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vendredi 10 juillet 2015

La DETTE c'est le vol, en France comme en Grèce

Par Babel

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On le voit partout, aussi bien en France qu'en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce, mais aussi en Afrique, et même aux États-Unis où la misère règne en maîtresse à côté d'îlots de richesse extravagante. La présence du banquier tue la vie. L'avoir tue l'être. Tue, et re-tue, en une répétition insensée et morbide. La richesse acquise par dépouillement des autres est, selon "les valeurs" puritaines, la quintessence du nirvana, le signe d'une grande valeur personnelle, le paradis sur terre. Cette donnée de base est la source de tous les malheurs du monde.
Et tout cela parce que le principe même du banquier est de créer de l'argent, de le prêter en faisant mille manières comme si on lui arrachait un bras, de se le faire rembourser, et alors qu'il n'a coûté que quelques jeux d'écritures, d'en demander paiement sous forme d'intérêts énormes, tout au long d'un processus volontairement interminable. Pire, le banquier se prévaut de cet argent dû pour le faire fructifier dans des montages financiers de plus en plus complexes, alors qu'il n'existe pas. La seule chose réelle, ce sont ces intérêts versés, fruits du sang de la Terre, du sang des humains, ceux qui réellement travaillent. Les vampires opèrent dans des circonstances précises, les Banksters opèrent au grand jour, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, tout au long de l'année, même quand ils dorment.
Voilà. Nos ennemis sont désignés. Il n'y en a pas d'autres, même s'ils s'entourent de subalternes chargés de commander à la piétaille, celle qui crée des richesses, de subalternes qui veillent à canaliser toute rébellion par la persuasion, et s'il le faut, par la force ; et aussi de subalternes chargés de divertir les travailleurs, et d'autres subalternes chargés de divertir « les Maîtres ». Voilà le monde où nous vivons. Encore. Jusqu'au moment où la Terre sera morte, et les travailleurs également.


Sous l'casque d'Erby



mardi 7 juillet 2015

Je ne suis pas en vacances !

« Étranger, tu as débuté par une erreur, en cherchant un tyran dans ces lieux. Cette ville ne dépend pas d’un seul homme, elle est libre ; le peuple y commande à son tour, et les magistrats s’y renouvellent tous les ans; la prépondérance n’y appartient pas à la richesse, et le pauvre y possède des droits égaux ».
Manolis Glezos


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Je me demandais, en ce début de mois juillet caniculaire et transhumant, où tout est ou semble être en berne, si je ne devais pas laisser de côté, ne serait-ce qu’un court instant, la Grèce. Au sixième article sur le sujet, je pensais qu’un peu de légèreté pourrait peut-être oxygéner la lourdeur ambiante. Peine perdue. Chassez le diable par la porte il revient par la fenêtre en fracassant les vitres. En ma qualité de peintre-vitrier, j’ai toujours détesté remplacer les vitres et mastiquer les solins ! Cela fait marcher le commerce, certes, mais une ouverture sans vitres, c’est tellement plus beau, et plus pratique ! Il n’y a que les craintifs du chaud et du froid pour s’en plaindre !...
Après avoir obtenu la tête de Varoufakis, le jour même de la victoire du non, pour l’heure symbolique, les créanciers de la Grèce, cette peste brune qui ne dit pas son nom, le véritable gouvernement de l’Europe et du Monde, agissant en sous main, cherche à se farcir celle de Tsipras en le discréditant aux yeux du peuple, le faisant passer pour un naze, brisant son unité, pour remplacer le gouvernement issu de la démocratie, par des chiens de garde enragés. Si seulement le mot atroce avait un nom !...
La technique de la Troïka consistant, comme l’écrit sans fioritures, Yanis Youlountas, point du tout à militer en faveur du « Grexit » - dehors la Gréce, terme inventé par des traders cocaïnés -, mais de pousser la menace selon la tactique du jeu d’échecs nommée le coup de la « fourchette » afin d'étendre l'adversaire pour le compte : « être obligé d’accepter en urgence un accord catastrophique qui le rendrait impopulaire, diviserait aussitôt Syriza et ferait tomber son gouvernement en moins d’une semaine »
Alors, non, je ne suis pas en vacances et je laisse de côté les choses légères, le badinage et autres saloperies estivales, car il y a plus urgent à mes yeux : empêcher la mort d’un pays (et de beaucoup d’autres à la suite) parce que des criminels embusqués, vivant dans des bulles sanguinaires, l’ont ainsi décidé. 
Non, je ne suis pas en vacances !


vendredi 3 juillet 2015

L'intelligence est une graine qu'il faut arroser...

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« Ce n'est pas parce que la mouche vole que cela fera d'elle un oiseau », rapporte dans ses mémoires le truculent porc-épic d'Alain Mabanckou, établissant un parallèle entre l’insecte diptère et l'homme, sur lequel il ne se montre guère charitable. Car si celui-ci a des aptitudes reconnues à faire le bien, il aurait tort de trop s'en vanter, car c'est souvent dans le mal qu'il excelle : « l'intelligence est une graine qu'il faut arroser afin de la voir s'épanouir un jour. »
En ces temps où la mauvaise foi tient lieu de programme et le crime de catéchisme philosophique, l’épandage de lisier dans les champs de la pensée est aussi courant que la misère est fulminante.
Pour combler vide et sidération, une très large place est faite dans l'actualité au djihadiste « français » et à la « guerre de civilisation ». A Marine Le Pen et au désamour paternel. A DSK et au bourdonnement de l’hypothétique retour. L’Europe n’est grande que quand on la confine dans son avilissante réalité.
Pendant ce temps, la vraie crise, celle qui engrosse les banques et enfonce les pauvres, sans autre motif que celui de leur condition, silence média !
Les banquiers, financés et refinancés, se portent bien. A tel point qu’ils en redemandent ! En téléconférence ininterrompue sur la meilleure méthode à utiliser pour accaparer les richesses des pays en difficulté, ils n’ont qu’une question à la bouche : « Et les intérêts, c’est pour quand ?!... » 
Idée qui a séduit les dirigeants européens et ne laisse pas de marbre les amateurs d'art et d’énergies fossiles. N’apprenions-nous pas, en 2012, que « la Banque centrale européenne avait prêté la bagatelle de 1 000 milliards aux établissements bancaires à un taux qui fait rêver tout acheteur de logement : 1% » pour qu’elles le re-prêtent à un taux de 3-4% aux pays endettés ? Liquidités offertes à « 800 banques » pour une durée de trois ans !...
Tout cela pour apprendre que certaines de ces banques (et pas des moindres) traînaient les pieds pour aider les agonisants !
Quand on dit que la barbarie n’est que l’histoire criminelle des « intérêts » de l'empire de la finance !
Mais ne dites rien à BHL, le glauque-libéral anti-grec, il serait capable d’aller se faire entarter une nouvelle fois chez nos amis les belges !

Sous l'casque d'Erby


lundi 22 juin 2015

La Grèce, aujourd'hui, demain et toujours pour tous ? Non, merci !

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Combien de réunions de la « dernière chance » et d'ultimatums de la part des dirigeants européens sur la Grèce ? Si nous nous mettions à les compter, pour sûr, que la fameuse fausse dette serait biffée des cahiers depuis longtemps !
Et si au lieu de cela, nous parlions des « dommages et intérêts » que les oligarques de l’Europe et du monde devraient verser au peuple grec pour cynisme, expropriation, actes de spoliation et racket en bande organisée dont il fait l'objet sans que cela émeuve outre-mesure les dépositaires de la morale politique, sinon pour marteler : il faut casquer ! Casquer quoi ?... 
Lassés par les combines, stressés par la trouille, en état de choc, pressé au cul par des discours comminatoires, devant gérer une misère grandissante, à faire passer Cosette pour la numéro un du Numéricable, sans certitude d’aucune sorte, un peu éclairés par les infos alarmantes qui leur parvient sur la nature réelle du sort qu’on cherche à leur faire (l’esclavage à vie), coupant au plus court, les grecs retirent dare-dare (pour ceux qui en ont encore un peu) leur oseille de la banque. Résultat : les banques n’ont plus un drachme à avancer sur le guichet si d’aventure un retardataire, affolé, venait à réclamer son bien pour le mettre à l'abri, à savoir s'acheter un sandwich, si toutefois il a le bonheur de trouver une sandwidcherie qui n'a pas fermé pour cause de faillite.
Et ça, voyez-vous, c’est intolérable ! On peut tout faire en ce bas monde, mentir pour faire la guerre, pour l’éducation de nos enfants, pour l’histoire, pour la religion ou pour la philosophie, envoyer au bûcher des personnes honnêtes, encenser l’escroc, clipser des médailles militaires sur les vestes de bouchers sanguinaires qui, avec l'« héroïsme » de la haute finance, ont vidé nos campagnes de sa sève et privé le monde de liberté.
On peut tout faire, au nom de n’importe quelle monstruosité morale, mais s’il est une chose à laquelle on ne doit, en aucun cas toucher, c’est à la Banque ! Sur ce point l’aigrefin est à l’affût et se montre très tatillon : pas touche au fonds de commerce. Lui seul gouverne le monde et décide de la misère de tous et de chacun ! Raison pour laquelle l’Europe négocie pied à pied un accord de la « dernière chance » avec la Grèce : Sauver, non pas le peuple grec, mais LA BANQUE.