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1953. Certains éveillés n’étaient pas encore nés. En tauromachie, on dit encorné, quand le taureau réussit son coup ! C’est dire, si l’histoire n’est que la pérennité d’un savoir-faire géo-stratégique bien rodé.
En 1953 donc, un certain Mohammed Mossadegh, Premier ministre démocratiquement élu, plus légitime que ne l’est von der Leyen à la tête de l’UE, commet l’impardonnable : nationaliser le pétrole iranien. Scandale !
Le pétrole, voyez-vous, ne se partage pas, il se possède. Suivez mon regard ! Alors Washington et Londres, conjointement la CIA et MI6, armés de leurs aiguilles à tricoter, organisent un joli coup d’État. Exit le nationaliste gênant, place à un Shah docile, bien coiffé, bien présentable – et surtout, très banquable –, avec la Shahbānou, ou « dame du roi », faisant les couvertures de tous les magazines de l’époque. C’était d’un glamour !
Moralité de l’histoire : la « liberté », selon le concept occidental, a très souvent besoin d’un bon despote pour lui tenir la porte. En cherchant autour de nous, nous trouverons sans peine des exemples plus récents… N’oublions pas dans l'équation les sionistes, toujours prompts à tirer les fils dans l’ombre. Leur rêve ? Faire d’Israël le nouvel empire perse.
Un projet qui, avouons-le, a de quoi séduire stratèges et industriels de tout poil.
Années 1960-70. On fait vite. On ne peut pas rédiger en quelques lignes l’équivalent d’une encyclopédie, alors qu’il s’agit d’activer la comprenette sans trop alourdir la cabeza !
Le fait est que le régime impérial brille sur les écrans, mais grince dans les cachots. Les prisons se remplissent d’opposants, surtout de marxistes à coloration nationaliste – ces hirsutes qui font frémir les banquiers et saliver les ambassadeurs.
L’islamisme, lui, est toléré… à petites doses, c'est buvable, et puis ça peut s'avérer très utile le cas échéant. On retient son souffle. Car la peur du religieux, tout de noir drapé, c’est le meilleur fil à tricoter qui soit. Mémé et pépé Tricot aiment le frisson à l’heure du bulletin d’information !
1978-1979. Les rues s’embrasent – je me souviens comme si c’était hier –, les slogans claquent, la foi se mêle à la révolte. Les médias sont à la noce. Le champagne coule à flots dans les chancelleries et dans les salles de rédaction !
L’Occident feint l’étonnement, et prépare déjà son prochain discours. Khomeini rentre d’exil. Triomphe.
On murmure que la France lui a prêté un micro ; on oublie de préciser que ce silence arrangeait tout le monde. Après tout, des fanatiques religieux, c’est plus pratique qu’une gauche nationaliste, mal embouchée, comme l’était l’iranienne : ça fait peur, ça justifie les budgets militaires, et ça permet de se draper dans le rôle de défenseur des Lumières.
Alors, que choisir ? Une gauche nationaliste qui ose toucher au sacré (le pétrole, bien sûr), ou des mollahs qui étouffent leur peuple sous le voile de la théocratie ? En termes de propagande, le calcul est simple : un régime religieux, c’est l’ennemi idéal. Il légitime les croisades modernes, nourrit l’industrie de l’armement, et endort les consciences sous prétexte de civilisation. L’obscurantisme religieux est porteur, n’est-ce pas ?
Résultat : les marxistes sont écrasés, les ayatollahs intronisés, et l’Occident rassuré. Pas pour longtemps, certes, mais la stratégie donne ses fruits. Car le grand art du tricotage, c’est de toujours trouver un nouveau fil à tirer. Le peuple iranien, lui, reste pris dans la même pelote : tricoté, détricoté, jamais maître de son propre motif.
La pièce continue. Les acteurs changent, mais le scénario, lui, reste résolument identique.
Sous l’Casque d’Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Sujet ô combien sensible et vaste pouvant alimenter une série inépuisable, comme l'intrusion de l'Irak de Saddam Hussein dans la guerre contre l'Iran, cornaquée par les mêmes durant huit longues années ! La bonne journée.
RépondreSupprimerPourquoi changer une stratégie gagnante alors que les gueux, avalent les couleuvres avec délectation. C'est loin l'Iran, tout est loin quand le pékin lambda ne voit que le bout de son nez.. Le chaos se répand et ça tue les loups en France, ça mange de la malbouffe tout azimut et ça bêle sans lever le petit doigt.... C'est à désespérer d'assister à ce désordre mondial, qui va nous mener à une redistribution des cartes, dont nous ne serons pas bénéficiaires. Ainsi va le monde....La bonne journée quand même
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