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On dit avec insistance que la guerre contre l’Iran a été déclenchée pour éteindre l’incendie Epstein. Permettez, si j’exprime un doute.
La toile de l’araignée n’est pas un décor de cinéma : elle est vivante, une entité à part entière, une armée d’êtres mus par des noirs desseins.
Son silence n’a rien de paisible – pas celui des bibliothèques ou des forêts enneigées. C’est un silence fabriqué, patient, tissé d’avocats zélés, de relations utiles, de promesses murmurées, de chantages discrets et de communiqués plongés dans le bain de la politesse.
L’affaire Epstein n’est pas un banal fait divers de harcèlement, comme ceux qui enflamment les réseaux et les indignations sélectives.
C’est bien plus : des milliards détournés, des morts inexpliquées, des viols sur adultes et enfants, du chantage organisé, de la prostitution forcée, du trafic d’influence à l’échelle mondiale.
Sous le vernis de la moralité et de la démocratie, on transforme le politicien en agent véreux, le journaliste en pantin qui lit des vérités édulcorées sur un prompteur – jusqu’à provoquer chez les auditeurs une espèce de diabète de l’esprit.
Imaginez une araignée colossale : son corps n’est qu’un nœud de fils entrelacés, dont chaque extrémité est une aiguille plantée dans les zones sensibles des cerveaux, pour une lobotomie collective et généralisée.
Pendant des années, un homme navigue entre fortunes immenses, universités d’élite, palais officiels et îles privées – un passeport vivant à lui seul. Les avions décollent, les carnets d’adresses gonflent, les invitations affluent. La jet-set s’étale sur papier glacé, les milliardaires trinquent à la santé des naïfs. Les élites se côtoient avec la sérénité de ceux qui se croient intouchables.
Puis, la bombe explose, stupeur et terreur : on découvre les caves, les souterrains, les pièges dissimulés, les alcôves insonorisées. Et surtout, ce réseau de caméras qui filme tout, stocke tout, extrait tout au moment opportun.
Soudain, les puissants feignent l’étonnement. Les sourcils se haussent, on feint la colère, mais on fait profil bas : « Quand on est une personnalité publique, on croise tant de monde… »
On oublie les dîners, les voyages, les photos prises un soir d’été entre deux continents, trois fortunes et une île paradisiaque. C’est la grande amnésie mondaine.
Ce qui frappe n’est pas seulement le scandale – l’humanité en produit par pelletées chaque jour. Non, c’est la performance : la capacité d’un système entier à détourner le regard en chœur. Banquiers prudents. Politiciens responsables. Journalistes intègres. Institutions honorables. Toute une chorale de vertus qui entonne : « Circulez, vous avez gloutonné l’essentiel. »
Dans les petites affaires, il y a des coupables. Dans les grandes, comme celle-ci, il y a des systèmes. Et un système ne chute jamais seul : il entraîne conseils d’administration, fondations philanthropiques, parfois des gouvernements entiers. La vérité progresse alors avec la prudence d’un fonctionnaire à deux doigts de la retraite.
C’est précisément pourquoi la France – mais pas elle seule – peine tant à ouvrir une enquête véritable !
L’araignée géante tremble peut-être aujourd’hui sous les nouveaux documents et les enquêtes relancées, mais ses fils sont encore solides.
Le silence, ce silence qui aide tant l’oubli, reste son arme la plus efficace.
Et ils sont encore très nombreux, à vouloir garder le silence et à faire disparaître des centaines, voire des milliers de feuilles, sur les millions rendues publiques !
Sous l’Casque d’Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Plus nous dénonçons, plus nous découvrons ce qui reste à révéler. Le chemin ne cesse alors de s’allonger, comme si le mythe de Sisyphe s’invitait sans relâche dans nos salons. La bonne journée.
RépondreSupprimerBonjour Rod ! Analyse pertinente comme d'habitude. C'est pourquoi il ne faut pas laisser ce sordide système "satanique" mourir, faute de le médiatiser. Le dégoût est bien là mais, il ne faut pas fermer les yeux et les oreilles. Tous ces "acteurs" plus ou moins "victimes" de ces faits doivent répondre de leurs actes. J'ai remarqué que l'on ne s'arrête pas trop sur le sort des vraies victimes, sur ce qu'elles sont devenues. Un nombre incalculable de victimes complètement "évaporées". Où sont-elles ? Dissoutes, digérées, carbonisées ?? Ce genre de scandales ne peut et ne doit pas, resté impuni, ce serait cautionner l’innommable et, se rendre complice de ces déchets de l'humanité... Volti
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