mercredi 9 avril 2014

La France, ses votes et ses déclarations de politique générale


Miguel P.Diaz
Aujourd'hui, je ne vous parlerai pas de l'Afrique. Ça intéresse qui, l'Afrique ?... Certainement pas ceux qui ont construit leur bonheur d'embastillés volontaires par ici, sur le dos des frères de là-bas, appliquant au quotidien ce que l'autruche ne fait qu'une fois l'an pour enterrer son œuf afin de faire chauffer la marmite de la continuité de l'espèce... 
Trop de mauvaise conscience à gérer, on passe à autre chose...
En ce mercredi de mi-temps hebdomadaire, je vous parlerai de la France de maintenant. De ce beau et magnifique pays qui amuse par sa façon de s'admirer au-delà du raisonnable, rendant au ridicule ce qu'il a d'extraordinaire !
L'Hexagonie s'aime, c'est une évidence. Tous les matins, après avoir soldé les résidus du réveil (chômage, pauvreté, angoisses, incertitudes, logement...), se mirant dans le miroir des vanités, elle se trouve franchement appétissante, prête à se faire croquer par le premier bateleur venu, pourvu qu'il allonge la monnaie !
Manuel Valls, le tout nouveau Premier ministre de la France, lui aussi, s'aime beaucoup et se mire dans le miroir plusieurs fois le jour et souvent la nuit. L'homme ne dort pas, ou alors si peu ! Pas totalement mégalo-mégalo, il aime aussi le Barça, dont il est le supporter, son « club de cœur », puisqu'il est catalan, mais ce n'est pas pour autant qu'on est bon et beau joueur, loin s'en faut ! Il aime également Israël et le sionisme, à qui il consacre une belle énergie, histoire de flanquer la rouste à tout ce qui ne bouge pas dans le sens d'un fascisme reptilien, ce qui est le cas de l’État sioniste pour lequel il milite la sueur au Front ! 
Sa déclaration de politique générale, mardi 8 avril à l'Assemblée nationale, énième roulage de farine parlementaire, vient d'être adoptée à la majorité, avec (détail qui a son importance) plus de voix que celle de son prédécesseur au poste, feu Jean-Marc Ayrault !
Silence, on creuse !

Juste pour voir, mais c'est tout vu :
Les députés PS accordent un "oui, pour voir" à Manuel Valls
Insémination artificielle
 



Orgie au Trocadéro pour la défense d'Israël (sans commentaire)



Sous l'casque d'Erby

L'œil de cosmos...cou !?

mardi 8 avril 2014

Rwanda. Que pouvait la France ? Que peuvent les morts ?

Source
Un mot pour décrire tout ça, toujours le même : « Circulez, y a rien à voir » ! 
Qu'il s'agisse de la France, ou des autres machines à broyer de l'humain, nous assistons toujours à la même réaction de la part du bourreau quand une voix s'élève pour dénoncer ou accuser.
J'ai apprécié la réaction fort courroucée de monsieur Juppé ( girondin on ne peut plus lisse !) sur le rôle « complice » ou « complaisant » joué par l'Hexagonie dans ce merdier sanguinaire. Mise en cause par les parties civiles, en cette occasion, parmi d'autres nations (Vingt-dieux, que le colonialisme a des saletés à cacher !), monsieur Juppé, ministre des affaires étrangères lors des faits, à qui on demande un brin d'explication, demande à François Hollande, pourtant son « pire ennemi », de laver « l'honneur de la France », au nom d'une continuité constitutionnelle, sinon légitime, du moins légitimée par la machinerie d’État, unissant le crime en une seule et unique corporation.  
Du grand courage ! Du grand culot ! De la graine de malfrat, comme nos politiques en apprennent les arcanes dans les grandes écoles, le long, le long de « golfes pas très clairs » du métier politique.
Mais qui, parmi les pays civilisés, dans cette affaire, comme dans tant d'autres, peut oser lever un doigt pour clamer son innocence sans se le faire sectionner au sécateur pour « flagrant délit de mensonge » ? De se faire alpaguer pour « crime contre l'humanité » ?!… 
Crime contre l'humanité ! Quelle blague ! 
Après tout, ce n'est que du bougnoule, du métèque, de l'africain, du sous-homme, autant dire le mélange des deux premiers en moins bien, avec des sols riches sur lesquels ils marchent, sans savoir, tristes imbéciles, sur quelles richesses le continent y est assis ! Faut-il être con !
Mais que font-ils, ces idiots, du bonheur des riches ?!


Sous l'casque d'Erby

lundi 7 avril 2014

L'Armée fait Portes Ouvertes

Source
''Ma vision du monde s’est forgée avec les années, à force d’observer le fonctionnement de l’impérialisme et la division du monde entre des riches, qui s’enrichissent sur le dos des autres, les pauvres, qui s’appauvrissent. Cette division n’a pas changé en 500 ans, mais une nouvelle technique perverse est venue renforcer cela et assure la concentration des ressources du monde entier en un nombre de mains toujours plus petit. Ce qui change aujourd’hui c’est l’avènement d’un mouvement global qui comprend cette supercherie et qui prend de l’ampleur, surtout parmi les jeunes, qui sont pour la plupart mieux éduquée sur la nature polymorphe du capitalisme, que dans les années 60. De plus, l’intensité de la propagande officielle étant un indicateur, fleuretant avec la panique institutionnelle, alors le nouveau mouvement est déjà en train de triompher.'' John Pilger (journaliste australien de 74 ans). 
Je partage cette vision positive, lien entre mon billet ''Faire simple'' (du 4 avril) et celui-ci. De très nombreuses ''portes ouvertes'' hier par une avancée des luttes sociales de nos aînés d'avant-hier, hier et aujourd'hui, ont été de fait refermées, depuis
Ainsi commençait ce billet démarré sur le thème ''Ré-enfoncer les Portes Ouvertes''. Dont l'Armée, pensais-je, serait une 1° porte. Je garde cette présentation d'ensemble, mais il se trouve qu'un jeune a réactualisé ma jeunesse si meurtrie par la dite ''Grande Muette'' de l'État : La scélérate armée, qui est à nouveau sous-estimée, vu les soucis premiers de tout-un-chacun. D'où ma décision d'y consacrer ici tout ce billet, en ''ouvre porte'' ... Rem* 

 *
Un concours de circonstances m'a mis en confiance avec Bastien, typique de son temps de jeunes un peu paumés (ce fut mon cas!). Fils de Camerounais de longue date immigrés, de bon niveau culturel (familial, scolaire), il ne connaît que ''la France d'en bas qui en veut'', malgré le chômage. Aussi a-t-il été séduit par la pub effrontée de l'armée d'aujourd'hui, ''professionnelle''. Dont j'ai pu ''admirer'' (je tousse!) le faste un jour de ''Portes Ouvertes'' sur ses beaux stands, occupants (sic!) l'Esplanade des Droits de l'Homme de ma ville : tout un symbole de nos contradictions !...
Pub ? : s'engager pour acquérir un métier d'avenir (ah !, technicien...) via quelques années payées, logé-nourri et faisant voyager, ''devenir un homme'', peut-être éprouver le frisson du combat... : voilà, je signe !... Bastien venait de le faire lorsque je le connus.
Il partait une dizaine de jours plus tard pour la pré-sélection militaire. Plutôt que de le sermonner de mes blablas de vieux, j'apprenais à mieux le connaître, perçu son ouverture d'esprit. Puis lui donnait un pin's en guise de première décoration : un fusil cassé par 2 mains... Et le 2° des 5 volumes de l'excellente ''Anthologiede la connerie militariste d'expression française''. 
J'ai revu récemment Bastien : sauf la Légion, qu'il refusa, l'armée n'a pas voulue de lui, au motif d'être fiché de port de marijuana... Il s'agit d'un prétexte, peut-être, mais qu'importe : Je l'ai convaincu qu'il l'avait échappé belle, qu'il valait mieux se ''battre'' à faire son chemin loin de cette institution de trépanation mentale qu'est l'armée, raciste-cocorico-dans-l'âme : c'est pour lui, aussi, que j'écris ici ma vision de l'armée française... et plus !
Il fut établi de longue date que l'Armée se justifiait par LA Défense Nationale... Point. En avant, marche ! :1870, 44 ans plus tard 14-18, 21 ans plus tard 39-45 : les 3 défenses nationales récentes sont perdues par les généraux de l'armée française : sauvées par les alliés pour les 2 dernières, et par la rançon-or plus la perte de l'Alsace-Lorraine en 70...
MAIS COCORICO, la même armée a conquis l'Empire Colonial en bien puissant sauvage. Formant ses officiers à appliquer la même sauvagerie contre la Révolution Sociale (Paris 1871) et contre les mouvements sociaux débordants sa gendarmerie (jusqu'en 1948 !)... Et l'on revoit ces temps de ''vigie anti-pirate'' des p'tits soldats patrouiller (gares, etc.), pour en fait habituer le bon peuple à se voir bon troupeau protégé... sauf de l'inégalité sociale !
Le jour même de la victoire 8 mai 1945 d'ex récents combattants ''indigènes'' se joignent à leurs frères algériens pour fêter la fin du fascisme ET du colonialisme. A Sétif, Guelma et la région, ''comme au temps de la conquête'', une répression militaire impitoyable sévit, origine de l'insurrection qui éclatera 9 ans après en guerre de libération. Entre temps, la hideuse reconquête de ''l'Indochine Française'' tourne au désastre de Diên Biên Phu (54). Avec retard sur le déclin de l'Empire G-B (Inde 48), en avance sur d'autres (Portugal, Belgique, Espagne), le vieil Empire Colonial Français perd militairement ''ses 2 fleurons'', Indochine (54) Algérie (62). Là via des drames sociaux (OAS, harkis...) qui continuent à empoisonner de racisme la société française. Mais, dans les pays qui n'ont pas mené de grandes guerres de libération (Tunisie, Maroc, ex-AOF-AEF, Madagascar, Djibouti) reste (ou resta) une certaine ''France-Afrique'', avec bases et accords militaires de l'aberrant néocolonialisme corrupteur. D'où les coups fourrés (Côte d'Ivoire, etc.) et les pseudo-humanitaires interventions guerrières (Mali, Centre-Afrique) qui n'auront pas l'ami Bastien !
Comme tant d'autres jeunes (ou pas!) Bastien lit peu, ne recueille en télé que l'écume des vagues (parfois tsunamis !) de grands mouvements socio-politiques. Mais il m'interroge, en vrac : Black-Panthers, Printemps Arabe, Rwanda, Syrie, Ukraine, OTAN... ?. Je bricole quelques réponses hâtives mais tente de revenir à l'essentiel, son ''désir'' d'engagement :
Tu vois, les pouvoirs des pays riches sont devenus très trouillards des gars du contingent envoyés au casse-pipe, bien plus instruits qu'avant. Surtout depuis la défaite stratégique US au Vietnam, due en très grande partie aux mouvements anti-guerre de l'époque, mondiaux... Cela fut vrai aussi de la guerre d'Algérie, où j'ai vécu. Qui m'a tant appris, si douloureusement, santé (paludisme), amour (rupture), études et boulots (modestes)... L'essentiel restant ma vision politique anti-guerre de nos mouvements sociaux croissants.
La peur du Pouvoir face aux jeunes appelés ''trop instruits'' a conduit à la suppression du service militaire. Remplacé par les capacités financières à payer de quasi mercenaires, dans ou hors l'''armée nationale'' et utiliser des technologies militaires nouvelles. Non plus pour ''défendre la patrie'' mais pour imposer la terreur mondiale de ''l'Ordre Capitaliste'', désormais qu'il n'y a plus ''deux blocs''. Mais des pôles de riches dirigeants (en Chine ou Russie, en Amérique ou Europe, mais aussi en Arabie, Inde, Israël etc.) pour mener lutte intérieure ou extérieure contre les révolutions à mater... : L'ordre policier par l'armée !.
Bien des pays maintiennent l'appel sous les drapeaux, Chine et Russie compris. Ainsi que l'Algérie ou la Syrie, qui tentent de verrouiller le Printemps Arabe. l'Égypte s'y met. Monte partout le niveau de conscience de classe, même si cela passe par motivations religieuses qui sont dangereuses : manœuvrables pour dévier la Révolution en Guerre Civile, la pire des non-solutions ! C'est ça ou/et le chaos libyen, irakien, afghan. Ailleurs en riche Afrique centrale, Sud-Soudan, Est-Congo, Centre-Afrique. Ou Asie du Sud-Est, Amérique Latine !
La terreur nucléaire plane toujours depuis 69 ans, malgré ententes pour limiter sa ''course'' (à en pouvoir détruire 100 fois la vie terrestre !) : les luttes contre cette folie furieuse ont beaucoup contribué à éduquer les peuples, bien plus que leurs dirigeants. Dont les plus puissants, à la fondation de l'ONU en ont sapé l'esprit en s'arrogeant leur ''droit de veto'' au conseil dit de ''sécurité'', confié à ces fous du nucléaire ! L'ONU n'est plus qu'un guignol de la diplomatie pour concurrents commerciaux, dont toutes les armes, trafics légaux ou pas, sont désormais ''big business as usual''. Oui, hélas, la France (loin des ''Droits de l'Homme'') est là dans les Grands... Nuisibles. Avec de nouveaux bons élèves dont Israël ! Tout ce ''beau monde'' fourmille de réseaux d'espionnage pour tenter de perdurer. Via par exemple des ''Révolutions truquées'' : mais les révélations des trucages nous renforcent... Là encore la PEUR reste dans le camp des assiégés du Capital, par 95% de l'Humanité ! 


Sous l'casque d'Erby

EXPO PEROU - LIMA

 

 

dimanche 6 avril 2014

samedi 5 avril 2014

Années noires de la peinture

Sorcière battant le tambour de sa toile sur son tapis volant


« Années noires de la peinture » ? Années de la peinture invisible , que connait-t-on de la peinture française de 1983 à 2013 ? Et qu'en est-il de l’exception culturelle française ? 
Aude de Kerros, à qui je demande depuis quelques années des nouvelles de la peinture, comme une quête, « Aude ma sœur, Aude ne vois-tu rien fleurir ?», me répond encore dans ce dernier livre, qu’elle a écrit cette fois en collaboration avec Marie Sallantin et Pierre-Marie Ziegler, que rien ne change
Le problème d’apartheid envers les artistes-peintres français demeure… en France… 
Elle n’a de cesse de le démontrer dans ses essais : « l’art caché », « Sacré art contemporain » et d’interpeler sur le problème de la dictature artistique qu’est devenue l‘institution culturelle financée par les contribuables. La même que sous Hitler en Allemagne dans les années quarante, en Italie ou encore en URSS… Sauf que là, sous couvert de leurres, le contribuable paye cher l’art dit contemporain que conceptuel, l’art marchand. 
Ce livre retrace, avec de nombreux témoignages éclairés,  la lourde oppression exercée sur les 17 000 artistes adhérents de la « Maison des artistes » qui n’ont plus aucun lieu décent pour exposer : toutes les salles étant réquisitionnées par les agents culturels de l’État, les préposés-décideurs de ce qu’il faut montrer ou pas ! 
Les aides apportées par la forte contribution des français pour que les FRAC, DRAC, CNAC et autres organisations de contrôle vivent, ne servant qu'à entretenir des élites et le marché de l’art conceptuel et étranger, de surcroit. 
«  La peinture n’a pas sa place dans les conceptions de la gauche. Comme le clergé, en somme, elle a le pouvoir de décider de qui l’on doit avoir honte. C’est la grande culpabilisatrice dans notre société » : John Currin. 
« Tous les musée deviennent des grands magasins et tous les grands magasins deviennent des musées…. Gagner de l’argent est un art et les affaires bien conduites sont le plus grand des arts » : Andy Warhol 
« La comédie générale se charge de tout mélanger, de mêler les artistes qui dégagent du profit, avec ceux dont c’est l’œuvre qui se profile » : Jean Philippe Domecq. 
« La mort de l’art permet à toute l’humanité de faire n’importe quoi,c’est sans importance. En revanche elle interdit à l’artiste de faire de l’art » : Aude de Kerros. 
«  Il n’existe plus de repères. Un art faussement et pour ainsi dire grotesquement désigné comme avant-gardiste et contemporain est plus que jamais institutionnalisé et porté aux nues. » « Le public est berné ; l’art authentique est spolié, dénigré ou simplement ignoré. » « Triomphe de stupide d’un art gadget du concept, inutile. » Dans « face à l’art ». « Je ne connais pas de régimes qui aient politisé la question de l’art ou esthétimisé la question du politique, sans avoir été finalement totalitaire » : Michel Schneider . 
« On peut affirmer sans se tromper que l’État n’a pas à imposer de choix esthétiques, ni en favorisant le concept du mouvement et de la rupture, ni en mettant en place dans les écoles et les universités les tenants des idéologies dites d’avant garde…. La mission de l’État est de remettre les artistes au centre de l’action de l’État afin que l’action publique soit au service de la diversité culturelle et esthétique » : Rémy Aron. 
« Nous avons besoin de l’art pour ne pas mourir de réalité », disait Nietzsche. La réalité ici est criarde. De plus, toutes les Œuvres conceptuelles achetées par l’État tombent en ruine. 
L’argent du contribuable sert à les rénover sans cesse. In fine, il est impossible de connaitre exactement les montants engagés pour tout cela... 
Lisez ce livre pour éclairer vos lanternes, ou vos pinceaux. Dans ce noir de toutes ces années de misère de l’art... devrait renaitre la lumière !

1983-2013. Années noires de la peinture, par Aude de Kerros, Marie Sallantin et Pierre-Marie Ziegler - éditions Pierre Guillaume de Roux - 208 pages - 23 euros. 





Sous l'casque d'Erby 


Municipales 2014 - Si on tirait le bilan !

vendredi 4 avril 2014

FAIRE SIMPLE

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La si belle nature est d'une infinie variété et complexité. Dont l'humanité, qui n'en est qu'infime partie. Une mince ''élite'' humaine prétend ''régner'' sur toute la nature. La pille, nous y compris. Et pour mieux nous asservir ''démocratiquement'', régente la vie sociale par ses ''usines à gaz'' variées d'artificielles complexités. Bien pire que les naturelles !
Notre vie individuelle et sociale est très perturbée de ces usines à gaz bureaucratiques, venues d'usines à gaz réglementaires et législatives en pyramides d'usines à gaz politiques (de droite ou de gauche). Censées simplifier la vie des ''êtres supérieurs'' à ceux de la sauvage jungle. Par jungle civilisée d'usines à gaz, simples comme se soumettre !?
La régression de notre vie quotidienne passe par ces usines à gaz. Retombées de technologies nouvelles (outils statistiques, etc.) qui ''rationalisent'' la bonne gestion du vil peuple, asservi à ''rentabiliser l'investissement'', point. Simple. Comme le fric. Domaine public et privé confondus, le ''simple'' fric règne, nouveau Dieu dictatorial. Simple.
La marchandisation du monde, la monétarisation générale, envahit tout. ''Simplifie tout''. C'est ce que chantent les dévots de DIEU-FRIC. Il est vrai que nous y devenons simples esclaves ou au mieux dociles moutons à tondre, volailles à plumer, chiens de garde féroces et autres robotisés, moins rentables que robots en incessants perfectionnements.
Restent des marginaux, des rêveurs, des révoltés... et des vrais curieux, qui cherchent...
Depuis toujours, l'homme a eu saine curiosité à connaître, aimer sinon comprendre son environnement naturel complexe, y faire sa ''niche'', comme l'oiseau son nid, simplement.
Et, simplement, dignement à honorer ses anciens, ses morts sacrés, selon une capacité singulière de l'espèce humaine (qui semble nous être unique, encore que... ?).
De cette coutume est né le culte, lequel s'est amplifié au pire. Lamartine (qui a écrit pourtant bien des bêtises!) dit lucidement : ''Dieu est un mot inventé pour expliquer le monde''. Et, lucidement, peu à peu, le mot inventé n'a pas suffit à expliquer. On cherche... On rejette ce DIEU-FRIC encore plus cruel que celui ou ceux des religions historiques...
On cherche. La curiosité est un très beau défaut, pas vilain du tout, pour cette soif de connaître la nature. Depuis avant Archimède jusqu'à après Einstein, en passant par les ''Lumières'' des savants arabes ou chinois (etc.), à ceux d'Europe du Moyen-Age, de la Renaissance et des 18-19°siècles (Goethe, Pascal, Newton, Darwin, entre cent autres), nos connaissances font de très fantastiques bonds... au point que de hardis chercheurs estiment qu'il n'y a plus qu'à finir le boulot : 95% d'inconnus au lieu de 99,9999...% : c'est le progrès !... et la voie de la sagesse !
Non, le progrès n'est pas la technologie, ses terribles moyens de pillage de la nature. Au point, désormais de menacer de mort la planète (ou notre espèce) de terreurs, nucléaire et autres, de dérèglements climatiques et autres empoisonnements... follement rentables à court terme.
La sagesse est naturelle, sur le long terme. La folie du lucre est artificielle, à court terme : le moteur du capitalisme est ce court-termisme qui guide les spéculateurs et autres gangsters. Attentifs par exemple aux déclarations d'actualité du chômage en hausse ou en baisse, comme une variable, entre autres, des variations du cours du café ou de l'or, cotes de bourses, etc. : pour risquer ses billes ou en retirer. Et la belle démocratie obéit à çà !...
Certains lecteurs trouveront que je ré-enfonce là portes ouvertes. Toujours les ré-enfoncer, disait une affiche de Mai 68. Et, à l'époque, ce qui, pour le pouvoir, ''dépassa les bornes du tolérable'' fut de s'en prendre physiquement aux portes de la Bourse de Paris... !
D'autres portes, dites ouvertes, sont à ré-ouvrir souvent : Ce sera l'objet d'un futur billet...


*
Faire simple ? : c'est pas simple. Mais c'est courageux et juste : politique et social.
Faire simple commence par la revendication anti-''usines-à-gaz'', à juste titre. Et après ?
Prenons l'échelle de la libre initiative citoyenne de quartier : s'il vous reçoit, le maire pleure, parfois : hélas, je suis prisonnier des labyrinthes du département, région, état, etc.... Et, au lieu de vous écouter, en rajoute une couche labyrinthique au nom des intérêts bien compris (?) de la commune, blabla... : subvention ? On va voir, si, si... C'est parfois ainsi que commence, en bas de l'échelle, la discrète corruption d'un projet associatif, ce cancer qui domine le monde par l'argent et les strapontins de mini-pouvoirs flatteurs : ''tu pourrais devenir conseiller(e) municipal(e) en échange de mon soutien à ton projet''... Je cite là un cas tout récent survenu à Saint-Nazaire, mais cela pullule et pollue partout !!
L'initiative ''faire simple'' peut être à l'échelle de la coopérative. Comme celle-ci, dont le siège est à Montreuil mais qui ''rayonne'' bien ailleurs, dans un domaine précis : pas des ouvriers mais des ''œuvriers associés'' qui œuvrent dans la création ou diffusion de films socio-politiques (etc.) sous le beau nom de Direction Humaine des Ressources, DHR moqueur du charabia patronal DRH... : Oui, quoi de plus simple que de remettre, d'abord, nos mots corrects et beaux au lieu du jargon bureaucratique terrorisant ?...
Beaucoup d'autres saines initiatives sont motivées par ''la décroissance'' bien comprise, le refus du gaspillage, la volonté de moins avoir et d'être plus. D'inventer par exemple jardins citadins et réseaux d'échanges, via une monnaie de troc comme le ''sel'', etc. Laboratoires d'expériences sociales très diverses, rejoignant la création de ''zones libérées autogérées''. Et c'est un phénomène libertaire qui, lui, est en pleine croissance !
Ce n'est pas ici que j'ai besoin de vanter la libre créativité des ''réseaux sociaux'', blogs, etc., qu'ils soient individuels ou d'entre ami(e)s. Avec ses simplicités et complications, ses contradictions et ses disputes, mais surtout ses efficacités et ses limites : RIEN ne saurait être supérieur à la simplicité de la chaleur humaine de visu et plus si affinités !
Une énorme et marginale activité socio-économique est très fatalement un des résultats de l'opacité voulue du système légal : le moindre artisan a déjà une montagne d'usines à gaz à affronter, seul, pour fonctionner, obtenir des crédits bancaires, etc. Et la demande sociale de ses utiles services est très supérieure à l'offre officielle. Je pense là à un ami cordonnier. Mais ce peut être un vendeur de doux cannabis, un passeur de frontières, etc. là, illégal. Dû aux absurdités de législations politiciennes, qui profite bien sûr aux réseaux mafieux. Dont les usines à gaz font des lessiveuses d'argent sale rendu propre : retour au système ''bankster'' – à DIEU-FRIC – qui domine les politiciens élus ''démocratiquement''...
Bref ce ''faire simple'' si fécond est bien sûr un sujet inépuisable, partout à l’œuvre, dans ce monde moderne rendu fou de complications artificielles. Il ne s'agit pas d'en revenir au temps de nos aïeux, mais de s'en souvenir, pour le meilleur. Le courage de la simplicité. Dans la nature si simple à admirer, à aimer, à respecter... dans sa complexité !
Au lieu de la piller à mort, simple dignité humaine comprise... Que soit dans le labyrinthe de la ''voie du caddie'' (consomme, prend des crédits, crève), ici, ou dans la ''voie du prolétaire et sous-prolétaire'' (alimente ces caddies et crève), ailleurs. Le monde est un. L'humanité est une, c'est simple. Comme la vie et la mort. Et toi, DIEU-FRIC ? : crève !


Sous l'casque d'Erby

jeudi 3 avril 2014

Remaniement 2, c'est Raide

Erby
La bonne opération de ce remaniement, avec une équipe disparate qui ne tardera pas à nous tenir en haleine en se fritant la vitrine, est de différer l'impact du mécontentement auprès d'une opinion dépressive au bord de la crise de nerf, lui demandant (encore une fois) de se montrer patiente avec la l'ancienne-nouvelle équipe, le temps de pouvoir juger sur pièce de son « courage » et de sa « volonté » à redresser un pays ayant une guibolle dans le vide et le corps contaminé.
Du temps ! Ils n'ont que ce terme à la bouche, ces bachotteurs ! Du temps, son bien le plus précieux, c'est ce que le pays accorde généreusement à sa classe politique depuis des lustres avec un manque de résultat aussi visible que la hure de sanglier accrochée au mur chez le chasseur.
Et il s'en trouve encore parmi les roulés dans la farine des idiots pour penser que tant que Manu n'aura pas montré de quoi il est capable dans son nouveau costume, il serait hâtif, voire imprudent, de préjuger de ses intentions... Le ridicule ne tuant toujours pas, il est cependant avéré qu'il rend amorphe, à un point qui s'en approche dangereusement !
Mais qui, hormis des idiots, bien sûr, n'est pas au courant des desseins du Manu ?... Qui peut encore avoir des doutes sur les véritables intentions du gouvernement et de son Chef d'orchestre, tout acquis à la cause des puissants et d'une Europe prise en otage par la finance ?...
Laissons de côté, s'il vous plaît, son alter ego, la droite, dont les intentions se résument à la seule récupération du bien perdu, parce que, pour le reste, que peut-elle bien reprocher au hollandisme qu'elle ne pratique pas elle-même depuis toujours ?... 
Allons, un peu de décence. Un peu de jugeote et un peu de courage aussi,  pour nous avouer que nous ne sommes plus que des chiens perdus sans collier, que si nous ne mettons pas une fois pour toutes nos testicules sur la table, il ne nous restera en guise de vie que le refuge pour chiens abandonnés, attendant les bras de leur futurs pépés-mémés !
Et oublions l'épouvantail frontiste, faisant office de produit dérivé, avec lequel les deux camps font commerce, tout comme on le fait ponctuellement pour Halloween...
Haut les cœurs !

Sur le sujet :
Kouak !