mardi 23 juin 2026

Kakastrouphe ! La Kakanikule est de retour !

Pixabay
Les présentatrices météo tombent le haut, le bas et les derniers scrupules pour serpenter d’un cerveau à l’autre, toute sinistrose dehors ! De quoi se rincer les korps et les rétines pendant que les banquises fondent plus vite que les promesses sanitaires affichées en 2003 lors du précédent et tragique épisode kanikulaire – 15 000 morts. 
Soleil de plomb, chaleur de merde, planète nue : vivement le retour du gel, qu'on remette une couche… de glace dans le pastaga ! Pas dans le whisky, sacrilège ! 
On rigole. On ricane. On dégouline. Les thermomètres explosent, les « records » tombent comme les textiles sur les plateaux télé, et chacun y va de son katastrophisme estival. 
La Kakanikule fait vendre du papier, du clic et de l'audience. 
Pendant ce temps-là, la grande vidange continue : celle des lits d'hôpital, des effectifs, des budgets et, finalement, des vivants. Restez chez vous. Ne sortez pas. C’est le confinement à vos frais. Mouillez-vous, vous aurez la double dose !
Car derrière le spectacle de la canicule, il y a une autre chaleur, plus insidieuse : celle des calculettes qui chauffent dans les cabinets ministériels. On ne soigne plus, on comptabilise. On ne protège plus, on arbitre. On ne prévient plus, on accompagne les dégâts en espérant que les statistiques refroidiront avant les consciences. 
Plus de vingt ans depuis la tragique canicule de 2003. Vingt ans de rapports empilés comme des linceuls, de recommandations transformées en papier recyclé, de discours solennels aussitôt évaporés sous le premier anticyclone. 
Vingt ans à savoir, à documenter, à répéter, comme si la vérité, à force d'être martelée, devait finir par devenir un simple bruit de fond. Comme la guerre. Comme les populations civiles écrasées sous les bombes. Comme tant d'autres drames que l'habitude anesthésie jusqu'à les rendre banals. 
Et pourtant, chaque vague de chaleur est un rappel brûlant. L'hôpital ne craque pas sous les degrés : il craque sous les décisions. Sous les budgets serrés comme des garrots, les lits fermés comme des cercueils, les soignants essorés jusqu'à la dernière goutte, alors qu’on ouvre les vannes à tout-va pour alimenter les caisses de quelques trafiquants d’armes, de drogue et d’humains du côté de l’Ukraine. 
La véritable canicule n'est pas météorologique. Elle est politique. 
 
Sous l’Casque d’Erby
 
 

1 commentaire:

  1. Le bonjour aux passantes et aux passants. Méchante panne de réseau !
    Eh, oui, il fait chaud. Vous ne vous attendiez pas à allumer le chauffage en plein été, tout de même ! Parce que si l’été n’est pas la saison de l’année où l’on peut jouir de la clémence du temps, où allons-nous ! La bonne journée.

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