samedi 1 août 2015

C'est l'été des promos : Les Croisières de Saint Nazaire avec les Mistral

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Une fois n’est pas coutume, frenchys et russkoffs seraient tombés d’accord, ce que Paris dément du bout des lèvres : les deux Mistral commandés et payés par la Russie, mais non livrés par l’Hexagone sur ordre des Etats-Unis, seraient remboursés par l’Etat français. Montant estimé de ce lamentable fiasco politico-diplomatique : 1,2 milliards d’euros !
Les deux encombrants bébés, en garderie au port de Saint Nazaire, dont le prix de maintenance s’élève à 5 millions d'euros par mois, la France chercherait des « bons parents adoptifs » à qui les fourguer.
Trois destinations possibles se dégagent pour une adoption compliquée : le Canada, l’Egypte et la Chine, cette dernière étant l’un des cinq pays membres des BRICS, acronyme désignant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, pays regroupés pour faire contrepoids face à l’hégémonique G8…
Plusieurs hics à cette adoption et pas des moindres. Pour les fourguer, il faut d’abord « dérussifier » les Mistral, les russkoffs ne voulant pas voir leur belle technologie militaire entre les pattes d’adversaires potentiels et ça se défend. Opération faisable mais au coût incalculable !...
Autre idée : les offrir à la Marine française qui en possède déjà plusieurs et qui refuse de les prendre même gratos, tant par ces temps de restriction budgétaire les dépenses en entretien coûtent la peau du cul !...
A force de se creuser les méninges pour inciser cette tumeur maligne un député de l’opposition a eu l’idée de vendre les Mistral à l’Europe dans l’idée que celle-ci les utilise pour secourir les migrants en Méditerranée ! Louable, certes, mais, mais...
Reste l’idée de désarmer ces mastodontes de ferraille et de les transformer en bateaux de croisières. Faire découvrir aux touristes, toujours friands de beautés, la Côte d’Amour longeant le littoral depuis Saint-Nazaire jusqu’en baie de Pornichet, La Baule, Le Pouliguen, avec des panoramas spectaculaires, tels la grande dune d’Escoublac, une des plus hautes d’Europe, admirant au passage la courbe douce de ce nid de bourgeois insupportables de la baie de La Baule, voilà qui à long terme pourrait s'avérer très juteux… Sans oublier bien sûr les croisières nocturnes sur la Route des Phares, avec karaoké et sangria pour tous !...
La France a désormais tout son temps pour affiner le projet !




Sous l'casque d'Erby



vendredi 31 juillet 2015

Juillet agonise, des arbres à terre !

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Ceux qui avaient les pieds en éventail sur les plages pensant peut-être à l'éternité ne les ont plus. Ceux qui avaient les arpions dans le crottin, avant, pendant et après l’intermède des estives, ruminant du sordide comme on touille le bouillon du soir, les ont toujours...
L'humain vit et meurt avec des idées fixes, sur la vie et sur la mort, avec pour point d'ancrage des valeurs variables que le temps disperse dans un souffle irrésistible. Ni riche ni pauvre dans l’équation, mais un goût de détresse et, parfois, des remords tardifs…
En attendant les aoutiens, au même tarif que les juilletistes, le riche s’éclate sous le ciel de ses privilèges, élargit ses droits, marchant sur le passant, l’écrabouillant, dictant sa loi. Une loi simple et brutale : « Tu n’es rien, je suis tout, met-toi ça dans le coco, mon coco ! Combien de morts veux-tu pour comprendre enfin que ma volonté ne fait pas de détail ? 3, 5, 7, 10 000... Plus ?... Dis un prix, je te les offre, en Ukraine, en Irak, en Palestine, en Syrie, en Grèce, en Afrique !... Profite, c’est ton jour de chance !...»
La loi du plus fort !
De quoi se fracasser la coloquinte contre un platane en hurlant « allô, maman bobo » ! Sauf que le platane se fait rare et que les remplacer, après les avoir dessouchés, c’est bien, ça soulage quelques consciences, mais la conscience de qui ?...
Place au riche. A l’insolent. Au débile. Au gros dégueulasse qui ravage tout sur son passage pour le seul bien qui compte, son égoïsme et l’idée nuisible qu’il se fait du pouvoir.
Pour les « besoins de la cause » des gros crades ont taillé dans le vif un bout de nature. Qu’ont-ils fait cette fois ? Rien qu’un énième forfait ! Un « fait divers » parmi d’autres dans la longue liste des crimes impunis. Voici :
Pour faire passer un convoi exceptionnel tractant deux coques de bateaux en aluminium de près de 10 mètres de large et 33 mètres de long, entre Fontenay-le-Comte et les Sables d'Olonne, poussées par un transporteur « privé », 32 platanes (voir source sous l'illustration) qui bloquaient la route départementale ont été mis à terre !
Route dégagée, ciel bleu, vent d’ouest faible à modéré, avec bonne visibilité annonce la météo des capitalos !
Un peu penaude, la Mairie du coin dit « avoir donné l’autorisation de n’abattre que cinq de ces spécimens, mais pas 32 ! » 
Un bug ? Non, messieurs, c'est un crime !

Sous l'casque d'Erby



mercredi 29 juillet 2015

Pig mascarade : chose promise…

La voici, ou plutôt les voici : les vidéos de la Pig Mascarade de Paimpol, réalisées par Miguel et Ivanhoé pour l'ArTche des sens le 20 juin dernier lors de la manifestation contre le lobby de l’industrie porcine : la consensuelle  et la déjantée.
Deux versions pour le même prix. Ce n’est pas EDF qui ferait un tel effort, pas plus que le Syndicat des eaux ou les géants de l’industrie agrochimique, algues vertes comprises. Et pas davantage l’Etat, hors clivage politique, voué corps et âme à une seule entreprise, celle du Capital.
A vous de mater les deux et de faire circuler...


Défilé de la Pig Mascarade (version « consensuelle »)
   





Sous l'casque d'Erby

Cette photo d'époque est géniale !...
Pas besoin de phylactère ou de commentaires !... Elle parle d'elle même !



lundi 27 juillet 2015

Tour de France

Illustration Magali Kergus
Ouf ! Le Tour de France cycliste est fini ! L’avez-vous suivi ? Moi non plus. Je l’ai su en parcourant le web, puisque je n’ai plus la télé depuis plusieurs mois et que je m’en porte bien. J’ai donc découvert que l’anglais, en la personne de Chris Froome, a encore sévi sur nos terres en remportant la fameuse boucle hexagonale !
C’eût été un frenchy, un batave, un espangouin, un belge ou un allemand, je m’en tamponnais tout autant de ce Trafalgar de la grimpette !
Un autre Tour a commencé avant la fin de cette dernière édition, celui de la rumeur, de la défiance et du vieux réchauffé. L’athlète va-t-il avouer avoir triché, comme la morale le voudrait, ou va-t-il être confondu par les résultats des analyses qui ne tarderont pas à être publiés, oeuvre d'un laboratoire indépendant ? Sur les 70 kg environ affichés à la balance quel poids revient aux stéroïdes anabolisants ? L’homme est-il d'origine humaine ou une créature fabriquée expressément dans les studios de la TV pour distraire les masses ? Son vélo en est-il un ou s’agit-il d’un vélomoteur finement maquillé ? Et ses genoux ? Avez-vous remarqué leur singularité ? Du jamais vu depuis le crétacé et la découverte du serpent à quatre pattes !
Enfin, les journalistes sont-ils les chantres de vertu qu’on montre en exemple dans les écoles spécialisées ou des mercenaires sans scrupules grassement rétribués par l’industrie du décervelage massif ?...
Le fiasco de l’aventure cycliste et sportive en général est-il une défaite pour les organisateurs de compétitions sportives ou l’habituelle campagne « mains propres » avec l’eau sale du capitalisme sauvage ?...
Que des questions !...


Sous l'casque d'Erby



vendredi 24 juillet 2015

L’unilatéralisme selon François Rebsamen

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Le projet de loi sur le « dialogue social » a été adopté à l’Assemblée nationale et cela a rendu heureux le très brumeux ministre du Travail, François Rebsamen, qui voit là une « grande avancée » politique pour une cause juste. Avez-vous déjà entendu un pickpocket dire publiquement de quoi est fait son métier ?...
La dite loi, malgré l'adornement, consistant à rendre le dialogue unilatéral entre les parties en présence : le patronat (puissance minoritaire) aplanissant, les exploités (de loin les plus nombreux, mais politiquement dévoyés) s’aplatissant, devant remercier la Mecque de l’argent d’avoir réussi à faire du syndicalisme un conte qu’on lit aux enfants pour les aider à s’endormir avec des frissons et des représentants syndicaux la caste de charmeurs de serpents jouant du pungi dans les assemblées ouvrières.
Qui est encore assez crétin pour nier que le pouvoir politique, malgré des moulinets calculés pour donner le change, n’est pas corrompu par le capitalisme ? Qu’il est son serviteur le plus fidèle, son fourbe idéal ? Ne levons pas la main tous en même temps, nous risquerions de la perdre et elle peut encore servir pour baffer ces salauds !
Parce que la droite, centristes compris, et le Front de gauche ont voté contre ce texte, François Rebsamen s’est livré à un exercice d’amalgame très prisé chez les solfériniens, mettant le tout dans le même sac avec un cynisme gerbant : « Ça me plaît assez d’être critiqué à la fois par L’Humanité et Le Figaro, ça veut dire qu’on a une ligne qui est juste ! »
On ne le répétera jamais assez fort : la Grèce aujourd’hui, la France demain...


Sous l'casque d'Erby


mercredi 22 juillet 2015

Déclaration des patrimoines : une loi opaque pour y voir plus clair ?

Capture écran transmise par Erby
Alors que l’Hexagonie avait du retard à combler en matière de transparence, désormais n’importe quel citoyen inscrit sur les listes électorales, gage de civisme, peut, s’il le désire, sur rendez-vous, se rendre dans n’importe quelle préfecture et demander à zieuter la « situation patrimoniale » du parlementaire ( suzerain) de son choix.
Une loi votée à la hâte suite à l'éléphantesque affaire Cahuzac, ex-ministre du budget sociodé, le gars tout propre, tout bien de sa personne, qui voulait laver plus propre que propre ayant réussi, dans le sillage de beaucoup d’autres chercheurs en marlouseries, à transformer la lessiveuse à billets en avion furtif. Modèle qui reste certes perfectible, mais ô combien lucratif pour le pilote, quand le vol se fait sans encombre !... 
« Bonne loi » ou écran de fumée ?...
Si l’on juge par les contraintes que la loi, rédigée en langue braille universelle, impose au consultant on peut mesurer la distance séparant une planète habitable d’une qui ne l’est pas. Une constante dans la confrérie de l’alternance et de « l’obscure clarté » démocratique.
Certes, le curieux peut fouiner, à condition que la déclaration de la personne ciblée ne soit pas truffée d’oublis comme cela est souvent le cas au royaume de la piraterie légale… Peut yoyoter de la touffe autant qu’il le désire, comparer, déduire, tirer des conclusions personnelles, fulminer, s’épancher auprès des voisins, faire des saillies en mâchouillant le cure-dent chez le limonadier, affranchir son entourage qui le prendra pour un frappé du coffre-fort, mais il a intérêt à bien garer son fessier ! En aucun cas ces « documents publics » ne doivent faire l’objet de la moindre divulgation, ils sont « non publiables », sous risque de se voir infliger une « peine de 45 000 euros d’amende » !...
« La démocratie c'est la liberté, comme Judas était le Christ. », écrivait en son temps Pierre-Joseph Proudhon, sans qu’aucun démenti n’ait été apporté à ce jour.


Sous l'casque d'Erby

mardi 21 juillet 2015

Hier c'était demain

Deshumanisation - M art'IN

Autrefois, pas plus tard que hier
Peut-être même aujourd’hui, qui sait ?
Quand le ciel crachait des wagons d’incertitudes
Que le hasard maraudait un refuge
Que l’humain dansait avec rien, broutait n’importe quoi,
Guettant le danger, mourant d’un coup de croc,
D’un coup de froid, d’un coup de chaud,
La tête enfoncée dans les ténèbres, la boue dans le cerveau.
Quand il mourait d’un coup de bâton donné à la volée
Parce qu’on ne nourrissait que haine et terreur
Armé de breloques, de grigris, d’un néant qui faisait peur
Auscultant le repli d’on ne sait quel improbable bonheur
A coups de douleurs, la lumière vint éclairer le sort.
Le ciel grimaçant, suppliant des faveurs
Parce qu’une onde poétique l’avait saisi
Que l’esprit l’avait dégrossi
Poli et dépoli avec les rides d’un cri
Parce qu’il s’est dit…
Pas plus tard que hier
Pas plus tard qu’aujourd’hui
Que tout à l’heure et sans doute demain
Qui connaît l’instant où la vie vient ?
Qui sait l’endroit où elle prend le dernier train ?
Parce que nous n’avons pas fini de rêver
Parce que brouter n’est pas manger
Parce que guetter sa proie au point d’eau
Quand on est humain
N’est ni noble ni bon
Parce que sentir l'odeur, suivre la trace
Entendre le souffle effrayé de l'animal pourchassé
Victime et prédateur ne trouvant pas de mots
Pour danser autre chose qu’un chant de mort
Plus de vie. Plus d’amour. Plus d’envies…
Plus de nuages à partager
Plus de couleurs
Plus de ciel ou des paysages à espérer
Parce que ruine, misère, colère
Dansent je ne sais quelle onde macabre
Dans le royaume de la cupidité et de l’injustice
Silence ! Quelqu’un approche
Un bruit se propage. Perce les pages
Un oeil s’ouvre sur l’aurore
Dans le cauchemar des impatiences
Main tendue
Main fendue
Mains confondues
Mon humain le frère
Celui d’avant
Celui de plus loin...
Les frondaisons font des va-et-vient
Quand le croissant craque entre les doigts
Quand le verre tremble dans les mains
Quand le cri est silence
Qu’ensemble on dégueule les embruns
Il fait toujours nuit et c’est déjà demain
Toujours frères
Toujours humains



Sous l'casque d'Erby