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Les États-Unis n’échappent pas à la règle. L’empire qui se rêvait éternel, découvre que la force brute ne suffit plus à imposer le silence. Nous le voyons au Venezuela : la rhétorique démocratique ne suffit pas à voiler la brutalité du rapport de domination.
Pendant des décennies, Washington a dicté l’ordre du monde — le qui, le quand, le comment — et écrasé toute contestation par la force. Aujourd’hui, cette posture n’impressionne plus : elle inquiète, elle lasse, elle agace. Elle échoue.
Les empires meurent rarement d’une blessure unique. Rome n’est pas tombée à cause d’un empereur grotesque, qu’il se nomme Commode ou Tartanpion, mais parce qu’elle s’est étouffée dans sa propre vanité.
L’Amérique suit ce chemin : dette sans fond, inégalités criantes, désindustrialisation méticuleuse, institutions engluées, société fragmentée, démocratie vidée de sens. Trop riche pour se réformer, trop puissante pour douter, trop sûre d’elle pour écouter.
La charité impériale, brandie comme un étendard moral, n’est qu’une arme de domination. Elle ne soulage pas, elle hiérarchise ; elle n’apaise pas, elle endort.
Donner avec arrogance, c’est apprendre à autrui l’insoumission. Acheter la paix sociale à crédit, c’est repousser l’explosion. L’humiliation, même courtoise, finit toujours par se venger.
L’empire s’adore lui-même. Son idéologie, c’est l’auto-satisfaction ; sa stratégie, l’aveuglement. On ne répare plus la machine : on la célèbre. Jusqu’à ce qu’elle se fracasse contre le mur de l’absurde.
Alors, on cherche un visage à abattre. Trump est aujourd’hui ce visage, simple miroir grossissant des maux qu’on refusait de nommer. Le condamner seul, c’est se donner bonne conscience.
Pendant ce temps, le monde avance. La Chine, la Russie et d’autres émergents – la multipolarité pour bien la désigner – déplacent le centre de gravité. Ce n’est pas une chute, mais une lente dépression, un glissement silencieux. L’Amérique se réveille trop tard, découvrant qu’elle n’est plus le centre, mais un acteur parmi d’autres.
Quand les fondations sont pourries, repeindre les façades ne sert à rien. Et admettre le déclin, c'est toucher à l’orgueil fondateur, celui de croire à la toute-puissance. Hélas, l’Histoire, capricieuse et patiente, finit par rappeler à l’ordre ceux qui prétendent la contrôler.
Sous l’Casque d’Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Le temps passe, inexorable et sans pitié. Si seulement il pouvait nous rendre plus humble. Le bon dimanche. Je m'en vais prendre un café.
RépondreSupprimerCoucou Rod ! Ce fumeux N.O.M, que d'aucun mettait au rang d'un délire complotiste pour noyer le poisson, est bel est bien entrain de s'installer pour le meilleur ou pour le pire, l'avenir nous le dira. N'empêche que nous avions une fois de plus raison et c'est notre esprit logique qui nous a guidé. C'est bizarre, certains détracteurs ne me parlent plus de délires, auraient-ils eu l'illumination tardive ? Il est où le Karcher ? Un wagon de bonnes pensées à tous, pour adoucir la journée :)
RépondreSupprimerBonjour Volti. Comme tu le suggères, on ne sait peut-être vers où nous allons, ni ce que nous voulons, pour certains, mais nous savons parfaitement ce que nous ne voulons pas. Et ce que nous ne voulons pas, c’est bien la soupe froide que l’on nous sert en guise de festin ! Tout un wagon de bonnes choses à toi aussi. Bisous.
SupprimerA GAZA. Ce matin encore, l'horreur . Tant d'impuissance et de lâcheté, et ce lourd silence complice de ceux qui auraient dû mais qui n'ont pas hurlé dans leurs assemblées et médias, c'est ce qui est la réelle cause du désastre programmé de nos pseudos démocraties...comme l'affirme justement la vidéo de John Mearsheimer ci dessous. Il a raison JOHN. Et si....La vraie raison de l'enfer où on s'enfonce par la folie tous ces meneurs diaboliques, c'était celle-là . https://t.me/c/2552094391/26448
RépondreSupprimerOma