![]() |
| Image IA |
Parler de l’Iran dans le contexte actuel, dire que c’est lui l’agressé et non le contraire, vous expose à des accusations rapides de complotisme, d’alignement idéologique ou d’hostilité envers Israël. C’est juste si on ne vous offre pas le turban en guise de ralliement. Pourtant, analyser les rapports de force au Moyen-Orient et la déculottée subséquente des agresseurs devrait relever d’un exercice politique et stratégique, et non de l’appartenance à un camp !
La confrontation actuelle s’inscrit dans un projet géopolitique ancien entre l’Iran, Israël et les alliés respectifs. De moins en moins, notons-le, les États satellites, voyant venir le traquenard, se désistent les uns après les autres. Ils refusent de s'engager dans ce qu'ils perçoivent comme une opération d'amateurs, née de l'insolence d'un pouvoir qui a cru que le monde suivrait aveuglément son délire expansionniste.
Les États-Unis et Israël défendent une stratégie régionale fondée sur la supériorité militaire et la préservation d’un rapport de force incontestable. Sous les gouvernements successifs de Benjamin Netanyahou, cette orientation s’est largement exacerbée.
Le poids croissant de partis nationalistes et religieux a renforcé une vision du pouvoir reposant sur la force et la domination territoriale. Cette attitude — hyper violente à Gaza — alimente les critiques de nombreux observateurs, y compris au sein de la société israélienne elle-même. Nombreux sont les Israéliens qui réprouvent la politique expansionniste de leur pays et se sentent pris en otage par leur propre gouvernement.
Face à la menace, l’Iran s’est préparé à un affrontement direct. Sa stratégie de long terme contraste avec l’idée d’un conflit qui pourrait être rapidement tranché par une supériorité militaire immédiate, comme cela a été claironné hâtivement.
Derrière la rhétorique morale de défense de la démocratie se cachent des logiques classiques de puissance qui ne trompent plus grand monde.
On ne peut plus éternellement rouler les peuples dans la farine d'un manichéisme binaire entre le « Bien » et le « Mal ».
Aujourd'hui, l'opinion mondiale ouvre les yeux : elle sature face à une rhétorique qui justifie l'injustifiable. Le cri du « trop c'est trop » résonne désormais partout, sonnant le glas d'un consentement obtenu par la manipulation morale.
Critiquer les choix d’un État ne devrait jamais conduire à l’hostilité envers un peuple, mais l’État d’Israël fait tout pour qu’il en soit ainsi en entretenant l'amalgame.
Lorsque la diplomatie abdique et que le dialogue s'éteint, la crise bascule dans une spirale hors de contrôle.
Privés de médiation, nous en sommes réduits à espérer qu'aucun dirigeant, aveuglé par une mystique de la force, ne franchisse le point de non-retour. L’ombre d’un docteur Folamour noircit l’horizon : un seul geste suffirait à présent pour que le Moyen-Orient ne devienne qu’un immense champ de cendres radioactives.
Nous sommes à ça d’y avoir droit.
Sous l'Casque d'Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Impossible de rester passif devant l'amoncellement de mauvaises nouvelles. Tout étant lié, comment ne pas revenir à la racine du chaos ? La bonne journée.
RépondreSupprimer