Les grandes manœuvres électorales s'ouvrent sur un charmant coup de gel venu d’Islande. Quel régal !
Après un été caniculaire, apprécions comme il se doit cette soudaine fraîcheur atlantique !
Le peuple islandais était donc convié à trancher un dilemme existentiel : fallait-il supplier l'Union européenne de bien vouloir rouvrir les négociations d'adhésion — gentiment congelées depuis 2013 — ou admettre l'impensable, à savoir qu'on peut survivre treize ans hors du giron bruxellois sans finir dévoré par des ours polaires ?
Le couperet est tombé, avec une délicatesse toute nordique : un NEI limpide à 52,8 %, porté par un taux de participation famélique de… 81,6 % !
De toute évidence, les insulaires s'ennuyaient chez eux.
La géographie du vote est un chef-d'œuvre de cohésion : pendant que la jeunesse branchée et les ministères de Reykjavik votent OUI à 57 %, persuadés d'être le centre du monde, l'intégralité du reste de l'île — du Nord-Ouest (62,9 % de NON) jusqu'au Sud — renvoie l'UE à ses chères études.
Le plus savoureux reste l'efficacité clinique des épouvantails habituels. Mêmes les sorties de Donald Trump sur le Groenland voisin n'ont pas réussi à créer l'ambiance de panique requise pour emporter le morceau !
Il faut croire que la panoplie complète des menaces officielles — la Russie, la Chine, l'Iran et le grand méchant loup — peine à terrifier des gens qui vivent déjà sur un volcan. Que craindre de pire !
C'est tout le charme des consultations populaires : dès que le scrutin échappe à toute tentative de mise en scène et de trucage grossier, le résultat manque cruellement de discipline.
Sous l'Casque d'Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Trop tentant : Nei, c'est non !
RépondreSupprimerBonjour Rod :) Je partage ta joie et la lucidité des insulaires. Espérons qu'ils n'aient pas un "sarco-phage" planqué ....Pas trop long mon com' sinon, ça passe pas :(
RépondreSupprimerSalut Volti. Je cours dans tous les sens. Je me retape à vive allure. Quel été ! Je reviens de l'île de Bréhat où je n'avais pas mis les pieds depuis un petit moment. Beaucoup d'émotion à retrouver ce petit paradis où j'ai vécu pendant huit années. La Bise.
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