dimanche 4 janvier 2026

Venezuela : la piraterie politique comme mode de gouvernance mondiale ?

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Dans un monde dans lequel les valeurs semblent s’inverser au gré des intérêts, le Venezuela incarne un nouvel épisode d’un spectacle bien connu : celui de la piraterie politique. Sous couvert de principes universels — démocratie, droits de l’homme, probité — se jouent en réalité des logiques de prédation, où la fin justifie tous les moyens. Rien de nouveau sur terre ! La comparaison avec « Pirates des Caraïbes » n’a rien d’anodin : ici, le candidat est le maître du jeu. Il impose le tempo, mettant en scène une téléréalité géopolitique où les coupures publicitaires sont des contrats juteux, et les spectateurs, des opinions publiques manipulées. Là où il y a de la richesse, il y a forcément crime !
  
Un scénario déjà vu
  
L’Amérique latine, laboratoire historique des ingérences étrangères, la CIA en particulier, voit resurgir des méthodes éprouvées depuis Allende, en passant par l’Irak, la Syrie, et demain peut-être l’Iran. Ah, l’Iran ! Et le Mossad dans tout ça ? La diplomatie, réduite à un leurre pour « esprits crédules », laisse place à une realpolitik cynique : la démocratie devient un concept à géométrie variable, brandi contre les « vilains-affreux » de l’extrême-droite ou du socialisme radical, selon les besoins du moment. Sachant qu’aucune de ces deux composantes n’a la moindre chance de saisir la poêle par le manche. 
Qui ne sait pas cela nécessite une thérapie urgente ! 
 
 La contrefaçon des principes  
 
Le paradoxe est saisissant : on assiste à une appropriation illégitime des discours sur la probité morale et la légalité internationale. Avons-nous entendu notre belle et démocratique UE avancer le moindre reproche ? Elle qui cautionne l’innommable en Ukraine, comment le pourrait-elle, sans se brûler la langue ? Les ressources du Venezuela — pétrole, or, infrastructures — sont convoitées sous prétexte de « restauration démocratique », tandis que les sanctions et les pressions asphyxient une population déjà exsangue et hautement manipulée. La violence économique, les détentions arbitraires et les blocages institutionnels deviennent des outils de « normalisation », au mépris du droit international.  
 
Et demain ?  
 
Si la « piraterie » — vol, violence, détention illégale — est aujourd’hui un mode opératoire assumé, que reste-t-il comme alternatives ? La question dépasse le Venezuela : elle interroge la capacité des nations à résister à la loi du plus fort, et à réinventer une gouvernance mondiale fondée sur le respect mutuel plutôt que sur la rapine. Restons humbles sur ce point précis.  
 
Perspective 
 
Le Venezuela n’est qu’un épisode d’une série plus large, où les puissances traditionnelles, loin d’être sur le déclin, comme certains commentateurs le suggèrent, réactualisent leurs méthodes. Face à cela, la vigilance citoyenne, la transparence des médias et la mobilisation internationale pourraient être les seuls remparts contre cette banalisation de la piraterie politique. 
Un vœu bien pieux ! 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 

 

2 commentaires:

  1. Le bonjour aux passantes et aux passants. Ce n'était pas prévu, mais quand il y a le feu au lac... Je n'aime pas intervenir à chaud, c'est la première chose à faire si on veut éviter le plantage, mais, une fois n'est pas coutume. La meilleure journée possible à toutes et à tous.

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    1. Pour être sinon complet, tout au moins assez lucide pour éviter les pièges grossiers, voici le commentaire que j'ai posté chez Les Renards Futés à propos de la CIA, tireuse de ficelles, comme chacun sait :
      La CIA est un monstre qu’aucun président, si déterminé qu’il soit, ne peut vaincre. Au mieux, s’il veut sauver sa peau, il baisse son pantalon jusqu’aux chevilles… Vous devinez la suite.
      La CIA, c’est l’hydre de Lerne, monstre mythologique marin, célèbre pour ses multiples têtes et sa capacité à régénérer celles qu’on lui coupait.  Ce fut le deuxième des douze travaux d’Hercule. La bestiole vivait dans les marais et ravageait la région en empoisonnant les eaux et en dévorant les troupeaux et les voyageurs.
      Pour dire jusqu’à quel point la mission paraissait impossible, qu’Hercule eut besoin de l’aide de son neveu Lolaos, pour en venir à bout ! Combien d’Hercules, il faut de nos jours pour venir à bout de la réplique du monstre ? Et combien d’Iolaos pour l’aider à le terrasser ?

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