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mercredi 8 mars 2017

Journée de la femme ou journée de l’infâme ?

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Fantastique, ce que les gonzes peuvent barjaquer sur les frangines à l’occasion de cette récurrente journée mondiale des gisquettes qu’on prend depuis une éternité pour des biquettes, sous couvert de compassion plus que de droit. Des hectolitres d’encre projetés à la volée sur ce mur de la honte pour cacher la misère comme on pousse la poussière sous les tapis.
Je ne m’étendrai pas sur le sujet, préférant donner la parole à Anne Frank en ce jour de célébration. Ce sera ma modeste et solidaire contribution, bien peu en comparaison de la vaste et planétaire injustice.

… À l’origine, le texte est une collection de lettres qu’elle écrivit à son amie imaginaire Kitty pendant qu’elle et sa famille se cachaient de l’Occupation nazie. Naturelles et lucides, ses pages rédigées dans le secret et la crainte sont parfois l’occasion de réflexions qui dépassent les soucis de la guerre. En témoigne cet extrait à propos de la condition féminine.

Le 15 juin 1944

« A plusieurs reprises déjà, une des nombreuses questions que je me pose est venue tourmenter mes pensées, pourquoi par le passé, et souvent aussi maintenant, la femme a-t-elle occupé une place beaucoup moins importante que l’homme dans la société ? Tout le monde peut dire que c’est injuste mais cela ne me satisfait pas, j’aimerais tant connaître la cause de cette grande injustice !
On peut concevoir que l’homme, grâce à sa plus grande force physique, a depuis le départ exercé sa domination sur la femme ; l’homme gagne sa vie, l’homme engendre les enfants, l’homme a le droit de tout faire… Il faut dire que les femmes sont idiotes de s’être tranquillement laissé imposer cette règle jusqu’à récemment car plus celle-ci se perpétue à travers les siècles, plus elle s’enracine. Heureusement, les femmes ont quelque peu ouvert les yeux grâce à l’école, au travail et au développement. Dans beaucoup de pays, les femmes ont obtenu l’égalité des droits ; beaucoup de gens, des femmes surtout mais aussi des hommes, s’aperçoivent maintenant à quel point cette division du monde, en place depuis si longtemps, était injuste, et les femmes modernes exigent des droits pour parvenir à une indépendance totale !
Mais cela ne suffit pas, le respect de la femme, voilà ce qu’on attend encore ! De manière générale, dans toutes les parties du globe, l’homme suscite l’admiration ; pourquoi la femme n’a-t-elle pas le droit de bénéficier, en priorité, d’une part de cette admiration ? […]
Je ne veux absolument pas dire que les femmes doivent s’opposer à mettre des enfants au monde, au contraire, la nature est ainsi faite et c’est sans doute très bien comme cela. Je condamne simplement les hommes et tout le fonctionnement du monde, qui n’ont jamais voulu prendre conscience du rôle important, difficile mais en fin de compte magnifique, lui aussi, que joue la femme dans la société. […]
Je pense que la conception selon laquelle la femme a le devoir de mettre les enfants au monde se modifiera au cours du prochain siècle et fera place à du respect et de l’admiration pour celle qui, sans renâcler et sans faire de grandes phrases, prend de tels fardeaux sur ses épaules. »


Sous l’Casque d’Erby



dimanche 8 mars 2015

8 mars, journée internationale des droits des femmes

Erby
Nous y sommes.
8 mars : Journée internationale de la frangine, qu’on désigne aussi par « Journée internationale des droits de la femme », ce qui d’un point de vue sémantique semble plus conforme à l’idée qu’on peut s’en faire. Bien qu'en la matière les seules idées qui manquent sont celles de la mise en œuvre d'un chantier pharaonique !
Laissez choir aspis, serpillières, chiffonnettes, marmaille, maris, belle famille et le saint-frusquin, éclatez-vous à faire ce que vous voulez ou rien du tout si ça vous chante.
Si vous portez le voile contrainte et forcée, ôtez-le. Si tel n’est pas le cas, gardez-le.
Si votre mari se fait les poings sur votre corps, n’hésitez pas, portez plainte, la justice finira le travail entrepris par le mari en lui accordant le bénéfice du doute, ce à quoi vous pourrez répondre en faisant appel du jugement assistée par un ténor du barreau que vous rémunérerez grassement, quitte à vous retrouver financièrement knock down. Si l’honneur n’a pas de prix, la justice non plus.
Si vous êtes sur le point d’être excisée contre votre volonté (évidemment !), attendez que les barbares qui se livrent à ces pratiques ronquent à poings fermés et coupez-leur les rognons au scalpel, attendez leur réveil pour leur demander des nouvelles sur leur santé. Soyez-en certaines qu’à la gueule qu’ils vont tirer vous n’aurez pas besoin d’autre chose que de prendre vos jambes à votre cou pour éviter une mort prématurée !
Voilà, rapidement, ce que je peux souhaiter, au nom des caillardeuses et des caillardeux, en ce dimanche de grâce, à toutes les frangines du monde : révoltez-vous, il n’y a que par les femmes que ce monde de brutes, d'imbéciles, de dégueulasses de tout niveau social peut encore espérer mettre à bas le mur des cons !