dimanche 6 septembre 2015

Expo à Trélévern : reportage

Photo de la presse
Nous étions 25 artistes (dont 16 puisés dans « l’ArTche des sens ») de tous horizons et tous médiums, réunis par l’association Cat Trélévern pour une exposition d’art « Art Breiz » dans trois lieux d’expositions prêtés gracieusement par les propriétaires :  la mairie, un grand magasin à côté de la boucherie-charcuterie, et un petit local à côté du bar-tabac. Nous avons également exposé  dans les rues de la ville.

Sculpture de Françoise Desmaison
          Je voudrais rendre hommage à Françoise Desmaisons, membre de « l'ArTche » et un des piliers de « Cat Trélévern », car elle est l'organisatrice de cette expo. Malgré des conditions extrêmement difficiles, elle a porté jusqu’au bout ce beau projet.


 Le mot d’ordre était de ne pas ré-exposer dans les salles les mêmes artistes du mois d’avril, à moins qu’ils ne changeassent de médium ou de style dans un esprit de renouvellement. Dehors, tout était permis.



                           Ce fut une exposition magnifique, de diversité et de solidarité.






Photos de Jean-Michel Barrat



Nous avons malheureusement subi des actes de vandalisme répétés à l’extérieur. La première fois, des sculptures ont été recouvertes d'algues, nous avons alors considéré que c'était le prolongement d'une démarche artistique ....
La deuxième fois, la sculpture « Le korrigan » a été bousculée.

Sculpture de Pathys                                                                  Photo de Jean Ducouet

La troisième fois, cette même sculpture de Pathys, dont la conception a pris plus d'un mois, a disparu le matin du 14 août. Le bonhomme en paille, une sculpture de Françoise, fut enlevée elle aussi. Elle vient d'être retrouvée dans un fossé.

Photo de Jean Ducouet






 La sculpture en bois « L'oiseau », créée par Françoise,
Photo de Jean Ducouet




ainsi qu'une grande toile de         M art'IN, ont été saccagées.

Nous avons tristement porté plainte…








Nous ne devons pas oublier que les trente dernières années noires de la peinture ont rendu certains individus aigris quant à l’image de l’« artiste ».  La frustration est souvent la résultante de comportements spontanés violents.  Le chemin sera long pour redonner à l’art son indispensable place naturelle sur la place publique de nos sociétés... Nous continuerons à exposer du sens dans le but de redonner du sens à la vie...


 
 Sculptures de Françoise Desmaison non exposées cette fois-ci, mais qui se trouvent fort à propos





Pour ceux qui n’ont pas eu l’opportunité de se rendre à cette exposition, je vous relaie ici ce petit reportage photographique de Jean Ducouet, Robin Diaz et M art'IN, artistes exposants, pour un tour visuel de cet événement.

Commençons par l'entrée de Trélévern avec les masques de M art'IN :




Photos de M art'IN


Poèmes de Lediazec








































Araignée de Françoise Desmaisons - Photo de Jean Ducouet



Peinture de Monique Luyton - Photo de Jean Ducouet

À la Mairie
Monique Luyton, une de nos membres :

 
Photo de M art'IN

Photo de Jean Ducouet

Photo de M art'IN

Mairie, à l'intérieur
Naïg, peintre, nouvelle à « l'ArTche des sens »







Photos de Robin Diaz et M art'IN




Ensuite
René Glorion, peintre :



Photos de Robin Diaz et M art'IN

Puis
Jean-Claude Buisson, peintre :





Photos de Robin Diaz

Jean-Yves Boussougan, photographe :



Photos de Robin Diaz

M art'IN et Françoise Desmaison (sculptures sur les plots), Luyton Monique (sur scène), trois membres de l'ArTche.






 Sur le coté, dessins d'Erwan Le Scanf.







Devant, Claire Gablin, membre de l'ArTche, et son tricot, ou l'art de faire du lien entre tous.

Toujours photos de Robin Diaz



Derrière Claire, nous avons Robin Diaz, photographe, membre de l'ArTche, auteur de la plupart des photographies du reportage.





Derrière Robin Diaz,
Lepage, artiste peintre :


 Et
 Jean-Jacques Dugué, membre de l'ArTche, autorisé à ré-exposer car des marqueurs il y en a peu.







Puis les cinéastes de l'ArTche, dont les films défilaient sur une grande télé, j'ai nommé Miguel P.Diaz et Ivanhoé Merlin, qui ont réalisé quelques films pour l'Artche.

Photos de Robin Diaz et M art'IN
 

 À droite, photographies repeintes en numérique de M art'IN.



Des colliers en bois et des sculptures de Marie-Claire Le Houérou finissent l'expo de la Mairie :



Nous quittons maintenant la Mairie et allons dans les rues...





La frêle sculpture de Françoise Desmaisons nous montre le chemin (photo de Robin Diaz)...

Photo de Jean Ducouet



Photo de M art'IN



...ainsi que ses serpents
et son oiseau.




Photo de Jean Ducouet


Photo de M art'IN























Nous passons devant l'arbre raccourci de P.Diaz et M art'IN.

Photo de Jean Ducouet


En face, sur le pignon, deux des grandes toiles de M art'IN :

Photo de Jean Ducouet
Et puis la femme, sculpture de Nicole Scalbert.


Enfin, les sculptures peintes de M art'IN :

Photo de M art'IN

Photo de Jean Ducouet



Photo de Jean Ducouet


Photo de Jean Ducouet
Photo de M art'IN

Photo de Jean Ducouet

Laissons la rue un moment pour visiter l'expo dans le magasin, de l'autre côté du trottoir
(photos de M art'IN)...
 



Peinture à l'arrière-plan d'Ivan Chabrolhe

  







Le petit clown de Nicole Scalbert, membre de l'ArTche.
Très photogénique.

 Photos de M art'IN

À travers la vitrine, on peut voir la sculpture nouée de Patricia Berquin :


Photos de Jean-Michel BARRAT














 Entrons !





















Au fond, Soase et sa poterie artistique.

Photos de M art'IN


Le peintre Ivan Chabrolhe :




Et en face, Guillemette Clément,
photographe de l'ArTche.



Dans la pièce à côté, les photos de Jean Ducouet :




Photo de Jean Ducouet 
Kevin Le Pennec, musicien membre de l'ArTche, est venu nous offrir un concert de harpe celtique.

Sur le mur suivant, encore un photographe de l'ArTche : Jean-Jacques Furet :

Sortons pour voir la suite dans les rues...

Le iule de Françoise Desmaison :

Photo de Jean Ducouet

Sculptures de Françoise Desmaison

Photos de Jean-Michel Barrat


Photos de Jean-Michel Barrat

Peinture de M art'IN et poème de Lediazec, président de l'ArTche - Photo de Jean Ducouet


La girafe, sculpture de Françoise Desmaison - Photo de M art'IN


   Photo de M art'IN


Photo de Jean Ducouet


Les sculptures de Françoise Desmaison à la terrasse du bar...

Les fiançailles -photo de M art'IN


Le coup de mou - Photo de Jean Ducouet


Enfin, nous arrivons au petit local où exposait Monique Luyton.
Sculptures et peintures :













Kevin Le Pennec est également venu nous offrir un concert de harpe celtique en plein-air.

Voilà, ce reportage se termine sur un grande sculpture peinte de M ar'IN, en vous disant à l'année prochaine à Trélévern :








Sous l'casque d'Erby

vendredi 4 septembre 2015

Parlez-vous le Python ?

Si tout est relatif dans cette vie, il est des choses bien plus relatives que d’autres, question de perspective. Prenons nos cousins anglais. Comme tous les cousins, ils sont des nôtres, mais avec une variante culturelle qui pourrit durablement la vie des familles. Nous « adorons » leur humour distingué, ils « détestent » notre côté « J’ai tout vu, le retour ». Ils aiment leur cuisine, nous la nôtre. A la moindre occasion, de chaque côté du Channel, ça bipe dans les casques que c’est plaisir à lire, à voir ou à entendre. C'est la guerre ! D’un côté Shakespeare, de l’autre, Molière, Corneille ou Diderot. Entre ces monstres du corgnolon, un bras de mer, un tunnel et des bateaux ! Des vagues et des roulis. Dès que l’un de deux fronts a l’occase, il tire sur l’autre !
En cette période de rentrée où nos chères « têtes blondes », de par le monde, sont invitées à intégrer, avec grâce et discipline, la soupe culturelle qui leur servira de bagage tout au long d’une vie d’esclavage, au gré des paliers qu’elles franchiront, dans la souffrance et le dégoût pour beaucoup, nous découvrons qu’en perfide Albion l’innovation n’est pas un vain mot : il n’y a pas que les humains pour occuper les esprits et alimenter le frisson, puisque le Python, us et coutumes, fait son entrée dans la programmation scolaire dès le primaire, devant – tenez-vous bien ! – le Français ! En effet, selon une étude statistique publiée par Ocado Technology, le Python  devance de plusieurs reptations notre belle langue hexagonale, tant décriée mais toujours enviée ! Oh, la sale étreinte !
Mais le mieux est que je vous laisse découvrir pourquoi les parents anglais poussent leurs enfants à opter pour le Python – qui n’est pas l’animal sympathique auquel vous pensez, avec lequel certaines personnes s’exhibent sur les plateaux télé, mais bien quelque chose d’autre – plutôt que le verbe merveilleux de Jean-Baptiste Poquelin : « 60% des parents d'élèves encouragent leurs enfants à apprendre les bases du Python plutôt que de s'intéresser à la langue de Molière, ce qui leur permettrait de s'assurer un avenir professionnel serein dans le domaine des nouvelles technologies »… Parce que, tout simplement, s’ils ont la City pour gouverner financièrement le monde, nos amis et cousins anglais découvrent horrifiés que le pays « connaît une pénurie massive du nombre d'ingénieurs logiciels et de spécialistes de l'informatique, ce qui rend particulièrement difficile l'expansion de l'économie numérique ».
Pour le moment ni Najat Vallaud-Belkacem (ministre de l’Education), ni Fleur Pellerin (ministre de la Culture), pourtant prolixes en déclarations, n'ont pipé mot sur ce camouflet. Rien n’ayant filtré sur la riposte qu’elles préparent, nous sommes supposés penser qu'elles pensent que si « la parole est d’argent, le silence est d’or » ! Ce qui politiquement n'est pas une attitude souhaitable chez des personnes qui ont toujours des choses à dire ! Feront-elles honneur au Prince des lettres (nôtre Molière !), le citant dans un bref communiqué pour contrer la langue bifide de nos retors cousins de la côte  ? : « Là où la chèvre est liée, il faut bien qu'elle y broute. » ?...


Sous l'casque d'Erby