lundi 17 août 2026

Ceuta, prochainement chez nous.

 
Silence, on viole. 
Silence, on agresse. 
Silence, on se tait. 
Et dans ce silence, tout est permis. 
Le droit d’accepter. 
Le devoir de se courber. 
La punition pour qui refuse. 
L’opprobre pour qui parle. 
La honte sur les victimes, coupables de déranger l’ordre établi. 
Au nom des agresseurs, on réclame le calme. 
Au nom de la paix, on exige le silence. 
Au nom du vivre-ensemble, on doit la fermer. 
Le droit pour eux. 
Le bâillon pour les autres. 
Chez nous, ils décident, imposent, prennent la place. 
Puis, on nous somme de nous réjouir. 
Place nette est faite. 
On entre sans frapper. 
On déplace les meubles. On retourne les tables. On pisse dans nos assiettes. 
On chie dans nos gamelles. 
Et pendant que nous nettoyons, on exige compréhension. 
Ne pas dire. 
Ne pas nommer. 
Ne pas regarder en face. 
Sourire. 
Acquiescer. 
Supporter. 
Parce que parler c’est provoquer. 
Refuser est intolérance. 
Résister est coupable ! 
Silence ! 
Le silence des consignes. 
Un silence organisé pour protéger l’agresseur et isoler la victime. 
Mais il n’efface ni la honte ni le crime. 
Il ne change pas l’imbuvable en eau potable. 
Il ne transforme pas l’agression en droit, ni l’humiliation en respect. 
Nous n’avons pas à faire bonne mine pendant qu’on nous piétine. 
Le devoir de dire non. 
Le droit de parler. 
De stopper la violence. 
Le droit inaliénable à l’insoumission. 
Lorsque le silence devient la règle, s’insurger est un acte de survie ! 
 
Sous l'Casque d'Erby 
 
 

2 commentaires:

  1. Le bonjour aux passantes et aux passants. Redondant ? Mais, quand trop c'est trop, on fait quoi ?

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    1. Chuuuuut !!!!!... "Res non verba"... Et vive Bakounine !.. ;-)

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