jeudi 9 avril 2026

Loi Yadan : Quand la critique devient suspecte

Alors que le débat public se tend, les frontières entre la critique politique et la parole interdite semblent se brouiller. Derrière des intentions dites « protectrices », se joue une question plus grave. 
Une démocratie commence à vaciller lorsqu’un pouvoir décide que certaines critiques deviennent inacceptables. Non pas parce qu’elles seraient fausses ou haineuses, mais simplement parce qu’elles dérangent. À cet instant, le débat est sous surveillance. 
À une époque où l’on dénonce le fascisme à tout propos, il faudrait peut‑être commencer à interroger l’État lui‑même. L’histoire enseigne que les libertés ne disparaissent presque jamais d’un coup : elles sont peu à peu grignotées par des lois présentées comme nécessaires, morales ou protectrices. Derrière ces paravents, c’est souvent la tentation du contrôle qui se profile — celle de définir ce qu’il est permis de penser ou de dire. 
C’est dans ce climat que s’ouvre le débat autour de la loi dite Yadan. Présentée officiellement comme un instrument destiné à lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme — combat évidemment nécessaire — elle suscite pourtant beaucoup inquiétudes, s’agissant en la circonstance de priver l’opinion de tout avis négatif concernant l’État d’Israël. Car au-delà de l’intention affichée, on y voit une dérive potentielle : celle d’une législation qui donne à une communauté particulière une influence déterminante sur des questions qui concernent l’ensemble de la nation. 
Voter cette loi, c’est mettre l’acte de propriété de tout un pays entre les mains d’une communauté. Une démocratie ne peut se permettre que l’équilibre entre l’intérêt général et les intérêts particuliers soit fragilisé. 
Une démocratie adulte n’a pas peur de la critique : elle s’en nourrit. Le danger surgit quand le pouvoir trace des lignes rouges, quand certaines paroles sont écartées non parce qu’elles sont violentes, mais parce qu’elles contredisent un consensus imposé. 
Le malaise démocratique que beaucoup ressentent aujourd’hui vient précisément de là : l’impression que l’espace du débat se rétrécit, que certains sujets deviennent intouchables, et que la liberté d’expression se transforme en liberté conditionnelle. 
La liberté d’expression ne vaut que si elle protège aussi les voix qui dérangent. La démocratie ne meurt pas seulement quand on interdit de parler. Elle commence à disparaître dès que l’on installe la peur de parler. 
Et lorsqu’une société en arrive là, c’est toujours qu’un seuil dangereux a déjà été franchi. Pétition ou pas, cette loi est dangereuse ! 
 
Sous l’Casque d’Erby 
 

 

2 commentaires:

  1. Le bonjour aux passantes et aux passants. La démocratie ne doit pas se mesurer à la protection des opinions consensuelles, mais à la place qu’elle laisse aux critiques. C’est pour cela que cette loi Yada ( on ne peut plus partisane et dangereuse) n’est pas la bienvenue. Notre vigilance est essentielle.

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  2. Bonjour Rodo et tout le monde.
    Justement actuellement mes amis de Nantes et moi--même, avec l'aide de correspondants de 25 pays dans le monde, lançons un manifeste afin de protéger toit le monde et en particulier les enfants, contre un mal de plus en plus prégnant, celui des ondes électromagnétiques pulsées, les artificielles.
    Donc, justement ce matin j'ai écrit à un ami de l'Association Pour Une Constituante, afin de le solliciter pour avoir son appui sur ce manifeste. Je me permets ici de citer ce courriel de façon exhaustive.....
    A Monsieur André Bellon, ancien président de la Commission des Affaires Étrangères à l'Assemblée Nationale

    Cher Monsieur
    Il y a quelques années, j'étais venu avec Loïck Gourdon à votre assemblée générale de l'APUC. Aujourd'hui je me permets de vous solliciter, pour une autre cause très grave, mais largement effacée du paysage politique français, parce qu'elle met en porte-à-faux de nombreuses industries françaises.
    Nous autres, à Nantes, avons avec des amis de plusieurs pays pris l'initiative d'un manifeste soulignant les dangers multiples causés par les ondes électromagnétiques pulsées, donc artificielles.
    Il ne s'agit pas que de l'effet physique, pourtant manifeste pour des scientifiques de plus en plus nombreux, en particulier en raison d'ondes porteuses de plus en plus élevées. Sous couvert de "dématérialisation", se met en place un réseau de plus en plus dense d'infrastructures. Celles-ci requièrent l'emploi de minéraux souvent rares, extraits du sol dans des conditions souvent terribles, y compris par des enfants. Un ami nantais, universitaire, a d'ailleurs fait le voyage au Kivu pour le constater.
    https://www.lechappee.org/collections/pour-en-finir-avec/barbarie-numerique
    Plusieurs années plus tôt, il s'était d'ailleurs penché sur l'impact terrible et de plus en plus prégnant de ces ondes sur les enfants
    https://www.babelio.com/livres/Lebrun-On-acheve-bien-les-enfants--Ecrans-et-barbarie-nu/1434454
    Oui, la "dématérialisation", outre la raréfaction des personnes physiques dans l'accueil administratif, présente un impact très lourd sur l'arrachement à la terre de ressources très précieuses. Cela ne pourra durer indéfiniment.
    Je me permets donc de vous proposer de co-signer ce manifeste, afin qu'il ait le plus grand impact possible de la part de personnes qui comptent. C'est pourquoi il serait certainement judicieux que Anne-Cécile Robert se joigne à vous en tant que journaliste au Monde Diplomatique, ce qui a du poids.
    Voici le site de ce manifeste :
    https://internationaldisconnectionmanifesto.org/
    Grâce à nos amis de Nantes, ce site est de plus en plus fourni (25 pays représentés). C'est nécessaire, car nos adversaires sont très puissants.
    Très respectueusement,
    Jean-Claude Cousin
    .
    Cela est d'autant plus important, que la pression institutionnelle poussée par les industries est particulièrement importante en France. Au point que, il y a quelques années, le président de Total, Monsieur Christophe de Margerie, ait été assassiné pour avoir tenté de se dresser contre les exagérations.
    Actuellement, les éveillés parfois très notables sont issus de vingt-cinq pays. L'étincelle a jailli à Nantes au tout départ, mais elle se propage parce qu'elle est JUSTE. Même en France, certains par pur sursaut de l'ego>/em> s'élèvent contre ce cri de SURVIE, peut-être parce qu'ils n'ont pas de postérité.
    Je rappelle ce site, écrit par une amie nantaise bien que désormais il soit international.
    MANIFESTE pour un droit universel à la non-connexion. Il s'agit d'une redirection majeure dans notre conception de la civilisation.

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