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La loi est la loi et nul ne saurait s’en soustraire, encore
faut-il savoir de quelle loi il s’agit et qui l’a écrite. Car si la chose est souvent
martelée, il est rare qu’elle s’applique aux yakuzas de la classe haute,
souvent suspectés, parfois mis en examen, couramment relâchés, voire même
blanchis ! La pratique est si banale qu’on se demande à quoi cela sert d’engager
des procédures pour corruption, ou autre chef d’accusation du même ordre, sinon
à dépenser de l’argent qui serait plus utile dans des domaines en état de survie.
Le pauvre qui vole de quoi se nourrir dans une grande surface, parce qu’il n’a plus de boulot, parce que le maigre subside qu’il perçoit ne suffit pas pour joindre les deux bouts, c’est un délit et, à ce titre, est jugé et condamné à traîner une honte durable. Le PDG d’une grosse entreprise, désigné pour, vite fait, bien fait, licencier des milliers de salariés en un temps record pour la prospérité des actionnaires – mercenaire du capitalisme – a droit à tous les égards et c'est contractuel : forte récompense quand il quitte son fauteuil, après avoir ruiné de milliers de foyers. On appelle cela le « parachute doré » ou « golden parachute ». Nom que l'on donne à une gratification de départ, contrat passé entre le dirigeant susnommé et la « société anonyme » ou grosse entreprise qui l’emploie pour passer l’aspirateur dans les coins, planifiant la misère à grande échelle, liquidant de l'employé à tour de bras, sans plus de scrupule, puisque-là était et demeure son job. Plus l’acte de banditisme commis est important, plus le dirigeant se montre consciencieux dans le nettoyage, plus la ristourne est élevée et plus ces criminels ont la reconnaissance de la nation, se voyant régulièrement cités en exemple par la classe politique soumise aux lois des requins, arborant au revers des vestons Légion d’honneur et breloques diverses, distribuées à la chaîne, pour actes de dévouement, de bravoure, de générosité, et j’en passe !
Le pauvre qui vole de quoi se nourrir dans une grande surface, parce qu’il n’a plus de boulot, parce que le maigre subside qu’il perçoit ne suffit pas pour joindre les deux bouts, c’est un délit et, à ce titre, est jugé et condamné à traîner une honte durable. Le PDG d’une grosse entreprise, désigné pour, vite fait, bien fait, licencier des milliers de salariés en un temps record pour la prospérité des actionnaires – mercenaire du capitalisme – a droit à tous les égards et c'est contractuel : forte récompense quand il quitte son fauteuil, après avoir ruiné de milliers de foyers. On appelle cela le « parachute doré » ou « golden parachute ». Nom que l'on donne à une gratification de départ, contrat passé entre le dirigeant susnommé et la « société anonyme » ou grosse entreprise qui l’emploie pour passer l’aspirateur dans les coins, planifiant la misère à grande échelle, liquidant de l'employé à tour de bras, sans plus de scrupule, puisque-là était et demeure son job. Plus l’acte de banditisme commis est important, plus le dirigeant se montre consciencieux dans le nettoyage, plus la ristourne est élevée et plus ces criminels ont la reconnaissance de la nation, se voyant régulièrement cités en exemple par la classe politique soumise aux lois des requins, arborant au revers des vestons Légion d’honneur et breloques diverses, distribuées à la chaîne, pour actes de dévouement, de bravoure, de générosité, et j’en passe !
La liste de ces prospères de la république est si longue
qu’avec elle on pourrait ouvrir les yeux des morts !
Nous voici aujourd’hui en présence de Michel Combes, un affreux dans la masse des nervis du capitalisme, ex-PDG d’Alcatel-Lucent,
né un 29 mars sous le signe du Bélier : 29 mois à la tête du groupe, comme sa date de naissance, des
milliers de licenciements dans le monde, dont quelques centaines en France et
une récompense de départ qui pourrait s’élever à 14 millions d’euros ! Pourquoi tu tousses, Tonton, le rhume des foins ?...
Le ci-devant Michel Combes quitte Alcatel pour Numericable-SFR où l'attend sans aucun doute un job du même genre. Est-ce dire que d’ici trois petites années, il quittera Numericable pour une nouvelle mission avec une prime de valeur équivalente après avoir dégommé des centaines ou des milliers de salariés ?...
Le ci-devant Michel Combes quitte Alcatel pour Numericable-SFR où l'attend sans aucun doute un job du même genre. Est-ce dire que d’ici trois petites années, il quittera Numericable pour une nouvelle mission avec une prime de valeur équivalente après avoir dégommé des centaines ou des milliers de salariés ?...
Pour l’heure la chose fait du barouf dans les consciences : le ban et arrière-ban
de la gouvernance d’entreprise, du Medef au Haut comité du gouvernement
d'entreprise et l'Autorité des marchés financiers
(le gendarme de la Bourse français, tu parles !), un bidule qui juge de la bonne conduite s’en
sont émus et envisagent d’examiner le dossier pour, dit-on sans rire, vérifier
qu'il n'y a pas d'« irrégularités ». Oubliant de souligner que ce n'est pas d'irrégularité dont il s'agit mais d'obscénité, tout simplement !
Une chose est sûre : Michel Combes et ses congénères ne font pas partie
de ces millions de français faisant la queue chez le buraliste pour valider
leurs grilles de loto, rêvant du jackpot. Ils ont déjà décroché le
gros lot !















