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Sans donner dans le délire vociférant des joies éphémères, oui, cette victoire du non est heureuse. Reste à savoir maintenant si la voix souveraine du peuple va être entendue et surtout respectée, à savoir, obliger la Troïka à desserrer l’étreinte, ce qui était l’objectif de Tsipras et de Syriza avec l’organisation de ce référendum, nullement dans l’intention de quitter la zone euro, comme on l’a mensongèrement écrit afin de briser l’unité du mouvement, mais de reprendre les négociations pour empêcher l’asphyxie.
Pour l’instant, depuis l’annonce officielle des résultats, les invitations à diner se multiplient dans les chancelleries. Ça n’est plus de la politique mais des salons de la gastronomie auxquels sont conviés les citoyens pour, entre poire et fromage, être gratifiés du traditionnel rototo devant les caméras du monde.
Le coup de tonnerre de dernière minute venant de Grèce avec la démission de Yanis Varoufakis le jour même de la victoire historique. Choix politique surprenant qu’on explique comme un geste « utile » pour aider Tsipras à faire « aboutir » les négociations, sa présence dérangeant grandement certains parrains du gang de l’Eurogroupe. C’était de leur part non point une suggestion mais un ordre. Démission d'une élégance rare dans le milieu politique dont la lecture est d'ores et déjà diversement interprétée mais vivement saluée par la « gauche alternative » française, de Cécile Duflot à Eric Coquerel, comme un sacrifice « digne » et salutaire pour la Grèce ( ?!)…
Quoi qu’il en soit, il va falloir redoubler de vigilance, les coups vont pleuvoir de toutes parts : que ne survienne par enchantement un petit coup d’Etat, comme certains amis le suggèrent avec raison, sous le titre hollywodien de The colonels is back !
Sous l'casque d'Erby

