mardi 3 février 2026

Parce que… Parce que… Parce que...

Tout va mal depuis que telle faction a pris le pouvoir. Et, quand l’autre arrive, c’est encore pire.
On nous le répète à chaque alternance, à chaque passage devant l’urne, comme si le désastre changeait de visage, mais jamais de nature. 
Le temps passe ainsi, d’élection en élection, de déception en déception, et pendant ce temps-là, l’élevage se porte bien, avec, quand même, des signes de lassitude grandissants. 
Il a appris la leçon : marcher droit, rester sage, rentrer dans le rang. Droit dans ses bottes, on a des principes ! 
Les saisons, elles, font leur travail sans discuter. Le printemps revient, puis l’été, puis l’automne, puis l’hiver. Et ça recommence. Les années s’empilent de la même façon que nous perdons en pilosité. Beaucoup de questions, de plus en plus d’interférences, et cette impression tenace de parler dans le vide. 
Et puis, il y a les intelligents, ceux qui savent tout, qui crachent sur la bonnette, une salive experte. Sur tel ou tel sujet. Pas d’analyse exhaustive, mais des mots d’ordre dictés par, on ne sait qui dans une ambiance de quasi-guerre civile. Car, in fine, la diversion mène au chaos et le chaos à la guerre civile. Et tout ça, grâce à qui ? Au profit de qui ? 
Pourquoi l’Union européenne vide-t-elle nos caisses pour entretenir et prolonger une guerre qui était perdue d’avance ? À cette question, la réponse ne varie jamais. Elle tient en trois mots : parce que, parce que, parce que…  
Mais une chose est claire : tout en haut de la pyramide, on ne nous aime pas ! On fait ce qu’on nous a appris à faire. On travaille, on vote, on obéit, on paie. Taxes, impôts, contributions, tout et n’importe quoi. On encaisse des mesures de plus en plus lourdes avec une patience admirable. On accepte sans rechigner le démantèlement du pays. Gentiment. Parce que nous sommes gentils !
Sauf que parfois, trop c’est trop. Alors, on sort. Gentiment. On défile, on brandit des banderoles, on lance des slogans presque trop polis, on demande des explications. En retour, on nous envoie la brigade des loups. Quelques yeux crevés, des bras en moins, des côtes cassées. Des gardes à vue. Et si quelqu’un demande encore pourquoi, la réponse tombe, invariable : Parce que… Parce que… Parce que... 
Les années passent. On conteste, on se fatigue, on finit par désigner un responsable quelconque, par commodité et on le couvre d’insultes. C’est l’exutoire ! Rarement ou jamais le bon. 
Sans doute parce que viser juste obligerait à admettre qu’on s’est trompés depuis le début, qu’on s’est mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Et ça, l’ego collectif ne le supporterait pas. 
Hier, c'était Poutine. Aujourd’hui c’est Trump. Ou le Chinois. Demain, ce sera un autre épouvantail. À ce rythme, bientôt toute la planète sera devenue fasciste. Toute la planète, sauf nous. Évidemment ! 
Alors, on attendra la prochaine élection. Ou la prochaine saison. Ou la prochaine guerre. Peu importe : l’élevage, lui, sait déjà à quoi s’attendre. 
Parce que… Parce que… Parce que... 
 
Sous l'Casque d'Erby 
 

1 commentaire:

  1. Le bonjour aux passantes et aux passants. Passant d'un conte à l'autre, la différence n'est ma foi pas si grande. Quelle que soit l'époque, la tragédie est le lot de tous. Faisons en sorte qu'à titre personnel, on en tire un peu de bonheur. La bonne journée. Un bonjour spécial à Oma qui n'a pas l'internet depuis plus de quinze jours.

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