Ce qui me frappe le plus dans l’affaire Epstein, ce n’est même plus l’ampleur des crimes ni la quantité vertigineuse de documents déversés à la chaîne.
C’est autre chose, de plus insidieux : la banalisation de l’horreur. Comme cette déclaration d’un « impliqué » : « J’ai fait une connerie, basta ! »
Des viols de mineures. Des réseaux d’exploitation sexuelle. Des adolescentes détruites, certaines disparues pour toujours. Des enfants sacrifiés à la perversité criminelle de gens « irréprochables » ! À mesure que les révélations s’accumulent, tout semble se diluer dans le bruit médiatique. Comme si, à force de chiffres, de listes, de fuites, de débats techniques, l’indicible devenait presque ordinaire.
On ne parle plus de victimes, mais de « dossiers ». Plus de crimes, mais de « controverses ». Plus de responsabilités, mais de « polémiques ».
L’horreur est transformée en flux d’information. Le milieu médiatique sait s’y prendre pour créer des rideaux de fumées.
Quelques noms circulent, quelques seconds couteaux tombent, puis les figures centrales réapparaissent sur les plateaux télé, reçues comme si de rien n’était. Sourires polis, débats feutrés, indignation de façade. Le spectacle continue. Comme si tout cela relevait d’un mauvais feuilleton, pas d’une réalité dans laquelle des enfants ont été broyés.
C’est peut-être ça, le plus glaçant : non pas un grand complot théâtral, mais une mécanique de la banalité.
Un système dans lequel le pouvoir protège le pouvoir, où le chantage neutralise les consciences, où l’argent efface les fautes. Et où, petit à petit, l’inacceptable devient tolérable.
À force d’être exposés à tout, nous finissons par ne plus rien ressentir. On s’indigne une journée, on commente, puis on passe à autre chose. Saturation. Fatigue. Comme si la société avait développé sa propre immunité morale.
Au bout du compte, il ne reste souvent que ça : quelques lampistes sacrifiés, beaucoup de silence, et une impression diffuse que l’horreur peut coexister tranquillement avec les honneurs, les plateaux télé, les carrières intactes. Non pas la justice. Juste l’oubli.
Et c’est cette normalisation qui dit quelque chose de profondément malade sur notre époque.
Sous l’Casque d’Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Quand l'horreur dépasse la fiction, cela signifie que l'éradication des tumeurs est impérative. La bonne journée.
RépondreSupprimerMerci Rod ! Que ne suis-je fée, avec le pouvoir d'un coup de baguette magique d'éradiquer toutes ces horreurs. Que nous reste t-il, au delà de la capacité à nous indigner ? Une indignation remplacée par une autre, tant les scandales tout azimut s'enchaînent, avec la constance d'un métronome sur le piano d'un apprenti musicien ou futur virtuose... J'ai mal au fond de mon âme, pour tous ces petits corps pas encore matures, profanés par des êtres pervers qui bravent tous les interdits et dont l'impunité interroge..Un système dévastateur, construit par des "ombres" maléfiques et démoniaques, qui s'est infiltré partout où celui qui sait, détient le pouvoir absolu... On n'oublie pas, c'est impossible mais, on brandi un bouclier pour tenter de protéger notre bon sens, cette raison que l'on veut faire chavirer sous les coups de boutoir de l’indicible horreur, maquillée par une banalisation du langage dont ils ont la maîtrise. On devrait ressortir la "veuve" de la naphtaline............... Merci Rod ! Que ne suis-je fée, avec le pouvoir d'un coup de baguette magique d'éradiquer toutes ces horreurs. Que nous reste t-il, au delà de la capacité à nous indigner ? Une indignation remplacée par une autre, tant les scandales tout azimut s'enchaînent, avec la constance d'un métronome sur le piano d'un apprenti musicien ou futur virtuose... J'ai mal au fond de mon âme, pour tous ces petits corps pas encore matures, profanés par des êtres pervers qui bravent tous les interdits et dont l'impunité interroge..Un système dévastateur, construit par des "ombres" maléfiques et démoniaques, qui s'est infiltré partout où celui qui sait, détient le pouvoir absolu... On n'oublie pas, c'est impossible mais, on brandi un bouclier pour tenter de protéger notre bon sens, cette raison que l'on veut faire chavirer sous les coups de boutoir de l’indicible horreur, maquillée par une banalisation du langage dont ils ont la maîtrise. On devrait ressortir la "veuve" de la naphtaline...............
RépondreSupprimerpourquoi mon commentaire est en double ? Si je signe ça ne passe pas, et si j'enlève la signature, c'est publier deux fois !! Les mystères des arcanes du net !! bisous !!
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