Une nouvelle élection approche. Avec elle, la promesse de tourner la page de dix années de macroséisme — dix années qui sont les plus désastreuses de l’histoire de la Cinquième République.
La France est-elle encore une nation souveraine ou le simple décor d’une vaste mise en scène ? Une réalité politique ou une illusion projetée sur écran géant ?
Directement ou indirectement, chacun contribue à sa lente agonie : par conviction, par intérêt, par résignation ou par lâcheté.
La France est un leurre. À l'instar de l’Espagne ou d’autres nations européennes, elle brandit sa souveraineté tout en se soumettant aux diktats d’une technocratie déconnectée : l’UE. Une machine bureaucratique qui prétend gouverner au nom de tous sans jamais avoir à répondre devant personne.
Tous souverains, paraît-il. Tous libres !
Mais libres de quoi ? De choisir nos chaînes ? De désigner ceux qui administreront notre impuissance ?
Tous libres, donc... mais pas tout à fait. Tous souverains... mais certains plus que d’autres. Tous candidats à la liberté... mais bien peu disposés à en assumer les conséquences.
Voilà le paradoxe : un marché politique soi-disant libre dans un cercle fermé dont les portes ne s’ouvrent qu’aux initiés, aux puissants et aux privilégiés. C’est dans ce réduit que se joue l’impitoyable guerre d’ambitions que l’on nomme « campagne électorale ». On y détourne les mots, les idées, les concepts. Chaque principe est une arme, chaque conviction une opportunité, chaque promesse une marchandise électorale.
Et chacun chantant en chœur : « Tous des tricheurs, sauf moi ! »
Et moi ! Et moi ! Et moi !
La politique est un théâtre d’ombres où les egos remplacent les programmes et où l’ambition personnelle remplace les projets nationaux. Chaque candidat réclame sa place sous les projecteurs, prétend incarner le renouveau et promet de sauver le pays — ce même pays qu’il contribue à ruiner.
Pendant que l'on se dispute les restes, la réalité continue de broyer ceux qui n’ont ni tribune ni porte-parole.
Que deviennent ceux qui osent sortir du cercle ? Qu'advient-il des Gilets jaunes, des lycéens ou des agriculteurs acculés jusqu’au suicide ? Que réserve-t-on à celles et ceux qui contestent, refusent et ne se reconnaissent plus dans cette mascarade institutionnelle ?
Une bonne bastonnade !
On les matraque, on les discrédite, on les poursuit et on les déclasse. On les livre en pâture à une vindicte publique prompte à condamner avant de comprendre, hurlant au fascisme sans même en connaître le sens.
Une démocratie qui redoute son peuple, une République qui méprise ses citoyens et un pouvoir qui confond contestation et menace ne peuvent indéfiniment se réfugier derrière les concepts qu’ils ont dénaturés.
À l’approche de cette nouvelle joute électorale, la véritable question n’est pas de savoir qui saura le mieux promettre le salut de la France. Elle est de savoir si la France dispose encore des moyens de décider de son destin.
Une nation ne meurt pas seulement lorsque ses frontières s'effacent ou que son drapeau s'abaisse. Elle meurt aussi quand son peuple cesse de croire que sa voix compte ; lorsque sa colère devient un délit moral ; lorsque ses libertés se réduisent à des permissions révocables ; et lorsque ses élections ne servent qu’à faire croire qu'elles sont importantes !
Sous l'Casque d'Erby

Le bonjour aux passantes et aux passants. Ce qu’il y a de terrible dans tout ça est qu’ils sont en train de faire avec Glucksmann ce qu’ils ont fait précédemment avec Macron : parachuter à la tête du pays quelqu’un sorti de nulle part, histoire de bien enfoncer le clou ! Pire : il en gravite encore autour de nous qui osent parler de démocratie ! J’en connais qui évoquent même le « sauvetage » de celle-ci en votant « utile » !
RépondreSupprimerLa bonne journée.