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mercredi 11 novembre 2020

14-18 - Le temps des bouchers

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Que célèbre-t-on aujourd’hui, 11 novembre ?
La fin de la première guerre mondiale et la victoire de la France, ou la défaite des mouvements ouvriers des deux côtés du Rhin ? Ou, encore, plus vraisemblable, la victoire du « Triangle de fer » ? On désigne ainsi des groupes de pression composés de chefs militaires et de diverses agences gouvernementales se faisant des « couilles en or » en éviscérant les peuples lors des guerres et conflits déclenchés par leurs soins. 
Dans cette danse sinistre, ces artistes du crime sont poussés à la besogne par des industriels et des parlementaires des différentes commissions de Défense appartenant aux deux camps, sans quoi cela manquerait de liant. Des scélérats qui poussent le cynisme jusqu’à verser une contribution sur les bénéfices engrangés dans l’organisation de commémorations annuelles et défilés de la victoire, partout où il y a des pauvres gens à manipuler et des sales pattes à graisser pour préparer la prochaine conflagration. Le tout, au nom de la Patrie !
Prosternés et médaillés, les miraculés de ces boucheries, les humbles, ouvriers, paysans, employés, l’œil brillant de fierté, la larme au bord de la paupière, flattés jusqu'à la nausée, vont sublimer et perpétuer l’orgie criminelle des puissants jusqu'à la fin des temps héroïques !
Ceux-là mêmes qui aujourd’hui gouvernent, nous confinent, nous obligent à porter un masque, signe distinctif de soumission, ordonnent le couvre-feu, imposent un vaccin et détruisent l’économie pour transformer les pays en un immense camp de rétention !
Que fête-t-on en vérité à la télé aujourd’hui ? La fin d’une guerre ou le début d’une autre, autrement plus effrayante et meurtrière ?
Sur le sujet, chez les Cénobites.

Sous l’Casque d’Erby



dimanche 12 novembre 2017

11 novembre

Putain de guerre - Tardi
Il y a un an, j'écrivais ce qui suit. Akoibon se casser l'cul à toujours inventer ce que tout le monde sait jusqu'au dégueulis, tant l'oubli est vif aux esprits ! J'ajoute des nouveaux crobards d'Erby, parce que lui sait aussi de quoi il s'agit. Pourquoi chacun agit.

A deux pas de chez moi, entouré d’un quartier résidentiel, où les oiseaux demandent la permission de vocaliser, est érigé un mémorial, ouvrage réalisé pour célébrer le souvenir des enfants du pays expédiés à l’abattoir lors des deux « grandes guerres », parce que telle était et demeure la volonté des Etats aux ordres de la finance mondiale. Il y a deux ou trois jours, un employé communal karcherisait le granit pour lui donner le lustre de circonstance. La propreté a son prix. Je n’ai pas pu retenir un profond sentiment de dégoût, pensant à ce mot de Romain Rolland : « La guerre est le fruit de la faiblesse des peuples et de leur stupidité ».
Les rupins déclenchent les guerres – souvent quand la situation sociale est explosive et le risque de révolution palpable –, organisent des campagnes de propagande haineuses, expédiant par millions de la chair à mitraille sur tous les fronts et, une fois le « ménage » terminé, les peuples comptent les morts, maudissant le frère des pays voisins, qu’ils tiennent pour responsable de l’horreur... Roule frénétique petit tambour !
Aujourd’hui, devant une foule nourrie à l'aliment pour bétaille, on glorifie les survivants, évoquant les clamecés pour rien, mais on célèbre surtout un acte criminel majeur, sous le regard des grandes familles qui l’ont commandité.
A l’ombre des drapeaux nationaux, on dépose des gerbes sur la tombe du soldat inconnu, on se recueille, on ravive la flamme, on entretient les crimes passés pour alimenter les prochaines boucheries !
« Tant que le caprice de quelques hommes fera loyalement égorger des milliers de nos frères, la partie du genre humain consacrée à l’héroïsme sera ce qu’il y a de plus affreux dans la nature entière », écrivait Voltaire.

Sur le sujet, chez le Cénobite : Maudite soit la guerre...



Sous l'casque d'Erby

mardi 7 avril 2015

François Hollande ou la fête sauvage

Ils ont rouvert une plaie pour cacher toutes les autres.
M art’ IN

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Si pendant ce week-end pascal j’avais du mou dans les genoux, pupilles et esgourdes, elles, n’ont pas chômées.
François Hollande, accompagné de la cohorte habituelle de porteurs de bonnettes, était parti à Izieu, dans l’Ain, autant dire dans nos salons, pour célébrer le 71e anniversaire de la rafle de 44 enfants juifs pendant l’orgie sanglante de l’Occupation. Grosse activité pendant laquelle la gerbante n’a d’égal que le tonnage d’obscénités festivo-voyantes que les saligauds de la gouvernance déversent sur les peuples pour bien les entuber.
Ils nous auront mis du carrément sale dans la gueule les solfériniens en à peine trois années de quinquennat ! Du symbole, des kleenex aux fenêtres, du chômage, de l’antisémitisme, de la génuflexion devant la finance, de la précarité, du mensonge, de la guerre, de la haine, de l’unité nationale par pleines pelleteuses, pour nous plier aux lois du marché, fournissant les outils à creuser l'écart (et nos tombes), sans lever la tête et sans mot piper, entre la caste dirigeante et le peuple, cette nébuleuse qu’on enfume pour la seule chose qui compte pour eux : l’enrichissement d'une petite minorité par l’interlope.
Qui est insensible aux rafles d’enfants, comme cela fut célébré en ce lundi pascal devant un parterre de vrais témoins et des faux derches ? Qu’ils soient juifs de hier ou arabes et africains aujourd’hui, qui pour empêcher une larme sincère de couler devant l’horreur minutée ?... Mais qui pour dénoncer avec le même luxe dans la mise en scène les ténèbres de Gaza, mais pas que là seulement, voyez la Syrie, ou le Yémen, ou le Kenya, partout où les fêtards de la douleur portent et transportent la guerre, s'abstenant là où il n'y a rien à piller, la misère, les virus pour instiller de la peur et « faire de la place » ?...
Vrai que vers là-bas on ne rafle pas, on laisse bousiller entre la poire et le fromage, pointant un doigt accusateur sur des ennemis qu’ils ont eux-mêmes fabriqués !
Il y a des accents qui sentent bien mauvais par ces temps de honte où la nuit prend ses aises.


Sous l'casque d'Erby