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lundi 12 février 2024

Poutine. Comment ne pas en parler ?

Erby
Il faut être fou pour ignorer l’interview, ou plutôt la rencontre Poutine/Tucker, pour laquelle le journaliste américain a tant œuvré, rendant possible le fait que le vrai journalisme n’est pas une utopie. La preuve est faite que pour exercer le métier dans le contexte actuel, il faut une bonne paire de couilles.
Et, c’est la première leçon qu’on reçoit en comparant le travail de Carlson Tucker à celui des journalistes français qui occupent l’espace médiatique comme on squatte un immeuble délabré. Nos héros de l’info ont troqué le métier d’informer pour celui de « fact-checker », une espèce d’agent payé pour « faire semblant de traquer les fausses infos ». Le travail consiste à harceler, « discréditer, calomnier, attaquer, psychiatriser ceux qui dérangent le système. »  
Autrefois, c’était le bûcher, l’écartèlement, la guillotine, le garrot pour toute personne qui s'interrogeait. Aujourd’hui, c’est le fact-checker qui fait office de mercenaire !
En écoutant cet entretien édifiant, on ouvre les yeux sur le monde et sur soi. On se glorifie de la disparition du supplice du bûcher, mais on oublie, au nom mille fois frelaté de la démocratie, les pyramides de trois ou quatre étages de cadavres que la Terreur a laissées sur son passage. Et, pendant qu’on y est, on escamote la remise à niveau de la population vendéenne par génocide, pour ne garder que la propagande. L'arme absolue, car elle s’attaque à ce que l’humain a de plus vulnérable, son cerveau !
De quoi sommes-nous faits, sinon d’eau et d’électricité ? Le choc entre ces deux éléments peut expliquer bien des choses sur le comportement humain et sur l’état émotionnel de tous et de chacun, chaque fois que la clique de l'État profond presse un bouton pour dérégler la machine humaine !
Pour avoir dit trois fois rien, par exemple, que les Anciens s’étaient plantés en affirmant que la terre était le « centre immobile » de l’univers, Copernic fut isolé et considéré comme un pestiféré. Isolé, mais pas vaincu ! Moins chanceux, Giordano Bruno n’eut même pas la « chance » d’échapper au bûcher, puisqu’il fut brûlé vif pour avoir dit que l’univers est infini et qu’il contient de « multitudes de mondes ».
Chassez l'horreur, elle vous revient au galop !
Aujourd’hui, certes, nous n’avons plus le bûcher, ni la guillotine. Pas plus que l’écartèlement ou le garrot. À la place, nous avons gagné – en humanité, dit-on – par la propagande, une population idiotisée, robotisée, lobotomisée par l’addiction à un monde virtuel dont elle est le jouet !
Et je reviens à la question fondamentale de l’interview, posée par monsieur Tucker à Vladimir Poutine concernant le sabotage des gazoducs Nord Stream, lui demandant pourquoi il ne fournissait pas les preuves de l’implication Américaine dans ce désastre, réponse : parce que les moyens de propagande que l’Amérique possède sont énormes, car elle contrôle tous les médias et que cela représenterait pipi de chat dans le vaste océan de la vie !
Une évidence frappe les esprits en écoutant Poutine, l’homme d’État le plus intelligent de notre temps : la Russie n’a jamais cherché à faire la guerre, ni en Ukraine, ni nulle part ailleurs. La guerre est l’apanage de l’Amérique et de son continent vassal, l’Europe, pour enrichir des industriels conduisant les peuples à leurs ruines.
La Russie veut la paix, car sans elle, le monde court à sa perte !
Succès éclatant d’un entretien très attendu. Colère, grognements et tentatives de sabotage du camp occidental et des va-t-en-guerre, dont le discrédit n’est plus à prouver !
 
Sous l’Casque d’Erby