mercredi 7 mai 2014

L'Avenir selon François Hollande

Hier, François Hollande s'exprimait sur les ondes. Une orgie. Voici en images la substance de son intervention :

LE PASSÉ



LE PRÉSENT


L'AVENIR


mardi 6 mai 2014

Les 2 ans de François Hollande à l’Élysée, tétine pour tous !

Erby
Ce qu'il y a d'amusant avec François Hollande c'est son apparente banalité, ce côté ordinaire et un peu nouille qui se dégage de sa personnalité et dont il se sert pour paraître plus stupide qu'il n'est afin de mener ses petites affaires tout seul comme un grand. Arme a double tranchant, puisque, le prenant au mot, les français lui ont donné, à la scène comme à la ville, un seul et même costume. Autant dire que pour célébrer sa deuxième année passée à l’Élysée devant les étranges lucarnes  il n'a rien à se mettre sur le dos pour aller faire la teuf avec le peuple d'Hexagonie.
Mais avant de passer à l'apéritif, il a jugé primordial de s'adresser à l'assistance pour faire œuvre pédagogique, la convaincre que le chômage, tout comme le fromage, est un corps décomposé qu'on affine pour atteindre l'étape la plus importante, celle du goût, donc du plaisir et du bonheur. D'où la nécessité de cette campagne de mastication médiatique de grande envergure afin de faire passer une vulgaire contrefaçon pour un produit haut de gamme.
L'homme n'est certes pas populaire (la chose est historique dans le cadre de sa fonction), mais assez maquignon – qui ne l'est pas un peu dans l'ancien fief de Chiracuse ? – pour nous la jouer « Marianne j'ai fait un rêve merveilleux », alors que la Marianne est chômeuse de longue durée, radiée des services, abonnée aux banques alimentaires, où elle fait la queue le vendredi matin en compagnie d'une foule de plus en plus nourrie, est déjà chez le juge des affaires matrimoniales avec la marmaille agrippée au pan de la robe, pour obtenir le divorce, la garde des enfants et le droit à la pension alimentaire.
Dans son complet bleu nuit, qui lui sert aussi de pyjama, visage marmoréen, ponctué du sourire benêt qu'on lui connaît, jouant merveilleusement l'idiot du village, monsieur garde cependant une posture solennelle devant ses détracteurs. La crise, le chômage, la vie maritale, les coups de canifs dans le contrat, tout ça n'est que complot, indignité, malfaisance, l'œuvre d'esprits particulièrement torves ... Donnez-moi trois ans, monsieur le procureur, monsieur le juge, et le chômage je le fais disparaître en même temps que le Pôle Emploi et la Sécurité Sociale. Sans Pôle Emploi, sans Sécurité Sociale, sans prestation d'aucune sorte, plus de chômeurs, plus de communistes, plus d'antisémites, plus d'anarchistes, rien que des parasites ! Et que fait-on avec les parasites, monsieur le juge ?... Ah, Ah !... On les envoie faire la guerre, au Mali, en Centrafrique, en Ukraine, si besoin est, les destinations sont nombreuses !...
Désarmé devant l'audace dialectique du défendeur, à l'instar de ses semblables les agriculteurs et autres suicidaires potentiels, le juge, qui est aussi un homme, s'est suicidé. On a retrouvé le corps sans vie au pied d'une pile de dossiers, sorte de colonne Vendôme, dans les sous-sols du Tribunal.
A l'heure où nous mettons sous presse rien ne laisse supposer qu'il y ait relation de cause à effet...


Sous l'casque d'Erby



lundi 5 mai 2014

MADE IN USA

Source
La mythologie du super-héros américain célèbre les pouvoirs magiques du modèle yankee d' « american way of life », son « struggle for life » et bien sûr sa « Liberty », flambeau que brandit la gigantesque statue du port de New-York...
L'une des images de ce héros « made in USA » fut le mexicain Zorro, défenseur des pauvres et des opprimés, mais il fut supplanté par la figure du très valeureux « cow-boy à la conquête de l'ouest », face au sauvage et fourbe « peau-rouge », etc.. Zorro (renard en espagnol !) avait son épée et son sens de la justice sociale. Cow-Boy son colt et sa soif de conquête, d'abord pour ses vaches, bientôt son blé, son pétrole et son or... Et son cinéma hollywoodien glamour et moral. Son Superman, Spiderman, Soldat O'Brian, etc. Toujours « politiquement correct », US-made. Sauveur Modèle...
Deux siècles après Zorro, une bonne partie du Mexique est annexé et le reste est soumis. Ainsi qu'une majeure partie du continent américain. D'autres très vastes zones sont étroitement contrôlées (Océan Pacifique...). Le vieux berceau européen est « allié » comme pot de terre au pot de fer. Les bases militaires US (+OTAN...) essaiment un peu partout, ainsi que flottes maritimes et aériennes, des sous-marins nucléaires aux bombardiers et missiles nucléaires... : le modèle démocratique US s'impose par la guerre de conquête en cas d'insoumission aux règles du marché libre... $ FIRST !
Aïe, ça coince, côté dollar, trois grandes guerres mondiales plus tard ! Guerres « chaudes » pour les 2 premières, dite « froide » pour la 3° .Qui fut la plus longue (1945-1992, environ). Très meurtrière pour bien des peuples (Corée, Vietnam... Amérique Latine, Moyen Orient, Afrique, Europe de l'Est). Mais très « froidement » idéologique entre propagandes dites du « monde libre » et « communiste ». Alors qu'il ne s'agissait que de deux dictatures d'ambition mondiale. Vrais concurrents (en domination géostratégique d'empires de même nature), faux ennemis en termes de lutte de classe . Dictatures complices, au fond, l'une du $ US et l'autre du jaloux Staline. En course de rentabilités et armements... Ce qui ouvrit la voie à la restauration complète du capitalisme en Russie, Chine, etc.
*
L'écroulement du « rêve communiste mondial », si mal parti dès 1920, n'a pas pour autant assuré la suprématie du dollar : La férocité des deux puis du seul « libre » renard dans le poulailler nommé Terre a semé, sème désastres !. Le capitalisme borgne devenu aveugle tue la Planète en se suicidant.
Aux États-Unis comme ailleurs, bien des « veilleurs d'alerte » alarment. Pour ne citer que ceux que je connais : James Baldwin, Bob Dylan, Joan Baez, Jack Kerouac, Edward Zinn, Chomsky... Il y en a d'autres, actuels comme Naomi Oreskes (historienne à Harvard) et Erik Conway (historien à la Nasa) dont le livre vient de paraître en Français  aux éditions Les Liens qui Libèrent : L’effondrement de la civilisation occidentale. Un essai de prospective (jusqu'en 2093!) vif et brillant, qui se veut une alerte sur l’avenir même de notre civilisation : Pourquoi restons-nous inactifs, alors que nous disposons d’informations scientifiques robustes sur le changement climatique ? ( « En 2023, l’année de l’été perpétuel, il y a 500 000 morts et 500 milliards de dollars de perte » etc.). Foisonnant d’érudition cet essai rigoureux veut tenter de lutter contre les obscurantismes intéressés : « Panique, émeutes, migration de masse, hausse explosive des populations d’insectes, épidémies. L’ordre social s’effondre dans les années 2050 et les gouvernants, acquis à l’idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d’une intervention massive de l’État »… 
 
*
Tel est le contexte, fondamental, que je crois nécessaire de rappeler à l'heure où s'agite à nouveau un péril de reprise de guerre mondiale, froide ou chaude, suicidaire.
Car une troisième « alarme rouge » s'allume en Ukraine. Après celle, seconde, de Syrie – où une révolte authentiquement populaire contre un tyran local a été transformée en guerre civile (comme en Espagne en 36-39). Et après celle, première, qui tinte depuis 1948 avec la conquête sioniste de la Palestine – où ne vivent pas des tribus de « peaux-rouges » dispersés en vastes plaines, mais la part vibrante d'immenses peuples arabes !...
Oui, les temps ont changé, la mythologie du cow-boy et l’esbroufe du dollar-roi s'effondrent.
Oui, nous apprenons à guérir (pour ceux, si nombreux qui y ont cru) du rêve de l'avenir radieux de l'humanité tracé par le pays du « socialisme réel de l'URSS », puis de « la Chine-qui-s'est-mise-en communes »...
Oui, la mouvance de l'anarchie a repris vigueur et sème ses graines d'avenir. En voici pour finir un seul exemple : Dans « Un million de révolutions tranquilles ». 
Bénédicte Manier fait un beau tour du monde. L'ouvrage est sous-titré « travail /argent /habitat /santé /environnement : comment les citoyens changent le monde » : De simples citoyens dans de petits villages ou de grandes villes, d'Asie, d'Amérique, d'Europe ou d'Afrique, célèbres ou inconnus, tous ont engagé localement de petites révolutions dans le domaine de l'habitat, de l'entreprise, de l'agriculture, de la santé (paru nov 2012, les liens qui libèrent, 326 p., 22€). A lire absolument ! 

Sur le sujet :
Du Monde libre


Sous l'casque d'Erby


EXPO ROUMANIE - BUCOVINA


dimanche 4 mai 2014

Sic du dimanche

De la Zyc de femelles pour réveiller nos sens noyés dans les horribles infos de la semaine.... Celles-là sont extras ! Messieurs accrochez-vous, ça décolle avec Salut Salon. Quatuor féminin hors du commun.

"We'll meet again"

La dispute

Lady-Power im Quartett

"Adios Nonino"



Sous l'casque d'Erby

Un pour tous, tous pourris (Coluche)...

samedi 3 mai 2014

Où es-tu, liberté ?

Contre-jour

Où es-tu Liberté ?
A contre-jour,  contre-sens,  contre-vérité,
Tu longes des chemins éclatés.

Où es-tu Liberté ?
A force de tours, de violences légitimées,
Tu plonges tes mains dans l’étrillé.

Où es-tu Liberté ?
A fondre pour l’extravagance  déviée
Tes errances manquent de nous asphyxier

Où es-tu Liberté ?
Plus tu t’éloigne et moins je te sens
pourtant tu témoigne dans le sang

Où es-tu Liberté ?
Plus tu frisonnes, plus t’emprisonnes
sauras-tu expier  tes consonnes ?

Où es-tu Liberté ?
Plus, que  de craindre tes maldonnes,
je rêve, d’entendre le vrai qui sonne

Où es-tu Liberté ?
Si pareil au vol de l’abeille
le poison aura force de te tuer

Où es-tu Liberté ?
Je crains qu’avec toi ne meure
l’essence même de ce qui fut animé.

vendredi 2 mai 2014

jeudi 1 mai 2014

1er Mai

Je vous l'annonce de suite : je déteste les célébrations ! Ça m'agace à un point qu'on n'imagine pas. Tout pareil que pour le rituel des  adieux à la gare. Je trouve cela inutile et désagréablement noueux. Non, ce que j'aime dans les gares, c'est les arrivées. Bienvenue en enfer !
Je déteste les célébrations. Tout minot, quand je matais les grandes personnes, viocs, assoupis, prosternés de toute nature, se livrer au salamalec à l'église ou dans les lieux publics devant plus puissant que nous, ça me mettait dans une rogne ingérable...
Plus tard, ayant intégré certaines règles, acquises à coups de férule, voyant les gars de ma génération reproduire le même schéma - au final on ne fait que copier/coller ce qu'on nous inculque -, ça faisait déborder la boîte à rouscailler que c'était Fol-dram.
Quel monde, mais quel monde ! Pour un oui, pour un n'importe quoi, forcément dramatique et injuste, célébration ! De la mort du bébé phoque à la mue de l'aiglon, victime prématurée d'une balle de fusil de chasse ; du moineau au piaf le plus insignifiant, phagocyté par son prédateur naturel, célébration !
Fidèle au rendez-vous des pleurnichards, mes amis de la loose, comme disent ces sales capitalos, ont pris rendez-vous commémoratif pour un déploiement massif de bannières, pour luter « contre l'oubli » et pour quelques revendications ponctuelles, en souvenir des ouvriers de tout bord défalqués pour nourrir grassement les gangsters qui gouvernent le monde depuis la nuit des temps, avant, pendant et longtemps après les grèves sanglantes du mois de mai 1886 à Haymarket Square, Chicago. Comment peut-on oublier que la racine sous les arpions c'est pas du muguet ?...
Marche bitumesque, lâcher de mouchoir, ramassage du matos, deux ou trois commentaires plus ou moins « impertinents » sur le « mal que l'on nous fait », la « mal organisation de festivités », le « manque d'unité chez les exploités », chacun vantant le produit dérivé de sa chapelle, probablement fabriqué par des ouvriers chinois ou indiens, pour, in fine, sans concertation formelle, date est prise pour la prochaine commémoration, un massacre quelconque perpétré par le haut gratin au nom de la patrie et de sa saloperie de morale, pas plus tard que la semaine suivante, tant le calendrier ne manque pas d'atrocités à commémorer.
1er mai ou pas, les célébrations, ça me gonfle !

Liens :
1er mai 1891
Le travail tue
 



Sous l'casque d'Erby