samedi 31 octobre 2026

Citrouilles, démissions et coup de force : l’automne de tous les dangers.

L’automne a le don particulier de mélanger les genres. D’un côté, on fleurit les tombes de nos chers disparus entre deux tranches de citrouille évidée et bricolée à la va-vite avec un fil électrique pour lui donner un air de fête. De l’autre, la grande lessive politique a commencé et, le moins que l’on puisse dire, c’est que ça transpire dans les chaumières. 
On nous l’assurait pourtant sur tous les tons : c’était prévu, écrit, proclamé jusqu’à l’effacement. 
Voilà que les réseaux sociaux s’affolent au rythme d’une véritable épidémie de démissions en « Macronie ». Les rats désertent le navire. Pierre Moscovici quitte la Cour des comptes européenne, avec le sceau des « services rendus », tandis que Christine Lagarde, passablement binguée, apparaît à l'image  pour annoncer qu'elle aussi jette l’éponge à la Banque centrale européenne. 
Ce départ de Lagarde émoustille les mémoires : condamnée en 2016 pour un détournement massif de centaines de millions d’euros, c’est cette même personnalité qui pousse pour imposer le projet d’euro numérique, aboutissement ultime d’une puissance anonyme où le citoyen, rivé à son écran, prie pour que le système ne décide pas un beau matin d’effacer son solde et son identité d’un simple clic. 
De belles âmes bien pieuses ! 
Quand la voie légale coince, certains choisissent la force, comme l’a illustré la Pologne en cette période de célébration. 
Profitant d’un déplacement officiel du président polonais, qui survolait alors l’Afrique en direction du Sénégal, le Premier ministre pro-UE Donald Tusk a tenté un coup de force pour s’emparer de la Cour constitutionnelle. 
Aussitôt prévenu en plein vol, le président a sommé son pilote de faire fissa demi-tour. Au sol, la fracture est immédiate : au sein des forces de l’ordre, certains choisissent la sédition quand d’autres opposent un niet catégorique, pendant que la population descend dans la rue pour conspuer et caillasser la flicaille aux ordres du Premier ministre. 
Beaucoup de Polonais reprochent désormais à Tusk de rouler pour les intérêts allemands en sabordant ceux du pays, mû par un idéal fédéraliste prêt à sacrifier la souveraineté de Varsovie au profit de Bruxelles. Rien de plus banal dans un système qui ne cache pas sa passion totalitaire ! 
Si la situation demeure confuse, le coup d’État semble avoir échoué, et l’on attend désormais, un brin goguenards, le communiqué officiel de l’Union européenne pour condamner son propre putsch ! 
Une peur chasse l’autre, et cela ne rassure personne : vivre en état d’alerte permanent n’est-il pas l’évangile des États ? 
 
Sous l'Casque d'Erby 
 

1 commentaire:

  1. Le bonjour aux passantes et aux passants. Un conseil d'ami : faites des provisions en prévision de pénurie organisée, l'hiver s'annonce chaud. La bonne soupe de potiron, c'est le moment !

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