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Pareil avec la politique.
La gauche, la droite… c’est le même cordonnier sadique qui décide de la pointure.
Ils arrivent sur les planches comme des comiques de scène en fin de droits, chauffent la salle à coups de promesses, et dès que les projecteurs s’éteignent, on se retrouve seul avec un technicien dépressif et une claudication républicaine.
C’est le Festival de Cannes banalisant ou cachant les délits sexuels sous le tapis. C'est tout juste si les victimes ne sont pas les coupables !
Le système, c’est le moule universel. Que vous ayez le pied égyptien, le grec fier de son moignon qui dépasse, ou le pied carré — ce militant discipliné, nourri au grain et à l’exclusion doctrinale —, le bureau climatisé de l’administration a tranché : vous rentrerez dans du 40 standard !
Et si ça dépasse, on taille !
On vend ce supplice comme on nous vend Internet : « C’est pour votre confort, pour votre sécurité ! ».
Tu parles ! Chaque pas, chaque clic est une empreinte que des marchands de données ramassent avec la dévotion d'un fétichiste en manque de symboles.
On nous surveille avec la tendresse d’un contrôleur fiscal qui vient de débusquer un compte aux Bahamas caché dans la chaussette gauche d’un cul-de-jatte !
Le citoyen moderne, grand naïf, cherche désespérément une semelle orthopédique pour supporter le bitume social et un VPN pour masquer ses verrues numériques.
Aujourd'hui, les fournisseurs de réseaux privés sont les nouveaux podologues de l’angoisse. Orwell ne disait rien d’autre. Ils font leur beurre sur notre peur de finir déchaussés devant le grand serveur central.
Regardons les choses en face : raquer pour un VPN quand on est déjà fiché, traqué et géolocalisé, c’est comme demander une cellule avec moquette pour ne pas avoir froid aux pieds. On n'achète pas la liberté, on achète la version molletonnée de notre captivité.
Restent les indociles, les unijambistes du système, les Bretons têtus qui refusent de payer pour deux godasses quand ils n'ont qu'une jambe, et tous ceux qui voient bien que l'Internet « libre » est devenu un péage à ciel ouvert où l'on taxe même vos soupirs.
On est en train de danser le « Pied-bot Tango du monde » !
Alors, soyons fous, soyons utopistes : exigeons le sur-mesure ! Un monde dans lequel l’on ne s’excuse plus d’avoir le gros orteil qui part à gauche ou le talon qui refuse de suivre la marche. Un monde dans lequel l’on aurait enfin chaussure à son pied… et le droit sacré de marcher hors des clous, sans laisser des traces de pas sur le serveur du voisin.
En attendant, continuons de boiter. Ça donne un genre.
Sous l’Casque d’Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Un mois de mai qu’on peut résumer d’un mot : week-end. Avec ça, un de ces temps qui s’accroche à la mémoire comme le symbole de l’insouciance, du ciel bleu et du farniente, ce qui contraste avec l’état général du monde. Profitons-en, tant qu’il est encore temps. La bonne journée.
RépondreSupprimerRodo un samedi matin ensoleillé et chaud : c'est le PIED !
RépondreSupprimerDe la Côte de Granit Rose à la Côte d'Azor, c'est le meilleur ! Santé, mon frère !
JC