mardi 24 mars 2026

Trump, vendeur d’empires avec vue sur guerre.

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Donald Trump, président-bateleur d’un empire qui donne des signes d’essoufflement, a fait de l’incohérence son produit phare. Un jour, il évoque l’annexion du Canada ; le lendemain, il propose d’acheter le Groenland ; un peu plus tard, il promet de mettre l’Empire du Milieu au pas. Sous les applaudissements ou les huées d’une opinion publique savamment travaillée pour réagir à la demande, Donald Trump aura introduit en politique les méthodes d’un vendeur d’appartements avec vue sur la marina.
Cette manière d’aborder la chose publique peut prêter à sourire. Nombre d’électeurs, lassés par les discours de plus en plus convenus des ténors de la politique traditionnelle, y ont vu un air de jouvence. Ils lui ont accordé cette confiance minimale qui suffit à porter un homme jusqu’au sommet de l’État, pensant qu’avec lui s’en était fini de l’État profond, cette tumeur maligne. 
Mais la politique, quoi qu’en pensent les amateurs de slogans et de coups de menton, n’est pas la vente d’un bien immobilier à des acquéreurs déjà conquis.
Lorsque les choses sérieuses commencent, il ne s’agit plus de masquer une fissure dans un mur ou de repeindre une façade défraîchie pour lui donner l'aspect du neuf. Il s’agit de guerres véritables, avec leurs morts bien réels, leurs villes détruites qu’il faut rebâtir des fondations jusqu’aux toits.
Il s’agit d’une planète sous tension et de milliards d’individus dont l’existence dépend des caprices d’une minorité de dirigeants irresponsables ou criminels. 
C’est peut-être dans sa chair et dans son orgueil que Donald Trump éprouve aujourd’hui les effets du piège dans lequel, selon certains, les sionistes l’auraient entraîné. Trop tard, sans doute.
D’autres observateurs, plus audacieux encore, avancent une hypothèse inverse : le bourbier iranien ne serait pas un piège tendu à Washington, mais un piège habilement tendu par ce vieux renard de promoteur immobilier à des dirigeants israéliens trop sûrs de leur supériorité. 
L’objectif ultime de cette supposition serait alors, disent-ils, la disparition de l’État d’Israël, afin que le Moyen-Orient retrouve la paix qu’il a perdue depuis son implantation.
L’hypothèse est sibylline. Pour ne pas dire très audacieuse. Si un tel scénario venait à se matérialiser, il faudrait songer à ériger une statue à la mémoire de ce stratège improbable.
Donald Trump ne serait certes pas le Messie. Mais il s’en rapprocherait. 
En attendant, peut-être faudrait-il laisser Israël se débrouiller seul avec ses guerres et son expansionnisme mégalomane. 
C’est probablement à ce moment-là que l’on pourra dire que la fin de ces conflits ne serait plus qu’une question de jours. 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 

2 commentaires:

  1. Le bonjour aux passantes et aux passants. Je suis dans la trépidation. Désolé si je ne réponds pas tout de suite aux commentaires, mais je suis débordé. Tout à l'heure. Pour le moment, je vous souhaite la bonne journée.

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  2. Bonjour Rod, ;) on en est tous là, c'est la "débordation" en ce printemps qui s'annonce. Souhaitons qu'on puisse en profiter au mieux et ça,.... ça ne dépend pas de nous. Avons nous été "Trumpés" ou avons nous affaire à un stratège hors pair ?? Dans ce salmigondis mondial, difficile de se prononcer avec certitude. Je me contenterai donc d'espérer, que la vague scélérate ne va pas trop nous secouer et qu'il nous restera une boite de raviolis (beurk!) à partager. Bisous !!

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