'un attentat meurtrier de l'OAS, il montre à papa qu'il est son digne successeur et mérite sa place dans l'ordre de la cagoule. Est-il nécessaire de préciser qu'en mai 1968 il s'opposa de toute la force de ses bras pas musclés au Mouvement du 22 mars, tous des juifs allemands, pouah !
Ce serait erreur de penser que le type était un brétailleur à la façon d'un Longuet, d'un Madelin ou d'un Devedjian, puisque dès la fin de ses études il quitte le militantisme « actif » pour se consacrer à l'enseignement. Coloniser l'esprit des têtes blondes devient un apostolat qu'il exerce durant quelques années avant de s'orienter vers le journalisme.
Mais c'est dans le feutre des cabinets sombres qu'il donne sa pleine mesure ! Il est historien, analyste, homme de réflexion et un journaliste qui, de Minute au Crapouillot, en passant par Valeurs actuelles et LCI, ne rêve qu'à l'unification de l'empire droitier. Chose qui, observée à la lumière de l'actualité – compte-tenu de la position qu'il occupe, lui et quelques autres de même facture, dans l'équipe de Sarko – lui donne de facto le statut de « visionnaire ». Ne déclare-t-il pas sans sourciller en 1986 ou 87 : « Le Pen, le RPR et le PR, c'est la droite. Souvent, c'est une feuille de papier à cigarettes qui sépare les électeurs des uns ou des autres ».
Les électeurs seulement ?...
Citons pour la postérité son opus, écrit en collaboration avec Pascal Gauchon, le verrat bien connu de Défense de l'Occident et d'Ordre Nouveau : « OAS, Histoire de la résistance française en Algérie », préfacé par un artiste du gourdin, Pierre Sergent.
Son parcours dans la presse et dans les médias l'ayant sans doute persuadé que pour fabriquer de la bonne soupe il lui fallait un bon potager, le voici lancé dans le « conseil aux hommes politiques ».
Après Jimmy Goldsmith, un temps, on le retrouve dirigeant les campagnes de Philippe de Villiers, aux européennes de 1994 et à la présidentielle de l'année suivante, labourant du souverainisme à bannières déployées.
Ensuite ?... Que du fulgurant ! Il vend. Il vend du service, en veux-tu, en voilà. A Madelin, évidemment, quelle idée ! Mais aussi à Bayrou, puis dirige et anime, en association avec les directeurs des instituts de sondages, à partir de l'année 2 000, la page « Opinion » du Figaro... On passe rapido, parce que l'oiseau à plus d'une plume à son cul...
Pour faire succinct, c'est en 2005 que Sarko, alors ministre de l'intérieur, le repère et le déclare conseiller. C'est ce marlou que Sarko a décoré de la Légion d'honneur en 2007 qui le trahit aujourd'hui. C'est encore à Buisson Ardent  que le pays doit la création du ministère de l'identité nationale et l'idée d'aller piocher du vote chez ses anciens collègues du Front National en élaborant le discours sécuritaire...
Toute peine méritant salaire, Patrick Buisson a, outre des menus services rendus au châtelain, facturé à l'Élysée un total de 130 autres factures pour des conseils, dont une quinzaine de sondages, le montant s'élevant à 392 288 euros. Épinglé par la Cour des comptes, le total de ses prestations avait atteint la somme de 1,5 million d’euros pour l'année 2 007 !
A quoi bon se péter le cul en jouant au loto !
Dire qu'il y a encore maintenant des personnes qui se fâchent quand elles lisent ou entendent « Sarkofacho » ! 
Sur un point Buisson avait raison quand il écrivait à l'époque de Minute : « Le Pen, le RPR et le PR – ne rayez pas la mention inutile, il y en a pas – c'est la droite. Souvent, c'est une feuille de papier à cigarettes qui sépare les électeurs des uns ou des autres »...

Sur le sujet :
Selon Buisson, Sarkozy savait qu'il avait été enregistré


Sous l'casque d'Erby

Andro hideux !...

mercredi 5 mars 2014

DSK au septième ciel

Source
« Le poisson meurt par la bouche », disent des nombreux pêcheurs, tout en dandinant bite au vent, pour conjurer le mauvais sort.  
DSK, version hybride de l'homme de l'Atlantide, mi-poisson, mi-renard : poisson d'eau trouble, comme on dirait poisson d'eau douce, et renard parce que il semble avoir hérité du goupil la queue en panache et un goût prononcé pour les poules et les poulaillers. 
Le voici donc de retour sur la scène médiatique malgré lui, mais cela devrait le réjouir tout de même, dans le cadre d'un sondage politique que vous avez failli ne pas découvrir parce que ses résultats étaient « jugés embarrassants » par son commanditaire. Ne désespérons pas, il y a encore dans ce pays de l'artiche à jeter par les fenêtres !
C'est avec un sourcil étonné, mais pas trop quand même, que j'ai découvert que le brave soldat de la cause FMIste, DSK, malgré ses emmerdements judiciaires, la taule, ses parties de jambes en l'air, pas toujours très fines, demeure la personnalité phare des françaises/ français en cette formidable année 2014.
Bien sûr, il y a la question posée, et qui dit question dit forcément souricière. Dans ce cas précis les blaireaux/blaireuses étaient invités à se prononcer sur « la personnalité politique la plus capable de faire mieux qu’Hollande » ! 
Là, les instituts de la sonde exagèrent ! Il faut que le gars (ou la frangine) qui est en charge d'élaborer les questions arrête la colombienne ! Y a du laisser-aller, voyons !... Mieux que Hollande !... Gaspiller du flouze pour ça ! Mais je rêve !... 
Plus surprenant, mais pas trop au pays du beaujolpif et des maquignons. Qui trouve-t-on en deuxième position de ce bidule blackboulé ?...
Un autre « repris de justice », Alain Juppé ! Sarko, l'en-sursis permanent, et Valls, petit soldat du sionisme hexagonal, clôturant le bal, à 49 et 48 % des personnes les plus aimées par nos voisins, nos frères, nos familles, nos amis... 
Je vais de suite mettre de l'ordre dans mon carnet d'adresse ! 
Si vous cherchez plus de détails, allez-y, c'est par ici

 
Sous l'casque d'Erby

Sans tambour ni trempette !...

mardi 4 mars 2014

Vacances scolaires en Ukraine, c'est le moment !


Source
On se dépêche, direction l'Ukraine, où il y des « bonnes affaires » à saisir dans beaucoup de domaines. 
A seulement quelques heures de vol de notre paisible Hexagonie, vous pouvez faire profiter vos enfants du plaisir d'un voyage de découverte en crapulerie politique, ce qui pourrait leur être d'une grande utilité dans l'avenir. Par la même occasion vous contribuerez à la reconstruction d'un pays en voie de reconfiguration. Vous y ferez vite le tour, puisque sa partie Est vient d'être donnée par l'Europe à monsieur Poutine, voisin très affable qui avait besoin d'un bout de terrain pour expérimenter les techniques de la permaculture, écosystème qui permet au sol de garder une fertilité naturelle, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible... 
Vous découvrirez un pays en chantier, certes, mais où l'animation de rue y est constante, tout comme l'activité labiale. Pour un oui pour un non, des gens charmants vous abordent et, les yeux brillants, vous entretiennent sur l'espoir et l'esprit de sacrifice qui préside à toute entreprise visant un état de félicité permanent.
Les travaux de voiries, ainsi que le pavage des grandes artères sont fort importants, mais pas insurmontables. Avec l'aide de Valerie Damidot, encouragée par Michel Sapin, ministre du Travail, qui voit là de quoi infléchir des courbes obstinées, vous serez témoin de l'avancée éclair du chantier et votre séjour ne sera que plus cosy.
Cependant une main d’œuvre experte est nécessaire pour aller vite. Le recrutement de celle-ci s'impose si on veut développer la filière du tourisme, à l'instar de la Grèce, de Chypre ou du Portugal. En ce moment les sociétés intérimaires recrutent en Syrie les meilleurs spécialistes en pavage de rue, les syriens n'étant pas seuls à répondre à l'appel d'offre, la concurrence avec Bagdad étant rude, il ne faut pas oublier le paveur palestinien au rapport qualité-prix très avantageux. Cependant, ses chances sont moindres : retenu au checkpoint par l'industrie sioniste, il n'arrivera pas à temps pour présenter un CV pourtant riche de plusieurs intifadas... Du coup, et contre toute attente, le mauritanien pourrait se révéler comme une option juteuse pour les sociétés de recrutement... 
Attention. Si des voisins bien intentionnés vous racontent des histoire à mourir par terre, on ne vit et on ne meurt qu'une fois, sur les dangers d'une telle destination, ne les croyez pas, ils sont manipulés. Partez, c'est le moment ou jamais !
Si dans le cadre d'une animation nocturne, nombreuses en cette période, vous croisez Barak Obama, déguisé en loup garou, ne vous inquiétez pas, il fait son méchant comme ça, mais tout le monde sait que c'est du pipeau !
Pas du tout pareil si vous tombez nez à nez avec un agneau. Méfie ! A tous les coups c'est un russe cagoulé à la mode corse, un mauvais, un dur, un qui s'est fait tatouer faucille et marteau sur le dos, avec le couteau de Rambo. Un teigneux !
Et si par hasard vous tombez sur un ukrainien, méfiez-vous quadruplement : il est, soit russophone, soit pro-européen, soit pro-nazi... Soit un revenant ayant des comptes à solder avec le survivant !
Si en revanche une vieille odeur débilitante et corruptible vous paralyse au milieu de la rue, impossible de vous tromper : vous venez de tomber nez à nez avec Bernard-Henri Levy. Éloignez-vous en vite vous risquez l'irradiation !

lundi 3 mars 2014

Avenir ouvert... blocages d'aujourd'hui

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Pour reprendre une image familière au concepteur de ce blog, je veux bien admettre que le brouillar(d-t) sur l'avenir lumineux soit opaque et que, à tout hasard, lancer des cailloux là-dedans puisse faire avancer le schmilblick... quitte à découvrir que, derrière ''le lard du consomme-et-tais-toi'' se cache déjà ''l'art du crée et ouvre-là''! C'est pourquoi je persiste à croire en l'avenir en dépit des blocages actuels - plus sempiternels ''bâtons dans les roues'' !  Par exemple, la poésie ignore roues et bâtons de la politique, s'envole : comme la vraie belle vie gratuite de la nature, si perturbée soit-elle par les réalités contraignantes des pouvoirs du Dieu-Fric ennemi ! 
Rém*




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LA CORRUPTION multiforme est devenu désormais l'unique vraie force des ''puissants'', leur uniforme, en costume-cravate ou costume-tailleur, voire en kaki-casquette-médailles ou en ''gorge-profonde''... : Trafics, espionnages, accords, assassinats, guerres (dont dites ''interventions de forces de la paix'') ne sont que des variantes, souvent secrètes et illégales, toujours illégitimes, de ce système de corruption où en est arrivé le système capitaliste mondialisé. Affolé de sa faiblesse réelle, en haut de la pyramide sociale si fissurée, à la base où nous sommes écrasés... 
L'INÉGALITÉ sociale est, pire que jamais, résultante de la corruption générale qui tente toujours de se draper de dignité, en fait des haillons, des blablas de ''légalité, grandeur nationale, exception culturelle, mission civilisatrice''. Et puis le pire : ''bloc contre bloc'', holà braves gens ralliez-vous à mon panache blanc, à ma yank-itude, à ma slav-itude, à ma han-itude, à ma mahomet-itude, etc. Ici à la FNUMPS-itude !... En voilà 3 actualités : l'Ukraine, N-D des Landes, et l'Algérie à ne pas oublier...


-1- ''Que le peuple ait été gouverné par un voyou, et qu’il soit descendu dans la rue motivé par un sincère désir de changement, là n’est pas vraiment la question.'' C'est ce qu'écrit le 27 février ''Brins d'Herbes'' à propos de l'Ukraine. Ce serait une formulation pouvant prêter, hors contexte, à confusion mais il ne s'agit là que de quelques lignes d'introduction aux propos d'un tiers. Ce blog a le mérite de pratiquer d'astucieuses ouvertures à des avis ''décalés'' et intéressants, sans que ce soit son point de vue. Ces prolifiques ''Brins d'Herbes'', si ''ouverts sur l'avenir'' nous sont indispensables, documentés, lucides : merci !... Et l'actualité de Crimée prime désormais à propos de l' Ukraine !
D'autres blogs se disant pro-révolutionnaires se complaisent eux, bien au chaud devant l'ordi, à de ''savantes analyses'' sur les turpitudes (réelles!) des USA-EU-FMI-Otan. Face auxquelles il resterait à soutenir ''le voyou'' (et son allié Poutine). Et condamner la révolte populaire, elle bien au froid de l'hiver, au prétexte qu'elle soit trompée par ''un travail de sape de longue haleine'', du chant de sirène occidental... Alors qu'elle est, bien pire, manipulée par les néo-fascistes (voir Article11) !...
La belle affaire!... Elle n'est pas nouvelle, elle pue les trucs de pseudo guerre froide !
 

-2- Le 25 février, Planète sans Visa publiait un article polémique sur la violence dans la manif de Nantes du 22, suivi d'une soixantaine de commentaires (!). Je reprends ici des extraits de celui de Valérie Quilis : "Dès 1955, (le poète anarchiste breton) Armand Robin, dans La Fausse Parole, avait compris profondément qui étaient les nouveaux maîtres : "Les gouvernements, même les gouvernements se proclamant matérialistes, connaissaient la valeur des mots sortant du cœur avec amour ou révolte ; ils les écrasaient ou les utilisaient, selon leurs intérêts du moment. Puis, eux-mêmes bavardaient sans cesse(...). La parole, vraie ou fausse, ils ne la méprisent même pas : ils ignorent son existence. Quant à la Vie, ils ne songent même pas à la mépriser : elle n'est pas dans leurs calculs. Derrière les radios actuelles des États-Unis et de la Russie, si peu qu'on ait l'esprit vigilant, on perçoit, très loin derrière les paroles des gouvernants, ces nouveaux maîtres qui attendent avec une muette assurance que les Partis, les Églises, les Forces de l’État, veuillent bien s'engager plus avant dans la voie(...),(telles des) araignées guettant au lieu de mouches les plus superbes chefs d’État, d’Église, de Partis."
 

-3- Oui, belle affaire ! La fausse parole (de guerre froide ressuscitée!) ne sévit pas qu'en Ukraine (ou à Nantes) mais bien pire en Syrie et ailleurs. Comme, ici, en Algérie : Extrait d'un entretien avec Habiba Djahnine, publié dans ''Histoires Ordinaires'' du 27 février : ''Toi, tu as l'habitude de dire : s'il n'y a plus d'espoir, eh bien inventons l'espoir  Tu sais, dans les années 2000, au lendemain de ce long tunnel noir que nous avons traversé, dix années terribles, les gens avaient perdu toute habitude d'aller au cinéma, de sortir le soir. Le débat avait été confisqué par les intégristes de tous bords, institutions comprises.  Avec une poignée d'amis, nous avons initié les Rencontres cinématographiques de Béjaïa, pour que les Algériens reprennent le chemin des salles. Cinémathèque désaffectée ou simple salle de réunion, écran tendu entre deux arbres ou théâtre vide que nous équipons en vidéo, tout est bon. L'enjeu est simple : réfléchir ensemble aux images de notre monde, et j'y inclus celles que les occidentaux renvoient de nous.''


*

INVENTER l'espoir, dit et fait Habiba, disent et font les zadistes de Notre-Dame des Landes, les émeutiers de Kiev, les maquisards de Syrie, les paysans de Marinaleda (en libre commune d'Andalousie)... Les gens dans des centaines et milliers de lieux de luttes autonomes, vastes ou petits (son ''vaste'' crâne, par exemple !)...
Oui, existent les coups fourrés, les ''chants de sirènes'' occidentales ou de si ''pieux'' marchands de pétrole d'Arabie ou de gaz Sibérien. Plus dictatures militaires d'Algérie, d'Égypte, de Syrie ou de Birmanie, de Chine, etc. Mais oui, LA VIE invente l'espoir irréductible, invincible : ''Éxister c'est Résister'' disent et font les Palestiniens, depuis leur premier soulèvement antisioniste de 1936, 12 avant l'invention d'Israël. Une création militaire de ''dictamolle démocratie'' sur les Israéliens et de dure dictature par conquête continue de la Palestine... Dont l'espoir de vie réinvente l'avenir. Qui passe désormais (à l'exemple de l'Afrique du Sud de l'Apartheid) par nos boycotts, partout, des produits israéliens, directement ou indirectement d'origine palestinienne. Rejoignons la campagne ''BDS'' ! Et ''balayons'' devant notre porte (paillasson de l'Élysée, à la poubelle!) : c'est le meilleur moyen de réinventer l'avenir, ici. Et de vivre solidaires de nos frères et sœurs en luttes d'avenir !



Sur le sujet :
Des grandes manœuvres de la ploutocratie

Sous l'casque d'Erby

Ô vert bouquet !...

dimanche 2 mars 2014

Dimanche zyzycal : Dick Annegarn

Source
Poète-troublion venu du Nord, Dick Annegarn mène depuis le début des années 70, une carrière francophone sans compromis. Aux flonflons du show-biz, il a longtemps préféré l'exil volontaire et la liberté artistique. Mais absent ou présent de la scène musicale, le public ne l'a jamais oublié.
Benedictus Albertus Annegarn naît à La Haye (Pays-Bas) le 9 mai 1952. Si souvent, le public a cru qu'il était belge, c'est que dès ses six ans, il vit à Bruxelles où ses parents le placent à l'Ecole européenne. Il y reste de 1958 à 1970. Dick ne suit aucune formation musicale, mais apprend (brillamment) la guitare sur celle de son frère. 
Après l'école, il s'inscrit en fac d'agronomie à Louvain, mais le virus de la musique et de la poésie le pousse à émigrer vers Paris pour tenter sa chance comme chanteur. Il débarque donc dans la capitale française en 1972. En fait, outre la musique, c'est aussi l'expérience de la vie en communauté qui le tente. Après donc un passage en Lozère, région du centre de la France qui à cette époque attire beaucoup de hippies, il remonte sur Paris. Très vite, il se fait un nom dans les milieux folks de l'American Center à la Mutualité. 
La musicienne Mireille, figure légendaire de la chanson française, repère Dick Annegarn et l'accueille dans son Petit Conservatoire qui, à l'époque, fait autorité. Avant lui Françoise Hardy ou Hugues Aufray y ont fait leurs premières armes. Doué pour l'écriture, Annegarn se fait un nom grâce à ses textes poétiques, voire avant-gardistes et surréalistes. Mais déjà, la vie parisienne, ses faux-semblants et la superficialité d'un certain milieu artistique le lassent. Il songe à retourner en Belgique lorsque Jacques Bedos, directeur artistique chez WEA le récupère au vol. Grâce à lui, Dick Annegarn enregistre son premier album, "Sacré Géranium", qui sort en décembre 1973. Ce 33 tours renferme certains de ses plus grands titres dont "Ubu", "Bébé éléphant" et surtout "Bruxelles". 
En mars 1974, il monte en vedette sur la scène de l'Olympia, concert qui marque sa reconnaissance rapide au sein de la profession. Dès septembre, il fait son deuxième Olympia. Suivent un Palais des Congrès et plusieurs tournées.


L'orage

bébé éléphant

Quelle belle vallée

Sous l'casque d'Erby

Ile... était une fois !...
 
On trouve, sur une île déserte et merveilleuse mais perdue au milieu du Pacifique :

Deux Italiens et une Italienne.
Deux Français et une Française.
Deux Allemands et une Allemande.
Deux Grecs et une Grecque.
Deux Anglais et une Anglaise.
Deux Bulgares et une Bulgare.
Deux Suédois et une Suédoise.
Deux Irlandais et une Irlandaise.
Deux Ukrainiens et une Ukrainienne.
Deux Suisses et une Suissesse.

Un mois plus tard sur cette merveilleuse île déserte. Voici ce qui s'est passé... La suite c'est ICI.

samedi 1 mars 2014

Réalité



Mécanique



Qu’est-ce que la réalité ? Qu’est-ce qui est vrai ? Qui sommes-nous, qu’allons nous faire, à quoi ça sert la vie, la mort, pourquoi sommes nous ici ?... 
Nous continuons à clamer nos vérités, chacun la sienne, comme si chacune était unique alors que la substance même de la vérité, de ce que nous sommes est de plus en plus flou. La science de la mécanique quantique, nous projete vers un ailleurs plus diffus, global et interactif… 
Notre cerveau nous guide, créant des images, des sons, des émotions, des attachements, des conditionnements, que nous avons du mal a quitter. Nous avons besoin de nous réconforter. Nous nous créons des univers pour  moins  nous poser les questions qui restent en suspens, dans le vide. Le vide ne manque pas, l’univers, la matière, même solide, n’est fait que d’atomes, de cordes vibrantes, pleines de vide, tout comme les galaxies. Elles même faisant peut être partie d’un autre ensemble, solide, liquide ou d’éther. 
Un atome est composé d’un noyau minuscule, non pas fait de matières mais plutôt comme une pensée baignant dans un grand sac vide avec une probabilité d’électrons. Le tout existant ou pas.  Ce qui forme les choses n’ont pas de matière mais des idées ou les concepts. En vérité rien ne se touche vraiment, tout s’épouse et se défait. 
Nous nous créons une réalité que l’on prend pour un tout, univers unique créé par notre cerveau qui puise à travers nos sens. Nous sommes incroyablement accrochés à cette réalité extérieure alors que  l’intérieur devrait primer. La mécanique quantique nous en prouve l’intérêt. Toutes les personnes sont des énigmes, le mystère est d’autant plus complexe que nous ne savons pas répondre aux questions fondamentale qui nous gèrent. 
Chaque époque à ses vérités, qui, au fil du temps ne sont plus exactes et sont remplacées par d’autres… Nos imaginaires actionnent toujours les mêmes endroits du cerveau, de même quand  les images passent par nos sens. C’est donc notre cerveau qui crée notre univers. Nos réalité dépendent de nos émotions. Les informations qui nous traversent sont triées en fonction de ce qui nous concerne le plus, de ce qui nous touche. Nous ne traitons qu’une pointe de l’iceberg. 
Cet aspect nous rend unique quand à la compréhension de la « réalité » que l’on se crée. Notre cerveau stocke quelque part des informations non conscientes qui nous conditionneront quand même. Les manipulateurs professionnels le savent. Comme nous ne pouvons pas trop fatiguer notre esprit, celui-ci fait sans cesse référence à ce qu’il connait déjà, ainsi nous sommes capables de ne pas voir ce que l’on ne connait pas. Nous ne vivrions réellement que dans le présent, le passé, l’avenir devenant plus ou pas existant même si nous avons de cesse que de nous y référencer. 
Le présent apporte des possibilités sans fin. Quand on les regarde, notre cerveau en  choisit une. Or nous avons la faculté d’apercevoir une foule de possibilités. Pour cela il faut que nous nous rendions compte que les choses n’existent pas par elles-même. Elles ne sont pas fixe.  Le monde n’est pas là indépendamment de notre expérience. La conscience conduit le véhicule, c’est l’observateur.
Nous avons un autre pouvoir celui d’influencer  l’autre, les autres et donc les événements. L’eau est influencée par les émotions, les pensées. Ces molécules changent de forme en fonction de ce qu’elles reçoivent. C’est la mémoire de l’eau. Nous sommes fait de 85% d’eau… 
Nous savons que positiver améliore notre corps. La physique quantique nous dit que nous pouvons influencer notre comportement. Pour preuve concrète, la méditation, la méthode Coué… Les croyances qui fabriquent le miracle des guérisons. L’installation de la peur ou de choc qui peuvent assujettir l’individu et les masses à grande échelle. Nous avons notre monde macrobiotique et puis le monde de nos cellules, puis le monde de nos atomes, etc… Ce sont tous des mondes différents. 
Nous existons grâce à des niveaux de mondes différents qui interagissent ensemble, nous ne les connaissons pas tous.
Le concept d’un Dieu en dehors de nous qui aurait créé l’univers et qui nous jugerait parait totalement obsolète devant la mécanique quantique. Les religions ont été des erreurs. Elles on fait croire aux humains qu’il pouvaient se servir sur la terre comme dans un jardin. Elles ont provoqué les guerres l’inquisition,  la violence faites aux femmes et aux être humains en général. Elles ont divisé les humain. Ces imaginaires ont détourné les consciences des chemins intérieurs nous menant aux impasses qui sanctionnent aujourd’hui, la vie.
Il y a une substance chimique pour chaque émotion. Nous sommes faits de chimie qui nous dirige. La cellule est le plus petit récepteur de cette chimie et donc elle possède un état de conscience qui peut influencer tout le reste. Nos émotions sont la vie, le problème c’est la dépendance aux émotions, l’amour, la drogue, le risque, la peur, le sexe, le jeu, la domination, la soumission, le sport, la bouffe, le boulot, le stress, le gain de fric, l’accumulation, l’apparence, le culte de la surface. Le vieillissement est la dégradation de nos récepteurs au niveau de la cellule. La plupart des maladies psychologiques sont dues à de mauvais choix de vie. Les gens sont tellement influencés par les médias, la publicité, la politique et les lobbys, et les autres personnes qui se retrouvent dans le même état, qu’ils ne peuvent pas se réaliser, épanouir leur physique, leurs émotions sont prisonnières. Les valeurs comme la beautés profonde, l’amour, la connaissance sont rejetés et nous nous satisfaisons de la médiocrité.
Le bien et la mal n’existent pas, c’est une vision pauvre qui découle de nos religions basées sur le pêché et la récompense. Nous jugeons les choses de manière trop superficielle. Il faut essayer d’approfondir. Chaque personne est Dieu. Nous formons ensemble avec l’univers ce Dieu à condition que nous nous faisions confiance et que nous ménagions notre  esprit en l’aidant à s’épanouir. L’esprit de l’être humain est incroyablement puissant et nous pourrions l’aider à grandir pour peut-être pouvoir atteindre les réponses aux questions métaphysiques. Ainsi nous pourrions, par ce que nous nous influençons, participer à nous fabriquer un monde meilleur pour vivre. Nous sommes des créateurs de pensés, des créateur tout cour. Nous avons soif de connaissance par ce que la connaissance est notre médium.

 

Sous l'casque d'Erby 

Produit des rives ! Hé !...