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| M art' IN |
On traverse l'existence comme on porte un costume aux mille éclats, tantôt paré de splendeurs, tantôt déchiré et abîmé par la laideur du quotidien.
Cette vie, nous l'endurons, nous la maquillons, nous la rejetons avant de finalement l'embrasser, la magnifier, avec cette étrange tendresse qu'on réserve aux vieilles habitudes - à l'image de cette fumée de cigarette qu'on finit par aimer après l'avoir haïe.
L'être humain est une argile corvéable, et pourtant si difficile à façonner, livrant un combat désespéré contre sa propre malléabilité. Car, au cœur même de cette fragilité, jaillit son paradoxe le plus beau : sa capacité à transcender les limites, à enfanter des merveilles, à donner corps à l’impossible.
En groupe ou individuellement, il peut s’élever pour devenir le maillon essentiel de l’harmonie cognitive.
Maudite crédulité ! Mélange toxique de candeur et de naïveté ! Nous voilà suspendus aux lèvres des bateleurs qui placent leur intérêt bien avant celui du prochain.
Que soient maudits ces funambules de l'imposture, ces bâtisseurs de débâcles, ces négociants de désolation et de mort. Que soient maudits ces propagateurs de conflits et de disettes, parant leurs supercheries des atours de la probité afin de mieux vendre leur enfer.
On nous abuse. On nous dépouille. On précipite la nation dans la ruine. On assassine en son nom. Ils sont libres comme l'air. Fréquentent les palaces servis par les honnêtes gens. On s'incline servilement sur leur passage. C'est le pouvoir et son imposture. Le respect obtenu par la crainte et la tromperie !
Vous manifestez, vous banderolez dans les rues, contre la flambée des prix et des taxes, le gel des salaires, les entorses aux libertés essentielles, le contrôle des foules, l'injonction vaccinale et son poison.
Vous veillez à agir dans la paix, avec civisme, mais cela reste insuffisant. Vous n'êtes pas un terroriste, mais les médias vous en attribuent le statut. Car les médias, ce sont encore eux !
Pour une vitrine fracassée par des provocateurs au service du pouvoir infiltrés dans les cortèges. Une voiture incendiée par les mêmes, on vous crève les yeux. On vous frappe. On vous mutile. On vous interpelle. On brutalise les vieux, les femmes, les enfants. On vous prive d'emploi. On vous déshonore au nom de la sécurité de l'État !
Nous sommes le peuple ! Celui qui peine et qui trinque ! Eux, la racaille en col blanc !
Sous l’Casque d’Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Une pensée tendre et solidaire pour Oma qui traverse l'enfer. Elle vient de perdre sa fille. La vie n'est pas juste. On ne le répétera jamais assez. On lui souhaite le courage du monde pour surmonter cette épreuve.
RépondreSupprimerHello Rod : Ça fume dans le bocal :) Difficile de mettre des mots sur une grande douleur. Ça se vit dans la solitude, jusqu'à ce que le temps ait fait œuvre d'apaisement. Courage à Oma !!
RépondreSupprimerBonjour Volti. En vrai, je suis totalement démuni, paralysé, quand il faut « consoler », entourer, accompagner quelqu’un dans la douleur. Moi, qui, d’ordinaire, suis assez volubile, je me tais, m’occupe, fais acte de présence, me sent inutile et maladroit. Mais je sais que je dois être là, avec ce poids insupportablement lourd. Bises.
Supprimeren fait j avas cru tout comprendre mais du coup je me suis trompé en fait....merci pour ce blog
SupprimerJe sais combien c'est difficile, ta présence est appréciée, même silencieuse. Moi aussi j'ai du mal à trouver les mots, je préfère ne rien dire et être là...
RépondreSupprimerBonjour les amis.
RépondreSupprimerCe genre de sursaut dans la vie est toujours terrible. Je me souviens encore de ce jour où, étant au travail, j'avais eu un coup de fil de ma femme : sa sœur avec qui elle était fusionnelle avait été découverte assise dans son lit, les yeux ouverts, mais inerte : c'est son mari qui l'avait découverte un matin, alors qu'il avait exceptionnellement fait chambre à part en raison d'une nuit particulièrement chaude. Cela avait été plus violent que quand ma femme était partie dans son sommeil, parce que j'avais déjà fait mon deuil six mois plus tôt quand elle avait été emmenée à l'hôpital, dans le coma d'où elle s'était réveillée un mois plus tard, en même temps que la naissance de sa première petite-fille à deux cents kilomètres de là.
Oui, Oma, nous sommes là, et nous partageons silencieusement cette perte. Je te prie de me permettre, à distance, de te tenir la main.
Jean-Claude
Merci chers amis d'ici, merci...Je m'autorise à déposer un poème à elle dédié il y a lgtps, retrouvé dans de vieux papiers conservés...
RépondreSupprimerDu temps…
Une aurore pour éclore,
Du temps ,
Qu'en sarcelle picore,
Qu'en rêve évapore,
qu'en louve dévore,
Qu'en flamme colore…
Du temps..
Encore encore encore...
Tous les ors du temps
Pour long temps en or..
Du temps,
Rien que pour toi…
C'était Isabelle, une ardente rêveuse tantôt sarcelle tantôt louve, qui colorait nos vies avec joie ferveur et flamme…
Oma
Très touché ! ... Je ne sais jamais quoi dire en pareil cas, ce poème de Mary Elizabeth Frye sera mon porte-paroles.
RépondreSupprimerCourage...Ne reste pas là à pleurer devant ma tombe
Je n'y suis pas, je n'y dors pas...
Je suis le vent qui souffle dans les arbres
Je suis le scintillement du diamant sur la neige
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr
Je suis la douce pluie d'automne...
Quand tu t'éveilles dans le calme du matin
Je suis l'envol de ces oiseaux silencieux
Qui tournoient dans le ciel...
Alors ne reste pas là à te lamenter
Devant ma tombe
Je n'y suis pas, je ne suis pas mort !
Pourquoi serais-je hors de ta vie simplement
Parce que je suis hors de ta vue ?
La mort tu sais, ce n'est rien du tout.
Je suis juste passé de l’autre côté.
Je suis moi et tu es toi.
Quelque soit ce que nous étions
L'un pour l'autre avant,
Nous le resterons toujours.
Pour parler de moi, utilise le prénom
Avec lequel tu m'as toujours appelé.
Parle de moi simplement
Comme tu l'as Toujours fait.
Ne change pas de ton
Ne prends pas un air grave et triste.
Ris comme avant aux blagues
Qu'ensemble nous apprécions tant.
Joue, souris, pense à moi
Vis pour moi et avec moi.
Laisse mon prénom être le chant réconfortant
Qu'il a toujours été.
Prononce-le avec simplicité et naturel,
Sans aucune marque de regret.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Tout est toujours pareil, elle continue,
Le fil n’est pas rompu.
Qu'est-ce que la mort sinon un passage ?
Relativise et laisse couler
Toutes les agressions de la vie,
Pense et parle toujours de moi
Autour de toi et tu verras, tout ira bien.
Tu sais, je t'entends, je ne suis pas loin
Je suis là, juste de l’autre coté.
Mary Elizabeth Frye.
R*B
SupprimerMerci René, je ne connaissais pas ce poème particulièrement touchant. Il me rappelle ces obsèques, peu de temps avant mon départ de Nantes, de la fille d'une amie : nous avions d'ailleurs été une foule à l'accompagner à sa dernière demeure corporelle.
SupprimerJC
Il est magnifique ce poème que je reçois en mon cœur… Merci de me le faire connaître René… Pas de froide tombe pour Isabelle... Pour ce long voyage, poussières d'étoile, elle sera…
SupprimerArrivée là-haut, étoile sera, la plus grande, la plus lumineuse…