lundi 26 janvier 2026

Mercosur : l’accord du silence imposé

Pixabay
Le Mercosur, comme tant de décisions issues de l’engeance globaliste, se résume à une injonction simple : fermez-la, nous nous occupons du reste. Vous pouvez protester, bien sûr. Ne sommes-nous pas en démocratie ? Cause toujours ! 
Vous pouvez chouiner à perte de salive. Mais poliment. Dans les clous. Sans troubler l’ordre établi. Sinon… vous comprenez. Ils ont investi dans des engins de guerre pour nous mettre au pas ! 
Derrière le vernis technocratique et les discours lénifiants sur les bienfaits du « libre-échange » – « libre », quelle ironie –, le Mercosur n’est rien d’autre qu’un échange commercial de continent à continent dont l’intention réelle est limpide : créer une concurrence déloyale institutionnalisée, au détriment de l’agriculture européenne poussée à la faillite. 
D’un côté, des productions agricoles autorisées à prospérer dans un cadre largement affranchi des contraintes sanitaires, environnementales et sociales qui s’imposent chez nous. Des substances interdites en Europe y sont tolérées, souvent courantes. Une main-d’œuvre sous-payée, peu protégée, corvéable à merci et une logique productiviste brutale, assumée, sans faux-semblants. Tout va bien dans le meilleur des mondes possibles. De l’autre, une agriculture européenne ligotée par des normes toujours plus nombreuses, dictées par des technocrates désincarnés qui n’ont jamais mis les chaussures en cuir verni dans un champ. 
On exige des agriculteurs qu’ils soient à la fois compétitifs, écologiques, rentables, traçables, vertueux — tout en les exposant à une concurrence qui, elle, ne joue pas selon les mêmes règles. Appeler cela du « libre-échange » relève au mieux de l’aveuglement, au pire de la duplicité. Car il n’y a rien de libre dans un échange sous lequel l’un est entravé pendant que l’autre court à découvert.
Le résultat est connu d’avance. Les carottes sont cuites avant même d’avoir été mises sur le feu. 
Le plus cynique dans l’affaire reste le discours environnemental qui accompagne ces accords. On impose aux producteurs européens des standards toujours plus stricts, au nom du climat et de la santé publique, tout en important massivement des denrées produites selon des méthodes que ces mêmes standards interdisent. La pollution, le dumping social et sanitaire sont simplement externalisés. La bonne conscience, elle, reste bien au chaud. Le Mercosur n’est donc pas un accident. C’est un choix politique. Celui de sacrifier une agriculture fragilisée sur l’autel d’intérêts économiques abstraits, loin des réalités du terrain. Celui de transformer les agriculteurs en variables d’ajustement, priés de se taire pendant que d’autres décident pour eux. Et si certains persistent à s’en émouvoir, qu’ils le fassent calmement. Sagement. Sans faire trop de bruit.
Après tout, les avertissements ont été donnés : désormais que vos troupeaux sont réduits en cendres, ou le seront au prochain tour d'écrou, c'est à votre tour de subir les conséquences. 
Dans cette affaire indigne, il importe de ne pas se tromper de cible en désignant les pays d'Amérique latine comme responsables. Les véritables responsables de cette situation sont les dirigeants de l'Union européenne, la pire chose qui nous soit arrivée. 
 
Sous l’Casque d’Erby
 
 

4 commentaires:

  1. Bonjour aux passantes et aux passants. Un droit-de-l'hommiste de mes relations, disait récemment, buvant sa bière à petites gorgées, qu'il ne voyait pas l'intérêt qu'il y a à manifester de l'hostilité à l'égard des accords sur le Mercosur. Rien n'a changé depuis Michel Audiard : "Quand on mettra les cons sur orbite, ils n'ont pas fini de tourner."

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    1. Bonjour Rod ! Une fois de plus, je te suis à 100%. Il faudrait remettre tous ces naïfs ou plutôt ces incultes sur les bancs de l'école et leur enfoncer dans le crâne, les bases d'une économie de marché saine, d'une vraie concurrence libre et non faussée. Tout l'inverse de ce à quoi nous assistons. On pourrait aussi leur apprendre la novlangue et comment décrypter les discours lénifiants de ces traîtres. J'ai bien peur que ce soit peine perdue, ils n'ont pas écouté quand on sonnait l'alerte, pourquoi écouteraient -ils maintenant que les carottes sont cuites, et que nous passerons là où ces pilleurs de vies nous entraînent. Nous avons dit non à ce merdier en 2005 et à présent, les idiots incultes ont la trouille d'en sortir. Même si ça sera pénible, ça aura au moins le mérite de nous faire savoir pourquoi on souffre, au bout du chemin, la liberté.. Oui mais, il est peut-être trop tard.. Merci et la bise...

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  2. Salut les Artistes
    Le Mercosur, l'accord de libre échange ,un des piliers de la mondialisation, je t'échanges un produit qui me revient à 10 €, alors que toi tu sais le produire à 2 €, Aille, ouille, ça fait mal, car il faut pas rêver les Chinois ont déjà implanté des usines de fabrications d'automobiles, les pays qui ont voté pour, croyant exporter leurs marques automobiles se mettent le doigt dans l'oeil ,reouille.
    A l'heure où on nous parle de bilan carbone, de faire du covoiturage, d'isoler sa bicoque pour économiser l'énergie, on va chercher la cote à l'os à l'autre bout de la planète...
    Sans parler de qualité de la bidoche, la chimio a encore de beaux jours devant elle.
    Je ne parle pas de la dermatose, il n'y a que chez nous qu'on abat un troupeau pour suspicion sur un animal
    En résumé, il faut le reconnaitre "Les cons c'a ose tout, C'est même à ça qu'on les reconnait "
    Un petit lien pour savoir ce que demain vous aurez dans votre assiette
    https://x.com/FredGaulois/status/1986884404287873121
    A Plush

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  3. https://launedekeg.wordpress.com/2026/01/25/censure-illusions-et-autres-faux-semblants/

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